Les cellules souches embryonnaires

Qu’est-ce que les cellules souches ?

Optimisez votre santé

« J’aimerais que chacun comprenne qu’il ne peut compter que sur lui-même, qu’il est responsable de sa santé, et que le corps dont il dispose doit être géré comme n’importe quel autre bien qui lui serait confié… » – Docteur Catherine Kousmine

  • Rester en pleine forme (ou la retrouver), quel que soit son âge,
  • Retrouver et conserver un corps svelte, musclé, énergique ;
  • Préserver la plénitude de toutes ses facultés physiques et intellectuelles ;
  • Eviter et éloigner la menace de la plupart des maladies dites « dégénératives » ;
  • Eliminer les excès de poids ;
  • Rester dynamique et plein de joie de vivre ;

C’est (en principe) le souhait de tout le monde, et c’est à la portée de TOUS, (sauf quelques très rares exceptions)…

Pour autant que la personne concernée se donne la peine de faire l’effort indispensable de modifier son comportement alimentaire, d’éliminer ses mauvaises habitudes, et ait la constance de persévérer même si les résultats ne sont pas spectaculaires dés les premières semaines.

Mais les grandes règles de base sont incontournables et valables POUR TOUS, et dans tous les cas :

Tout d’abord, 4 grands principes, valables dans pratiquement toutes les situations :

1er principe : Ne jamais se dire : « je vais faire un régime ».

Surtout ne jamais commencer un programme quel qu’il soit, avec un sentiment de frustration, de punition ou de difficulté. Ne jamais penser que cela va être une « corvée », que l’on va faire un sacrifice, se priver d’une manière ponctuelle, pour essayer de perdre quelques kilos obsessionnels ou pour obtenir n’importe quel résultat que l’on souhaite, avec l’idée que cela va durer un temps et qu’ensuite on pourra reprendre toutes ses mauvaises habitudes.

Il ne faut jamais « faire un régime ». Il s’agit simplement…

2ème principe : de prendre la décision de vous occuper de vous, de vous faire plaisir.

Commencer n’importe quel programme de remise en forme, de contrôle de poids ou de prévention santé avec un sentiment de satisfaction et de plaisir :

Enfin !… Je vais enfin prendre le temps de m’occuper de moi, de mon bien-être, de ma forme et de ma santé pour les années à venir…

3ème principe : Être lucide, et regarder les choses en face.

N’attendez rien des gens qui vont vous plaindre ou vous flatter.

Si votre situation de santé ou votre POIDS n’est pas satisfaisant, il y a toujours des raisons, vous avez certainement fait des erreurs qu’il faudra corriger.

Ne cherchez pas « le thérapeute qui fait des miracles », ni « le produit miracle »… ça n’existe pas.

Il est totalement impossible de régler tous les problèmes d’un organisme qui fonctionne mal en quelques jours, par un coup de baguette magique, ni en n’intervenant que dans un seul domaine (nutritionnel, énergétique ou autre) mais par une prise de conscience de la totalité des points sur lesquels il faudra agir… sur lesquels VOUS devrez agir.

Les recommandations ci-dessous vous présentent les plus importants.

4ème principe : Sauf cas extrêmes, il n’existe pas de situation désespérée

Quels que soient votre âge, vos antécédents, votre état de santé actuel, il est TOUJOURS possible d’améliorer votre forme, votre silhouette, votre bien-être et votre joie de vivre.

Cette fabuleuse complexité qu’est l’être humain représente, à notre connaissance, l’aboutissement, la finalité de l’ensemble de la création.

L’entité « être humain », dans son intégralité, corps et ESPRIT indissociables, est une « machine » merveilleuse, la plus sophistiquée et la plus performante qui existe et qui possède d’insoupçonnables capacités d’auto-réparation, pour autant qu’on lui fournisse les matériaux, les outils (nutrition, style de vie), et les informations qui lui sont indispensables, et qu’on le soustrait autant que cela sera possible, aux nombreuses agressions qu’il subit quotidiennement (toxiques, ondes nocives, champs électromagnétiques, etc…)

Une véritable, sérieuse et complète « Stratégie pour une santé optimale » devra impérativement intégrer et agir sur les trois plans de l’être humain :

  • Plan physique
  • Plan énergétique
  • Plan neuro-émotionnel

On comprend donc qu’il est illusoire de vouloir maintenir ou obtenir une santé parfaite et des performances optimum, en ne se souciant que de l’un ou de l’autre des différents éléments qui composent l’être humain, et en n’intervenant que dans un seul domaine.

Régime végétarien et régime mixte : lequel choisir ?

“Quelques-uns ont de la viande, et ne peuvent la manger. D’autres n’en ont point qui voudraient en manger.
Nous, nous en avons et pouvons la manger.
Que le Seigneur en soit remercié !”
Robert BURNS

Lorsqu’un grand express désire concourir pour le service le plus rapide de la malle-poste, et dépasser ses compétiteurs, on choisit morceau par morceau le charbon le plus pur qu’on puisse se procurer, afin d’éviter tout ce qui pourrait diminuer sa puissance calorique.

Le directeur sait que, quelque parfaite que soit la machine, quelque habile que soit le mécanicien, le succès dépend de la qualité du combustible employé.

En conséquence, aucune peine, aucune dépense ne sont épargnées pour donner la meilleure nourriture à la locomotive.

Prenez connaissance des besoins de votre corps

Le corps est la locomotive de l’homme, et rien n’est aussi important, pour notre vie physique, que le combustible que nous fournissons à notre machine.

Notre nourriture est ce combustible, le générateur de notre énergie, cette énergie que nous transformons en progrès et en activité utile. Sa qualité affecte nécessairement, et modifie matériellement, la qualité de notre effort. Notre ambition, notre courage et notre initiative dépendent d’elle en grande partie.

L’alimentation qui produira la meilleure santé, produira du même coup la plus grande habileté, l’intelligence la plus éveillée.

Nous sommes un tout. Ce qui est bon pour le corps est bon aussi pour l’intelligence, d’autant plus que l’intelligence n’est pas le produit du cerveau seul, mais de l’activité de toutes les cellules du corps ; et celles-ci sont si étroitement unies entre elles, que ce qui affecte l’une quelconque d’entre elles, affecte toutes les autres.

Végétarien ou carnivore ?

On a beaucoup discuté la question de savoir quels sont les meilleurs aliments réparateurs ou, en d’autres termes, si l’homme est par nature un végétarien, un carnivore ou tous les 2 à la fois.

Certaines caractéristiques de sa structure montrent qu’il a été dans les intentions de la Nature qu’il fût les 2. Sa dentition, tout spécialement combine les caractéristiques des carnivores et des herbivores. Elle possède des incisives pour déchirer la chair et des molaires pour moudre d’autres aliments.

Notre dentition ressemble à celle des chiens et des porcs, et notre système digestif présente de grandes analogies avec celui du chien.

Le canal alimentaire est 7 fois plus long chez les herbivores que chez l’homme, cette étendue étant nécessaire à l’assimilation des végétaux pris en quantité suffisante pour satisfaire les besoins du corps.

À cause de leur pauvreté en albumine, certains aliments d’une diète uniquement végétarienne doivent être pris en grande quantité pour répondre aux besoins de l’économie et risquent de fatiguer les organes de la digestion.

Il faut alors introduire dans le canal alimentaire peut-être 2 fois plus de nourriture pour obtenir l’albumine nécessaire que produiraient la viande, les œufs, le fromage et les légumineuses.

Pour que nous puissions nous nourrir suffisamment et maintenir tous nos organes en bonne santé, en n’usant que de végétaux, notre intestin devrait être beaucoup plus long qu’il ne l’est.

Les végétariens stricts

Les végétariens stricts devraient étudier l’appareil digestif de la vache qui a 4 estomacs et un très long intestin.

Un être humain n’est pas outillé de cette façon. Il est vrai que les Chinois, les Hindous et d’autres peuples végétariens ont un canal alimentaire beaucoup plus long que les Européens et les Américains. Il est probable que ce fait est dû à des siècles d’alimentation végétarienne.

Il règne une grande diversité d’opinions parmi les savants sur la question des régimes, en particulier en ce qui concerne le régime végétarien et le régime mixte, surtout celui qui admet l’usage de la viande. D’excellents arguments ont été avancés des 2 cotés, et les avantages des 2 régimes semblent presque égaux.

Pour autant que j’en puisse juger par l’étude des meilleures autorités dans la question, le régime strictement végétarien n’a produit que peu de grands penseurs et de grands inventeurs, peu d’hommes d’initiative et d’action.

Les nations végétariennes ne sont pas celles qui font avancer la civilisation

Ceux-ci se rencontrent de préférence parmi les mangeurs de viande. Les nations les plus avancées sont formées d’individus qui se nourrissent de viande ou d’autres aliments azotés renfermant des phosphates.

D’autre part, on remarque que les nations végétariennes des temps modernes ne sont pas celles qui font avancer la civilisation.

Prenons, par exemple, la plus avancée d’entre elles, le Japon. On dit que le 75 % des Japonais ont vécu jusqu’à une date très récente presque exclusivement de végétaux.

Aucun autre peuple, peut-être, n’a su mieux tirer parti des idées des autres peuples que le Japon, mais il n’a rien créé d’original. Quoique les Japonais aient enrichi les sciences de la médecine et de la chirurgie, ils n’ont cependant fait aucune découverte importante dans ces sciences.

L’originalité n’est pas une de leurs caractéristiques, mais ils forment un peuple ambitieux, prompt à copier et à utiliser ce qu’ils trouvent de bon chez les autres nations, et ils sont des travailleurs acharnés.

Voici l’Inde, mangeuse de riz, avec ses millions d’enfants, nation conquise et soumise à un petit empire insulaire qui la gouverne à une distance de milliers de lieues.

Incapable, semble-t-il, d’affirmer son individualité, quoique ne se mélangeant pas avec ses conquérants, cette nation occupe une position exceptionnelle et anormale parmi les peuples du globe. Les peuples les plus intelligents sont ceux qui mangent de la viande ou de ses équivalents

Ce sont les peuples qui se nourrissent d’albumine, qu’ils la tirent de la viande ou de ses équivalents tels que les œufs, le lait, le fromage et le beurre, qui sont les plus intelligents, les plus originaux et les plus inventifs. Ce sont eux qui, dans les dernières périodes de l’histoire, ont accompli les plus grandes choses, et ont mené le monde.

Un autre avantage de la nourriture renfermant de l’albumine, qui ne comprend pas seulement les différentes sortes de viande, mais aussi les œufs, le lait, le beurre, le fromage, les fèves, les pois, les lentilles, etc., est que l’albumine qu’elle contient ressemble davantage à celle des tissus humains, et est plus promptement et plus facilement absorbée et assimilée que celle qu’on trouve dans les autres aliments.

Pour cette raison, les docteurs qui ont fait de cette question une étude approfondie, la déclarent le meilleur élément reconstructeur du corps.

Dans certains cas, lorsque le corps a été très éprouvé et affaibli par une maladie épuisante telle que la tuberculose, une nourriture animale s’impose ; elle peut nécessiter l’emploi presque exclusif de la viande, au moins pour quelque temps.

Mais dans des conditions ordinaires, je crois que le lait et les œufs la remplacent avantageusement.

La viande et les extraits de viandes sont à éviter si le foie ou les reins sont atteints

Dans les maladies des reins ou du foie, une alimentation carnée est positivement mauvaise, et parfois dangereuse.

Des expériences faites sur des chiens ont démontré que lorsque, par des moyens artificiels, en liant le canal biliaire par exemple, les fonctions du foie sont entravées, ils refusent instinctivement la viande, et si on les force d’en manger, ils présentent des symptômes d’empoisonnement.

Si on continuait ce genre d’alimentation, ils mourraient bientôt, parce qu’aucun autre organe que le foie ne peut neutraliser ou éliminer les poisons engendrés par la viande.

Ces expériences ont conduit les docteurs à interdire la viande et les extraits de viande aux malades souffrant du foie.

L’alimentation carnée est aussi nuisible aux personnes dont les reins sont atteints.

En tous cas, si la viande est permise à ces malades, elle doit être bouillie, parce que ce moyen de cuisson lui enlève une grande partie de ses éléments nocifs ; la viande blanche doit être aussi préférée par ces malades.

Les végétariens ont un grand pouvoir d’endurance et les carnivores des muscles puissants

Nous avons vu que la nourriture animale nous donne, sous un beaucoup plus petit volume que les végétaux, les éléments nécessaires aux besoins du corps.

Ceci explique pourquoi les végétariens, quoiqu’ils aient un grand pouvoir d’endurance, n’ont pas autant de force musculaire immédiate que les mangeurs de viande.

Les amidons et les sucres renfermés dans beaucoup de fruits et de végétaux doivent subir une transformation pour pouvoir être assimilés, tandis que les sucs de la viande et d’autres substances sont beaucoup plus vite absorbés.

Napoléon avait l’habitude de dire : “Faisons combattre nos soldats pendant qu’ils ont encore du bœuf dans leur estomac”.

Des muscles puissants se construisent avec de l’albumine. Le lion, qui est un grand carnassier, peut sauter une palissade en tenant un bouvillon de 2 ans dans ses mâchoires. Tandis que le bœuf, qui ne pourrait accomplir un pareil exploit, pourra traîner une charge beaucoup plus lourde bien plus longtemps que le lion ne le ferait.

La nourriture azotée donne des forces, aussi quand une énergie spéciale est requise, elle est nécessaire.

D’autre part, les végétariens vainquent souvent les athlètes parce que le succès, dans cette lutte, dépend surtout de l’endurance.

Les guides indiens qui conduisent les touristes sur les monts Himalaya, et peuvent faire des ascensions de 5 000 ou 6 000 pieds en 3 ou 4 heures, sont presque exclusivement soumis au régime végétarien, tel que dattes, riz, etc.

Ces hommes sont si maigres qu’ils n’ont presque que la peau sur les os, mais leur endurance pour la marche est merveilleuse.

Les nègres du Congo qui sont naturellement végétariens, sont aussi renommés pour leurs exploits physiques. 30 d’entre eux conduisirent à la rame en luttant contre le courant, jour et nuit, pendant 36 heures, le bateau du commissaire général du Congo.

Il est à remarquer que, quoique les nègres suivent généralement un régime végétarien, ils éprouvent occasionnellement un grand désir de manger de la viande, et lorsqu’ils peuvent attraper un chevreau ou quelque autre animal, ils le dévorent sans en rien laisser.

Ceci est dû sans doute au besoin d’albumine que ressentent leurs tissus, albumine qu’ils ne trouvent pas dans leur nourriture végétale.

Les végétariens fatiguent constamment leurs organes digestifs

Il n’y a pas seulement déficit d’albumine dans la diète des végétariens stricts, mais aussi déficit de graisses et d’hydrocarbones, tels que les amidons et le sucre.

En d’autres termes, une diète exclusivement végétale ne contient pas les 3 groupes d’aliments qui sont absolument nécessaires pour maintenir l’intégrité absolue du corps.

C’est pourquoi les végétariens fatiguent constamment leurs organes digestifs, car pour obtenir les mêmes résultats, ils doivent absorber beaucoup plus de certains aliments que dans un régime plus varié.

Les végétariens qui excluent de leur régime tous les produits animaux, tels que le lait, les œufs et le beurre, souffrent d’une surabondance de certaines substances nutritives, et du manque d’autres substances.

Pas de viande pour les très jeunes enfants et peu de viande pour les personnes âgées

Le fait qu’aucun enfant ne puisse vivre avec un régime purement végétal (sans lait) est un argument probant.

D’autre part, on ne doit jamais donner de la viande à de très jeunes enfants, parce que leur organisme n’est pas développé pour éliminer les poisons chimiques qu’elle forme dans le corps.

Les personnes avancées en âge ne doivent pas non plus en manger beaucoup parce que leurs fonctions éliminatrices ne sont plus aussi actives ; les poisons s’accumulent dans leur corps, leurs organes éliminateurs n’ayant plus la force nécessaire pour les expulser.

Les risques encourus par les végétariens et les végétaliens

De plus, une diète végétale stricte, qui exclut le lait et les œufs, ne peut pas produire les meilleures conditions mentales et physiques.

Un tel régime fait courir le risque de nutrition insuffisante, particulièrement à ceux qui étaient autrefois des mangeurs de viande et dont l’organisme n’a pas été accoutumé à prendre la grande quantité d’aliments qu’il réclame.

En règle générale, les végétariens stricts offrent moins de résistance à la maladie. Une diète végétale, sans lait ni œufs, peut faire courir des risques aux personnes qui ont hérité une tendance à la tuberculose ou à d’autres maladies chroniques, à cause du danger d’infection, qui est toujours plus grand chez ceux qui sont insuffisamment nourris.

Les végétariens stricts souffrent souvent d’affaiblissement de tel ou tel de leurs organes, particulièrement des glandes qui président à la transformation de la nourriture en tissus, et qui engendrent la chaleur et l’énergie.

Tout ce qui cause la détérioration de ces glandes, particulièrement de la glande thyroïde et des glandes du système sexuel affecte la puissance cérébrale.

C’est ainsi qu’on remarque un déficit en ingéniosité, en esprit inventif et en initiative, chez ceux dont la nourriture manque sérieusement d’albumine.

Toutes les forces physiques ou mentales proviennent du sang, et le sang est formé par la nourriture que nous absorbons. Si elle est insuffisante ou de mauvaise qualité, le sang s’appauvrit, et nos facultés avec lui.

Si nous excluons toute viande, même le poisson, de notre régime, et tous les produits animaux tels que le lait, les œufs, le beurre et le fromage, nous devrons les remplacer par autre chose, car ils sont essentiels à notre santé et à notre développement.

Quels sont les inconvénients d’un régime unique ?

Lorsque nous nous soumettons à un régime unique, n’employant qu’une certaine classe d’aliments, une partie de nos tissus restent imparfaitement nourris. Sans doute, au bout de quelque temps, ils s’accoutument à cet état de choses, mais cette accoutumance ne détruit pas les inconvénients qui résultent de cette alimentation incomplète.

Les habitants des pays où l’on emploie le riz glacé, inférieur au riz naturel, et dont cette céréale forme l’aliment important, souffrent d’une maladie nerveuse appelée le béribéri.

Cette maladie a sévi dans la marine japonaise jusqu’à ce qu’on substituât la viande au riz. Les Hindous, qui vivent surtout de riz, de millet et de légumes, sont toujours maigres, quoique le riz contienne plus de 80 % d’hydrocarbones, beaucoup plus que les autres végétaux.

Notre désir instinctif des différents aliments

La Nature nous révèle instinctivement les choses qui nous sont profitables. Elle nous donne un désir instinctif des aliments les plus propres à construire et à nourrir notre corps.

Nous ne nous sommes peut-être jamais demandé pourquoi nous aimons à manger ensemble de la viande et des pommes de terre ? C’est parce que l’amidon et le sucre qui manquent dans la viande se trouvent dans les pommes de terre, et que l’albumine qui fait défaut dans les pommes de terre se trouve dans la viande.

Si nous essayions de vivre uniquement de pommes de terre, notre corps manquerait d’albumine, que nous devrions chercher dans les œufs et le lait, qui peuvent remplacer avantageusement la viande.

À cause de la grande quantité de potasse et de la petite quantité de soude que renferment les pommes de terre, nous sentons le besoin de les assaisonner avec du sel.

D’autre part nous n’avons pas besoin de saler le riz, parce qu’il contient beaucoup de soude. Nous aimons manger le beurre avec du pain, mais nous n’aurions pas l’idée de le manger seul.

Ensemble, ils forment une nourriture complète, aussi agréable qu’elle est nourrissante. Ainsi la nature tend à assortir les différents aliments d’une manière qui tente l’appétit, qui nous donne du plaisir à nous nourrir, et maintienne l’intégrité de nos organes.

Quels sont les éléments que l’on trouve dans les légumes ?

Lorsque la nourriture renferme trop peu d’albumine, il faut absorber plus de graisses. Beaucoup de végétariens souffrent de manque de graisse.

On en trouve en quantité considérable dans les légumes verts, surtout dans ceux qui ont crû à la lumière du soleil. Les noix sont aussi riches en graisse, ce qui les rend parfois indigestes.

Le chou-fleur est aussi riche en graisse et facile à digérer. Les champignons renferment beaucoup d’albumine. Le tapioca, le sagou et le riz sont spécialement riches en hydrocarbones.

L’asperge est un aliment délicieux et nourrissant parce qu’il renferme une forte proportion de fer, de potasse et de soude ; elle stimule les fonctions des reins.

L’épinard est un des meilleurs végétaux ; il contient beaucoup de fer, un peu d’arsenic et de la graisse. Bien des docteurs le recommandent plus que d’autres légumes lorsqu’ils sont obligés de prescrire une diète restrictive. La seule objection qu’on puisse faire à l’épinard, c’est l’acide oxalique qu’il contient et qui en restreint un peu l’usage pour les arthritiques.

Adoptez un régime mixte pour vous procurer l’albumine nécessaire

Il est inutile de se forcer à manger des quantités considérables de végétaux pour se procurer l’albumine nécessaire, quand il est tellement plus aisé de se la procurer avec un régime mixte comprenant les œufs et le lait, si l’on ne peut supporter la viande.

Le lait et les œufs forment une excellente combinaison renfermant tous les éléments qui entrent dans la composition du corps humain. Ils sont aussi à recommander dans certaines maladies.

Il est hors de doute que les gens nerveux se trouvent bien d’un régime végétarien, augmenté de lait et d’œufs. Les malades qui souffrent de calculs biliaires éprouvent une grande amélioration en formant leur alimentation de lait et de végétaux.

Le lait, les légumes et les fruits, même pris en grandes quantités, ne produisent aucun effet nuisible sur le foie et les reins, car leur décomposition dans l’intestin ne produit que peu de poisons.

Il est aussi possible de remplacer la viande par le lait et les œufs

Il est également vrai qu’une diète trop exclusivement animale excite l’instinct sexuel, le cerveau, et rend nerveux en empêchant la concentration de l’intelligence.

Bien des personnes souffrent d’un excès de nourriture solide, spécialement de pain et de viande. Elles ne mangent pas assez de fruits, de légumes et de céréales, aliments qui aident à l’élimination des poisons qui se forment dans l’organisme.

J’ai connu des gens qui ont passé d’un régime consistant presque exclusivement en viande et nourriture solide, à un régime de fruits, de légumes, de lait, d’œufs, et qui ont ainsi opéré une vraie révolution dans leur santé et dans leur apparence.

Ils sont plus robustes, leur intelligence est plus vive, leur teint est plus clair et leur peau plus douce. Ils m’assurent qu’ils ne sont plus si sensibles au froid, qu’ils se sentent plus forts, plus jeunes, et peuvent penser et travailler mieux qu’auparavant.

Si vous êtes indécis au sujet de votre alimentation, vous ne risquez pas de commettre une erreur en substituant le lait et les œufs à la viande.

Beaucoup de personnes trouvent le riz chaud et les jaunes d’œufs très nutritifs et faciles à digérer, mais il faut toujours employer du riz non glacé.

Le riz naturel est bien supérieur au riz glacé car les neuf- dixièmes de sa valeur nutritive est perdue en le polissant. Il perd aussi son enveloppe riche en phosphore et en d’autres sels nutritifs.

Quels sont les risques encourus par les gros mangeurs de viande ?

Nous savons tous que rien n’est si répugnant que la décomposition d’un corps mort ; et c’est cependant ce qui se produit, pratiquement parlant, dans l’organisme des gros mangeurs de viande.

Une grande partie de la viande introduite dans l’estomac, ne pouvant être digérée et assimilée, se décompose. Les poisons qui proviennent de cette décomposition sont absorbés par l’organisme et causent des maladies chroniques.

Quand la nourriture a fourni tous les éléments nutritifs que le processus de la digestion répand dans le corps qui se les assimile, le résidu (ordinairement très important) est une menace.

Les poisons qu’il engendre lorsqu’il n’est pas expulsé suffisamment vite, amènent toutes sortes de troubles tels que les maux de tête, l’inquiétude, la paresse mentale, le manque d’énergie et d’entrain, et prédisposent à bien des maladies. Il est reconnu que dès que la vie est partie, la décomposition commence.

D’autre part, beaucoup d’animaux sont atteints de maladies qu’il est très difficile de reconnaître sans un examen scientifique et chimique de chacun d’eux.

D’après un récent rapport des inspecteurs gouvernementaux, plus d’un million d’animaux de boucherie sont chaque année déclarés impropres à la consommation, et la plupart d’entre eux à cause de la présence de la tuberculose.

Donc, les mangeurs de viande, à côté des autres maladies qui affligent les êtres humains, sont encore exposés à contracter les maladies des animaux dont ils consomment la chair.

Il y aurait probablement moins de tendance au développement de l’acide urique, du rhumatisme, de la goutte, de l’apoplexie et d’autres maux physiques, si l’on ne mangeait pas autant de viande. Évitez de changer de régime brusquement

Beaucoup de ceux qui ont délaissé le régime carné pour adopter un régime végétarien disent qu’ils ne souffrent plus de lassitude comme autrefois, et qu’ils ont une beaucoup plus grande endurance.

D’autre part, certains intellectuels, artistes, écrivains et autres, après avoir expérimenté le régime végétarien, déclarent qu’ils ont remarqué un léger affaiblissement de leur force mentale et de leur ardeur.

Il est possible qu’ils aient commis l’erreur, que tant de personnes commettent, de changer trop brusquement de régime. L’adaptation à un nouveau régime des billions de cellules qui composent le corps demande des ménagements et un certain laps de temps.

Les organes digestifs, habitués à faire une certaine sorte d’ouvrage sont désorientés lorsqu’il leur faut adopter subitement un autre travail, et ils se révoltent.

Une transformation aussi radicale ne doit s’opérer que graduellement, pendant plusieurs mois, peut-être.

Dans la classe aisée et instruite, on constate maintenant une tendance à réduire considérablement l’usage de la viande.

Pour ma part, je suis persuadé qu’on ne devrait jamais en manger plus d’une fois par jour, en petite quantité, et, en tout cas, jamais au premier repas du matin.

L’homme était d’abord frugivore

Les anthropologistes nous disent que l’homme, dans les premiers stades de son évolution, était un frugivore, et que ce n’est que 5000 ans avant Jésus-Christ, qu’il commença à fabriquer des lances et des couteaux de chasse, premièrement pour la défense et l’attaque, puis pour tuer le gibier qu’il ajouta à sa nourriture primitive.

Après des siècles de régime carné, redeviendrions-nous végétariens et frugivores ?

Après avoir pesé tous les arguments pour ou contre une diète végétale, j’en arrive à la conclusion que nous pourrions facilement nous passer de viande et obtenir d’autres aliments l’azote qui nous est nécessaire pour maintenir nos muscles, nos nerfs et les autres tissus solides du corps en bonne condition.

Il n’est pas nécessaire de tuer des animaux pour nous nourrir. Le lait, le fromage, le beurre, les œufs, etc., remplacent avantageusement la viande. Il n’est pas nécessaire non plus d’être des végétariens stricts.

Je prends le juste milieu, et je crois être d’accord avec les principales autorités en matière d’alimentation, qui proclament que, tout bien considéré, la meilleure diète est la diète végétale augmentée de lait, d’œufs, de beurre et de fromage.

Je crois que ce système offre tous les avantages et aucun des inconvénients d’un régime entièrement carné ou entièrement végétal.

Les aliments fournis par la nature

“Que Votre Honneur me pardonne, dit le paysan, ce dessert ne me plaît pas ; rendez-moi mon arbre creux, une croûte de pain et ma liberté !” Alexandre POPE

Les fruits et l’eau, 2 des meilleurs produits nutritifs de la nature, sortent de son laboratoire, prêts à être absorbés. Ils ne réclament aucune préparation qui les rende plus agréables au goût. Les plus savants arrangements du cuisinier le plus habile ne peuvent ajouter quoi que ce soit à leur saveur.

Tout ce qui nourrit le corps se retrouve dans la chimie du soleil, du sol et de l’humidité.

Les fruits

Les fruits sont du soleil et de la force condensés. Ils conviennent à tous les âges et à toutes les conditions, et sont tout particulièrement recommandables aux personnes avancées en âge.

Leur valeur nutritive réside dans le sucre, les sels, les acides, l’eau, la potasse, la chaux, le fer, etc., qu’ils contiennent. Quelques fruits sont particulièrement riches en éléments importants comme le fer et la chaux.

Toutes ces substances sont d’une grande valeur pour la nutrition et la reconstruction du corps, mais elles ne produisent tout leur effet que lorsque le fruit a mûri au soleil.

L’opinion générale que le fruit est salutaire est très juste. Mais trop de personnes croient que tout fruit est bon ; il n’en est rien.

Évitez de manger des fruits mal mûrs

Par exemple, un fruit qu’on cueille avant sa maturité, afin de l’expédier à de grandes distances, n’a pas été exposé au soleil assez longtemps pour que les acides nuisibles qu’il contenait aient pu être extraits.

Ces acides hâtent la digestion d’une façon anormale et font passer trop rapidement à travers le tube digestif leurs éléments nutritifs, de telle sorte qu’ils ne profitent pas au corps comme ils le devraient.

Les transformations chimiques qui s’opèrent dans de tels aliments, à moitié digérés, engendrent des poisons qui sont nuisibles.

Il en résulte que ceux qui se nourrissent de fruits mal mûrs, non seulement n’ont pas le bénéfice des sucs d’un fruit bien mûr dont l’amidon a été transformé en sucre, mais ils emmagasinent des acides qui ne leur font aucun bien.

Le soleil est le grand dispensateur de vie, et il faut lui laisser le temps d’accomplir son œuvre. Sa chaleur est aussi nécessaire pour mûrir les fruits que la chaleur du four l’est pour la cuisson du pain. Elle change leur composition chimique et développe leur saveur et les substances salutaires qu’ils renferment.

Le temps viendra où ces vérités seront reconnues officiellement, et où les inspecteurs des denrées feront détruire tous les légumes et les fruits mis en vente à moitié mûrs.

Le mot d’ordre égoïste du commerce actuel : “tout ce qui peut être vendu doit se vendre” ne sera pas toléré. Il ne sera plus possible, comme maintenant, de mûrir artificiellement des fruits pour pouvoir les expédier et les vendre à de grandes distances.

Défiez-vous de ces produits de la cupidité commerciale ! Mangez moins de fruit si cela est nécessaire, mais qu’il soit bien mûr, nourrissant et sain.

Les fruits et leurs bienfaits

Heureusement, nous avons une grande variété d’excellents fruits, de notre pays et de l’étranger, frais ou séchés, à des prix si abordables qu’ils sont à la portée de tous, même des plus pauvres.

Les bananes, quoiqu’elles aient perdu une partie de leur valeur nutritive en étant cueillies avant leur maturité, forment encore une bonne nourriture, et ce n’est pas pour rien qu’on les a surnommées le “bifteck du pauvre”. Bien mastiquées et mangées seules, elles sont facilement digérées.

Les oranges, les citrons et les raisins sont d’excellents fruits populaires ; on peut se procurer les 2 premiers presque toute l’année. Tous 3 aident à la digestion. Une orange ou un peu de raisin pris à jeun, avant le déjeuner, sont particulièrement à recommander.

Les citrons sont peut-être encore les plus sains des 3. Ils sont des stérilisateurs de substances nuisibles. Les docteurs disent qu’ils peuvent même stériliser les liquides contenant le bacille de la fièvre typhoïde ou des germes d’autres maladies.

Le jus de citron aseptise le canal digestif. La limonade est une boisson excellente, délicieuse et rafraîchissante pendant les chaleurs de l’été. Bien des personnes se porteraient mieux si elles consommaient davantage de citrons.

Rien n’est plus sain que les pommes qui, comme les oranges et les citrons, peuvent s’obtenir presque toute l’année. Elles facilitent aussi la digestion, de même que la plupart des fruits, frais ou séchés.

Les prunes, les cerises, les fraises, les poires, les raisins, les ananas, les groseilles, les framboises, les pêches doivent être consommés en grande quantité en leur saison. Les fruits peuvent-ils nourrir complètement ?

Il ne faut cependant pas manger trop de fruits, ce qui serait aussi nuisible que d’abuser de toute autre nourriture.

Trop de fruit, comme trop de légumes ou trop de viande, fatigue le foie par une trop grande sécrétion de la bile, et cause des éruptions, de la constipation, etc.

Certaines personnes, ayant lu un article sur la grande valeur nutritive des fruits, s’en nourrissent presque exclusivement, jusqu’à ce qu’elles éprouvent quelque affaiblissement.

Ce n’est pas que les fruits leur fassent du mal, mais dans notre climat ils ne peuvent nourrir complètement, et il est nécessaire de leur adjoindre d’autres aliments, plus solides, renfermant certaines substances que les fruits et les légumes ne contiennent pas en quantité suffisante.

Bien des personnes mangent les fruits avec du lait et du sucre. Cette manière de procéder change les acides naturels des fruits en un produit anormal.

En règle générale, il vaut mieux manger les fruits seuls, sans sucre ni crème, ni aucun autre assaisonnement. Chaque fruit, même le citron, renferme une certaine quantité de sucre naturel, dans la proportion nécessaire pour le rendre salutaire.

Il n’y a pas de fruit plus délicieux que la fraise, par exemple, mais tant de gens l’enveloppent de sucre ou de crème qu’ils lui enlèvent, avec sa saveur si agréable, une bonne partie de ses effets salutaires.

Le jus des fruits mûrs est particulièrement bon pour le foie, tandis que le sucre le fatigue. En hiver, où il nous est difficile de nous approvisionner de fruits frais, nous avons les fruits secs, tels que les dattes, les figues, les raisins, les pruneaux qui peuvent les remplacer avec avantage.

La Nature a pourvu à ce que nous ayons la plus grande variété de fruits, et en abondance, dans les saisons comme le printemps et l’automne où nous en avons le plus besoin, pour que notre corps soit nettoyé et rafraîchi.

La maladie de scorbut est due au manque de fruits et légumes

Il y a une centaine d’années, les marins qui entreprenaient des voyages au long cours, sur les voiliers, étaient souvent atteints de la terrible maladie du scorbut. Il leur manquait certains éléments que renferment les fruits et les légumes.

Comme il était, dans ce temps-là, impossible de conserver de la nourriture fraîche, les marins vivaient de viande salée, de biscuits secs et de boissons alcooliques. Il leur manquait les sels de potasse et de chaux nécessaires au sang pour le maintenir pur.

Le capitaine Cook, qui fit le premier le tour du monde, étudia le scorbut et en découvrit la cause, et quoiqu’il ne pût pas emporter une quantité de fruits et de légumes pour plusieurs mois, il trouva que le citron était un excellent substitut.

Après un voyage de 4 ans, le grand explorateur revint en Angleterre n’ayant perdu que 4 hommes du scorbut.

Les explorateurs d’aujourd’hui craignent le scorbut plus que tout au monde, à cause des ravages effrayants qu’il fait dans tout l’organisme.

Le commandant Evans, un des compagnons de l’héroïque capitaine Scott dans sa fameuse expédition au pôle sud, disait dans une conférence qu’il a donnée à New York : “J’aurai toujours les cicatrices que je me suis faites en me mordant les lèvres jusqu’au sang, dans l’agonie des souffrances que m’infligeait le scorbut.”

Et, montrant la valeur des fruits et des légumes pour guérir cette maladie, il continuait : “Je me rétablis assez pour pouvoir me nourrir d’oignons frits, et, 1 ou 2 jours plus tard, je pus manger un peu de fruit.”

Bien des personnes atteintes de rhumatisme ne mangent presque pas de fruits parce qu’elles en redoutent l’acidité. Mais elles découvriront, par l’expérience que certains d’entre eux, au lieu de leur faire du mal, les aideront à se débarrasser des acides déposés dans leurs tissus, amélioreront leur santé, et prolongeront leur vie. 59

L’eau

À côté de l’air, l’eau est indispensable. Son effet, en dehors de celui qu’elle exerce en purifiant les tissus et en facilitant la distribution des éléments nutritifs solides, n’est pas connu.

Nous ne savons pas que l’eau constitue plus du 70 % du poids total du corps, qu’elle entre en une grande mesure dans la structure de tous nos tissus.

D’autre part, quoiqu’il entre une assez forte proportion de minéraux dans sa composition, nous savons qu’elle ne peut ni reconstruire nos tissus, ni nous fournir de la chaleur ou de l’énergie.

Il n’en est pas moins vrai qu’une grande quantité d’eau doit faire partie de notre alimentation, et que la vie humaine peut être soutenue, pendant de longues périodes, avec de l’eau seule. Les dangers de la déshydratation

Quand, pour une raison ou une autre, l’eau manque dans notre organisme, nos muscles perdent leur élasticité, et leurs cellules se ratatinent. Toutes les cellules du corps seraient détruites si elles se desséchaient.

Aucune des cellules cervicales ne pourrait survivre à la perte de son eau. Ainsi, quoique l’eau ne soit pas une nourriture par elle- même, elle répond à un besoin urgent du corps. Quand nous en absorbons trop peu, des poisons chimiques se dégagent de l’oxydation des aliments, et s’accumulent dans l’organisme où ils causent des ravages.

Peu de personnes boivent suffisamment d’eau. Des multitudes d’employés dans les magasins, les ateliers, les bureaux, ne boivent pas une seule goutte d’eau dans la journée.

Il en résulte que les parties solides de leur nourriture ne sont pas assez diluées, que les déchets produits par l’activité musculaire et l’activité cérébrale, ne sont pas éliminés, parce qu’il n’y a pas assez d’eau dans le sang pour nettoyer les cellules. Le sang est trop épais.

Beaucoup de personnes, particulièrement des femmes, se retiennent de boire de l’eau parce qu’elles craignent d’engraisser. C’est une grande erreur, car il a été prouvé que, dans aucune circonstance, que l’on boive l’eau en mangeant ou entre les repas, cette eau n’a produit de la chair.

Quoique boire en mangeant ne soit pas aussi nuisible que tant de gens le croient, il vaut mieux boire l’eau entre les repas, en grande quantité, à moins qu’on n’ait une circulation faible.

Dans ce dernier cas, il ne faut pas boire beaucoup avant de faire un exercice violent, parce que cette quantité de liquide exercerait une pression inutile sur le cœur. Les eaux minérales ne doivent être employées qu’avec circonspection, particulièrement celles qui renferment beaucoup de sels minéraux.

Que se passe-t-il au niveau des organes digestifs lorsqu’on boit trop d’eau ?

Quelques personnes se trouvent mal d’adopter un régime aqueux. Ayant entendu dire par les docteurs que la majorité des gens souffrent de prendre trop peu de liquide, elles se lancent dans l’autre extrême et boivent beaucoup trop.

Elles diluent ainsi les sucs digestifs de l’estomac, hâtent le passage du bol alimentaire dans le canal digestif, et souffrent de digestion imparfaite et de mauvaise assimilation. Trop d’eau exerce une trop grande pression sur les organes digestifs.

Nous devons faire usage de notre bon sens et de notre jugement dans tout ce qui concerne la nourriture et la boisson, et ne jamais nous laisser aller aux régimes extrêmes.

L’organisme a besoin d’une eau pure

Quoique tout aliment renferme une certaine proportion d’eau, il est nécessaire d’en introduire dans l’organisme, sous sa forme liquide, une plus ou moins grande quantité.

Nous en perdons beaucoup par l’évaporation, et quand la quantité nécessaire à notre corps se trouve au-dessous de la normale, les tissus ne peuvent recevoir la nutrition qu’ils réclament des aliments solides.

L’homme a tout autant besoin d’eau que les plantes. Il l’absorbe comme elles. Nous avons probablement tous observé que se baigner enlève la soif, parce que le liquide est absorbé par les pores.

Une dernière recommandation : assurez-vous que l’eau que vous buvez est absolument pure. Rien n’est plus dangereux pour la santé et la vie elle-même qu’une eau impure.

Les jouissances de l’appétit

“Le plus grand plaisir de la table ne provient pas de mets coûteux, mais de vous-mêmes.” HORACE

“Mieux vaut de l’herbe pour nourriture, là où règne l’amour, qu’un bœuf engraissé si la haine est là.” SALOMON

“Un regard joyeux fait de chaque plat un festin.” Georges HERBERT

“Des repas troubles procurent une mauvaise digestion.” SHAKESPEARE

Combien de gens se mettent à table pour faire connaissance avec la colique, la dyspepsie ou quelque autre maladie de la même espèce, grâce à leur ignorance complète des lois de la diététique, leur mauvaise humeur, leurs querelles, au lieu d’apprendre, et de démontrer par l’exemple, les bienfaits de la prière de la reconnaissance envers le Créateur de la nourriture, et la joie du repas pris en commun.

“Chaque bouchée de nourriture signifie dégénération ou régénération.” Cette épigramme renferme une grande vérité.

L’art de bien manger

Je ne connais rien qui soit plus en rapport avec le bien-être humain que l’art de bien manger, de manger les choses les meilleures de la façon la meilleure, en quantité exacte, au moment voulu. De l’hygiène alimentaire dépend notre bien-être, notre bonheur et notre longévité.

Quoique vous preniez une bonne nourriture en suffisance, il ne s’ensuit pas toujours que vous soyez bien nourris.

Il arrive souvent que grâce à la diminution de l’efficacité des sucs digestifs ou à l’empoisonnement mental causé par la crainte, les soucis ou d’autres troubles de l’esprit, certains tissus souffrent sérieusement de la faim, même lorsque vous avez absorbé une nourriture suffisante.

Les aliments les plus appétissants, même si nous sommes en bonne santé, ne sont pas bien digérés, bien assimilés, si nous les prenons quand nous sommes éprouvés par une grande anxiété ou des pressentiments de malheur.

La condition de l’esprit modifie très sérieusement la nutrition. Notre humeur, nos émotions, notre attitude mentale, nos joies, nos chagrins influent sur le processus digestif.

Les organes de la digestion, – le foie et l’estomac, par exemple, – dépendent à tel point de l’harmonie, que s’il existe en nous la moindre discordance, ils ne peuvent agir normalement, et la digestion se trouve compromise.

L’attitude mentale et la digestion

Un spécialiste russe, le Dr Pawlaw, a fait des expériences sur des chiens et des chats. Il a trouvé que lorsque ces animaux étaient, pendant qu’ils mangeaient, irrités, grondés ou chicanés, les sucs gastriques s’affaiblissaient ou même cessaient d’être sécrétés, et qu’ils étaient, en tout cas, d’une qualité inférieure.

Il est bien reconnu que les victimes de la crainte, de la jalousie, de la mélancolie ou de toute autre discorde mentale, sont mal nourris pour la même raison. Leurs sucs digestifs sont dilués, faibles, manquent de pepsine et des acides si nécessaires pour dissoudre les aliments solides.

Les spécialistes déclarent que l’attitude mentale, au moment du repas, exerce une grande influence sur le corps. Si l’esprit est troublé, fatigué, s’il souffre des effets aigus des passions, la digestion est imparfaite ; la nourriture est mal digérée, des poisons sont engendrés, et la débilité générale s’installe.

Je connais une mère dont l’état d’esprit est souvent très préjudiciable à son bébé. La crainte, l’inquiétude, tout ce qui la rend soucieuse a une répercussion sur le bébé, aussi bien que la nourriture qu’elle prend.

Un choc causé par un télégramme ou une lettre renfermant de mauvaises nouvelles peut arrêter complètement la digestion, qui ne pourra être rétablie que lorsque l’esprit aura recouvré sa tranquillité.

Si nous pouvions examiner l’estomac après un semblable choc, nous verrions que l’écoulement des sucs des follicules digestifs est suspendu ; ces follicules semblent desséchés et fiévreux, et privés, pour un temps, de leur pouvoir digestif.

Cela provient de ce que l’appareil digestif est en rapport très étroit avec le cerveau. En cas d’accident ou de terreur soudaine, celui-ci envoie aux organes de la digestion comme un commandement d’interrompre leur travail.

Quelques personnes s’empoisonnent elles-mêmes mentalement pendant leurs repas, au point de ne pouvoir digérer leur nourriture. Il est toujours dangereux de se quereller, de se mettre en colère, mais plus particulièrement lorsqu’on est à table.

De la bonne humeur pour une bonne digestion

N’amenez pas vos soucis à la table de famille, car il n’y a rien qui trouble plus facilement la digestion qu’un esprit préoccupé.

Les plus grandes autorités médicales sont d’accord pour dire qu’il ne faut pas manger lorsque l’esprit est agité ou inquiet, qu’il est de la plus grande importance de venir joyeux à table, de ne manger que lorsqu’on est de bonne humeur.

Elles disent aussi qu’il faut éviter la discorde mentale, le soir, surtout, quand on va se mettre au lit, parce que la mauvaise influence d’un esprit troublé sur la digestion et l’assimilation empêche le sommeil rafraîchissant.

En résumé, quelque malheureux, soucieux ou inquiet que vous puissiez être à d’autres moments de la journée, il est absolument nécessaire que vous soyez aussi heureux et harmonieux que possible pendant les repas et les heures ou s’opère la digestion.

Autrement les sucs digestifs ne posséderont pas les qualités requises, et tout votre organisme en souffrira. Les soucieux chroniques ne digèrent jamais bien.

Il vaut donc la peine de faire un effort pour acquérir l’habitude de la bonne humeur pendant les repas et avant d’aller nous coucher, car elle exercera la plus heureuse influence sur notre santé. 2 endroits où les soucis ne sont pas admis

Posez-vous donc la règle que, quoi que ce soit qui ait pu vous troubler, vous fatiguer pendant votre travail, dans la journée, il y aura 2 places où les soucis ne seront pas admis : votre salle à manger et votre chambre à coucher.

Placez dans ces 2 endroits un écriteau sur lequel on lira en grandes lettres : Aucun souci, aucun ennui, n’est admis ici. Ce lieu est consacré à la joie et au contentement, à la paix et à l’harmonie.

Faites en sorte que votre salle à manger soit un lieu de détente et d’amusement

La salle à manger devrait être considérée comme un lieu où règnent la gaîté, le badinage. Faites-vous un point d’honneur d’y apporter vos meilleures plaisanteries, vos histoires les plus amusantes. Ne les réservez pas pour votre club ou pour la table des autres. Ne craignez pas de rire en mangeant. Ne contraignez pas vos enfants à rester immobiles et sérieux. Laissez-les rire et plaisanter tant qu’ils veulent.

Cela vaut 10 fois mieux que l’indigestion et la dyspepsie. Faites de la salle à manger un lieu de détente et d’amusement. Que chacun laisse dehors ses haines, ses jalousies, ses soucis, et que la cloche du dîner soit le signal de la joie et du contentement.

Les repas sont destinés à nous procurer du plaisir

La sensation agréable que nous éprouvons à la pensée de manger quand nous avons faim, que notre palais est chatouillé délicieusement par l’odeur des apprêts culinaires, le bien-être que nous ressentons en prenant notre repas, indiquent que les repas sont destinés à nous procurer du plaisir.

Horace Fletcher dit que peu de personnes connaissent la jouissance réelle qu’un individu affamé éprouve en mangeant une croûte de pain. Il dit que, souvent, il mange un morceau de pain sec très lentement, en le mastiquant bien, et trouve du goût à chaque bouchée.

Chaque fois que vous vous asseyez pour prendre votre repas, pensez combien est merveilleux le miracle de la nutrition, et réalisez que la fonction que nous accomplissons en mangeant a été créée pour que nous en ayons de la joie.

Nous devrions nous approcher de chaque repas avec respect, en l’appréciant, et dans notre meilleure disposition.

Nous devrions nous dire : “Je vais, en mangeant, emmagasiner de la vie, de la force et de la vigueur fournies par le soleil et réglées par un Pouvoir plus grand que celui du soleil.” Faites de l’acte de manger une fête mentale et spirituelle

Le miracle perpétuel que la Nature opère dans notre corps par l’action de la nourriture, de l’air pur et du sommeil étonnerait un ange ; cependant nous n’y pensons jamais. Beaucoup de gens semblent croire qu’ils ont été créés une fois pour toutes.

Ils ne réalisent pas qu’ils se recréent eux-mêmes avec chaque bouchée qu’ils avalent, avec chacune des bouffées d’air qu’ils respirent; que la vie est une perpétuelle récréation, et que si cette puissance créatrice nous était retirée, une seule seconde, notre vie s’éteindrait immédiatement.

Il n’y a rien de plus beau, de plus merveilleux que la transformation du pain, de la viande, des légumes ou du fruit en tissus vivants ; rien de plus étonnant que les choses en apparence inertes que nous avalons puissent, en très peu de temps, penser, agir, vivre et créer.

Mais combien peu d’entre nous pensent à ces miracles ! La majorité des gens mangent par nécessité, et n’en retirent qu’une satisfaction animale. Au lieu de faire de l’acte de manger une fête mentale et spirituelle, un sacrement de l’âme, ils n’y voient qu’une fonction purement corporelle.

Il est regrettable que la belle coutume de rendre grâce avant le repas soit tombée en désuétude, car quoiqu’on ait souvent dît que ce n’était qu’un acte fait pour avoir l’esprit tranquille, elle était cependant une halte d’un instant qui nous procurait l’occasion de penser à ce que nous allions faire, et d’exprimer une pensée de gratitude au Créateur de tout ce dont nous jouissons.

N’oubliez pas de penser au Créateur lorsque vous mangez

Mais en dehors de tout ce que renferme de merveilleux et de sacré l’acte de manger, le fait qu’il renferme aussi une re-création entre bien rarement dans la tête des gens.

La prochaine fois que vous mangerez, ne fût-ce qu’une pomme ou une orange, pensez à l’Intelligence merveilleuse qui l’a préparée pour vous. Considérez que la même puissance créatrice, qui a fait ces fruits délicieux, a aussi adapté vos sens, votre être physique, pour qu’ils puissent en jouir.

De même, toutes les fois que vous verrez un beau visage, un beau paysage ou toute autre belle chose, souvenez-vous que c’est la Puissance qui vous a créés qui a fait ces choses pour réjouir votre vue.

La prochaine fois que vous vous assiérez pour prendre votre repas, à haute voix ou silencieusement, offrez à votre Créateur l’hommage de votre gratitude et de la jouissance que vous éprouvez.

Vous serez surpris de constater combien votre nourriture vous profitera mieux si vous lui adjoignez l’appréciation de l’amour de Celui qui vous la fournit et une douce gaîté, si vous prenez l’habitude de considérer un repas comme la participation à un sacrement, comme quelque chose qui recrée votre vie, renouvelle votre pensée, votre vigueur, et vivifie en les augmentant toutes vos facultés.

Que faut-il apprendre aux enfants ?

On devrait apprendre aux enfants ce que cela signifie que de se mettre à table dans la vraie attitude mentale. On devrait leur enseigner à prendre leur nourriture avec gratitude, amour et bonne humeur.

Cela aurait une merveilleuse influence sur leur santé, leur bien- être général et leur bonheur.

Si les pères de famille comprenaient ces choses, ils ne se permettraient pas de lire leur journal pendant le repas ou d’apporter à la maison les préoccupations de leurs affaires, et d’en parler à table.

Et les mères ne se borneraient pas à commander à leurs enfants de se bien tenir et de ne pas parler, ni rire aux repas. Les querelles, les reproches, les picoteries pendant le repas seraient considérés comme des péchés. On ne se permettrait pas mieux ces choses qu’on ne se les permet dans un temple.

Nous ne devrions jamais perdre de vue le fait – et nous devrions l’inculquer à nos enfants, à la maison et à l’école – que le processus digestif suit le processus mental, et coïncide avec lui.

Si nous entretenons avec persistance des pensées de joie, de contentement, de bienveillance, qui travailleront toujours en nous pour maintenir notre santé et pour produire l’harmonie, la sérénité et l’équilibre, nous assurerons notre santé mentale.

D’autre part, des pensées discordantes, inharmonieuses, se manifesteront dans le corps sous différentes formes, telles que le rhumatisme, la dyspepsie, les maux de tète, etc.

Il nous faut un repas attrayant à la vue et agréable au palais

L’appétit est aussi puissamment affecté par notre humeur et par la vue. Un soudain accès de colère nous enlève l’appétit, quelque envie que nous ayons eu de le satisfaire. La découverte, dans nos aliments, de choses qui dégoûtent, produit le même effet.

En voyage, nous avons tous expérimenté combien du nappage sale, dans un hôtel ou un restaurant, nous enlève l’appétit, combien vite une mouche ou quelque insecte trouvé dans le lait nous ôte l’envie de le boire !

Considérez quelle puissance possède la pensée pour qu’elle puisse ainsi occasionner la suspension ou la complète cessation du processus digestif !

Beaucoup de personnes sont plus ou moins affectées par l’apparence et l’arrangement de la table ou de l’endroit où elles mangent.

Impossible, par exemple, de trouver la nourriture bonne et d’avoir du plaisir à la manger dans un restaurant plein de mouches ; et cependant nous prendrions cette nourriture avec plaisir dans un hôtel de première classe, lorsqu’elle serait servie dans de la porcelaine fine, au milieu de corbeilles de fleurs.

Non seulement notre appétit est augmenté par un milieu attrayant, mais notre santé en est aussi fortifiée, car un environnement plaisant a une influence qui égaye et qui élève l’esprit.

La table, la porcelaine, le nappage, tout ce qui est associé à notre repas devrait être aussi propre et agréable à la vue que possible. Même un repas, composé de pain, de fromage et de lait, peut être servi de façon à solliciter l’appétit.

Une nappe peut être propre, même si son tissu est rude ; s’il n’y a ni verres taillés, ni porcelaine, les plats peuvent être sans éraflure, ni taches ; et si la maison se trouve à la campagne, la table peut être décorée de quelques simples fleurs des champs qui ajouteront au repas une grâce que n’aura pas une table plus riche, où le goût manquerait.

Quoique tout ce qui est possible doive être fait pour rendre le repas attrayant à la vue et agréable au palais, l’appétit ne doit cependant pas être indûment stimulé, car cela conduirait à une alimentation trop copieuse, alors que l’estomac demande peut-être à avoir du repos.

Par conséquent, il faut bannir les apéritifs qui font manger trop et semblent fortifier l’estomac quand au contraire ils le ruinent. Il ne faut jamais forcer l’appétit

Tout ce qui tend à forcer l’appétit est mauvais, et même dangereux. Les mères ne savent pas le mal qu’elles font lorsqu’elles forcent leurs enfants à manger quand ils n’en ont pas envie, en leur disant que s’ils ne mangent pas ils ne grandiront pas ou n’auront point de force.

La plupart de nos maux sont accrus par une nourriture trop copieuse quand nos organes souffrent déjà de plénitude ou ne sont pas en état d’absorber autant.

La Nature nous avertit quand nos tissus sont suffisamment nourris ou qu’ils ne sont pas en état de prendre de la nourriture. Chaque cellule du corps réclame quand elle sent le besoin d’être nourrie.

Mais afin d’éviter le danger de ne pas suivre les avertissements de la Nature, nous devons manger très lentement et bien mastiquer nos aliments.

Quand nous mangeons trop vite, la salive et les autres sucs gastriques n’ont pas le temps de dissoudre la nourriture, et les cellules qui réclamaient la nourriture n’ont aucun moyen de déterminer quand l’estomac en contient suffisamment. Alors l’appareil digestif est obligé de faire un travail inutile qui le fatigue. Il suffit d’obéir à l’appel de la Nature

La Nature connaît son affaire mieux que nous, et si nous obéissons à son appel, non seulement elle nous dira combien nous devons manger, mais quand nous devons manger.

Nous avons tous expérimenté que la salive nous vient à la bouche quand nous avons faim lorsque, rentrant peut-être d’une bonne promenade, nous sentons le fumet des aliments.

C’est l’appel de la Nature qui nous convie au repas. Mais combien de personnes prennent leur repas uniquement parce qu’il est l’heure de manger, sans éprouver aucun appétit !

La régularité dans les repas a une grande importance, mais il vaut mieux supprimer un repas, en se contentant de quelque chose de très léger, comme un verre de lait, une orange ou un autre fruit, que de prendre un repas uniquement parce qu’on a l’habitude de manger à cette heure-là.

L’ignorance de nos besoins physiques ou de la merveilleuse construction de notre corps et des lois qui président à sa croissance et à son entretien, est un des grands ennemis de l’humanité.

Une multitude d’hommes et de femmes pourraient, s’ils étaient instruits sur ces questions, doubler ou tripler leur habileté, leur originalité, leurs capacités, leur puissance cérébrale et leur bonheur. Comment faire pour avoir un corps en parfaite santé ?

Pour atteindre le plus haut type d’homme ou de femme, il est aussi nécessaire de cultiver le corps, de développer sa force et sa beauté, qu’il l’est de développer l’intelligence et de l’élever à sa plus haute puissance.

Et puisque le corps est renouvelé, recréé par la nourriture que nous prenons, il est facile de voir quel rôle important elle doit jouer dans notre existence.

Pour avoir un corps en parfaite santé, on doit posséder un esprit gai, optimiste, sain. Tous 2 dépendent dans une grande partie de ce que nous introduisons dans notre estomac.

L’amour, la paix, la joie, la gaîté, la bonté, le contentement, la sérénité, le dévouement, tous ces attributs mentaux, en maintenant l’harmonie entre toutes les fonctions, produisent un corps robuste et sain. Tous ceux qui le veulent peuvent obtenir ces attributs par la pensée juste et par une bonne alimentation.

Du devoir de se maintenir toujours en bonne santé physique et morale

“La santé est le principe fondamental de la vie.” THOMSON

“Ni l’amour, ni les honneurs, ni la fortune, ni le pouvoir, ne peuvent rendre le cœur heureux, une seule heure, quand la santé est perdue. Soigne ta santé, car sans elle tous les plaisirs s’enfuient.” John GAY

“Préserver sa santé est plus facile que de guérir la maladie.” J. DOHMAM-STEELE

La nature demande que tout homme se maintienne dans de bonnes conditions. Celui qui viole ses lois doit en supporter le châtiment, fût-il assis sur un trône.

La vigueur physique est un élément important du succès aussi bien que du bonheur. Vous devez vous maintenir en parfaite santé possible.

Vous devez vous maintenir en parfaite santé

Un des plus grands devoirs de l’homme est de se maintenir toujours en état d’accomplir tout ce dont il est capable, de donner tout ce qu’il peut donner, dans tous les domaines, afin d’exercer la meilleure influence

Pour y parvenir, il doit d’abord se maintenir en parfaite santé : or, la santé parfaite dépend de l’équilibre parfait entre le corps et l’esprit, d’une vigueur physique intacte, d’une harmonie intérieure absolue, et d’une attitude mentale si ferme que rien ne puisse la troubler.

Tout être humain normal peut, s’il le veut, s’élever à cette condition. Il peut vivre d’une vie à la fois simple et scientifique qui lui assurera, non seulement une grande force de résistance contre la maladie, mais encore la possibilité de donner le maximum de ses capacités.

Quand le corps est en bonne santé, il stimule l’intelligence et développe sa puissance créatrice. Quand le corps est malade, l’intelligence est amoindrie ; toutes les nobles ambitions s’évanouissent, et l’être entier est démoralisé.

Nul ne peut être en bonne santé ou harmonieux avec une conception pessimiste de la vie, car le pessimisme produit une dépression mentale et physique qui prédispose à la maladie.

Et non seulement la maladie atteint ceux dont la vitalité et la puissance de résistance sont amoindries, mais la médiocrité les marque aussi de son sceau, car ils ne peuvent avoir un grand idéal.

Les effets de la négligence de la santé

Je critiquais récemment un charpentier qui travaillait pour moi, parce qu’il employait des outils émoussés. Il s’excusa en me disant qu’il avait été trop occupé pour trouver le temps de les aiguiser. Ne perdait-il pas ainsi bien plus de temps, en travaillant avec de mauvais outils, que celui qu’il aurait employé à les aiguiser, sans compter la qualité inférieure de son travail ?

Beaucoup de personnes traversent la vie, et font leur ouvrage, avec des outils qui ressemblent à ceux de ce charpentier. Leur énergie et leur ambition diminuent ; leur initiative disparaît, leur enthousiasme décroît, leur force de volonté défaille, leur intelligence s’émousse.

Toutes leurs facultés ne donnent que leur minimum, au lieu de fournir leur maximum, parce qu’elles ont négligé leur santé ou ruiné de quelque autre manière leur force vitale.

Le plus précieux capital d’un homme consiste dans les réserves de forces, de vitalité, qu’il dépose à la banque de la santé, et il n’y a rien qui mène plus vite un homme à la banqueroute physique que la négligence de sa santé.

La perte de la santé peut-elle être compensée par l’acquisition d’une fortune ?

Que penserions-nous d’un homme, possédant une mine d’or, qui, par insouciance, diminuerait le rendement de sa mine du 75 % ? Cependant, beaucoup d’entre nous diminuent, dans une plus forte proportion encore, le rendement de leur cerveau et de leur énergie, en négligeant leur santé.

Nous trouverions une économie bien mal placée que celle d’un ingénieur, possédant un matériel capable de fournir une force de 100 000 chevaux, et qui n’en utiliserait que le 10 %. Et c’est précisément de cette façon que nous utilisons notre force physique.

La perte de la santé ne peut être compensée par l’acquisition d’une fortune. C’est un manque d’intelligence qui pousse tant de gens à échanger leur santé contre de l’argent. Un homme bien équilibré trouvera le moyen d’acquérir les 2 sans que l’une soit au détriment de l’autre.

Une manière de vivre peu scientifique, des pratiques vicieuses ou la dissipation, diminuent la vitalité physique, en même temps que la puissance de la volonté et la force mentale.

La santé est le capital le plus précieux

Bien des jeunes employés, hommes et femmes, m’ont dit qu’ils ne se couchaient jamais avant minuit, et souvent même plus tard, pour “jouir un peu de la vie”. Dans ces conditions est-il possible qu’ils soient prêts le lendemain pour un bon travail ?

Et cependant, ces mêmes employés se plaignent de n’être pas bien traités par leurs patrons, et de ne pas gagner suffisamment.

Ce ne sont pas les forces que nous utilisons qui nous dépriment et abrègent notre vie, mais celles que nous gaspillons. Des millions de personnes ne réussissent pas dans la vie parce qu’elles ont ruiné leur santé, leur capital le plus précieux, en vivant dans le plaisir et la dissipation.

Celui qui veut tirer de la vie tout ce qu’elle peut donner doit se conformer aux lois de la santé

Se maintenir dans un état physique et moral qui permette d’être toujours prêt à donner son maximum, n’est pas chose facile. Peu de gens veulent en payer le prix, qui consiste à sacrifier tout ce qui tend à la dissipation, à la vie facile.

Mais ce n’est qu’ainsi que l’on parvient à la maîtrise de soi-même, et celui qui ne veut pas payer ce prix, celui qui n’a pas l’ambition d’avoir une vie utile, de faire du bien dans ce monde, doit se contenter d’être classé dans les médiocrités.

Le désir ne suffit pas ; il doit être accompagné d’une ferme résolution, d’une détermination qui ne se laisse arrêter par aucun obstacle.

Celui qui veut tirer de la vie tout ce qu’elle peut donner, qui désire fournir la plus grande preuve de ses capacités, tout en conservant sa fraîcheur, sa vigueur et son entrain, doit mener une vie régulière.

Il doit se conformer aux lois de la santé ; il doit apprendre à connaître son propre corps et lui donner tout ce dont il a besoin, ni plus, ni moins, pour le maintenir en état de produire tout ce dont il est capable.

Du moment qu’il laisse fléchir tant soit peu son idéal, ou qu’il laisse décliner, même dans une faible mesure, sa force physique ou mentale, une diminution de valeur se manifeste immédiatement dans tout ce qu’il fait.

Rien ne vaut la régularité dans les habitudes

Je connais des hommes, ne possédant qu’un talent, mais dont la vie et les habitudes sont si régulières, dont les heures de repas, de récréation, de sommeil, d’exercice et de repos sont si bien réglées, qu’ils sont constamment en possession de leurs forces physiques et mentales, et peuvent accomplir facilement beaucoup plus de choses que des hommes possédant 5 ou 10 talents, mais qui gaspillent leurs forces et surmènent leur machine humaine, pourtant si merveilleusement organisée.

Beaucoup de personnes traversent la vie en n’étant jamais prêtes à temps. Toujours quelque chose grince dans leur machine ; elles vont ainsi, année après année, récoltant les mauvais fruits de leurs mauvaises semences.

Pour arriver à quelque chose, il faut toujours faire effort. Ce n’est pas la moitié aussi facile que de se laisser vivre en suivant la ligne de moindre résistance et en se donnant du bon temps ; mais quelle différence dans les résultats !

Rien ne vaut la régularité dans les habitudes, l’ordre dans la vie et dans le travail. Rien ne vaut un haut idéal, pour lequel on lutte, et en vue duquel on se maintient en bon état, physiquement et moralement.

Ne soyez pas l’esclave des mauvaises habitudes

À notre époque de compétitions acharnées, celui qui veut vaincre doit mettre le meilleur de lui-même à l’accomplissement de sa tâche.

Mais il faut prendre garde de ne pas outrepasser ses forces. Ceux qui ne s’accordent pas assez de bon temps, qui vivent continuellement tendus, s’affaiblissent et se nuisent autant que ceux qui s’accordent trop de loisirs et de plaisirs. Les extrêmes se touchent.

Je connais des hommes, fils de leurs œuvres, qui ont pris l’habitude du travail forcé lorsqu’ils ont débuté pauvres dans la vie, et qui sont devenus esclaves de cette habitude.

Comment Établir l’Harmonie Entre le Corps et l’Esprit

Peu importe qu’ils s’y sentent disposés ou non, ils se forcent à rester un certain nombre d’heures dans leurs comptoirs ou dans leurs bureaux, alors que les trois quarts de ce temps suffiraient parfaitement.

Ils surmènent ainsi leur cerveau, sans se rendre compte qu’ils pourraient accomplir plus de besogne, et de la meilleure, en moitié moins de temps. Ils ne réalisent pas qu’un esprit trop tendu, pendant de longues heures, perd son élasticité, tout comme un arc trop tendu ou trop longtemps tendu, perd la sienne.

Ils s’aperçoivent bien que ceux de leurs amis qui agissent comme eux, commettent une grave erreur en ne se reposant pas par un changement complet de milieu et d’occupations, mais ils ne savent pas s’affranchir de leur esclavage.

Un cerveau surmené s’affaiblit

Les hommes d’affaires donnent souvent comme excuse à leur surmenage qu’ils n’ont pas le temps de s’accorder des vacances, mais qu’ils le feront dès qu’ils auront un peu de loisir.

Est-ce une excuse pour l’ouvrier qui travaille avec de mauvais outils de dire qu’il n’a pas le temps de les aiguiser ?

Quelle chose étrange qu’un homme d’affaires, à forte tête, ne puisse pas se rendre compte que son cerveau surmené s’affaiblit, et que, forcément, tôt ou tard cet affaiblissement se manifestera dans ses opérations !

Une autorité médicale disait récemment : “Quoique nous connaissions beaucoup mieux les règles de l’hygiène, et que nous sachions vaincre bien des maladies, tout spécialement les maladies contagieuses, qui autrefois, grâce à notre ignorance, causaient chaque année la mort de multitudes d’être humains.

“Cependant, la lutte plus intense pour la vie, notre existence plus excitante, plus fatigante, ont accru la tension de nos nerfs, et, en conséquence, nos soucis, nos craintes et nos difficultés ont beaucoup augmenté.

“Le poids de la vie est bien plus lourd qu’autrefois, parce que notre vie est plus compliquée, et que nous nous éloignons toujours plus de la simplicité de jadis.”

Rien ne vaut une bonne santé

Une bonne santé est une puissance créatrice. Elle augmente les ressources, l’esprit d’invention et d’initiative qu’une mauvaise santé détruit.

La force physique et la force mentale signifient nouvel espoir, nouvelle vie, nouvelle puissance. Une somme énorme d’énergie est perdue dans ce monde grâce à la mauvaise santé de ceux qui ne savent pas la maintenir en bon état.

Dans toutes les conditions d’existence, nous voyons des gens qui, capables de grandes choses, végètent cependant dans la médiocrité, parce qu’ils n’ont pas assez de vitalité pour surmonter les obstacles qu’ils rencontrent sur leur chemin. Ils n’ont pas su se maintenir en bon état.

Atteindre son but sans être en bonne santé ne sert à rien

Nous sommes nos propres ennemis. Nous attendons beaucoup de nous-mêmes, tout en ne nous maintenant pas dans la condition nécessaire pour parvenir à quelque chose.

Nous sommes trop indulgents ou trop sévères à l’égard de notre corps. Nous le surmenons ou nous le négligeons ; comment un tel traitement pourrait-il produire de bons résultats ?

Des dizaines de milliers de gens arrivent presque au succès, font presque ce qu’ils avaient désiré faire, et ne peuvent aller plus loin parce que leur santé est épuisée, tandis qu’une manière de vivre scientifique les aurait conduits au but.

Il n’est pas moins triste de voir des personnes atteindre le but, mais avec une santé à tel point ruinée qu’elles ne peuvent jouir du fruit de leur labeur.

Nul ne peut arriver à grand chose dans ce monde sans avoir pris la résolution d’être un homme, de ne pas se contenter d’un succès facile, de faire le bien quoi qu’il puisse en coûter, et quoi qu’il ait à sacrifier, pour y parvenir, de ses aises ou de son plaisir.

Mais on ne doit jamais oublier que la base de toute réussite est la santé, et que même si l’on atteint le but, en perdant sa santé en route, on n’a pas vraiment réussi.

Quand votre vitalité diminue, votre courage diminue avec elle

Peu de gens comprennent l’immense influence de la santé sur le moral. Quand vous êtes forts et vigoureux, quand vous avez un robuste appétit, vous vous sentez aptes à tout entreprendre. Les obstacles ne vous effrayent pas, car votre courage est aussi vigoureux que votre santé.

Mais quand votre vitalité diminue, votre courage diminue avec elle. Les choses qui ne vous fatiguaient aucunement, vous paraissent alors formidables. Vous entrevoyez des montagnes de difficultés.

Si vous voulez être utiles dans ce monde, il faut vous débarrasser de tout ce qui vous entrave, de tout ce qui nuit à votre vitalité et diminue votre capital physique.

Des milliers de gens usent plus de leur puissance cérébrale et de leur force nerveuse à s’impatienter, à s’énerver, qu’à travailler.

Toujours pressés, ils ne peuvent jamais concentrer leurs pensées sur le moment présent : ils vivent toujours “d’avance”. Leurs pensées et leurs actes se poussent et s’entrechoquent, et leur travail ne peut être que superficiel.

Ils s’agitent beaucoup, et ne font cependant que peu de chose, parce qu’ils ne se donnent jamais tout entiers à leur tâche.

Quelles sont les attitudes qui empoisonnent notre corps ?

L’indécision amène aussi une grande déperdition de puissance. Les personnes qui pèsent toujours le pour et le contre, sans se décider à rien, savent bien peu quelle somme elles prélèvent sur leur capital de santé.

Combien d’autres, aussi, se livrent à des accès de colère et dépensent à se cabrer, à quereller, à trouver en faute leurs alentours, une somme de puissance cérébrale et de vitalité physique qui pourrait être employée, avec grand avantage, à améliorer leur condition et celle des personnes avec lesquelles elles vivent.

Une pensée morbide, pensée de haine, d’envie, de jalousie, longtemps entretenue dans l’esprit, agit comme un poison et se répercute dans tout l’organisme.

Semblables à des ulcères, de telles pensées empoisonnent tout le corps, tandis que leur mauvaise influence sur l’esprit ne peut être évaluée.

Nous devrions toujours veiller à chasser les idées sombres, déprimantes, qui nous envahissent si fréquemment. Nous savons combien une religion triste détraque l’esprit. Peu importe le caractère sacré de ce qui nous détraque, le résultat est le même.

Mais ce qui détruit peut-être le plus sûrement notre vitalité, par ses effets sur le système physique et mental, c’est un tempérament violent et ingouvernable.

Si l’on savait quels ravages un accès de colère produit dans le système nerveux, et les résultats vraiment dangereux qu’un orage de passion peut produire, on se garderait de s’y laisser aller.

En un instant, les nerfs qui entourent les vaisseaux sanguins sont paralysés par le choc qu’ils reçoivent d’un accès de colère, et le sang se porte avec une telle force au cerveau qu’il amène parfois la rupture d’un vaisseau et la mort subite.

Le Dr John Hunter, un des plus célèbres chirurgiens, mourut subitement à l’hôpital St Georges, à Londres. Un de ses collègues affirmait que le Dr Hunter avait avancé une chose inexacte ; cette insinuation éveilla un tel orage de passion chez le chirurgien, qu’elle provoqua un accès subit de l’angine de poitrine dont il souffrait, et il tomba mort.

Un célèbre médecin de Paris rapporte le cas d’un jeune homme qui, dans une violente querelle avec ses parents, se mit dans une telle colère qu’il devint subitement sourd.

Il n’est pas rare qu’un accès de jaunisse suive un accès de colère. Peu de gens réalisent combien leurs vies sont en danger, leur santé souvent sérieusement compromise, grâce aux accès de colère qu’ils ne savent ou ne veulent pas réprimer.

Le souci, la crainte, l’anxiété, la colère, la dissipation, le manque de sommeil affaiblissent. Toutes ces choses sapent notre vitalité et notre initiative, diminuent notre confiance et notre courage. Sous leur influence, chaque faculté se détériore.

Qu’est-ce qu’une santé parfaite ?

Combien d’entre nous traversent la vie en s’étonnant de ne pas avancer plus rapidement, et en se demandant ce qui les retient, alors qu’ils font tant d’efforts pour avancer !

Nous accusons telle ou telle chose d’entraver nos progrès, de ruiner notre carrière, quand, en réalité, c’est souvent une multitude de petits ennemis, auxquels nous ne prenons pas garde, qui neutralisent nos efforts.

Tout ce qui nous trouble, tout ce qui détruit notre harmonie mentale, fait un mal correspondant à notre corps. Tout ce qui exerce une maligne influence sur la santé, l’exerce aussi sur notre esprit, et vice versa.

Il est bien reconnu maintenant que la pensée n’est pas confinée dans le cerveau, et que nous pensons avec tout notre système nerveux ; en fait, chacune des cellules du corps participe à notre pensée.

Tous ces ennemis doivent être évincés avant que nous puissions donner notre mesure et être parfaitement forts, harmonieux et bien portants.

Une santé parfaite, qui assure une efficacité parfaite, entraîne aussi une morale parfaite. Si nous sommes malhonnêtes, envieux ou haineux, nous ne pouvons être en parfaite santé, parce que la santé parfaite signifie l’harmonie physique et mentale.

La nature spirituelle doit dominer la nature physique

Les fonctions physiques dépendent largement de l’état mental et moral. Par exemple, une personne souffrant des affres du remords ne peut pas être en bonne santé. Parfois, il est vrai, nous constatons des caractères vicieux qui jouissent d’une santé robuste ; mais ils ne représentent pas l’homme tel que Dieu l’a créé.

La nature spirituelle doit dominer la nature physique. Une parfaite santé signifie la plénitude, et nul ne possède cette plénitude qui n’est pas heureux ; et nul n’est heureux qui est constamment torturé par sa conscience.

Une personne très méchante peut avoir une bonne digestion et paraître physiquement bien, mais elle n’a pas la plénitude de la vie, et, en règle générale, elle n’atteint pas un âge avancé.

Surtout, elle ne réalise pas le grand but de la vie. Au lieu d’être utile à la société, ce qui est le devoir de tout homme, elle est une malédiction, pour elle-même et pour le monde.

Surveillez votre nourriture physique et mentale

Être toujours dans de bonnes conditions est le résultat d’une saine manière de vivre, d’un sommeil suffisant, de récréations bienfaisantes, d’un exercice régulier en plein air, d’habitudes de propreté et d’ordre, habitudes qui contribuent au respect de soi- même, d’une nourriture intelligemment choisie, contenant les éléments nécessaires, en proportion suffisante, à la reconstruction et au maintien des différents organes et des tissus du corps, nourriture qui produira de la vigueur, de l’énergie, de la puissance cérébrale.

À côté de notre nourriture physique, nous devons aussi surveiller notre nourriture mentale, la nourriture de l’esprit qui doit former notre corps.

Votre esprit doit être aussi pur et aussi sain que votre corps

Toutes les fois que vous pensez à vous-même, retenez l’image mentale d’un être parfait, en bonne santé, beau, noble, ne manquant de rien, et possédant toutes les qualités désirables.

Ne voyez en vous que l’homme ou la femme que Dieu a eu dans l’esprit lorsqu’il vous a créé. Certainement, il a créé un être complet, et n’a jamais décrété que cet être ne pourrait donner que le 25 ou le 50 % de ce dont il l’a créé capable ; les vies incomplètes que nous voyons autour de nous sont anormales.

Nous construisons nos corps avec nos pensées, autant qu’avec notre nourriture ; il est parfaitement exact que l’homme ne vit pas seulement de pain ; nos corps sont discordants ou harmonieux, malades ou en bonne santé, selon nos pensées habituelles.

Ceux qui ont compris cela, et ont pris l’habitude de la pensée juste, peuvent être transformés en une année, au point qu’on a de la peine à les reconnaître. Leurs visages ont perdu les rides creusées par le doute, la crainte ou le souci, les cicatrices laissées par le vice, pour refléter l’espoir, la gaîté et la joie. 14 ©MMXII www.club-editeur-internet.com Comment Établir l’Harmonie Entre le Corps et l’Esprit

Saint Paul a énoncé une loi parfaitement scientifique lorsqu’il a écrit : “Soyez transformés par le renouvellement de votre esprit”, c’est-à-dire, par l’ennoblissement et la transformation de vos pensées.

Se maintenir en bon état, signifie que l’esprit doit être aussi pur et aussi sain que le corps. C’est le devoir sacré de chacun de se maintenir dans cet état, physiquement et mentalement, autrement nul n’est capable de délivrer au monde le message divin dont il a été chargé.

Le miracle de la nutrition

“Voici le pain, qui fortifie le cœur de l’homme, et c’est pourquoi il est appelé le soutien de la vie.” Matthew HENRY

Le cerveau et les muscles peuvent continuer à agir grâce à la nourriture fournie à l’estomac

C onsidérons comment la croûte de pain et la cruche d’eau, déposées dans la cellule de Bunyan, réapparurent un peu plus tard, sous la forme d’une des plus grandes allégories qui aient jamais été écrites !

Examinez comment cette croûte de pain est triturée par les dents, chassée dans l’estomac par les muscles buccaux, dissoute par les acides et les alcalis, absorbée et lancée dans le torrent rouge mystérieux qu’est le sang, la vie de l’homme !

Nous ne pouvons découvrir le processus par lequel cette croûte de pain devient muscle pour agir ou cerveau pour penser. Nous ne pouvons voir la main manipulatrice qui fît mouvoir la navette tissant les destinées d’un Bunyan, ni définir la subtile alchimie qui, dans la prison transforma la croûte de pain en “Voyage du Pèlerin”.

Mais nous savons que si nous ne fournissons pas de la nourriture à l’estomac, quand il la réclame, le cerveau et les muscles ne peuvent continuer à agir.

Nous savons aussi que si cette nourriture n’est pas bien choisie et bien assimilée, et que si la digestion n’est pas maintenue en bon état par l’exercice de l’intelligence et du corps, elle ne produira pas l’allégorie d’un Bunyan, ni l’énergie et les capacités d’un Roosevelt, ni les inventions d’un Marconi ou d’un Edison, ni les succès d’un grand homme d’affaires.

Comment le miracle de la nutrition se passe-t-il ?

On dit que l’âge des miracles est passé ! Cependant, un miracle s’accomplit à chaque repas, aussi merveilleux que la résurrection d’un mort !

Vous mettez dans votre bouche un morceau de pain, un morceau de viande, un peu de légume, et, en quelques heures, ces aliments se transforment en homme. Ils commencent à penser, ils commencent à agir ; ils prennent toutes les caractéristiques de votre personnalité.

Ce qui était, quelques heures auparavant, de la nourriture, prend des décisions au Congrès, cultive le sol, ou se livre à toutes sortes d’occupations.

Une partie de votre capacité, de votre santé, de votre vigueur mentale, de votre bien-être futur, réside dans la nourriture que vous prenez. Assumerez-vous la responsabilité d’introduire dans votre estomac une nourriture qui ne vous fournira qu’un sang appauvri, un cerveau anémié et des facultés de qualité inférieure ? L’homme est tel qu’est sa nourriture

Vous dites que peu importe ce que vous mangez, pourvu que cela apaise votre faim. Vous rendez-vous compte que les cellules de ce légume trop mûr, de ce fruit qui commence à se gâter, de cette viande trop avancée sont détériorées, qu’elles ont perdu leur force réparatrice et rafraîchissante ?

Vous rendez-vous compte qu’en les utilisant pour satisfaire votre appétit, vous travaillez à avoir un cerveau de seconde classe, des nerfs et du sang de seconde classe ? Et cependant, vous désirez être un homme de première classe, n’est-ce pas ? Or, l’homme est tel qu’est sa nourriture.

Notre faculté intellectuelle dépend de notre nourriture

Vous vous êtes, sans doute, plusieurs fois étonnés de votre difficulté à concentrer vos pensées, à maintenir votre attention fixée sur les choses que vous faisiez. Mais vous ne vous êtes sans doute pas rendu compte que la qualité de votre puissance cérébrale, de votre courage, de votre initiative, de vos capacités, résidait dans votre nourriture, et que la qualité du produit ne peut surpasser la qualité du matériel employé.

“Intense, rapide, soutenue”, tel est la caractéristique d’une puissante mentalité. C’est moins une question de volonté que de vigueur et de vitalité.

Une santé robuste produit une forte intellectualité, qui est une puissance créatrice, tandis qu’à une santé faible correspond une vitalité affaiblie, et l’intelligence devient négative.

L’homme influent se fait remarquer par son habileté et sa rapidité de décision, tandis que l’homme indécis se fait du souci à la seule pensée qu’il doit prendre une décision. Il perd son temps à peser le pour et le contre, à rouvrir ses lettres pour voir s’il n’a rien omis d’important. L’homme décidé est celui qui réussit, et la décision est la fille d’une forte vitalité, d’un cerveau bien nourri.

N’est-il pas étonnant que malgré cela, nous perdions souvent, dans notre désir d’économiser, plus du dixième de notre influence, en nous privant de certains repas ou en achetant des marchandises de qualité inférieure ?

Pour économiser ainsi quelques centimes par jour, nous perdons des euros, grâce à une diminution de notre vitalité. De semblables économies sont criminelles.

Ne ruinez pas votre santé par de folles économies

Nous ne sommes pas sur cette terre simplement pour exister, mais pour accomplir le plus de bien possible, et nous ne devons rien nous refuser de ce qui peut augmenter notre efficacité.

Je connais bien des personnes aisées qui sont trop économes pour acheter des fruits, à moins qu’ils ne soient très bon marché, quoiqu’elles sachent que le fruit est nécessaire à la santé.

Non seulement il purifie le sang, mais il en augmente la quantité. Rien n’est meilleur pour le corps qu’un fruit bien mûr ; et à n’importe quel prix, nous devrions en manger chaque jour.

Beaucoup de gens ruinent leur santé sans le savoir, par de folles économies, en achetant de la viande de qualité inférieure, des légumes poussés trop hâtivement ou des fruits mal mûrs, ainsi que du thé ou du café de mauvaise qualité, etc.

Cependant chacun devrait prendre la résolution d’être bon pour lui-même, de ne pas nourrir son corps de produits inférieurs qui ruineront sa santé physique et mentale. Le secret de la force et de la puissance

Le malheur est que la détérioration mentale qui suit la violation des lois physiques est si subtile qu’elle est presque imperceptible, et des gens habitués au succès sont parfois surpris d’être soudain arrêtés par une perte subite de leur énergie mentale, de leur courage et de leur initiative.

L’originalité est le produit d’un esprit sain et d’un corps vigoureux. Il y aurait bien plus d’originalité dans ce monde si les gens prenaient davantage soin de leur santé.

La concentration est le secret de tout progrès, mais vous ne pouvez concentrer vos facultés avec vigueur, si votre cerveau n’est pas suffisamment nourri.

Le Dr Talmage avait l’habitude de dire : “Nous demandons constamment à Dieu ce que nous pourrions facilement obtenir nous-mêmes en nous nourrissant convenablement.”

La force et l’efficacité d’une multitude de gens pourraient être doublées, et même triplées, simplement par une alimentation scientifique.

Il est comparativement facile à un organisme robuste et bien nourri de faire du bon travail ; tandis qu’un organisme plus faible, même en y mettant toute sa force de volonté, ne pourra accomplir ce que le premier fait si aisément.

Les substances nécessaires à la vie se trouvent dans les fruits, les céréales et les légumes parfaitement mûrs et intelligemment, scientifiquement mangés, digérés et assimilés. Voilà le secret de la force et de la puissance.

Le renouvellement de votre force dépend de la qualité et de la régularité de votre nourriture

Beaucoup de personnes ont l’idée qu’elles ne peuvent rien changer au tempérament que leur ont légué leurs ancêtres. Elles ne comprennent pas que si elles restent trop longtemps sans manger, leur force commence à décliner, leur ambition à diminuer, leur joie à s’évaporer. Toutes ces choses leur reviennent lorsqu’elles prennent de la nourriture.

Elles ne se rendent pas compte que de la qualité et de la régularité de leur nourriture dépend le renouvellement de leur force. Notre force, notre efficacité dépendent avant tout de la pureté de notre sang.

Votre avenir est en quelque sorte dans votre sang

Si les cellules des céréales, des légumes et des fruits, sont atrophiées ou gâtées ; si elles n’ont pas été bien mûries ; si le sol dans lequel elles ont cru n’était pas de bonne qualité, ou si ces aliments n’ont pas été bien préparés, de façon à ce qu’ils se digèrent facilement ; si le corps n’est pas en état de digérer, d’assimiler la nourriture et de la transformer en sang, alors nous avons un corps chétif, un cerveau faible, et tout ce que nous ferons sera de qualité inférieure.

Souvenez-vous que votre avenir est en quelque sorte dans votre sang. S’il est pauvre, impur, anémié, il est incapable de vous fournir la force dont vous avez besoin pour réussir.

Le temps viendra où les gouvernements veilleront à ce que la nourriture fournie au peuple soit de bonne qualité, afin que rien ne puisse affecter le bien-être et le développement de la race humaine.

21 jours pour retrouver la santé