Ayez une préoccupation unique

Alors qu’une immense procession traversait Broadway, que les rues étaient bondées et que les musiques jouaient bruyamment, Horace Greeley trouva le moyen de s’asseoir sur les escaliers de la maison Astor et d’écrire pour la New-York Tribune, en se servant du fond de son chapeau comme d’un pupitre, un article qui fut cité et apprécié au loin.

Offensé par un article mordant, un gentleman se présenta au bureau de la Tribune et demanda à voir le rédacteur.

On l’introduisit dans le petit sanctuaire où Horace Greeley, la tête penchée sur son papier, écrivait rapidement.

Le visiteur fâché demanda s’il était bien en présence de M. Greeley. « Oui, Monsieur, que désirez-vous ? » répondit l’éditeur, d’un ton bref, sans lever la tête. Alors, sans respecter les règles élémentaires de la politesse et du savoir-vivre, l’homme en colère se mit à l’invectiver.

Pendant ce temps, Greeley continuait à écrire. Page après page s’alignaient sur le pupitre, sans que les traits de l’écrivain subissent le moindre changement, et sans qu’il parût prêter la moindre at­tention au visiteur.

Finalement, au bout d’environ une demi-heure du discours le plus véhément qu’eût jamais entendu le cabinet d’un éditeur, le gentleman s’arrêta et se dirigea vers la porte.

Alors, pour la première fois, M. Greeley leva la tête, quitta son fauteuil, et frappant familièrement sur l’épaule du visiteur, lui dit d’un ton plaisant : « Ne vous en allez pas, mon ami ; asseyez-vous et videz votre sac ; cela vous fera du bien. D’ail­leurs, cela ne me gêne aucunement ; cela m’aide au con­traire. Ne vous en allez pas. »

Une préoccupation unique, voilà ce qui caractérise toujours les hommes qui réussissent.

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