,

Les rêves. B

Bain – Jalousie ou désir de se débarrasser de quelque chose de vieux, ou sale.

Bal – Vos désirs d’amour seront réalisés. Chance: papillon.

Balance – Voir une balance: soupçons sans fondement. L’utiliser: vous serez appelé(e) à témoigner dans un procès.

Bagages – Bagage lourd: perte d’argent. Léger: vous recevrez de l’argent arriéré. Perte de bagage: disputes dans la famille. Parents avec des bagages: prudence commerciale.

Balaie – Attention à la chute commerciale, financière ou de prestige. Femme qui rêve d’un balaie: faites plus attention. Balayer la maison est toujours un bon signe dans un rêve.

Baleine – Vous recevez de l’aide inattendue.

Banane – Mûre: amour heureux. Verte: jalousie.

Banque – Vous allez probablement recevoir une visite importante. Déposer ou retirer de l’argent dans une banque: attention aux pertes.

Banquet – Être dans un banquet: les plaisirs coûteront cher. Inconnus dans un banquet: ressources abondantes.

Baptême – Assister à un baptême: chance dans le jeu pendant 8 jours. Être baptisé (e): difficultés à surmonter.

Bar – Vous perdez votre temps avec des choses sans importance.

Barbe – Vous dominez les personnes qui vous entourent. Barbe noire et longue: sécurité dans les affaires commerciales. Rousse : ambition excessive. Blanche ou blonde: vous épouserez une personne avec de grandes qualités.

Base militaire – Base militaire: travailler avec des difficultés. Être soldat d’une: fin des problèmes.

Bateau – Moments difficiles à passer. Traverser une rivière en bateau: bonheur et prospérité, s’il fait beau temps. Bateau à quai: rentrée d’argent. En mer: prudence. Le bateau peut indiquer des changements dans votre façon de vivre.

Beau-père – Essayez de recommencer quelque chose que vous pensez ne pas être correct.

Beauté – Voir de belles choses: esprit noble. Voir de belles personnes: amour justifié. Se voir beau (elle): succès en amour.

Bébé – Bonheur. Être un bébé: vous êtes follement aimé (e).

Bégayer – Vous êtes déterminé. Des enfants qui bégaient: vous aurez un bon avenir. D’autres personnes qui bégaient: de nouveaux intérêts. Chance: coq.

Bélier – Prospérité et fortune rapidement.

Belle-mère – Vous rencontrerez des gens puissants et influents. Chance: vache.

Bénir – Bénir quelqu’un: santé délicate pour cette personne. Être béni(e): profits.

Berceau – S’il est vide: déceptions passagères. Avec un bébé: discussions en famille. Avec deux ou plusieurs bébés: espérez une grossesse dans la famille. Si la pièce est sombre, c’est signe de futurs problèmes.

Bêtes – Furieuses: vous serez attaqué (e), mais vous triompherez. Calmes: vos désirs seront respectés. Chance: pariez sur ceux qui apparaissent dans votre rêve.

Bible – Lire la Bible: de suite surgiront des problèmes dans la famille. Une autre personne lisant la Bible: bonheur.

Bière – Réunion avec des amis, plaisirs. Bière fraiche: relation avec une personne égoïste. Bière chaude: intrigue.

Bigamie – Être bigame: bonne vie conjugale. Ne pas être bigame: beaucoup d’argent.

Bijoux – Les perdre: nouvelle et agréable relation. En or: ambition, tracas. En argent: vous serez victime de votre imagination. En général, ce rêve indique que vous vous préoccupez beaucoup avec les apparences.

Billet de loterie – De bons moments vous attendent. Recevoir un billet: bonheur en amour. Envoyer un billet: évitez les bagarres. Billet de loterie: chance dans le jeu.

Bisou – Bisou donné ou reçu: augmentation de l’affection. Voir quelqu’un s’embrasser: amour non déclarée. Bisou sur la joue: succès amoureux. Bouche: vous êtes imprudent (e). Embrasser un mort: ne commentez pas vos projets.

Blé – Richesse et abondance, réussite en affaires. Donner du blé: vous gagnerez de l’argent grâce à l’aide d’une autre personne.

Blessé – Quelqu’un blessé: grande déception. Vous êtes blessé(e): difficultés dans les affaires.

Blessé – Vous passerez par la tristesse émotionnelle. Méfiez-vous des ennemis.

Blessure – Être blessé(e) par animal: méchanceté de l’adversaire. Par un taureau: jalousie de rivaux dangereux. Blessures dans le cœur peut indiquer passion ou souffrance amoureuse.

Bœuf – Abondance en général. Mangeant: heureux présage. Gros: sécurité. Maigre: inverse. Meuglant ou furieux: discussion conjugale. Voir un bœuf mort: vos ennemis ne vous vaincront pas.

Boire – Dans un verre de cristal: guérir de la maladie, bien-être. Boire du vin: énergie. Eau: la paix d’esprit. Alcool: espoirs trompeurs. Lait: ennuis les passagers. En général, c’est un rêve lié aux désirs intimes et aux secrets.

Boite – Avoir une boîte: vous terminerez un projet. Ouvrir une boîte: long voyage. Une boite vide: vos plans seront annulés.

Bombe – Une bombe: mauvaises nouvelles. Être blessé (e) par l’explosion d’une bombe: contre temps sur la route.

Bouc – Lien scandaleux, folie érotique.

Bouche – Belle: suivez les conseils que vous avez reçus. Fermée: prudence. La bouche est aussi un symbole fort sexuel. Chance: serpent.

Boucherie – Bons présages. C’est signe de déception seulement si la boucherie est vide, sans viande ni personne.

Boucles d’oreilles – Ne croyez pas trop dans les promesses.

Boue – Marcher dedans: bonne santé. Être sale de boue: difficultés. Généralement, ce rêve indique que vous vous conformez trop facilement avec les choses.

Bougie – Vous pourrez être victime d’idées très anciennes. Allumée: un nouveau va améliorer votre situation.

Boulangerie – Voir une boulangerie: richesse. Être dans une boulangerie: vous aurez une bonne année. Chance: chat.

Bouquet – Un bouquet: chance en affaires. Offrir un bouquet: relation amoureuse constante. Recevoir un bouquet: beaucoup de plaisirs dans la vie. Lancer un bouquet: séparation.

Bouteille – Pleine: succès dans de petites affaires. Vide: vous dépenserez de l’argent inutilement. Bouteille cassée: dispute.

Braises – Rentrée d’argent inattendue.

Branche – Désir de trouver la paix. Se suspendre à une branche d’arbre: Vous pouvez vous sentir désespéré(e).

Bras – Vanité. Travaux récompensés.

Brouillard – Argent qui arrive. Être enveloppé dans le brouillard: malheur.

Bruit – Nuisances et obstacles.

Bus – Succès passager ou désir de changer de vie.

reussite_7j_reves_L

,

Les cinq perfections. Le plaisir

Le plaisir s’entend ici comme plaisir des sens, ravissement, contentement, exaltation, esthétisme, bon goût, délectation. Nous avons plaisir à être entourés de belles choses car nous apprécions admirer ce qui est beau. Nous prenons plaisir à goûter des mets succulents car nous apprécions manger et boire ce qui est bon. Nous prenons plaisir à écouter musiques et chansons mélodieuses car nous apprécions entendre des sonorités harmonieuses. Nous prenons également plaisir à sentir des parfums exquis ou à toucher des textures agréables.

L’appréciation est la clé de la Voie de la Manifestation, par laquelle nous utilisons, de façon consciente et délibérée, la Loi de l’Attraction afin d’obtenir ce que nous désirons. Il est donc naturel et primordial de nous entourer de belles choses, de manger des aliments savoureux, d’être baignés de parfums délicieux et de bercer nos oreilles de sonorités gracieuses.

Lorsque nous apprécions ce que nos sens captent et traduisent, nous vibrons de façon harmonieuse avec notre être intérieur, avec notre Source et nous attirons à nous ce que nous désirons, nous créons une expérience de vie heureuse.

La multitude, la variété, la diversité, est là pour que vous puissiez y discerner ce que vous préférez.

Choisissez ce qui vous plaît, regardez ce qui vous plaît, mangez et buvez ce qui vous plaît, écoutez ce qui vous plaît, sentez ce qui vous plaît et touchez ce qui vous plaît. Remplissez votre existence de tout ce que vous appréciez et vous en attirerez encore plus, vous vivrez dans un état de contentement qui vous permettra de focaliser votre attention sur ce que vous désirez uniquement pour ainsi obtenir, créer ou accomplir ce que vous désirez.

Prenez soin de vous, de votre apparence physique. Faites en sorte d’avoir une apparence plaisante, qui vous plaise, qui fasse que vous vous appréciez, que vous vous aimez lorsque vous vous regardez. Il vous est plus facile de vous aimer lorsque vous appréciez votre apparence. Il vous est plus facile de vous aimer lorsque les autres apprécient votre apparence. Faites donc cela pour vous, principalement, car plus vous vous aimerez, plus vous serez en accord avec votre être intérieur, qui vous aime d’un amour infini, et plus les autres vous aimeront !

Vous vous êtes incarné pour une seule raison : profiter de tout ce que cette réalité physique spatiotemporelle peut vous offrir. Vous êtes venu au monde pour exercer votre pouvoir de création en toute liberté, pour exprimer toute l’étendue de votre créativité. Alors laissez-la s’exprimer. Créer, attirez à vous tout ce qui vous plait, possédez ce que vous voulez, faites ce qui vous fait plaisir. C’est là la seule façon d’être en harmonie avec la Source car c’est ainsi que vous serez en harmonie avec ce que vous êtes réellement, ce que vous avez décidé d’être, en vous incarnant.

reussite_7J_plus_sensuelle_L

,

Les rêves. A

Abandonner – L’abandon est toujours signe d’un changement dans la vie. Abandonner quelque chose ou quelqu’un: désir de changement. Être abandonné(e): prospérité. Abandonner un vice: réconciliation.

Abdomen – Douleurs abdominales: acquisition d’argent. Une personne mariée qui rêve d’abdomen: malheureuse en amour.

Abeille – C’est un signe de prospérité. Être piqué(e) par une abeille: attention avec la jalousie des collègues. Les voir: profits. Si une femme rêve d’être piqué au visage cela peut indiquer une grossesse.

Abime: Le voir: vous avez des adversaires puissants. Sortir d’un: amour récupéré avec difficulté. Tomber: attention, de sérieux obstacles. Le rêve avec l’abime c’est toujours avoir peur de quelque chose.

Ananas-doux – Rencontre amoureuse.

Avocat – Voir beaucoup d’avocats: amour sans espoir. Les manger: joie et bonheur. Mûrs: prospérité. Verts: contrariété.

Avortement – Avertissement de dérive dans la vie. Incertitude dans les plans et risque de commettre des fautes graves.

 Aboiement – Restez vigilant. Entendre des aboiements: bons conseils. Si le chien aboie comme s’il allait vous mordre: peine moral.

Acacia – Les voir: indique la réussite. Sentir leur parfum: manœuvres secrètes de quelqu’un.

Accident – Avec vous: errance. Avec les autres: contrariétés. Si vous en échappez indemne: vous surmonterez les obstacles.

Accident – Si vous êtes impliqué(e)dans l’accident c’est signe de bonne santé. Être témoin: attention aux problèmes.

Accouchement – Assister à un accouchement: bonnes nouvelles. Aider à l’accouchement: vous aiderez un ami. Accoucher: espoirs bientôt réalisés. Accouchement heureux: fin de souffrance. Malheureux: tracas.

Accusation – Accuser quelqu’un est toujours le signe que nous voulons transférer les responsabilités.

Acide – Vous pourrez être victime de potins et d’intrigues.

Acier – S’il est brillant: réussite. Le tenir: sécurité dans votre position sociale. Le casser: victoire dans vos entreprises.

Adieu / Au revoir – C’est toujours un signe d’un changement dans la vie.

Adorer– Dieu: paix de l’esprit. Adorer une femme (homme): imprudence pour laquelle vous serez punis. Toute autre personne: attention à la partie financière.

Adresse – Rechercher une adresse: avoir beaucoup de chance dans les affaires. Écrire une adresse: signe de prudence amour.

Adultère – Plaisirs de courte durée. En être témoin: affront que vous recevrez. Le pratiquer: passion violente.

Affaires – Illégales: malheurs. Légales: chance. Bien dirigées: héritage. Ratées: obstacles. Indécision: préoccupations.

Âge – Si vous êtes préoccupé (e) avec votre âge, cela peut signifier: problèmes de maladies.

Agonie – Si c’est la votre: santé et longévité. Voir agoniser une femme: grossesse ou naissance prochaine. Voir l’agonie d’une autre personne: un parent pense à vous.

Agression – Victoire d’un procès ou vous serez vengé(e) de l’injustice subie.

Agriculture – Être un agriculteur: prospérité. Une autre personne agriculteur: succès qui viendra de l’effort fournit dans le travail.

Aigle – Volant: espoirs réalisés. Ce rêve est toujours un avertissement pour que vous preniez des décisions.

Aiguille – Si c’est en couture: n’importe qui peut nuire à votre amour propre. A tricoter: potins et intrigues. Enfiler le fil dans l’aiguille: réalisation du mariage.

Ail – Discussion ou divulgation d’un secret. C’est signe que nous avons besoin de repos.

Ailes – Avoir des ailes: amélioration de situation. Vous voir voler: ambition. Voler sans ailes: dépression nerveuse ou succès de courte durée. Voir les ailes des oiseaux: évitez les personnes pessimistes.

Aimer – Si c’est vous qui aimez: vous pourrez sentir des angoisses. Être aimé(e): satisfaction. Si c’est réciproque: vous avez un(e) rival(e).

Air – S’il est pur: prospérité, vous retrouverez des objets perdus, voyages heureux, vous gagnerez un procès ou autre chose. Air froid: problèmes avec des amis. Air chaud: vos passions vous tourmentent.

Alarme – Entendre une alarme: changement de vie. Donner l’alarme: accélérez vos plans professionnels. Alarme d’incendie: mauvaises nouvelles.

Alcool – dégout intime et difficultés.

Alcoolique– Fuyez les mauvaises compagnies. Changer vos actes et vous gagnerez.

Alimentation – Bonheur, joie, bien-être.

Aliments – De bonne qualité: bonheur. Les offrir à quelqu’un d’autre: récompense. S’ils n’ont pas une bonne apparence cela peut vouloir dire obstacles au sein de la famille.

Allaitement – Pour la femme c’est signe d’une prochaine grossesse. Voir quelqu’un allaiter: bonheur, votre générosité sera récompensée.

Alliance / Bague – Si vous êtes devant une vitrine: mariage proche. En gagner une: amour partagé. En trouver une: nouveaux amours. La donner à quelqu’un: amour non partagé.

Alligator – Méfiez-vous des manœuvres d’une personne fausse.

Allumer – Généralement l’acte d’allumer quelque chose en rêve à un lien avec le succès et l’abondance. Si le rêve contient des méchancetés cela signifie l’insécurité.

Allumette – La voir allumée ou l’allumer: Vous réussirez ce que vous voulez. Ne pas arriver à l’allumer: sérieux obstacles. La voir éteinte: intrigues.

Amant – Ce rêve signifie le contraire: si c’est une belle rencontre ou passionnée c’est signe de discussions et problèmes. Si c’est une dispute en rêve: espérez des bons moments.

Ambulance – Nouvelles de personnes éloignées.

Âme – Cela peut vouloir dire que nous sommes trop attachés aux valeurs matérielles.

Améthyste – Vous recevrez un cadeau. Vous atteindrez une position brillante. Ne manquez pas l’opportunité qui se présentera.

Amour – Revivre en rêve un ancien amour: réussite en affaires avec le sexe opposé. Amour interdit: petits secrets. En général, c’est lié à la frustration et aux rêves non réalisés.

Amputation – Vous pouvez perdre une amitié précieuse. C’est aussi en relation avec notre vie érotique.

Amulette – Une amulette: attention aux jaloux. Vous portez une amulette: changement de vie. En acheter une: mariage. En vendre une: malheur.

Ange – Puissante, protection et bonnes nouvelles.

Animaux – Calmes: vos désirs les plus intimes seront exaucés. Furieux: vous serez la victime d’intrigues, mais vous triompherez. Chance: pariez sur les animaux qui apparaissent dans votre rêve.

Anniversaire – Si c’est le votre: bonne santé. Fêter l’anniversaire de quelqu’un d’autre: ennuis.

Apparition – D’un mort, parent, un ami ou d’une amie: devoir à accomplir. Examinez l’expression de la personne, si elle est douloureuse: priez pour elle. Si elle sourit: vous pouvez lui demander protection ou une faveur spéciale. Si la personne qui vous est apparut vous parle: écoutez soigneusement tout ce qu’elle vous dit et suivez ses conseils.

Apprendre – Apprendre quelque chose de nouveau au travail: bonne chance. D’autres personnes qui apprennent: difficultés.

Araignée – Votre réussite dépendra de votre effort. Attention à vos relations avec les femmes.

Arbre – Succès en affaires.

Arc-en-ciel – Changement spectaculaire dans votre vie. Chance: paon.

Argent – En trouver: ennui avec les finances. Le perdre: chance, rentrée d’argent. Voir de l’argent: vous ne recevrez pas le montant qui vous est dû.

Arme – Avis de prudence avec les amitiés.

Arracher – Perte de prestige ou échec en amour.

Artiste – Attention à ne pas vous tromper sur les gens.

Ascenseur – Montant: changement favorable de situation. Descendant: vous aurez la fortune en travaillant beaucoup. Se déplaçant à vide: déceptions. Plein de personnes: bénéfices.

Asile – Un asile: vous recevrez de l’argent inattendu. Être dans un asile: chance. D’autres personnes dans un asile: vous retrouverez des objets perdus.

Assaisonnement – S’il est prêt: vous aimez bien manger. Le mettre dans les aliments: joies.

Atelier – Le voir en pleine activité: héritage, travail récompensé. Le voir vide ou arrêté: pertes, obstacles.

Attaché – Être attaché(e): obstacles. Attacher quelqu’un: embarras et perte d’argent.

Aumône – Donner l’aumône: prochainement une grande joie et paix intérieure. Demander l’aumône: vous recevrez des prestations.

Autel – Être en train de prier devant: bonne conduite: Voir un autel: mariage heureux. Le construire: un parent ou un ami va suivre le sacerdoce. Le voler: mésaventures.

Autruche – Événement marquant et positif en relation avec l’argent.

Aventure – Vous pourrez être trompé(e) et vous vous disputerez avec la personne que vous aimez. Incertitude par rapport à votre environnement ou à une personne.

Aveugle – C’est signe que vous devez faire attention aux affaires douteuses.

Avion – Vous recevrez des nouvelles d’un parent ou d’un ami lointain. Chute d’avion: peur de l’accident ou mauvaises nouvelles.

Avocat – Ce rêve est toujours lié à des problèmes actuels et futurs. Chance: chat.

Avril – 1er avril: voyage. Tromper les anciens: perte d’un être cher. Tromper la famille: bons moments à venir.

reussite_7j_reves_L

,

Des différentes sortes d’amour

Les hommes versés dans les humanités sont d’avis qu’il y a 4 sortes d’amour, savoir :

1. Amour résultant d’une habitude continue

L’amour résultant de l’exécution constante et continue de tel ou tel acte est dit amour acquis par pratique et habitudes constantes : comme, par exemple, l’amour du commerce sexuel, l’amour de la chasse, l’amour de la boisson, l’amour du jeu, etc.

2. Amour résultant de l’imagination

L’amour ressenti pour des choses auxquelles on n’est pas habitué, et qui procède entièrement des idées, est dit amour résultant de l’imagination : comme, par exemple, l’amour que certains hommes, femmes et eunuques éprouvent pour l’Auparishtaka ou congrès buccal, et celui que tout le monde éprouve pour des actes tels que d’embrasser et baiser, etc.

3. Amour résultant de la foi

L’amour réciproque des 2 Parts et dont la sincérité n’est pas douteuse, quand chacun voit dans l’autre une moitié de soi-même, est dit amour résultant de la foi par expérience.

4. Amour résultant de la Perception d’objets extérieurs

L’amour résultant de la perception d’objets extérieurs est bien évident et bien connu de tout le monde, car le plaisir qu’il procure est supérieur au plaisir des autres sortes d’amour, qui n’existent que par lui.

Ce qui est dit dans ce chapitre au sujet de l’union sexuelle est suffisant pour l’homme instruit ; mais pour l’édification de l’ignorant, ce même sujet va être maintenant traité au long et en détail et à leurs femmes.

Une foule d’hommes sont dans la plus complète ignorance des sentiments de leur femme, et ne s’inquiètent nullement si elle est bien ou mal disposée.

Pour posséder à fond le sujet, il est absolument nécessaire de l’étudier. On saura alors que, comme pour faire du pain, il faut préparer la pâte, de même il faut préparer sa femme pour le commerce sexuel, si on veut qu’elle en tire satisfaction.

,

La pensée de Gandhi

Foi

Gandhi était né hindouiste et pratiqua l’hindouisme toute sa vie, qui inspira la plupart de ses principes. Comme hindouiste commun, il croyait à l’égalité de toutes les religions et refusait de se convertir à une autre foi.

C’était un théologien avide et il lut beaucoup sur toutes les grandes religions. Il dit sur sa religion :

« L’hindouisme tel que je le connais satisfait complètement mon âme, remplit mon être entier… Quand le doute m’assaille, quand le découragement me regarde en face, quand je ne vois plus aucune lueur d’espoir à l’horizon, je me tourne vers la Bhagavad Gita, et je trouve un vers pour me consoler; et je commence à sourire immédiatement au milieu d’un écrasant chagrin. Ma vie a été remplie de tragédies et si elles n’ont pas laissé d’effet indélébile sur moi, je le dois aux enseignements de la Bhagavad Gita. »

Gandhi écrivit un commentaire sur la Bhagavad Gita en Gujarati.

Gandhi croyait que le coeur de toutes les religions était la vérité et l’amour (compassion, non-violence et éthique de réciprocité). Il critiquait l’hypocrisie, les mauvaises pratiques et les dogmes de toutes les religions et fut un réformateur social infatigable. Ses commentaires sur les différentes religions furent :

« Ainsi, si je ne pourrais pas accepter le christianisme comme parfait ou comme la plus grande des religions, je ne pourrais pas non plus considérer l’hindouisme comme tel. Les défauts de l’hindouisme me sont bien visibles. Si l’intouchabilité pouvait être une partie de l’hindouisme, ce serait une partie pourrie ou une excroissance. Je ne pourrais pas comprendre la « raison d’être » d’une multitude de sectes ou de castes. Quel serait le sens de dire que les Vedas sont des textes sacrés inspirés par Dieu ? S’ils ont été inspirés par Dieu, pourquoi pas la Bible ou le Coran également ? Mes amis chrétiens ont été aussi entreprenants pour me convertir que mes amis musulmans. Abdullah Sheth m’a continuellement incité à étudier l’islam, et évidemment avait toujours quelque chose à dire concernant sa beauté. »

« Dès que nous perdons la base morale, nous cessons d’être religieux. Il n’y a pas de choses telle qu’une religion effaçant la moralité. L’homme donc, ne peut être menteur, cruel ou dépravé et clamer qu’il a Dieu de son côté. »

« Les paroles de Mahomet sont un trésor de sagesse, pas seulement pour les musulmans mais pour l’humanité entière. »

Plus tard dans sa vie, quand on lui demandait s’il était hindouiste, il répondait :

« Oui je le suis. Je suis aussi un chrétien, un musulman, un bouddhiste et un juif. »

En dépit de leur profond respect mutuel, Gandhi et Rabindranath Tagore furent impliqués dans des débats prolongés à plusieurs reprises. Ces débats illustraient les différences philosophiques entre les deux plus célèbres Indiens de ce temps. Gandhi s’est consacré à améliorer les conditions de vie des intouchables, les appelant Harijans, le peuple de Krishna. Le 15 janvier 1934, un tremblement de terre toucha le Bihar et causa de nombreuses victimes et dégâts.

Gandhi maintint que cela était dû au péché commis par les castes hindoues supérieures de ne pas laisser les intouchables accéder à leurs temples. Tagore s’opposa diamétralement au point de vue de Gandhi, soutenant qu’un tremblement de terre pouvait être seulement créé par des forces naturelles, pas par des raisons morales, aussi répugnante que puisse être la pratique de l’intouchabilité.

Vérité

Gandhi a dédié toute sa vie à la découverte de la vérité ou satya. Il essaya de l’atteindre en apprenant de ses propres erreurs et en pratiquant des expériences sur lui-même. C’est notamment le thème de son livre Autobiographie ou mes expériences de vérité.

Gandhi établissait que la plus importante bataille à remporter était vaincre ses propres démons, peurs et insécurités. Il résuma ses croyances quand il dit d’abord « Dieu est vérité ». Il changea ensuite cette déclaration en « la vérité est Dieu ». Ainsi satya (la vérité) dans la philosophie de Gandhi est « Dieu ».

Simplicité

Gandhi croyait sincèrement qu’une personne impliquée dans le service social devait mener une vie simple qui l’amènerait au brahmacharya. Sa pratique de l’ascétisme s’inspire de la pensée du philosophe et poète américain Henry David Thoreau. Cette simplicité commença par le renoncement au style de vie occidental qu’il menait en Afrique du Sud. Il appela cela « se réduire soi-même à zéro »; « vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre » tel était ses valeurs, son mode de vie, ce qui voulait dire abandonner toute dépense superflue, mener une vie simple et laver ses propres vêtements. En une occasion il renvoya les cadeaux offerts par les indigènes pour son aide à la communauté.

Gandhi passait un jour de chaque semaine en silence. Il croyait que s’abstenir de parler lui amenait la paix intérieure. Ceci venait des principes hindous du mauna (en sanskrit, मौन – silence) et shanti (paix).

Ces jours-là il communiquait avec les autres en écrivant sur un papier. Pendant 3 ans et demi, à l’âge de 37 ans, Gandhi refusa de lire les journaux, clamant que les nouvelles tumultueuses du monde lui causaient plus de confusion que son propre trouble intérieur.

Revenant en Inde après son séjour en Afrique du Sud, il abandonna le port de vêtements occidentaux, qu’il associait à la richesse et au succès. Il s’habilla pour être accepté par les plus pauvres en Inde, et il promut l’utilisation de vêtements tissés à la maison (khadi). Gandhi et ses partisans fabriquaient donc les vêtements qu’ils portaient ; ils encourageaient les autres à faire de même dans le but de redonner une certaine autonomie économique à l’Inde rurale, autonomie laminée par la domination de l’industrie britannique qui détenait alors les filatures industrielles. Le rouet fut bientôt incorporé au drapeau du parti du congrès indien.

Gandhi porta le dhotî (équivalent masculin du sari) tout le reste de sa vie, non seulement en signe de simplicité mais aussi parce que cet habit, filé de ses mains, constituait pour lui une garantie de ne pas cautionner l’exploitation d’ouvriers britanniques ou indiens dans des filatures industrielles.

Végétarisme

L’idée du végétarisme est fortement ancrée dans les traditions hindoues et jaïns, et dans sa terre natale du Gujarat la plupart des hindous et sa famille étaient végétariens. Avant de partir étudier pour Londres, Gandhi avait promis à sa mère qu’il ne mangerait pas de viande. Il tint sa promesse et son végétarisme devint une partie intégrante de sa philosophie de non-violence. Il écrivit le livre La Base morale du végétarianisme et plusieurs articles sur le sujet, certains furent publiés par la London Vegetarian Society dont Gandhi fit partie, et où il se fit de nombreux amis, tel le président Dr. Josiah Oldfield. Ayant lu et admiré les oeuvres de Henry Stephens Salt, le jeune Mohandas le rencontra et correspondit longtemps avec le militant végétarien.

Gandhi passa beaucoup de temps à promouvoir le végétarisme pendant et après son séjour à Londres. En plus de la dimension éthique du végétarisme il considérait la dimension économique, étant donné que la viande était (et est toujours) plus chère que les céréales, les légumes et les fruits, et aidait ainsi les Indiens qui avaient de faibles revenus.

Il nota dans son autobiographie que le végétarisme était le début de son profond engagement envers le brahmacharya; sans un contrôle total sur ses besoins alimentaires il n’aurait pas pu réussir le brahmacharya.

Gandhi avait aussi une très nette tendance au végétalisme, et en fut adepte un certain temps.

Brahmacharya

Le brahmacharya (pureté spirituelle et pratique) est largement associé avec le célibat et l’ascétisme. Le brahmacharya, qui correspond à l’une des quatre périodes de la vie humaine telle que le théorise l’hindouisme, est à rapprocher d’une forme de discipline du corps dont la visée, spirituelle ou religieuse, est le détachement des sens (lesquels entraveraient la libération (moksha) de l’âme). Gandhi concevait le brahmacharya comme un moyen de se rapprocher de Dieu et comme la pierre de fondation de sa réalisation personnelle. Pour Gandhi, brahmacharya signifiait « contrôle des sens en pensée, en mots et en actions ».

Dans son autobiographie, il raconte sa lutte contre ses besoins sexuels et les accès de jalousie envers sa femme Kasturba. Il sentait comme une obligation personnelle de rester abstinent afin, d’une part, de pouvoir apprendre à aimer plutôt qu’à rechercher le plaisir, et d’autre part, de cantonner le corps — et plus largement le monde de la matière — au service des aspirations et de la volonté de l’esprit. Cette lutte, d’après ce qu’il expose dans son autobiographie, fut sans relâche, puisqu’à la fin de sa vie, devenu veuf, il partageait régulièrement la couche de sa nièce préférée, Manu, ceci afin d’éprouver la solidité de son voeu passé (ceci fit d’ailleurs scandale à l’époque). Par ailleurs, Gandhi n’eut de cesse toute sa vie d’étendre et d’approfondir les domaines d’application de sa recherche de maîtrise des sens. Outre la maîtrise du désir sexuel, il rechercha également à se détacher du plaisir gustatif : formant régulièrement des « voeux », Gandhi supprimait progressivement tel condiment, tel aliment, ou réduisait toujours plus le nombre d’aliments qu’il pouvait ingurgiter.

Non-violence

Le concept de non-violence (ahimsa) et Résistance non-violente a une longue histoire dans la pensée religieuse indienne et a eu de nombreuses occurrences dans des contextes hindouistes, bouddhistes, jaïnistes et judéo-chrétiens.

Le concept de non-violence lui-même est une traduction, forgée par Gandhi, du mot sanscrit ahimsa (a : privatif et himsa : nuisance, violence), présent dans les traditions religieuses de l’Inde. Gandhi explique cette philosophie et ce mode de vie dans son autobiographie.

« Quelle différence cela fait-il aux morts, aux orphelins et aux sans-abri, que la destruction aveugle ait été amenée au nom du totalitarisme ou au nom sacré de la liberté et de la démocratie ? »

« Il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir mais aucune cause pour laquelle je suis prêt à tuer. »

En appliquant ces principes, Gandhi n’hésita pas à les emmener aux extrêmes de sa logique. En 1940, quand l’invasion des îles britanniques par l’Allemagne nazie semblait imminente, Gandhi donna l’avis suivant au peuple anglais.

« J’aimerais que vous déposiez les armes que vous possédez comme étant inutiles pour vous sauver, vous ou l’humanité. Vous inviterez Herr Hitler et Signor Mussolini à prendre ce qu’ils veulent des pays que vous appelez vos possessions… Si ces gentlemen choisissent d’occuper vos foyers, vous les leur laisserez. S’ils ne vous laissent pas partir, vous vous laisserez massacrer, hommes, femmes et enfants, mais vous refuserez de leur prêter allégeance. »

Néanmoins, Gandhi se rendait compte que ce niveau de non-violence requérait une foi et un courage incroyable que peu de monde possédait. Il conseillait donc qu’il n’était pas nécessaire que tous restent non-violents, surtout si la non-violence était utilisée pour cacher la lâcheté :

« Je crois que s’il y a seulement le choix entre la violence et la lâcheté, je conseille la violence . »

« Je répétais à chaque réunion l’avertissement qu’à moins qu’ils sentent qu’avec la non-violence ils avaient une force infiniment supérieure à celle qu’ils possédaient avant, ils ne devaient pas appliquer la non-violence et reprendre les armes. »

Gandhi pensait que la violence était inefficace et ne pouvait qu’initier une chaîne continue de vengeance. Il disait de la loi du Talion :

« OEil pour oeil rend le monde entier aveugle. »

Gandhi rattachait également la non-violence au féminisme. Il l’explique lors d’un discours pendant la marche du sel :

« Appeler les femmes le sexe faible est un mensonge. C’est une injustice des hommes faite aux femmes. Si la non-violence est la loi de nos êtres, le futur est avec les femmes. »

Gandhi puisa une partie de son inspiration dans les écrits de Léon Tolstoï, qui, dans les années 1880 avait vécu une conversion profonde en une forme personnelle d’anarchisme chrétien, ce qui l’avait amené à concevoir un christianisme détaché du matérialisme et non violent. Gandhi a écrit une introduction à Lettre à un Hindou de Tolstoï, écrite en 1908, rédigée en réponse à la violence des nationalistes indiens, et tous deux correspondirent jusqu’à la mort de Tolstoï en 1910. Certains pensent que sans Tolstoï, Gandhi n’aurait peut-être jamais été aussi déterminé à mener une action aussi non-violente qui fit sa gloire. Tolstoï a d’ailleurs lui-même beaucoup fréquenté certains courants orientalistes et a régulièrement correspondu avec des bouddhistes, hindous et baha’istes.

Satyagraha

Face à face d’un policier et de Gandhi alors qu’il mène la grève des mineurs indiens en Afrique du Sud, 1913. Le satyagraha (« la force née de la vérité et de l’amour ou non-violence ») est l’aboutissement de cette vérité contre des lois ou des systèmes injustes au travers d’une lutte non violente. Gandhi considère même le satyagraha supérieur à la désobéissance civile ou à la résistance non-violente car le terme implique de servir une cause juste et devenait de ce fait l’arme des forts et non plus l’arme des faibles.

Pour lui cette lutte ne doit engendrer aucune souffrance à l’adversaire, s’il y a souffrance c’est au défenseur de la vérité de la subir :

« La recherche de la vérité ne doit admettre qu’aucune violence ne soit infligée à un adversaire, mais qu’il doit sortir de l’erreur par la patience et la sympathie. Parce que ce qui apparaît comme la vérité à l’un peut apparaître comme erreur à l’autre. Et patience signifie auto-souffrance. Donc la doctrine est revendication de la vérité, pas en infligeant des souffrances à son adversaire, mais à soi-même. »

,

L’action de la pensée sur l’arbre respiratoire

Les tousseurs impénitents pourront afficher chez eux la salutaire suggestion suivante : « Ici, il est défendu de tousser »

Les troubles respiratoires chez les traqueurs. – Comment faire cesser, par suggestion, une crise d’asthme ou d’emphysème ; exemple de la clientèle des auteurs.

La suggestion contre la toux : « Ici, il est défendu de tousser ! ». Comment Hector Durville s’est défendu par l’autosuggestion et l’automagnétisation contre une terrible pleurésie purulente.

La fonction respiratoire, véritable pont entre la vie consciente et la vie végétative, permet à l’adepte d’envoyer sa volonté vers les profondeurs organiques.

Un exercice oriental de respiration ; comparaison des résultats respiratoires obtenus par un athlète de la pensée à ceux obtenus par les cham­pions du monde de la plongée.

La suggestion peut détruire ce que l’émotion crée

L’émotion désharmonise les rythmes pulmonaires.

Elles sont bien connues les perturbations respiratoires qui accompagnent l’attaque de trac. Sous le choc de l’idée de crainte, l’inspiration et l’expiration sont saccadées, incomplètes, douloureuses ; le thorax est étreint comme en un étau ; le larynx se crispe, la voix se détimbre, « blanchit ».

(Nous avons dépeint, avec tous détails utiles, les troubles du trac, ainsi que le traitement à y opposer dans notre Art de devenir énergique ; pour ne pas faire de répétitions, nous y renvoyons le lecteur).

Chez l’asthmatique, l’emphysémateux, le tuberculeux, chez l’urémique en instance de crise pulmonaire, une émotion peut déclencher une crise d’étouffement.

Chez n’importe quel prédisposé pulmonaire et chez les névrosés à poumons même sains, l’émotion peut provoquer la toux. La toux aboyante des névropathes est banale pour les neurologiques.

Ce que l’émotion crée, la suggestion peut aisément le détruire. Rien de plus aisé que de faire disparaître par suggestion une attaque de trac (3), une crise d’asthme ou d’emphysème, et de calmer l’élément nerveux d’une toux quinteuse chez un tuberculeux.

Prenons l’exemple banal d’une crise d’asthme ou d’emphysème. Le malade est assis dans son lit, inondé de sueur, les yeux hagards, la face violette et anxieuse. Il fait des efforts inouïs pour faire descendre un filet d’air vers ses poumons en spasme.

Prenez-lui les mains et parlez-lui : « Vos poumons vont se détendre ; l’air va y pénétrer, la crise va cesser… » Appuyez votre suggestion d’une bonne friction sur le trajet des côtes, d’une vibration manuelle au cou, sur le trajet du nerf pneumogastrique.

Renouvelez la suggestion : « elle cède, déjà vous respirez mieux ». La moindre accalmie qui survient est une perche de salut à laquelle vous devez faire cramponner votre malade : « Constatez que vous respirez mieux. Un effort encore et ça y est… ». Si la crise résiste plus de 10 à 15 minutes, c’est que vous ne savez pas faire une suggestion.

L’autosuggestion fait tout ce que fait la suggestion si l’on sait croire en elle

Nous citons souvent en exemple la guérison que nous avons obtenue, non pas sur un banal asthmatique ou emphysémateux, mais sur un urémique en pleine crise d’asphyxie et à la mort, sans avoir employé le moindre médicament chimique.

Le malade n’urinait plus, surtout depuis 36 heures. Ses 2 poumons étaient congestionnés jusqu’à moitié. Le cœur était si faible qu’il ne réagissait plus ni à l’huile camphrée, ni à la caféine, ni à l’éther. La sueur froide glaçait le visage. L’homme était vieux et usé, mais il était courageux.

L’idée, si elle tient un moribond jusqu’à l’arrivée de l’être cher anxieusement attendu, peut aussi faire résister le poumon aux inva­sions de l’œdème. De tout le peu de force qui lui restait, l’homme se cramponna, nous aida.

La technique que nous employâmes fut celle que nous venons de décrire hâtivement comme faisant cesser une crise d’asthme ou d’emphysème : paroles détensives appuyées de frictions manuelles.

Avec ferveur l’homme répéta : « Je suis calme, je respire, mon poumon se dégage, mon rein s’ouvre ». Il se calma, respira. En 8 jours, il était debout.

Si l’on sait croire en elle, l’autosuggestion fait tout ce que fait la suggestion.

Un tousseur peut, s’il sait, s’empêcher de tousser. Nous ne parlons pas seulement du tousseur nerveux, mais aussi de celui qui tousse par besoin pulmonaire, l’emphysémateux, le tuberculeux, par exemple.

En modérant par autosuggestion les débordements de la toux, en s’évitant les quintes, le tousseur laisse reposer ses poumons et permet les circulations profondes.

Dans le sanatorium d’un de nos amis, grand adepte des traitements par l’idée, on peut lire, sur les murs, des pancartes ainsi libellées : « Ici, il est défendu de tousser ».

Penser à la guérison avec ferveur et foi

À ceux qui douteraient de l’action que peut exercer une pensée bien dirigée vers les profondeurs pulmonaires, nous pouvons citer le cas de Hector Durville.

À l’âge de 66 ans, Hector Durville contracte une terrible pleu­résie purulente interlobaire gauche vérifiée par la radioscopie. Celle-ci s’ouvre dans une bronche. Le malade commence à cracher un pus infect polymicrobien (pas de bacille de Koch).

En raison de l’âge, de l’état de fatigue du cœur et des reins, de l’œdème des jambes, Hector Durville porte sur lui-même le plus sévère pronostic. Ce pro­nostic est confirmé par le chirurgien et par nous-mêmes.

Mais voici que Hector Durville veut faire une expérience. Il nous convie à suivre de près l’évolution de son cas : « Je vais guérir, nous dit-il. Je ferai le nécessaire ». À partir de ce jour, le rein s’ouvre, le malade urine, les jambes désenflent.

Pendant un an, Hector Durville « s’automagnétise ». Il pense avec ferveur et foi, pendant des heures chaque jour, pendant des heures chaque nuit : mon poumon se cicatrise, ma caverne se bouche, le pus disparaît.

Un an après le début de l’expérience, notre père ne crachait plus de pus. Celui-ci reparut d’ailleurs dans les mois qui suivirent, mais jamais en quantité considérable. La caverne s’obtura nettement. Quel tissu la combla ? Hector Durville assurait que c’était du vrai poumon qu’il reconstituait en lui.

Personne ne saura jamais si le maître disait vrai. En tout cas, nous pouvons affirmer que tout se passait, à l’auscultation, comme si le tissu reconstitué respirait : l’air semblait y pénétrer.

Hector Durville est mort dans sa 74è année, et c’est une brusque syncope cardiaque – et non la pleurésie purulente – qui le tua.

L’action de la pensée sur les rythmes pulmonaires

Mais revenons à l’action qu’exerce l’idée, non plus sur les lésions, mais sur les rythmes pulmonaires.

Ainsi que nous l’avons longuement développé dans notre Art de devenir énergique, la fonction respiratoire est la plus précieuse fonction pour l’étudiant en maîtrise de soi, parce qu’elle est la seule qui, chez tout le monde, soit autant du domaine nerveux involontaire que du domaine volontaire.

Alors que la pensée consciente n’a habituellement pas de prise sur l’estomac, le cœur, etc., elle influence aisément la respiration. La fonction respiratoire nous apparaît ainsi comme établissant une sorte de pont entre la vie inconsciente et la vie consciente.

Sur ce pont, la volonté de l’adepte peut s’engager vers les profondeurs organiques, à la conquête du sympathique. C’est une fort jolie tâche que cette conquête du sympathique par la volonté, une tâche qui n’a rien d’une régression évolutive. Par elle, l’esprit étend son royaume.

Ce n’est pas, croyez-le, une minime satisfaction de constater que les forces mentales, accrues par l’entraînement, apportent jusqu’à nos mouvements cellulaires les plus lointains des ordres de plus en plus harmonieux, véhiculateurs de sécurité physique et morale.

Les Orientaux, les Hindous en particulier, ont fort bien compris l’importance que peut jouer l’entraînement volontaire respiratoire dans l’acquisition des hauts pouvoirs psychiques. Aussi la pratique des exercices de Yoga est-elle très répandue dans l’Inde.

Nous croyons devoir signaler que nous ne conseillons guère d’apprendre la Yoga hindoue. Elle donne souvent des mécomptes aux occidentaux.

Nous lui préférons notre méthode de culture respiratoire, qui est moins acrobatique, plus physiologique, et qui convient mieux aux gens d’action que nous sommes (4).

La pensée peut tout

Il nous a semblé intéressant de publier ici un exemple des résultats auxquels conduisent les exercices orientaux de respiration.

Nous avons parlé déjà d’une conférence expérimentale faite à l’Institut de Médecine Naturelle par l’un de nous, en collaboration avec un des maîtres de l’occultisme oriental, le Cheik Véhab.

Au cours de la causerie, le Cheik déclare qu’il peut rester 7 à 8 minutes sans respirer. On lui demande de faire de suite une expérience de 3 minutes. Il accepte et commence (le compte rendu qui suit a paru dans La Vie Sage, organe mensuel de l’Institut de Médecine Naturelle).

Le Cheik est debout ; il indique du doigt sur sa montre le moment où il va commencer. Le Dr G. Durville prend le pouls gauche ; le Dr A. Durville pose son oreille sur le poumon droit, en arrière. Le Cheik inspire lentement 7 à 8 secondes, puis s’arrête en inspiration moyenne… 3 minutes pleines se sont écoulées : le Dr G. Durville déclare que le pouls a continué de battre très régulièrement pendant l’expérience ; le Dr A. Durville déclare qu’il n’a pas entendu de bruit respiratoire pendant l’expérience.

La figure du Cheik est restée très calme. Elle n’a pas pâli, ne s’est pas congestionnée. Les artères temporales superficielles n’ont pas gonflé. L’expression a gardé sa sérénité habituelle.

On prie le Yogi de s’asseoir pour se reposer. « Je n’ai aucune fatigue », déclare-t-il le plus naturellement du monde, et il reprend sa causerie sur le Fakirisme oriental, parlant « de la pensée qui peut tout, de la douleur qui n’existe pas, de la maladie qui n’est qu’une erreur de conception ».

Le Cheik Véhab cite alors le cas d’un de ses maîtres de l’Orient qui, après quelques minutes de concentration psychique, a suspendu complètement sa respiration, et dans cet état s’est fait mettre dans l’eau, tout le corps baignant, y compris la tête.

On a laissé le yogi 15 minutes pleines dans l’eau, puis on l’a retiré. Il a alors recommencé à respirer. Pas une goutte d’eau n’avait pénétré dans ses voies respiratoires, ce qui prouve qu’il n’avait pas respiré.

La foi réalise tout

Pour bien comprendre ce que représentent, nous ne disons pas 15, ni 7 ou 8, mais seulement 3 minutes, sans respirer, nous avons étudié les résultats obtenus par les grands champions de la plongée.

La plongée consiste à s’immerger complètement sous l’eau, à s’y mouvoir ou à y rester immobile. Naturellement l’exercice n’est possible que si l’on ne respire pas.

Un seul athlète au monde, le splendide américain Enoch a réussi une fois un séjour sous l’eau de 4 minutes 40, établissant le record du monde de la plongée.

En 1907, un des plus magnifiques nageurs français, le professionnel Pouliquen, en tentant de battre ce record du monde, réalise la performance de 4 minutes 31 secondes 2/5 et s’approprie le record de France.

Ce temps n’est approché que par de Lalyman, recordman amateur de la plongée, qui est resté sous l’eau 3 minutes 46 secondes.

Quoique Véhab n’ait pas été mis dans l’eau, et quoiqu’il ne soit pas douteux que l’immersion eût considérablement changé l’expérience.

Quoique, aussi, on ne puisse pas assurer qu’un peu d’air n’est pas entré dans ses poumons pendant l’expérience (il eût fallu, pour être sûr scientifiquement, réaliser des contrôles précis), il faut reconnaître qu’il a réalisé, et ce sans le moindre effort, et sans la moindre préparation, une performance digne de quelques rares champions.

Il est absolument certain pour nous, Véhab d’ailleurs l’affirme, qu’il eût aisément prolongé de plusieurs minutes la suspension respiratoire.

La foi seule a réalisé cela, chez un homme qui ne ressemble en rien à un athlète, ou plutôt qui n’est un athlète que de l’idée.

,

L’idée qui meut le cœur

Action de la suggestion pendant l’hypnose sur les battements du cœur. Expériences de divers médecins et des auteurs.

Action de la suggestion sur le cœur sans hypnose. Comment M. Col… se rétablit de ses 4 affections cardiaques, alors que la médication chimique ne pouvait plus rien pour lui. Technique employée.

La volonté, bien exercée, peut réaliser dans nos propres profondeurs tout ce que la suggestion réalise sur autrui. Une expérience de Gaston Durville sur lui-même. Comment il ralentit, à son gré, comment il active les battements de son cœur.

L’action de la suggestion sur le cœur

Les premières expériences concernant l’action que peut la suggestion sur le cœur remontent à Tamburini et Sépilli, qui ont les premiers constaté des différences appréciables dans l’état circulatoire des sujets hypnotisés.

Paul Richer, à la Salpetrière, dans le service de Charcot, a fait les mêmes constatations. Celles-ci ont été également confirmées par Beaunis et Butor, puis par Bérillon et G. Durville.

Une malade de Bérillon (très craintive et pouvant être con­sidérée, dit l’auteur, comme hystérique) a, à l’état de veille, un pouls à 78 pulsations à la minute, avec dicrotisme peu marqué et tension artérielle normale.

Le sujet est endormi par fixation des yeux, et reçoit la suggestion que son pouls se ralentit. Une minute après la suggestion, le pouls marque 66 pulsations ; le dicrotisme s’est peu modifié, la tension artérielle s’est légèrement élevée.

On fait alors au sujet (toujours endormi) la suggestion qu’il vient de courir, qu’il est essoufflé, que son pouls bat plus vite. 2 minutes après, le pouls marque 102 pulsations ; le dicrotisme s’est accentué.

Une autre malade, Mme S…, névropathe a, à l’état de veille, 132 pulsations à la minute. Elle est hypnotisée. Elle reçoit la suggestion qu’elle est calme, que son cœur se ralentit.

Le Dr Jennings, qui enregistre le tracé cardiaque au cardiographe, constate qu’après 5 minutes le pouls est descendu à 114 pulsations. La même suggestion est répétée. Le pouls, repris après une attente de 5 minutes, donne 102 pulsations. Après une 3è suggestion, le pouls descend à 84 pulsations.

L’expérience ayant été répétée à plusieurs reprises, le pouls de la malade est descendu à 84 pulsations.

Gaston Durville, reprenant ces expériences, a montré qu’il n’est nullement utile de provoquer le sommeil pour obtenir les mêmes effets suggestifs sur la circulation.

Rythme cardiaque accéléré ou ralenti selon la suggestion

Il parle à une femme simplement émotive, normalement éveillée. Il lui compte 79 pulsations à la minute, à l’artère radiale.

Le doigt toujours posé sur la radiale, et l’œil sur le chronomètre, il dit le plus naturellement du monde, et comme s’il constatait le fait : « Tiens, votre pouls bat plus vite !… oui plus vite…, de plus en plus vite ». Et à mesure que les minutes passent, la suggestion s’exécute : le pouls bat successivement à 85, 89, 93, 96 pulsations.

Avec de grands émotifs, on fait aisément passer ainsi le pouls de 75 ou 80 pulsations à la minute à 110 et 120.

Bernheim a, il y a des années, relaté l’expérience suivante :

« J’enregistre, dit-il, le pouls d’un individu avec un sphygmographe à transmission sur un cardiographe de Marey, et j’inscris le temps avec un compteur à secondes. Je compte le pouls, à haute voix, sans rien dire au sujet.

« Puis, après un certain temps, je compte plus de pulsations qu’il y en avait, par exemple 95 au lieu de 80. Si, plus tard, je repère le tracé, je constate que, pendant la numération accélérée, le pouls s’est accéléré en moyenne de 10 pulsations par minute. »

Si Bernheim fait, en employant la même méthode, la suggestion de pulsations retardées, il constate que le pouls s’est, sur son affirmation, ralenti de 6 à 7 pulsations par minute. La numération accélérée ou ralentie a créé dans le cerveau du patient l’idée de rythme accéléré ou ralenti, et celle-ci s’est exécutée.

Ces expériences prouvent qu’il est absolument inutile d’hypnotiser pour obtenir de puissants effets de suggestion : tout ce qu’on obtient en hypnose, on peut l’obtenir à l’état de veille. L’hypnose ne crée aucune propriété biologique nouvelle.

L’hypnose n’est réalisable que sur quelques individus particulièrement émotifs. Vouloir n’obtenir des effets suggestifs que dans cet état, c’est priver une foule de gens des bénéfices de la suggestion et de l’autosuggestion.

La volonté, quand on l’aide à réagir, a de la prise sur les fibres du cœur

Voici une curieuse observation relatée par Gaston Durville (Journal du Magnétisme). Elle vient à l’appui de notre thèse. Laissons la parole à notre frère :

Un de mes malades, Col …, homme de 35 ans, remarquablement intelligent et énergique, était atteint de 4 affections cardiaques, dont chacune était mortelle et arrivée à un degré qui, de l’avis de tous les médecins qui l’avaient vu, était incompatible avec l’existence.

Quand j’entrepris sa cure, il avait insuffisance mitrale avec souffle tricuspidien, double lésion aortique et coronarite occasionnant d’horribles crises d’angine de poitrine. Il était assis dans son lit en pleine asystolie avec anasarque, gonflement hépatique considérable, anurie et congestion intense des 2 bases pulmonaires.

Il ne réagissait plus du tout à la digitale. Après l’avoir bien examiné, je lui dis quelque chose comme ceci : « Puisque les médicaments sont sans effet sur vous, c’est avec votre volonté que je vais vous rétablir. À partir d’aujourd’hui, vous ne prendrez plus de drogues. Comprenez-moi bien : votre cœur est fatigué, flasque.

Il n’a plus l’énergie suffisante pour chasser convenablement l’ondée sanguine ; de là, tous ces phénomènes de stase dans votre foie, vos poumons, vos jambes. Mais la volonté, quand elle sait réagir ou qu’on l’aide à réagir, a de la prise sur les fibres du cœur.

La volonté, quand elle est convenablement dirigée, est susceptible de créer, dans l’organisme de n’importe qui, les réactions les plus extraordinaires. Vous allez m’aider, m’aider de toutes vos forces. – De toutes mes forces à moi je vais vous soutenir. Je serai votre ami, je ne vous abandonnerai pas. »

Alors, j’ai vu briller dans l’œil terne de cet homme l’éclair de l’espérance. J’ai senti que j’avais conquis sa confiance. Il ne me restait plus qu’à la mériter. Je vis mon malade d’abord chaque jour.

Par des exemples choisis dans ma clientèle, je lui fis comprendre l’énorme pouvoir qu’a la pensé sur les gens les mieux équilibrés, même dans les affections organiques les plus graves.

Puis, je lui expliquai en termes concis les exercices psychiques à faire et les lui fis faire devant moi. Je ne le perdais pas de vue, l’encourageant d’une parole, d’un geste, l’aidant d’un froncement de sourcil pendant un effort, le récompensant d’un succès par un sourire, par un serrement de main, par un rien, mais un rien qui est beaucoup, un rien qui est tout.

– « Mon cœur se renforce, répétait-il. Il se contracte mieux, se resserre. Il bat mieux. Ma circulation s’active. Mon rein s’ouvre, j’urine. » Était-il fatigué, c’est mentalement qu’il faisait l’exercice, et moi je tenais sa main : « Courage, répétais-je, nous vaincrons ! »

Résultat après plusieurs jours de suggestion

Après chaque séance, régulièrement, le malade urina, obtenant ainsi par lui-même ce que la théobromine ne savait plus obtenir.

Le taux urinaire s’éleva si bien que le 10è jour il urinait 500 g. La congestion pulmonaire ayant diminué, il put s’allonger dans son lit. Le cœur était moins flasque, le souffle tricuspidien s’atténuait ; le foie était moins gros, l’anasarque avait diminué de moitié.

Après 14 jours de traitement, le malade mit pied à terre. La convalescence fut rapide et normale.

Seules les crises d’angine de poitrine persistaient. Quand elles s’emparaient du malheureux, l’angoisse l’envahissait, atroce, la sueur perlait en gouttes du volume d’un pois sur toute sa face. Son cœur battait à rompre. Le nitrite d’amyle était sans action. – Je me mettais alors devant lui et lui disais avec une puissance de conviction que les mots écrits n’expriment pas :

– « Du calme, mon ami, du calme. Je vous aide… Allons, comptons ensemble jusqu’à 10, et la crise est finie… ». Allons doucement : 1, 2… Vous souffrez trop ; eh bien je compte seul ; vous, comptez mentalement avec moi : 1, 2, 3… : là…, elle diminue …. 4… Allons, respirez bien… ; elle diminue …. 4, 5… 6. »

Souvent la crise résistait.

– « Elle résiste, disait-il en suffoquant. »

– « Patience, elle va, céder. Recommençons : 1, 2, 3… »

Alors, toujours, une détente se produisait, dont je profitais. « Allons, nous y sommes, c’est fini… », et doucement la crise cessait.

Je suis ainsi parvenu, continue l’auteur, à espacer les crises et à diminuer leur intensité assez pour que mon malade pût, non seule­ment aller et venir comme par le passé, mais même reprendre ses occupations dans son bureau au chemin de fer (quand il pouvait travailler, il était dans son bureau à la gare du Nord).

Pendant plus de 3 ans, il eut une vie parfaitement suppor­table. Une crise d’angine survenait de temps à autre, mais combien faible, comparée aux atroces paroxysmes du passé.

Survenait-elle dans la rue, il s’appuyait à un arbre, et là il répétait : « ma crise cesse, mon cœur bat normalement ». Le front se couvrait de sueur et peu à peu la détente survenant, il continuait sa route. M. Col…, transformé jusqu’au fond de lui-même, devint un apôtre de l’autosuggestion.

La même méthode nous permit de rétablir un homme de 64 ans, atteint d’une terrible attaque d’urémie.

La suggestion et l’autosuggestion eurent rapidement raison non seulement des cruelles crises cardio-pulmonaires, mais aussi de l’obstruction complète des reins.

Il est beaucoup plus facile d’activer par la volonté que de ralentir l’activité cardiaque

Voici une expérience que le Docteur Gaston Durville réalise très aisément. Nous la réalisons de la même manière :

Le 26 juin 1923, le Dr Gaston Durville faisait, en collaboration avec le Cheik Véhab, de Constantinople, au 3è Congrès International de Psychologie expérimentale, une conférence sur le Yoguisme.

Parlant de l’action que peut exercer la volonté sur nos réactions circulatoires, il propose une expérience sur lui-même pour démontrer cette action. Il se place debout, et prie 2 des assistants (l’un d’eux est le Dr A.) de vouloir bien compter le nombre des pulsations à la minute de ses artères radiales.

Les 2 personnes, montre en main, et un doigt sur l’artère, au poignet, comptent 62 pulsations.

Sans rien changer de la position, et les poignets toujours tenus, le Dr G. D. dit : « J’envoie par la pensée, à mon cœur, un ordre d’accélération… Mon cœur bat vite, vite, plus vite ». Il clôt les yeux pour pouvoir se concentrer davantage sur l’acte circulatoire à obtenir et pour éviter toute distraction.

Les contrôleurs disent : « le pouls bat plus vite » – « Comptez exactement au chronomètre », dit l’expérimentateur.

Le contrôleur de droite dit : « le pouls augmente encore sa vitesse ». Comme il n’est pas médecin, il déclare que le pouls bat trop vite pour qu’il puisse le compter.

Le contrôleur de gauche (Dr A.) n’a pas quitté de l’œil son chronomètre, ni lâché l’artère. Il annonce qu’il a compté 128 pulsations en 1 minute. Il refait une 2è numération ; il annonce 126 pulsations.

Sous l’action de l’effort mental, les battements cardiaques ont donc plus que doublé.

Sans interrompre l’expérience, sans changer de position, et les poignets toujours tenus par les contrôleurs, l’expérimentateur dit : « Je veux maintenant que mon cœur se ralentisse ».

Même concentration psychique que précédemment, pendant 2 à 3 minutes, les yeux étant clos pour éviter la distraction.

Les 2 contrôleurs déclarent que le pouls se ralentit de façon impressionnante. Celui de droite (qui n’est pas médecin), déclare qu’il ne sent plus le pouls. Celui de gauche compte, une première fois 56 pulsations à la minute, une seconde fois 53.

Nous avons toujours, dans des expériences analogues, constaté comme l’expérimentateur précité, qu’il est beaucoup plus facile d’activer par la volonté que de ralentir l’activité cardiaque.

Cette constatation est conforme à ce que créent sur les rythmes cardiaques les émotions. S’il est connu qu’elles produisent parfois l’arrêt cardiaque (c’est-à-dire du ralentissement poussé à l’extrême), elles créent de façon plus banale l’activation de l’organe, la tachycardie.

,

L’idée qui meut les vaisseaux sanguins

la reussite est en moiL’autosuggestion agissant sur les nerfs vasodilatateurs peut produire la rougeur de la peau. Elle explique les stigmatisations des saints et des mystiques sous l’action de l’émotion religieuse. Les grands stigmatisés de l’église : St-François, Ste-Claire. Ste-Catherine, Ste-Thérèse, Ste-Véronique…

Les stigmatisés mystiques : Catherine Emmerick et Louise Lateau. Les discussions à leur sujet : Dieu, le diable ou l’idée ? Qui marqua leur peau des clous du christ ? Observations intéressantes du P. Coconnier, de Ch. Richet, de Goubeyre, de du Prel, de Duchâtel et Warcollier, de Liébault.

Comment reproduire par suggestion les stigmatisations chez un sujet endormi ou non. Comment faire pâlir ou rougir par suggestion ? La suggestion pour réchauffer la peau froide ; expériences faciles à faire.

L’action vasoconstrictrice exercée par l’idée mise en évidence par la guérison des verrues par l’idée : procédés de sorciers, procédés scientifiques.

L’émotion religieuse mystique a été la grande productrice des réactions autosuggestives circulatoires

Il est depuis longtemps connu que, chez les gens à synthèse mentale faible, l’autosuggestion peut créer sur les vaisseaux capillaires de violents phénomènes de vasodilatation qui peuvent produire, soit la simple rubéfaction sur une partie du corps, soit de véritables exsudations plus ou moins sanguines.

On a même relaté des cas sur lesquels il semble qu’il faille faire des réserves, où l’action autosuggestive aurait provoqué de véritables plaies (?)

L’émotion religieuse mystique, a été, à travers l’histoire, la grande productrice des réactions autosuggestives circulatoires. C’est elle qui a fait reproduire sur les fanatiques les stigmates du Christ.

Citons quelques cas parmi les plus connus :

Saint-François d’Assise vit, disent les textes religieux, apparaître sur lui, au mont Alverne, des plaies analogues à celles qui fixèrent le Christ à la croix. Frère Elie écrit à ce sujet : « On n’a jamais vu miracle pareil qu’en la personne du Fils de Dieu… Notre frère nous est apparu crucifié, portant sur son corps les 5 plaies qui sont réellement les stigmates du Christ. »

François fut canonisé par Grégoire IX en 1228, à cause de sa stigmatisation, et le 5 avril 1237, le même pape écrivait à toute la chrétienté pour certifier le miracle des stigmates, et il lui attribua une origine divine.

Parmi les autres stigmatisations reconnues d’origine divine par l’église, il y a lieu de citer celles de Sainte Claire de Montefalco, de Sainte Catherine de Sienne, de Sainte Thérèse, de Sainte Véronique Giuliani.

Maurice de Fleury relate que Mgr de Ségur, qui fut un très pieux et très digne prélat, considérait la stigmatisation comme une preuve de l’intervention du diable sur la terre.

Il écrivit, à l’appui de sa thèse, un petit ouvrage « destiné à propager l’horreur et l’effroi du Malin, en racontant d’une manière saisissante ses plus récentes incursions sur terre. » Il y est, notamment, question d’un jeune homme « qui reçut, une nuit, la visite du diable. » Le lendemain, il portait à l’épaule une tache brunâtre, « trace évidente d’un attouchement infernal. »

L’imagination est capable de produire des exsudations sanguines de la peau

À côté des stigmatisés divins et des stigmatisés diaboliques, il y a lieu de citer les stigmatisés profanes, qu’ont surtout étudiés les médecins : tels sont le cas de Louise Lateau et de Catherine Emmerich.

Louise Lateau, jeune fille hystérique, atteinte d’attaques d’extase religieuse, fut pour la première fois stigmatisée le 24 avril 1868. Si ces stigmatisations sont réelles, c’est-à-dire si elles ne sont pas le résultat d’une automutilation volontaire ou inconsciente, elles sont intéressantes.

Laissons la parole au Dr Imbert Goubeyre, qui a longuement étudié Louise, et qui a publié sur elle une étude intitulée Les Stigmatisées. « Le vendredi 1er mai, le sang s’échappa du côté et par la face dorsale des 2 pieds… Le Dr Gonne enleva la pellicule des ampoules et ordonna des médicaments… M. le curé estime à 1 litre la quantité de sang répandue chaque vendredi…

Le vendredi suivant, la stigmatisation se complétait par l’apparition de la couronne sanglante : on remarqua au front 4 petites tâches de sang comme provenant de 4 piqûres d’épingles. Plus tard, cette hémorragie a pris un grand développement… »

Quand le Dr Goubeyre examina Louise, il lui trouva : un stigmate au dos de la main gauche, elliptiforme, couvert d’un feu de sang…. Une large tâche rose circulaire de la grandeur d’une pièce de 10 centimes à la paume gauche. Un stigmate au dos de la main droite ayant même forme et même aspect que le correspondant de la main gauche. Un stigmate palmaire droit de même forme qu’à gauche.

C’est une ampoule circulaire soulevée par le liquide sous-jacent. Les stigmates des pieds sont constitués par des ampoules. Le stigmate du côté gauche de la poitrine est grand comme la paume de la main… »

Le Dr Lefebvre, professeur à Louvain, a publié sur Louise un important travail : (L. Lat. de Bois d’Haine, sa vie, ses extases, ses stigmates, par le Dr Lefebvre, Louvain, Picters VIII).

Nous extrayons sa conclusion :

« Une jeune fille soumise à notre observation présente 2 phénomènes importants : le premier consiste dans un écoulement de sang qui se produit tous les vendredis… qui se montre sur des points toujours les mêmes, aux 2 faces des pieds et des mains, au côté gauche de la poitrine, au front et au pourtour de la tête. – Le second phénomène est une extase…

« J’ai suivi ces phénomènes pendant près de 2 ans. Des milliers de témoins, parmi lesquels une centaine de médecins et plus de 200 théologiens, les ont vus comme moi. »

« Leur existence est donc démontrée de la manière la plus certaine… »

À l’encontre du Dr Lefebvre qui juge les stigmates comme un évènement surnaturel, et qui croit démontrer que « les saignements périodiques de Louise Lateau n’appartiennent à aucune des espèces hémorragiques admises dans les cadres réguliers de la science », et que « les lois de la physiologie pathologique ne permettent pas d’expliquer leur genèse », se place l’opinion du père Coconnier.

Les stigmates sont dus à l’ardeur de l’imagination

Le P. Coconnier, religieux de St. Dominique, qui a publié en 1897, un livre intitulé l’Hypnotisme franc, s’élève avec raison contre l’origine divine des stigmates : « l’imagination, dit-il, est capable, à elle seule, de produire, en certains sujets, des exsudations sanguines de la peau », et il cite entre autres les exemples suivants :

Une femme voit un enfant sur le point d’avoir le pied écrasé par une porte en fer. Elle est prise d’une douleur intense au même pied. Elle croît l’enfant blessé. Par suite, rougeur et enflure autour de la cheville, ce qui l’oblige à rester au lit quelques jours.

Second fait : une cuisinière de Bordeaux, voyant saigner sa maîtresse, est tellement saisie au moment où le chirurgien enfonce sa lancette qu’elle ressent au pli du coude une sensation de piqûre, et bientôt apparaît une ecchymose en ce point.

Troisième fait : un matelot, dans l’effroi d’une horrible tempête, a peur d’être englouti dans les flots. Une sueur sanguinolente apparaît sur son visage et les parties supérieures de son corps.

Déjà au XVIè siècle, Pierre Pomponace avait soutenu que les stigmates de Saint François d’Assise étaient dus à l’ardeur de son imagination. Cornelius Agrippa et Giordano Bruno avaient soutenu la même thèse.

Le prof. Ch. Richet a récemment cité le cas suivant :

« Une jeune mère est occupée à ranger, dans une armoire, des porcelaines dont elle a les mains pleines. Son petit enfant joue, à terre, à l’autre extrémité de la chambre, près du foyer sans feu.

À force de toucher la crémaillère, le rideau de la cheminée menace de tomber sur le cou de l’enfant, qui se trouve à genoux et dans la position du guillotiné, le rideau de la cheminée jouant le rôle du couperet.

C’est à ce moment, précédant immédiatement la chute du rideau métallique, que la mère se retourne subitement. Elle entrevoit le danger que court son petit enfant.

Sous l’influence du saisissement « son sang », selon l’expression consacrée, « ne fait qu’un tour ». Comme cette femme est très impressionnable et nerveuse, il se forme, paraît-il, sur-le-champ, un cercle érythémateux et saillant autour du cou, dans le point même où l’enfant allait être frappé. Un médecin, venu quelques heures après, put encore le constater. »

La sueur du sang

Rosinus Lentilius rapporte qu’un jeune enfant fut mené devant l’échafaud où l’on pendait 2 de ses frères, et qu’il sua du sang par tout le corps pendant l’exécution.

Fagon raconte qu’une religieuse tombée aux mains de soldats effrénés dans une ville prise d’assaut, mourut d’une sueur de sang.

Alliot de Mussey, docteur-régent de la Faculté de Paris, fit de nombreuses recherches sur les sueurs de sang. C’est d’après les matériaux qu’il recueillit que Dom Calmet écrivit sa dissertation sur la sueur du sang du Christ. Il conclut à la possibilité des sueurs sanguines.

Goubeyre (L’Hypnotisme et la stigmatisation, p. 33), dit que Suarez explique la sueur du Christ par la tristesse et l’agonie durant la prière.

L’idée de la mère peut marquer le corps de son enfant

Le Dr Baron Carl du Prel croit pouvoir affirmer qu’une émotion vive ressentie par la mère peut créer un stigmate sur la partie correspondante du fœtus. Nous estimons l’affirmation très osée.

D’ailleurs, même si les faits étaient certains, il n’est pas établi que le mécanisme de production de ces stigmates soit le même que celui qu’on constate chez les vrais stigmatisés.

Avec toute la prudence et la réserve désirables, citons, pour documentation, quelques faits relatés par du Prel :

Une femme ayant été effrayée par les mains bleues d’un tein­turier, donna le jour à un garçon dont les 2 mains étaient bleues (?)

Une femme enceinte se réfugie, pendant un orage, dans les gerbes d’un champ. Elle sent tout à coup une souris lui grimper sur le ventre. Affolée, elle frappe la bête et la tue sur elle. Elle donne naissance à une fille qui portait sur le ventre l’image d’une souris et des raies d’un rouge sang (?)

Le sage Montaigne avait déjà relaté un cas analogue.

Duchatel et Warcollier, dans « Les miracles de la Volonté« , rappellent que Van Swieten voulut un jour enlever une chenille du cou d’une belle jeune personne qui la pria, en riant, de la laisser tranquille. Elle la portait, dit-elle, de tout temps.

Un examen plus attentif permit au savant de voir distinctement les vives couleurs et les poils hérissés de la chenille. La mère de la jeune fille, sur ce, raconta qu’étant grosse de cette enfant, il lui était tombé sur la nuque une chenille qu’elle n’avait pu enlever qu’avec peine (?)

Liébault parle d’une jeune fille dont la peau était tachetée de petites marques couvertes de poils bruns rappelant la fourrure du tigre. Sa mère enceinte avait eu peur à la vue d’un tigre (?)

Le même Liébault cite le cas d’un vigneron qui ressemblait d’étonnante façon à la statue du saint patron de son village qui se trouvait à l’église. Pendant sa grossesse, la mère avait eu l’idée fixe que son enfant ressemblerait à ce saint.

Si le cas de Liébault nous semble quelque peu exorbitant, nous voulons cependant bien admettre que l’idée de la mère puisse marquer le corps de son enfant.

Si la femme enceinte a l’idée fixe de donner le jour à un enfant intelligent, fort et beau, il est logique qu’elle galvanise en elle des énergies qui peuvent construire le petit être autrement que si elle pensait de façon inverse.

Si les derniers faits cités ont besoin d’être constatés à nouveau et bien étudiés pour faire partie du domaine de la science, il n’en est pas moins acquis que la stigmatisation est désormais un phénomène incontestable. Il est d’ailleurs relativement facile de la reproduire expérimentalement.

Vésications par suggestion sur la peau

Dès 1885, Focachon, pharmacien près de Nancy, produisait des vésications par suggestion sur la peau d’un somnambule.

Bourru et Burot (de Rochefort) reproduisaient, la même année, par la même méthode, chez un malade qu’ils présentèrent au Con­grès de Grenoble, un « dermographisme » allant même jusqu’à l’ex­travasation sanguine.

D’autres expérimentateurs les suivaient dans la même voie.

Pierre Janet a récemment cité un cas de dermographisme par suggestion, et notre frère, le Docteur Gaston Durville, en a étudié un très bel exemple sur son sujet hystérique Jane. Il suffisait de coller sur le bras de la malade un timbre-poste, en lui affirmant que celui-ci était un vésicatoire, pour voir apparaître, quand on retirait le petit papier, une boursouflure rouge comme n’en provoquent que les plus puissants révulsifs.

La simple affirmation avait créé, exactement à l’endroit choisi, une telle réaction vasodilatatrice que l’exsudation de sérum sanguin s’en était immédiatement suivie.

Hector Durville, dans son livre Le fantôme des vivants, relate comment, chez son sujet endormi magnétiquement, Mme Lambert, il obtint sans aucun contact, sur l’épaule de celle-ci, une large ecchymose ressemblant à celle que produirait un vésicatoire.

Charles Lancelin, dans sa Sorcellerie des Campagnes, publie la discussion critique de ce fait, discussion qui eut lieu à la Société Magnétique de France, entre Hector Durville et le Dr Gaston Durville, ce dernier regrettant que la constatation de l’ecchymose n’ait été faite que le lendemain de l’expérience, ce qui peut laisser soupçonner une fraude de la part du médium.

La pensée exerce une action puissante sur le système circulatoire

Les médecins spécialisés dans le traitement des maladies par l’action de l’idée savent quelle puissance considérable peuvent avoir sur la circulation sanguine la suggestion et l’autosuggestion.

Certes, nous ne pensons pas comme le Dr Imbert Goubeyre, qui estimait que « dire à un sujet endormi : ce soir, à 4 heures, tu saigneras de ce bras, et constater que l’hémorragie a lieu, est chose renversante au premier chef.

Nous sourions même quelque peu quand nous le voyons considérer le phénomène comme extra naturel, et soupçonner même celui-ci d’être diabolique (!)

Si les grands exemples de stigmatisation sont exceptionnels, ils sont légion les petits faits qui prouvent d’une façon incontestable l’action puissante qu’exerce la pensée sur le système circulatoire.

Nous nous sommes souvent amusé à provoquer, par une sugges­tion indirecte, une brusque action vasoconstrictrice sur le visage d’une personne émotive.

« Tiens, mais qu’est-ce que vous avez », disons-nous, en ajoutant l’appoint suggestif d’une attitude, d’un regard convaincus et inquiets, « comme vous êtes pâle ! » Même si elle se sentait très bien, instantanément la personne pâlit.

La suggestion a stimulé les nerfs vasoconstricteurs qui entourent les capillaires de la face et produit la pâleur.

Chez les grands sensibles, chez les gens amoindris par un choc moral quelconque, l’expérience peut prendre des proportions extraordinaires.

Un de nos sujets s’évanouissait (évanouissement avec syncope cardiaque) quand on lui donnait cette suggestion de la pâleur.

La puissance de la suggestion

Pendant la guerre, nous avons vu un courageux lieutenant de chasseur à pieds qui venait de recevoir une balle dans l’épaule, perdre tout à coup connaissance parce qu’un de nos brancardiers, particulièrement maladroit, venait de lui dire : « Mais, mon lieutenant, comme vous êtes pâle ! »

La douleur, l’inquiétude de la lésion produites par le projectile n’avaient pas ébranlé la sérénité de l’homme, mais il n’avait pu résister à la suggestion de pâleur.

Toujours dans le même ordre d’idée, nous disons à quelqu’un, avec toute l’assurance désirable : « Vous avez donc chaud ? Votre figure est rouge. » Si ce quelqu’un est émotif, il rougit. Il est presque toujours facile de constater ce rougissement en regardant les oreilles.

Nous disons à notre sujet Marthe D… : « Il fait bien chaud ici ! » Marthe ne tarde pas à sentir son front et ses mains moites de chaleur. Si on insiste, la sueur perle sur le front et aux paumes des mains. Il n’est pas nécessaire que Marthe soit en hypnose pour que le phénomène se produise. On l’obtient aisément à l’état de veille.

S’autosuggérer pour avoir chaud

Ce que la suggestion peut sur autrui, l’autosuggestion peut le réaliser sur soi-même. Notre frère le Dr Gaston Durville relate, en 1911, l’expérience suivante, réalisée sur lui-même :

Il se refroidit les pieds en mettant ceux-ci dans l’eau très froide. Puis, il s’étend sur son lit et envoie, par un effort de concentration mentale, à un de ses pieds, un ordre de réchauffement. Au bout d’un temps très court (2, 3 minutes), le pied qui reçoit l’ordre de réchauffement est chaud et l’autre demeure froid.

Le Dr Coste de Lagrave a reproduit la même expérience. À cheval ou dans une salle non chauffée, s’il souffrait du froid aux pieds, il s’autosuggérait la sensation de chaleur, et ses pieds, dit-il, se réchauffaient en moins de 5 minutes.

Coste de Lagrave a remarqué que l’élévation de température se produisait plus facilement et plus rapidement du côté droit. Selon lui, la cause probable de cette différence vient de ce qu’étant droitier, il a mieux exercé ce côté et l’a rendu plus sensible aux excitations et aux émotions. L’explication est plausible.

Vouloir se réchauffer c’est créer une réaction vasodilatatrice qui amène du sang à l’endroit froid

À l’aube d’un glacial matin d’avril 1915, mouillé jusqu’aux os et couvert de pieds en tête de la boue des tranchées de Woëvre, nous venions d’achever le chargement de la dernière voiture de blessés.

Le véhicule était plus que complet. Pour parcourir les 7 km de route qui séparaient l’endroit du combat de l’ambulance, au pied des Hauts de Meuse, il nous fallut nous contenter d’une place debout hors de la voiture, en plein vent, un de nos pieds étant sur le marche-pied, et une main cramponnée au pare-brise.

Pas une couverture pour s’entortiller, toutes celles disponibles étant sur les blessés. Il est difficile d’imaginer condition physiologique pire : la boue, l’eau, le froid de 4 heures du matin en avril, et l’immobilité forcée sous le vent.

Est-ce la dynamisation physiologique créée par le combat, est-ce la formidable autosuggestion dont nous ne nous départîmes pas une minute pendant le parcours : « Tu vas bien, tu n’as pas froid, tu n’auras pas même un rhume ».

Toujours est-il qu’arrivé à l’ambulance, le déchargement des blessés étant opéré, il nous suffit d’une solide friction, d’un bon grog et d’un sommeil de 12 heures pour être aussi normal qu’avant le terrible coup de froid.

Nansen a insisté, il y a des années, sur l’effet salutaire qu’a le bon moral contre les engelures : vouloir se réchauffer, c’est créer une réaction vasodilatatrice qui amène du sang à l’endroit froid.

Guérir les verrues par des procédés magiques

Faut-il expliquer par le mécanisme de la suggestion vasoconstrictrice la guérison des verrues par des procédés magiques ?

Nous sommes tenté de le croire. Quoique les verrues soient de nature nettement infectieuse (puisqu’elles sont contagieuses, comme l’ont montré Variot et Jadassohn), il n’est pas douteux que leur développement est sous une certaine dépendance circulatoire.

Que la circulation sanguine diminue dans la verrue, celle-ci peut cesser de végéter. Elle peut même disparaître.

Dans certains villages d’Outre-Rhin, on recommande, pour guérir ces petites tumeurs, plusieurs procédés étranges. La complexité de la technique et son aspect « occulte » peuvent émouvoir assez une âme simple pour créer localement les étranglements vasculaires qui empêcheront la verrue de se nourrir.

Voici un de ces procédés : se munir d’une poignée de cailloux, s’en aller la nuit, à minuit (naturellement), au moment de la pleine lune, auprès d’un puits sans eau et très profond… Tourner le dos au puits, lancer les cailloux dans celui-ci, par-dessus la tête ; s’enfuir alors à toutes jambes. Il faut ne pas entendre les cailloux tomber au fond… Alors, et si l’on a bien procédé, les verrues tombent dans la huitaine.

Voici un autre procédé également employé en Allemagne : on prend dans la main autant de petits pois qu’on a de verrues, et, sans prononcer une seule parole, on jette par-dessus l’épaule, dans un four allumé, chacun des pois.

Un cérémonial plus simple et moins mystique serait certes moins efficace, parce que frappant moins l’imagination. Certes, celui qui a la mentalité de se soumettre à de semblables expériences a tout ce qu’il faut en lui pour que puissent se produire au fond de lui-même les plus étranges réactions biologiques.

Le Dr Hœberlin dit avoir vu la femme d’un pasteur protestant guérie d’une grosse verrue qui la gênait beaucoup pour coudre, en allant 3 fois de suite, à minuit, dans le jardin, par la lune croissante ; là, elle touche 3 fois la verrue de l’index droit, et, en regardant fixement la lune, elle prononce 3 fois : « lune croissante, pendant que tu croîs, que ma verrue décroisse ». 3 semaines après, la verrue avait disparu.

Le même médecin raconte aussi que le fils d’un officier, las de voir que les ciseaux, caustiques, etc., ne guérissaient pas ses verrues, fait ce qui suit : pendant la pleine lune, à minuit, il touche la verrue avec un morceau de viande, en disant le Pater noster. Il enterre la viande sous la gouttière de sa maison, se couche et ne se lève que quand la viande est putréfiée. La verrue avait disparu.

Guérison de verrues par suggestion ou autosuggestion

Il est à retenir que les 2 dernières observations concernent des gens d’un certain niveau intellectuel : émotivité et intelligence sont, en effet, des facultés très différentes l’une de l’autre. Dans le second cas, le séjour au lit était bien fait pour donner au sujet le temps de réaliser son autosuggestion.

Farez a publié un cas de guérison de verrues par suggestion.

Notre frère le Dr Gaston Durville a, sur de nombreux sujets porteurs de verrues, essayé divers modes de suggestion : suggestion directe, suggestion indirecte (sous forme de technique plus ou moins étrange). Il déclare n’avoir jamais obtenu de succès que dans un seul cas. Celui-ci mérite d’être relaté :

Une dame Cohend., vient consulter le Dr G. Durville pour des troubles nerveux multiples dont la dominante est constituée par une douloureuse névrose d’angoisse. Débilité mentale avec émotivité, crédulité, suggestibilité extrêmes. Elle porte à la face dorsale de la première phalange de l’index droit, une verrue grosse comme un petit pois.

– Depuis quand avez-vous cette verrue ? demande le clinicien.

– Depuis des années. J’ai tout fait pour la faire disparaître : je l’ai brûlée jusqu’à la racine avec de l’acide une première fois ; elle a repoussé. Un mois après, je l’ai brûlée avec une aiguille rougie au feu, puis arrachée ; elle a repoussé encore.

– Mais, vous pourriez la guérir vous-même, sans aucun produit chimique : rien que votre force à vous suffirait… Mais êtes-vous capable de vouloir ?…

La dame s’enflamme, et :

– Docteur, s’écrie-t-elle, je ferai tout ce qu’il faut, dictez !

– C’est simple, pensez tous les jours, matin et soir : ma verrue meurt, ma verrue tombe. Dans 15 jours votre index doit être net.

– Eh bien c’est entendu, tous les matins et tous les soirs je vais « communiquer à la verrue du mauvais fluide qui empoisonnera la racine ». Faut-il aussi souffler dessus et projeter par la pensée comme du venin qui tue ?

– C’est cela, du souffle, beaucoup de souffle, du venin, beaucoup de venin.

Mme Cohend. s’en alla et revint 15 jours après. Il n’y avait plus de verrue sur l’index. Celle-ci, qui avait résisté à l’acide et à la cautérisation ignée, avait disparu sous le choc d’une autosuggestion et elle ne reparut jamais.

,

L’idée qui meut l’utérus

L’émotion peut frapper d’inertie un utérus prêt à accoucher. Peut-on retarder l’accouchement par suggestion ? La suggestion pour calmer les douleurs utérines.

L’émotion qui fait avorter et accoucher avant terme. L’idée de tétanisation utérine crispe l’utérus. Un bel exemple de clientèle où l’idée aida une femme infectée et mourante à expulser, sans intervention chirurgicale, son fœtus mort.

La suggestion pour arrêter les hémorragies de l’utérus : le muscle utérin étrangle les vaisseaux qui saignent. Comment nous avons arrêté l’hémorragie de la malade que le Dr A… nous amenait.

Un fibrome peut guérir par suggestion. Le cas étrange de Mme R…, qui accoucha, après suggestion, de son fibrome.

L’action que peut exercer la pensée sur l’utérus

La fibre musculaire de l’utérus est des plus sensibles à l’action de l’idée.

On a plusieurs fois accusé l’émotion de frapper tout à coup d’inertie un utérus qui allait expulser l’enfant qu’il contenait. Une femme est en voie d’accoucher, on lui apprend une impressionnante nouvelle, les douleurs cessent, l’utérus se refuse à se contracter. Il faut stimuler, masser manuellement l’organe pour le remettre en travail.

Hector Durville affirmait, dans ses leçons, qu’on peut faire accoucher une femme quelques jours avant le terme, en la « magnétisant ». Il affirmait, ce qui est plus grave et qui n’est pas admis des accoucheurs, qu’on peut retarder l’accouchement, en détendant l’utérus.

Sans vouloir discuter ici si la « magnétisation » à la Hector Durville, et si la suggestion telle que nous l’appliquons, peuvent reculer la date d’un accouchement, nous nous contenterons d’affir­mer qu’il est facile d’arrêter momentanément le travail d’expulsion utérine.

Voici une parturiente qui souffre et crie. Nous lui disons le plus gentiment possible, mais néanmoins avec l’autorité et la conviction nécessaires : « votre utérus se détend, la douleur cesse, vous êtes très bien ». Nous avons pris la précaution d’appuyer la représentation mentale de détente que nous suggérons en faisant sur l’abdomen, à nu, une légère friction tournante.

Nous ne tardons pas à voir la figure de la femme s’éclairer et sourire, la douleur abdominale a disparu, et la main qui a frictionné constate que le spasme de l’utérus n’est plus.

L’idée de tétanisation utérine tétanise l’utérus

Par le mécanisme de la suggestion, il est des femmes qu’on peut faire accoucher presque sans douleur. On dirige à son gré le travail d’expulsion. Hector Durville disait souvent à ses élèves que sa femme avait accouché de ses trois fils « sans s’en apercevoir », parce qu’il avait fait le nécessaire.

L’émotion, si elle détend parfois, crispe généralement l’utérus.

On a parfois reproché à l’émotion d’avoir mis le spasme à une matrice gravide au point de produire l’avortement.

Une femme que nous soignons est grosse de 3 mois. Elle assiste en spectatrice à un accident de chemin de fer, qui « lui fait beaucoup de mal dans le ventre ». 3 jours après, elle saigne et le lendemain elle expulse son fœtus.

Un fœtus solidement fixé dans un utérus très sain eût vraisemblablement résisté mieux à l’action compressive de l’idée, mais la femme en question était atteinte de métrite. Il n’est pas douteux, d’autre part, que le même fœtus fixé dans le même utérus infecté, serait resté accroché à son poste si l’émotivité de la femme avait été moindre.

Un facteur moral et un facteur physique s’ajoutent s’ils sont dans un même sens. Ils se contrarient s’ils sont de sens inverse.

Il est connu des accoucheurs qu’une émotion fait accoucher avant terme. Combien de femmes enceintes, chassées de leur foyer par l’invasion allemande, ont, avant le terme normal, accouché par émotion, les douleurs les ayant prises en voiture, en chemin de fer, pendant l’évacuation.

C’est parce que l’idée de tétanisation utérine tétanise l’utérus que l’accoucheur, la sage-femme aident réellement l’accouchement en encourageant la femme. Leur parole réconfortante dynamise les énergies chargées de vider l’utérus.

Fœtus expulsé par suggestion mentale

On nous appelle un jour d’urgence, avec le Professeur J…, auprès d’une femme Mme Carl…, depuis 17 jours en instance de fausse couche : grossesse d’environ 2 et demi, fœtus mort, malade infectée, ayant une température oscillant entre 38 et 40°.

Le professeur J… est d’avis de vider d’urgence par curettage l’utérus qui se refuse à se vider de lui-même. Nous obtenons du chirurgien qu’il attende au lendemain, confiant que nous sommes dans la possibilité d’une expulsion uniquement par l’action de l’idée.

Un de nos assistants, M. P…, envoyé immédiatement de notre clinique, pose les mains sur l’abdomen de Mme Carl… Il la fait se concentrer de toute sa pensée sur l’idée suivante : mon utérus se serre, se vide. M. P… aide la représentation mentale de la malade en redisant : votre utérus va se vider ; je veux qu’il se vide, et il décrit au-dessus du ventre, avec les mains, des gestes d’extraction.

Au bout de 45 minutes de cette séance, Mme Carl… est prise de violentes douleurs au bas-ventre. Elle pousse comme pour accou­cher. M. P… voit quelque chose apparaître à la vulve. Il tire, c’était le fœtus complet et tout le délivre, très malodorant.

Le soir même, il y avait une séance à la Société Magnétique de France. M. P… y apporta la pièce anatomique. Les collègues purent l’examiner à leur gré. Naturellement Mme Carl… entra rapidement en convalescence. Elle n’a jamais souffert de son ventre depuis.

Hémorragie utérine cessée grâce à une suggestion bien faite

La contraction du muscle utérin sous l’action de l’idée est encore bien mise en évidence par l’action magnifique qu’exerce une suggestion bien faite sur une hémorragie utérine.

Quand un utérus saigne, si l’endroit qui saigne est en pleine région musculaire de l’organe, il suffit de créer un spasme musculaire pour faire cesser très vite la perte de sang. Nous avons eu à intervenir de très nombreuses fois pour faire cesser, par la méthode psychique de graves hémorragies utérines.

Quelle qu’en fût la cause, mais à la condition que l’endroit saignant fût dans une zone musculaire, nous avons, on peut dire, toujours réussi.

Voici un exemple particulièrement instructif, publié par l’un de nous, en 1913 (Dr G. D., Journal du Magnétisme).

« Un de mes élèves, le Dr Al…, m’amène un jour en voiture et d’extrême urgence une de ses malades, en proie à la plus violente hémorragie utérine. La voiture était inondée de sang, malgré le tamponnement, et tous les vêtements étaient traversés.

La malade était décolorée, livide, défaillante. Je la fis étendre, et, sans prendre le temps de la déshabiller, car le temps pressait, je lui plaçai la main sur l’abdomen, et lui affirmai, avec toute la conviction nécessaire, « que l’utérus se serrait, que les vaisseaux se fermaient, que le sang ne coulait plus ».

Mon poing, crispé devant elle avec énergie, lui faisait comprendre le mécanisme physiologique que j’exigeais d’elle : « sentez votre organe se serrer comme se serre ma main… »

Un simple coup d’œil sur les voies génitales externes nous montra que du sang coulait encore. Je répétai. On examina à nouveau, il nous sembla que le flux diminuait. « Ça y est, disons-nous, ça diminue » Cette dernière affirmation fit pencher la balance.

La malade sentit son utérus se serrer douloureusement. L’hémorragie avait cessé. La séance n’avait pas duré un quart d’heure. Le Dr Al… remmena sa malade en voiture. La chaleur de la nuit détermina une petite récidive.

J’intervins le lendemain matin et la malade fut totalement débarrassée. Je pus alors l’examiner profondément et constatai que l’hémorragie était due à un petit fibrome ».

L’hémorragie due au fibrome est la plus facile à faire cesser. C’est très naturel, puisque le fibrome est, en réalité, un fibromyome, c’est-à-dire une tumeur essentiellement musculaire, donc susceptible de se contracter.

Soigner le fibrome par la méthode psychique

– Nous avons suivi pendant des mois la malade dont nous venons de parler. Ajoutons que nous l’avons guérie, toujours par la méthode psychique, non seulement de ses hémorragies, mais aussi de la cause qui les provoquait, le petit fibrome.

Le mécanisme de la crispation musculaire est-il celui qui explique la guérison d’un fibrome par l’idée ? C’est bien possible, à moins que la cause de cette guérison soit dans l’action vasoconstrictrice exercée par l’idée sur les vaisseaux qui alimentent le fibrome.

Nous avons soigné de très nombreux cas de fibromes par la méthode psychique. Dès 1913, l’un de nous écrivait : « dans 18 cas que j’ai soignés, j’ai arrêté les hémorragies et évité l’opération. 7 cas ont été totalement guéris, 8 plus ou moins améliorés. Chez les 3 autres, la masse fibreuse a gardé le même volume ».

Depuis 1913, plusieurs cas nous ont donné des résultats particulièrement impressionnants. Celui d’une Mme Lebl…, entre autres, soigné par nous en 1921.

En février 1921, au premier examen, fibrome énorme, complètement enclavé dans le bassin, immobile, déterminant des troubles de compression. Il est gros : en avant de l’utérus comme une belle pomme, en arrière de l’utérus comme une orange.

Traitement psychique tous les 3 jours environ. Le 7 avril, la tumeur est devenue mobile. Les troubles de compression ont disparu. Le volume total ne dépasse plus celui d’une pomme. Le 29 août le volume est celui d’une mandarine très petite. Plus aucun trouble.

Une malade a accouché de sa tumeur

Un cas particulièrement curieux de guérison d’un fibrome par l’action de l’idée est le suivant :

Une dame R… se présente à notre clinique pour que nous la soignions d’un fibrome qui saigne chaque mois avec abondance. À l’examen, nous trouvons un utérus dont le volume nous donne l’impression d’être celui d’une moyenne orange.

Première séance de magnétisation par application des mains sur l’abdomen, à travers les vêtements. Pas de résultat appréciable. 2è séance, 2 jours après, identique : pas davantage de résultat. 3è séance 2 jours après : la malade s’en va en disant que le ventre lui fait mal.

Elle arrive chez elle, elle souffre de plus en plus, comme si l’utérus expulsait un enfant, et, stupeur, elle constate qu’elle vient d’évacuer « une boule rouge ».

Le lendemain, la malade va bien, elle nous apporte la boule en question. Nous constatons qu’il s’agit d’un polype gros comme une pomme. À un endroit de la surface, nous trouvons un reste de pédicule.

Conclusion : notre malade était porteuse d’un polype pédiculé qui était à l’intérieur de l’utérus. Il était fixé par le pédicule quelque part dans l’utérus. La suggestion, en faisant contracter l’utérus, a pressé sur le corps étranger. La pression continuant, le pédicule s’est rompu, et la malade a accouché de sa tumeur. Nous avons présenté la pièce anatomique à la Société Magnétique de France.

,

L’action de la pensée, les muscles de nos organes (estomac, intestin, utérus)

« Puisque l’émotion, phénomène psychique inférieur, meut les fibres de l’estomac, de l’intestin, de l’utérus, pourquoi la pensée supérieure, volontaire, ne les ferait-elle pas aussi mouvoir ? »

L’idée qui remue l’estomac

La classification de nos muscles en striés ou volontaires d’une part, et en lisses ou involontaires d’autre part, est loin d’avoir la valeur qu’on lui attribue en physiologie.

L’énergie du sympathique, qui meut nos muscles lisses sans que nous le sachions, c’est de la volonté déchue, et qui s’ignore. Chez l’étoile de mer, les mouvements de l’estomac sont commandés par la volonté. Si nous exerçons notre volonté, elle peut descendre vers nos organes et en réharmoniser les fonctionnements.

Preuves de l’action de la pensée sur l’estomac : l’émotion qui pro­duit le spasme gastrique et le vomissement ; le cas du Dr C…, celui de Van Swieten, celui de notre grand’mère.

L’émotion qui décrispe l’estomac ; atonie émotionnelle ; guérison par suggestion de vomissements chez la femme enceinte, dans un cas d’hémorragie gastrique, dans la gastrite.

L’art de savoir digérer : on digère plus avec son cerveau qu’avec l’estomac. Comment vider de son contenu un estomac par suggestion. La cure suggestive pour les dyspeptiques.

Muscles volontaires et involontaires

La pensée n’est pas susceptible de faire mouvoir seulement nos muscles « dits volontaires ». Elle actionne aussi à des degrés différents ceux de nos organes les plus profonds « dits involontaires ».

Un mot d’explication s’impose à propos de ce que nous venons d’appeler muscles dits volontaires et dits involontaires.

La physiologie classique a, jusqu’à ce jour, enseigné que nous possédons 2 espèces de muscles. D’une part, ceux sur lesquels notre volonté a prise : ce sont tous les muscles qui nous permettent de remuer (muscles des membres, du dos, du thorax, de la paroi abdominale, etc.). On les groupe sous la dénomination générale de muscles de la vie de relation.

Ils sont anatomiquement caractérisés par la striation de leurs fibres. D’autre part, ceux sur lesquels notre volonté passe pour n’avoir pas de prise : ce sont tous les muscles de nos organes (estomac, intestin, cœur, etc.).

Ils assurent les mouvements de ces organes. Ils sont constitués de fibres lisses (sauf le cœur qui est constitué de fibres striées spéciales), et c’est le système nerveux sympathique (au lieu d’être le cerveau) qui leur envoie les ordres de fonctionnement.

Cette distinction classique et partout admise entre muscles volontaires et muscles involontaires, ou si l’on préfère entre muscles striés et lisses, ou encore entre muscles volontaires et sympathiques, a-t-elle la valeur qu’on lui attribue ? Nous ne le pensons pas.

La dissemblance anatomique entre la fibre striée et la fibre lisse n’implique pas nécessairement une dualité absolue de fonctionnement. D’ailleurs, les fibres striées spéciales du cœur sont rangées parmi les involontaires, ce qui prouve que le sympathique peut très bien envahir le domaine de la volonté.

Les muscles de notre estomac sont involontaires

Pour nous, volonté et sympathique ne s’opposent pas plus que ne s’opposent volonté et subconscience ou inconscience. L’énergie du sympathique, c’est de la volonté devenue inconsciente. (L’un de nous, Dr G. D., a développé dans son livre, La Cure Naturiste, cette conception de l’unité de la pensée, qu’elle soit consciente ou non).

L’étude de l’anatomie comparée montre que le cerveau et le sympathique peuvent souvent se suppléer. Alors que la volonté ne commande habituellement pas notre estomac, elle commande celui de l’étoile de mer.

L’étoile de mer a un tube digestif très simple. Il est réduit à la poche de l’estomac, et celle-ci n’a pas d’orifice de sortie. Il n’existe ni intestin, ni anus. Quand l’animal a fini de digérer ce que con­tenait son estomac, c’est consciemment et volontairement qu’il retourne l’envers cet organe, pour le vider de ses résidus.

Autrement dit, alors que les muscles de notre estomac sont involontaires, ceux de l’estomac de l’étoile de mer sont volontaires.

À mesure que les êtres évoluent et se perfectionnent, leur volonté cède progressivement la place à l’inconscience, c’est-à-dire au sympathique, dans des fonctions qui lui incombaient primitivement.

C’est pour cela que nous n’avons plus besoin de penser à digérer. Notre sympathique assure cette fonction pendant que nous travaillons, pendant que nous dormons, … Mais cela ne veut pas dire qu’il y ait opposition entre muscles volontaires et muscles dits involontaires. La preuve ?

Réparer les troubles de fonctionnement et les lésions par la pensée volontaire

Exerçons notre volonté, apprenons-la à redescendre dans nos organes. Elle reconquerra tout le domaine qu’elle a cédé au sympathique.

C’est en vertu de la loi du moindre effort fonctionnel, en vertu du perfectionnement organique auquel nous sommes parvenus, que notre volonté n’a plus à intervenir dans nos fonctionnements profonds.

Mais ce perfectionnement lui-même devient une cause de maladies parce que le sympathique, n’étant qu’un automate, un second, moins intelligent, peut se laisser aller à des accoutumances morbides, créatrices de troubles maladifs.

De ce bref exposé doit logiquement découler une méthode nouvelle de traitement des maladies de nos organes profonds, sur laquelle nous reviendrons plus loin.

Cette méthode enseigne à faire redescendre la volonté vers les organes, pour en réparer les troubles de fonctionnement et les lésions même graves. Autrement dit, elle enseigne la rééducation du sympathique par la pensée volontaire.

Tout ce que peut la pensée sur les fibres lisses du tube digestif de l’estomac

Mais revenons aux fibres lisses du tube digestif de l’estomac, et montrons tout ce que peut la pensée sur elles.

L’idée, avons-nous dit, peut arrêter la digestion gastrique, arrêter des contractions antipéristaltiques de vomissements.

Il est des émotions qui immobilisent le bol alimentaire dans un estomac rendu tout à coup inerte.

Combien de fois avons-nous, par suggestion, fait cesser des vomissements, chez des femmes enceintes, par exemple. Il suffit toujours d’affirmer à la femme que son estomac se décrispe pour qu’il le fasse, et le spasme du diaphragme cède en même temps. La friction sur l’estomac augmente l’effet, soit qu’elle agisse par voie calmante réflexe, soit qu’elle renforce l’image mentale de décrispation. Les 2 mécanismes doivent, croyons-nous, s’aider mutuellement.

Une femme, Mme Colo…, vomit sans arrêt du sang, atteinte qu’elle est d’hémorragie gastrique. Nous détendons son spasme diaphragmatique par suggestion douce : « votre estomac se détend… il est décrispé… ». Les vomissements cessent alors.

Bernheim (La Suggestion, p. 225), avait déjà écrit : « J’ai, par suggestion, inhibé des vomissements liés à une gastrite catarrhale ou cancéreuse. »

Penser à manger quand on est à table est un bon moyen de digérer mieux

Se mettre à table sans plaisir, c’est se condamner à mal digérer. C’est pour cela qu’un beau repas en belle compagnie peut parfois être un remède utile dans certains cas de dyspepsie atone.

Le mangeur de nouilles impénitent condamne souvent son estomac à l’inertie. S’il est indispensable à la santé d’avoir un sain régime alimentaire, il faut aussi savoir de temps à autre sortir de son régime et faire ce que   l’un de nous (Dr G. D., l’Art de vivre longtemps), a appelé une escapade alimentaire.

Se mettre à table avec des préoccupations d’affaires, ou bien lire pendant le repas, c’est dériver vers le cerveau des forces qui seraient mieux à leur place dans les centres digestifs. C’est s’imposer une digestion laborieuse.

Penser à manger quand on est à table, est un bon moyen de digérer mieux car, ainsi que l’a dit avec raison Lemoine, « on digère beaucoup plus avec son cerveau qu’avec son estomac ».

L’estomac peut se vider sous l’action de l’idée

Nous avons plusieurs fois constaté qu’une émotion (occasionnée, soit par un évènement extérieur, soit par une suggestion donnée par nous) est susceptible de hâter les mouvements péristaltiques de l’estomac au point d’évacuer tout le contenu de l’organe en quelques minutes.

L’estomac inerte d’un de nos nerveux clapote bruyamment, preuve qu’il contient des aliments. Nous faisons la suggestion que l’estomac se vide. Nous ne tardons pas à voir les contractions de l’organe se dessiner à travers la paroi abdominale, et nous entendons le contenu s’évacuer.

Nous palpons et secouons à nouveau l’organe, comme tout à l’heure, il ne clapote plus. Il s’est vidé sous l’action de l’idée.

C’est par le même mécanisme suggestif que de grandes fringales succèdent parfois à des chocs émotionnels.

Affirmer à un dyspeptique que son estomac se contractera mieux, qu’il se contracte mieux déjà, c’est canaliser vers l’organe malade des flux de forces qui n’étaient pas disposés à y aller.

Il n’est pas de dyspeptique qui ne bénéficie d’une cure suggestive.

L’action de la volonté sur l’estomac

On peut souvent se prouver à soi-même l’action de la volonté sur l’estomac de la façon suivante :

Choisir un moment où l’on sent l’organe distendu de gaz, à travers la paroi. Se coucher sur le dos et poser, à nu, une main plat sur le ventre, au-dessus de l’ombilic. Penser alors avec énergie : j’envoie à mon estomac des ordres de contraction.

Se représenter mentalement la cornemuse gastrique et des ondes musculaires par­tant dans la région du cardia vers le pylore, c’est-à-dire de gauche droite. On sent souvent les contractions se faire sous la main.