8 CONSEILS POUR ÉLIMINER OU PRÉVENIR LES ACOUPHÈNES

Dans une large mesure, une hygiène de vie efficace vous permettra d’éviter l’apparition des acouphènes ou de les tenir à distance, si vous avez déjà fait connaissance avec ce problème.

Même si la nature particulière de votre mal exige que vous recouriez à la médecine conventionnelle, vous avez tout intérêt à opter pour une approche plus globale où vous avez votre part à faire.

1. Pratiquez une véritable hygiène sonore

C’est donc le conseil de base : n’exposez pas inutilement et trop souvent vos oreilles à des volumes sonores trop élevés… ou même moyens.

Comme vous l’avez vu plus haut, les troubles d’audition causent également des acouphènes.

Or, il va de soi qu’une détérioration de l’audition n’est pas un phénomène qui se produit du jour au lendemain.

Faisons une comparaison.

L’oreille interne est tapissée d’une multitude de cils vibratoires, dont la mission est de faire passer la vibration sonore.

Lorsque vous entendez un son violent, ces cils vibratoires s’abaissent et se redressent après un certain temps.

Comparons donc maintenant ces cils à autant de brins d’herbe poussant sur une pelouse.

Un son très fort correspond au fait de passer continuellement au même endroit sur une pelouse. Et de la même façon que l’herbe perpétuellement écrasée ne se relève plus et finit par mourir, les cils vibratoires soumis sans cesse à un puissant volume ne se redressent plus.

Tel est le phénomène physiologique qui se cache derrière la surdité.

Donc attention : ce n’est pas parce que vous tolérez bien un bruit qu’il est sans danger.

Par exemple, saviez-vous que, dans les grandes villes, la circulation automobile correspond fréquemment à des émissions de 85 dB ?

Pire : à l’intérieur d’un appartement dans une grande ville, les périodes les plus calmes équivalent aux poussées de bruits les plus intenses dans les villes moins importantes !

Or, l’exposition prolongée à des bruits de plus de 80 dB risque fort de conduire tôt ou tard à une baisse d’audition importante.

Outre les habitants des villes importantes, sont particulièrement à risque : les personnes travaillant en milieu industriel, les camionneurs et tous ceux que leur profession oblige à beaucoup utiliser une automobile, les garagistes, les ouvriers du bâtiment, les musiciens (en particulier les musiciens rock ou “heavy metal” !), etc.

Par ailleurs, ne sous-estimez pas non plus une exposition continue à des bruits modérés qui frôlent, mais sans la dépasser, la limite critique de 80 dB.

En résumé :

  • Habituez-vous à écouter la télé ou la musique à un niveau plus faible. Sinon, vous pouvez développer une véritable accoutumance aux bruits forts, comme d’autres en développent aux drogues.
  • Si vous n’avez d’autres choix que d’avoir à subir des niveaux sonores élevés, vous pouvez utiliser des boules Quiès® ou des bouche-oreilles en mousse. Cela vous sera utile dans une multitude de circonstances : au travail, en avion, lors d’un concert rock, en utilisant certains outils, etc.
  • Faites donc, de temps en temps, des cures de silence total.
  • Pour mieux évaluer vos risques, consultez le tableau des émissions sonores ci-après.

2. Réduisez votre niveau de stress

C’est bien connu : le stress est un facteur aggravant, voire causal, en ce qui concerne votre santé cardio-vasculaire ou immunitaire.

Cependant, éviter l’excès de stress n’est pas seulement une autre façon de prévenir l’apparition des acouphènes à long terme, mais aussi un très bon moyen de ne pas aggraver ce problème s’il existe déjà.

Les acouphènes constituent en soi un phénomène stressant et obsédant. Le stress négatif (par rapport à un stress “stimulant”) ne peut que contribuer à mettre de l’huile sur le feu.

Voyez donc comment vous pourriez mieux gérer vos sources de stress habituelles. Par exemple :

– Est-il possible de réduire les causes de préoccupation liée à votre travail ? Déléguez-vous suffisamment ? Le temps est peut-être venu de prendre des décisions fermes en ce qui concerne certaines personnes ou les responsabilités que vous avez acceptées.

– À la maison, l’aide occasionnelle d’une femme de ménage ne vous aiderait-elle pas à réduire le stress causé par un excès de tâches domestiques combiné au travail à l’extérieur.

– De façon générale, avez-vous tendance à prendre hâtivement des décisions qui génèrent un surcroît d’activités ou de soucis ? Peut-être êtes-vous incapable de dire “non” aux gens qui vous demandent un service ou vous supplient de participer à une activité bénévole ? À cet égard, même le bénévolat apporte son lot – souvent excessif – de soucis et peut même vous “brûler” (burn-out) !

3. Apprenez une technique de relaxation

Même si vous faites un gros effort pour mieux gérer votre stress courant, certaines circonstances (divorce, deuil, perte d’emploi, maladie, procès, etc.) peuvent réduire vos efforts à zéro.

Mais tout n’est pas perdu ! Vous pouvez limiter les manifestations du stress négatif par la pratique régulière d’une technique de relaxation.

Il existe bien des méthodes de relaxation ou de méditation, mais toutes ont sensiblement les mêmes points en commun.

Voici donc une technique de base adaptée pour ceux qui souffrent d’acouphènes :

  1. Trouvez un endroit tranquille. Faites jouer une musique douce et lente ou encore un enregistrement de bruits de nature (chants d’oiseaux, bruits de mer, etc.).
  2. Asseyez-vous dans un fauteuil confortable.
  3. Prenez maintenant conscience de votre respiration et suivez le mouvement de va-et-vient de l’inspiration et de l’expiration. Laissez-vous hypnotiser par le rythme lent et régulier de votre respiration.

Si les pensées ou les sons internes viennent vous distraire, n’essayez pas de les chasser. Reportez simplement votre attention sur les mouvements respiratoires.

Pratiquez cette étape pendant quelques minutes.

  1. Utilisez ensuite votre imagination pour créer mentalement des scènes qui vous inspirent la paix et la détente. Il peut s’agir de souvenirs plus ou moins idéalisés ou d’images inventées.

Imaginez-vous, par exemple, étendu en plein soleil. Ressentez la chaleur du soleil qui vient détendre successivement toutes les parties de votre corps.

L’important est de faire l’effort de vous concentrer – de manière détendue – sur des images ou des idées positives. Ne combattez pas l’obsession par l’obsession, en voulant à tout prix ne pas entendre les bruits internes.

C’est un peu ce qui se passe avec le hoquet. Il suffit généralement de ne plus y penser pour qu’il disparaisse.

Une technique plus avancée

Lorsque vous aurez obtenu des résultats satisfaisants, vous pourrez passer à une étape supérieure : apprendre à transformer votre perception douloureuse par une “alchimie de l’image”. Voici comment :

  1. Prenez le temps de vous détendre par la respiration profonde, comme nous vous l’avons expliqué plus haut.
  2. Les yeux fermés, efforcez-vous d’observer calmement les bruits internes qui vous hantent.
  3. Tentez ensuite de transformer en image positive la sensation désagréable.

Imaginez-vous dans un coin de nature où vous pouvez entendre le bruit d’une chute ou d’un torrent. Visualisez tout ce qui peut être associé à un tel lieu : chants d’oiseaux, couleurs des fleurs, etc.

4. Faites régulièrement de l’exercice

Étant donné que l’artériosclérose et l’hypertension sont souvent à l’origine des acouphènes, il est certain que la pratique régulière d’exercices cardio-vasculaires aura nécessairement une action préventive.

Même le peu que vous donnerez à votre corps, à cet égard, vous sera rendu au centuple.

L’exercice préventif s’impose tout particulièrement lorsque votre hérédité vous met à risque. Et si vous souffrez déjà d’acouphènes, vous pouvez en réduire l’omniprésence en améliorant votre santé cardio-vasculaire par l’exercice.

5. Révisez vos habitudes alimentaires

Votre alimentation est-elle pauvre ou mal équilibrée ? Voilà qui risque d’aggraver votre problème d’acouphènes.

Il n’y a malheureusement pas d’aliments qui puissent faire disparaître vos bruits intérieurs comme par magie. Mais une hygiène alimentaire fort simple vous permettra néanmoins d’améliorer vraiment votre situation.

Voici donc les aliments à surveiller.

Le sel

Comme le rapporte le Dr David Marty, un oto-rhino- laryngologiste exerçant à Jefferson, dans le Missouri, il est très clair que tout excès de sodium cause simultanément :

– une rétention des fluides ;

– une augmentation du flux sanguin au niveau de l’oreille.

Ce phénomène crée une pression sur l’appareil auditif qui provoque des bourdonnements.

Si vous consommez trop de sel et que vous souffrez d’hypertension, vous entendez sans doute dans vos oreilles, un son qui ressemble aux battements du cœur.

C’est pourquoi, une alimentation faible en sodium suffit, dans bien des cas, à faire disparaître les bruits indésirables.

Les bonnes et les mauvaises graisses

Vous l’avez vu plus haut dans le cas de l’exercice. Toute mesure qui permet d’éviter ou d’aggraver les troubles cardio-vasculaires favorise également la santé de vos oreilles.

Attention donc aux graisses saturées. Il vous faudra donc éviter ou supprimer en partie les aliments suivants, particulièrement riches en cholestérol :

– viandes grasses, jaunes d’œuf, charcuteries ;

– beurre, huiles commerciales ou margarine fabriquée à base d’huile hydrogénée.

En revanche, des huiles riches en graisses insaturées et en acide linoléique – comme l’huile d’olive – sont en mesure de combattre l’encrassement de vos artères.

Les aliments qui causent des allergies

Les allergies alimentaires peuvent causer des maux de tête, une congestion nasale mais aussi des bourdonnements d’oreille.

Il arrive donc que certaines personnes notent une aggravation de leurs symptômes après avoir consommé les aliments suivants : chocolat, lait, fromage, produits à base de soja, avocat, bananes très mûres, agrumes.

Vous pensez souffrir d’une allergie alimentaire ? Procédez comme suit :

  1. Éliminez progressivement les aliments mentionnés, jusqu’à ce que vous constatiez une amélioration.
  2. Notez quels sont ceux qui vous apparaissent les plus suspects.
  3. Réintroduisez ensuite progressivement les aliments les moins suspects pour vérifier vos observations.
  4. Faites ensuite un test avec les aliments les plus susceptibles d’être mis au banc des accusés. Mais ne soyez pas masochiste. Arrêtez de les consommer dès que la relation de cause à effet est clairement établie.

Les excitants

Certains excitants très populaires sont également à suspecter. Ce sont : l’alcool, le café et la cigarette.

Au même titre que le stress mental, ces produits peuvent affecter votre nerf auditif et exacerber sa sensibilité.

6. Révisez votre médication

Certains médicaments ont pour effet secondaire de causer des acouphènes ou d’intensifier votre perception de ceux qui existent déjà. En voici la liste :

  • aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
  • quinine ;
  • contraceptifs oraux ;
  • certains diurétiques ;
  • divers médicaments utilisés en chimiothérapie ;
  • antibiotiques de la famille des streptomycines (dont l’action toxique au niveau de l’oreille est reconnue).

En général, cet effet secondaire ne dure pas si vous changez votre médication ou si vous optez pour une solution non médicamenteuse.

7. Essayez la technique des contre-bruits

Mieux vaut entendre un bruit extérieur régulier que de subir le chaos imprévisible des bruits intérieurs.

Même pour ceux qui ne souffrent pas d’acouphènes, il est prouvé qu’il est préférable d’entendre un bruit plus élevé mais régulier qu’un bruit plus faible et intermittent.

La raison évidente : la première catégorie de bruits est à la longue moins stressante – et donc susceptible d’affecter votre tension artérielle.

Comme vous l’avez vu plus haut, tout ce qui peut atténuer la relation stressante que vous entretenez avec vos bruits internes vous permet d’en réduire l’impact sur votre psychisme.

Créez-vous donc un environnement sonore qui enterrera vos acouphènes.

En d’autres termes, faites jouer par exemple un CD ou une cassette de bruits de mer ou d’autres bruits de la nature.

Ce sont là des sons neutres qui ne monopoliseront pas votre attention, tout en créant un environnement sonore apaisant.

8. Tournez-vous du côté des médecines naturelles

Nombreuses sont les solutions que vous offrent les médecines non conventionnelles. Vous serez très profitables :

– l’acupuncture ;

– l’aromathérapie (ou l’usage des huiles essentielles) ;

– le massage. Essayez en particulier la réflexologie, mais toutes formes de massage peuvent agir sur l’ensemble de votre organisme et soulager votre stress dans une large mesure ;

– la phytothérapie. Il a été bien démontré que le ginkgo ou Ginkgo biloba améliorait fortement la circulation dans le cerveau.

Il peut donc prévenir ou chasser les acouphènes liés à un problème de circulation.

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