Comment maîtriser la timidité et le trac

Connaissez-vous le trac ?

C’est d’abord l’angoisse, que tout le monde connaît et qui se localise tantôt à la gorge, tantôt dans la région du cœur, tantôt au creux de l’estomac; elle est souvent accompagnée d’une sensation d’étouffement et de constriction thoracique.

La sensation de palpitations est fréquente. Les troubles circulatoires sont ressentis comme une bouffée de chaleur au visage. On note parfois un malaise physique indéfinissable.

Le plus appréciable des symptômes moteurs est le tremblement, qui affecte de préférence les bras, les mains, les mollets, la langue, et peut, dans certains cas, devenir généralisé.

Il existe aussi un certain degré de faiblesse et de raideur musculaire: chez le pianiste intimidé les doigts peuvent se raidir au point de rendre l’exécution impossible. Chez le violoniste, les doigts se crispent, se déplacent, et le son monte.

La raideur musculaire qui se produit au moment de l’émotion donne lieu au phénomène suivant, signalé par Hartenberg: si dans une rue déserte, on est sur le point de croiser un passant qui vient en sens inverse sur le même trottoir, et si on le regarde fixement, il n’est pas rare qu’au moment du croisement l’inconnu laisse traîner une ou plusieurs fois son talon sur le sol: c’est un timide troublé par le regard fixe et chez qui une ébauche d’émotions a provoqué une raideur subite des jambes.

L’émotion peut provoquer de l’incoordination musculaire; les mouvements perdent leur harmonie; le timide n’a plus le contrôle de ses gestes; il devient gauche et maladroit; ses pieds se prennent dans le tapis, il se heurte aux meubles, fait rouler son chapeau par terre, en voulant le relever casse un bibelot. Au buffet il renverse sa tasse de thé ou sa coupe de champagne sur la robe de sa voisine, il ne sait plus ni marcher ni s’asseoir, ni que faire de ses pieds, de ses mains, de toute sa personne.

Les troubles de l’élocution sont fréquents; ils relèvent d’une quadruple cause:

  • psychique (confusion mentale)
  • laryngée (spasme des cordes vocales)
  • respiratoire (dyspnée) – linguale et labiale.

Le timide présente, au moment de l’accès, des troubles de l’idéation, en même temps que ses cordes vocales se crispent, et dans certains cas refusent tout service, occasionnant un véritable mutisme.

La respiration devient plus rapide, le chanteur a du mal à tenir sa note, à filer les sons, il se sent essoufflé, la voix s’affaiblit et souvent détonne.

L’orateur trébuche dans ses périodes, la langue, les lèvres, les joues participent aux troubles musculaires; la langue a perdu sa souplesse, les lèvres tremblent, d’où hésitation, bredouillement, bégaiement.

1 Le trac des examens

Les variétés de trac sont nombreuses. Nous allons passer en revues les plus fréquentes.

Trac des examens tout d’abord. Bien peu de candidats y ont échappé. Rappelez-vous, timides, le calvaire des concours, la détresse infinie de tout l’être devant l’impuissance à rassembler les idées, à retrouver les souvenirs. A la première question, on voit le candidat pâlir, s’embrouiller dans les phrases les plus simples, qu’il n’arrive pas à terminer. Un examinateur malveillant peut lui faire dire les sottises les plus invraisemblables. « Le Rhône se jette bien dans la Manche ?… — Oui Monsieur ! » répondait un jour à un examen Anatole France intimidé.

Il arrive que le timide, pour masquer son trouble ou pour triompher, parle sans discontinuer, parfois avec brusquerie, et prend une attitude agressive. Il semble se moquer et indispose son examinateur, alors qu’au fond il a perdu tout contrôle.

Et vous, automobiliste, ancien aspirant au permis de conduire, évoquez vos souvenirs plus ou moins récents. Souvenez-vous de ce jour mémorable où, après une attente prolongée et une conversation qui roulait sur la sévérité de plus en plus grande de l’examen, l’ingénieur vous invita à prendre place près de lui.

Vous qui étiez si fier de la façon dont vous aviez conduit les jours précédents, vous considériez ce jour-là avec anxiété tous les organes de manœuvre. Jamais, au grand jamais, votre voiture n’avait possédé tant de boutons, de commandes, de pédales, de cadrans !

Essayons tout de même de partir !… Après quelques tâtonnements, on retrouve le bouton du démarreur.

Le démarreur tourne longtemps sans résultat…  » – Vous avez oublié de mettre le contact… » Vous faites un bond brutal, et la voiture s’immobilise…  » – Il faut penser au frein à main… » Puis vous partez délibérément.., en marche arrière… Vous appuyez à fond sur l’accélérateur quand vous auriez voulu freiner. Vous calez votre moteur un certain nombre de fois, et l’ingénieur vous prie de vouloir bien repasser un mois plus tard, après avoir reçu quelques leçons supplémentaires. Et pourtant, quand vous étiez seul, tout allait si bien !

Le trac vous a paralysé !

2 Le trac des artistes

Certains artistes – mais ils sont rares ceux-là tiennent à leur trac et le considèrent comme un élément nécessaire qui leur permet de développer au maximum toutes leurs qualités et de faire passer leur émotion jusqu’au plus profond de l’âme des spectateurs, tel Signoret, dont vous avez souvent applaudi le merveilleux talent.

A mes questions, Signoret répondit: « Le trac est une maladie qu’il faut avoir. Il faut plaindre les artistes qui ne l’ont pas. Voyez-vous, Monsieur, je pense que le trac est en corrélation exacte de l’importance qu’un artiste donne à son art. C’est vous dire que j’ai toujours eu le trac, que je l’ai encore, et que j’espère l’avoir toujours.

Je ne regrette pas de souffrir un peu de cette terrible maladie qui, heureusement, n’est que passagère. Je ne le regrette pas car je bénéficie presque toujours d’une rapide et bienfaisante réaction qui me conduit vers le SUCCES ».

Il est fort probable que Signoret n’a jamais connu le vrai trac, le trac qui fait bondir le cœur, coupe la respiration, rend aphone, fait un trou béant dans la mémoire. Mais il est un trac léger, une émotion presque inévitable qu’un bon artiste ressent au moment de paraître en public et qui, loin d’être nuisibles lui donnent une sensibilité plus vive, une compréhension plus poussée du rôle, et lui permettent de jouer avec plus de brio. L’acteur est comme grisé. Si donc le vrai trac est un désastre sur la scène, une certaine émotion doit être considérée comme utile et jamais nous ne chercherons à détruire cette émotion.

C’est sans doute ce premier degré de trac auquel Signoret fait allusion; dans ce cas je me déclare pleinement d’accord avec lui.

Edmée Favart, tout en souffrant du trac, en considère surtout le côté utile: c’est, sans qu’elle s’en doute, un moyen indirect de lutter contre lui.

« Le trac, dit-elle, maladie des débutants, pense le commun des mortels. Quelle erreur ! Il s’accroît au contraire avec la notoriété: plus on monte en grade, plus on en est la victime. La grande Sarah Bernhardt elle-même en a souffert jusqu’à son dernier jour. Ceci est très explicable: la responsabilité de la bataille étant réservée au général et non aux soldats ».

« Ainsi que l’a enseigné Coué, on peut arriver à maîtriser le trac par l’éducation psychique. Pour ma part, je crois que nous devons subir ce divin supplice : il est un stimulant qui nous incite à mieux faire. »

3 Le trac des avocats et des conférenciers

Qui pourrait croire que des hommes bavards par tempérament et doivent chaque jour prendre la parole en public pour défendre la veuve et l’orphelin, sont sujets à des tracs particulièrement angoissants ? Et pourtant cela est.

On se rappelle Cicéron dans toute la possession de ses moyens, incapable de prononcer son discours le mieux préparé: la Milonienne.

« Il faut citer, dit Dugas, ce que maître Cléry raconte des émotions, des angoisses qui précédaient les plaidoiries des maîtres du Palais, émotions se révélant chez quelques-uns par de véritables souffrances physiques. Paillet » par exemple, le jour d’une affaire importante, s’en allant à pied au Palais, rasant les murs en construction, dans le vague espoir qu’une poutre mal dirigée lui casserait la jambe, en disant: « c’est ça qui serait un bon prétexte pour ne pas plaider ! »

« Et Chaix-d’Est-Ange, dont la main tremblait si fort qu’il pouvait à peine se raser sans se mettre la figure en sang. Et Bethmont, que j’ai vu au moment d’aborder la barre pris de vomissements presque incoercibles… »

Au Palais, on dit que Waldeck-Rousseau, avant de prendre la parole dans une affaire importante, éprouvait les affres du trac.

Notons encore la fréquence des débâcles intestinales de Sarcey, qui devait choisir, pour se rendre à sa conférence, un itinéraire qui lui permettrait de passer devant des maisons amies… Il est d’usage, paraît-il, d’indiquer aux prédicateurs qui vont faire un sermon dans une paroisse étrangère, la retraite où ils pourront donner libre cours aux conséquences de leur émotion.

Les conférenciers aussi peuvent avoir le trac, mais c’est en général un trac moins violent que celui des artistes. Cela se conçoit aisément: le conférencier ne fait que parler sans jouer, et en cas de défaillance, il peut toujours compter sur ses notes.

Le professeur Mosso nous fait, dans son livre La Peur, un récit pittoresque de son trac lors de sa première conférence : « Je me souviens toujours de ce soir, et je m’en souviendrai longtemps… Je regardais derrière le rideau d’une porte vitrée qui donnait dans le grand amphithéâtre bondé d’auditeurs… J’étais nouveau venu dans ma chaire, je me sentais humble et presque repentant de m’être exposé à l’épreuve d’une conférence dans ce même amphithéâtre où avaient parlé maintes fois mes plus célèbres maîtres.

« A mesure que l’heure approchait, ma crainte augmentait ; j’avais peur de me troubler et de rester bouche béante et muet. Mon cœur battait avec force; j’éprouvais l’angoisse de celui qui regarde au fond du précipice. Je voulus alors jeter un coup d’œil sur mon discours, et me recueillir. Mon effroi fut grand en m’apercevant que j’avais perdu le fil de mes idées, et que je ne parvenais pas à relier les fragments de mon discours. Les expériences que j’avais répétées cent fois, de longues périodes que je savais par cœur, tout s’était évanoui comme si je n’y eusse jamais songé.

« Cette absence de mémoire fut pour moi le comble de l’inquiétude. Je vois encore l’appariteur prendre le bouton de la porte et ouvrir, puis, la porte à peine ouverte, je sens un frisson dans le dos, et un bourdonnement d’oreilles, je me trouve enfin près de la table, au milieu d’un silence terrifiant. Il me semblait que j’avais fait un plongeon dans une mer orageuse et que, sortant la tête de l’eau, je me fusse jeté sur un récif au milieu de ce vaste amphithéâtre ».

« Mes premières paroles produisirent sur moi une singulière impression. Il me semblait que ma voix se perdait dans une immense solitude Où elle s’éteignait aussitôt émise. Après quelques paroles prononcées presque machinalement, je m’aperçus que j’avais déjà terminé mon exorde et je restai effrayé de ce que la mémoire avait pu me trahir à ce point, sur le passage où je me croyais le plus sûr; mais il n’était plus temps de retourner en arrière, et je poursuivis tout confus… L’amphithéâtre m’apparaissait comme un grand nuage ».

« Peu à peu l’horizon s’éclaircit, et dans la foule je distinguai quelques visages bienveillants et amis sur lesquels mes yeux se fixèrent comme le noyé à une planche qui flotte… Puis, à côté, des personnes attentives qui approuvaient de la tête et rapprochaient leurs mains de l’oreille pour mieux cueillir mes paroles ».

« Enfin, je me vois dans l’hémicycle, isolé, infime, chétif, humble, comme si je me confessais de mes fautes.

La première et la plus vive émotion était passée, mais quelle sécheresse à la gorge et quelle flamme au visage !…

Comme ma respiration était entrecoupée et ma voix éteinte et tremblante! L’harmonie des périodes étaient souvent suspendue par une rapide inspiration, et j’arrivais péniblement à trouver assez d’haleine pour prononcer les dernières paroles qui achevaient ma pensée ».

« Vers la fin, je sentis de nouveau le sang circuler, puis quelques minutes d’inquiétude s’écoulèrent encore; ma voix qui tremblait beaucoup, avait pris le ton persuasif de la conclusion, j’étais essoufflé et tout en nage.

Les forces étaient sur le point de m’abandonner; en regardant les gradins de l’amphithéâtre, il me sembla que la gueule d’un monstre s’ouvrait peu à peu pour m’engloutir dès que j’aurais prononcé mes dernières paroles. »

  1. Claretie connaissait également l’émotion. Elle se manifestait chez lui un peu avant de paraître en public, et atteignait son plus haut degré pendant le court instant durant lequel le conférencier s’avançait pour gagner la table. A ce moment, les idées les plus absurdes, les plus illogiques, lui passaient par la tête. Il se demandait ce qu’il venait faire là, quelle était l’utilité de cette épreuve, s’il ne serait pas infiniment mieux chez lui, tranquillement installé dans son cabinet.

Chez certains conférenciers, l’émotion a pour effet de précipiter le débit à tel point qu’une conférence qui devait normalement durer une heure est terminée au bout d’une demi-heure, l’orateur faisant des coupes sombres dans certains passages, sans se préoccuper de la logique du développement.

D’autres vont jusqu’à supprimer complètement la conférence.

Assolant, revenant d’un voyage en Amérique, était un jour invité à faire une causerie, et il avait pris pour thème le titre de son livre « La Vie aux Etats-Unis ». La documentation ne lui manquait donc pas. Il s’installe derrière sa table et commence: « Messieurs, dit-il d’un air assuré, quand on veut partir pour l’Amérique.., quand on veut y aller.., on prend l’avion… » « On écoutait, quelque peu interloqué, rapporte Sarcey. Tout à coup nous le vîmes ramasser ses papiers, son livre, se lever en pied, descendre de la chaire… » « Et moi je prends la porte, nous dit-il.. »

4 Le trac sexuel

Le trac sexuel est au point de vue médical un des plus importants, car il est souvent cause d’impuissance. Je vois fréquemment des malades qui se plaignent d’impuissance. Il n’y en a pas deux sur dix chez lesquels on puisse déceler une cause organique: presque toujours il s’agit d’un émotif qui, par l’effet d’une mauvaise disposition physique ou morale, n’a pu se montrer à la hauteur des circonstances. Cet échec l’a vivement frappé, et tout aussitôt l’idée d’impuissance l’obsède, le hante; par la suite, chaque fois que les mêmes circonstances se reproduisent, il se pose le point d’interrogation: « Comment vais-je me comporter aujourd’hui ? » ou « Pourvu que… ».

Il est inquiet, angoissé, il ne peut s’empêcher de penser à l’échec possible. Plus il veut chasser l’idée, plus elle revient. La suggestion s’est implantée en lui et le torture.

Ceci me remet en mémoire une petite histoire qui me fut contée récemment.

Un juif polonais avait envoyé son fils à la capitale faire de longues et coûteuses études de physique et de chimie. Lorsque les études furent terminées, le Juif appela son fils et lui dit: « Tu m’as coûté très cher, mais tu dois savoir beaucoup de choses. Il faut que tu me fabriques de l’or… – Fabriquer de l’or ? dit le fils estomaqué… – Oui, continue le père, il faut absolument que tu le fasses. Tu as dû apprendre cela à l’Université ?…. – Bien, répartit le fils; alors, prends ce mortier et ce pilon, pulvérise, broie ces cristaux, pendant trois heures. Si pendant ces trois heures tu n’as pas pensé une seule fois aux crocodiles, tu trouveras de l’or dans le fond de ton mortier… ». Au bout d’une demi-heure, le Juif abandonnait son travail en disant : « C’est curieux, moi qui, en temps ordinaire, ne pense jamais aux crocodiles, je ne pense qu’à eux… ».

Le même phénomène se produit chez l’émotif qui a subi un échec sexuel. Il essaie, au moyen de sa volonté, d’écarter l’image obsédante; l’imagination est maîtresse. Le « je voudrais, mais je ne peux pas » de Coué, reste vrai.

Et ceci nous démontre que si l’on veut guérir un impuissant psychique, on devra rééduquer non sa volonté, qui ne peut rien, mais son imagination, qui peut tout. On accumulera dans cette imagination des idées de confiance qui finiront bien par neutraliser les mauvais souvenirs.

Le docteur Cololian, dans une étude sur le trac, cite un cas de trac sexuel qu’il qualifie de rare, mais qu’avec une expérience déjà vieille en la matière, je qualifierai plutôt de fréquent. Il s’agissait d’un jeune ménage. Les premiers jours, le mari, timide et émotif, n’a pu rendre les hommages merveilleux que la jeune épouse était en droit d’exiger. Deux ans se sont écoulés. Le mari se sentait petit garçon auprès de sa femme. Sa timidité, son trac persistaient.

Un jour, cependant, il eut l’occasion avec une partenaire de passage de constater qu’il n’était pas si petit garçon que ça. Il a divorcé et s’est marié avec sa partenaire d’occasion; il fut heureux et eut des enfants.

Le trac sexuel dépend souvent de peu de chose. Le traitement moral tiendra ici la première place ; dans certains cas, la psychanalyse sera utile pour retrouver l’origine inconsciente de la timidité ou du trac. Dans tous les cas, la suggestion est indispensable.

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5 Comment vous libérer du trac

1°- Selon le mode Coué:

Tous les matins, au réveil, et tous les soirs, aussitôt au lit, fermez les yeux, et sans chercher à fixer votre attention sur ce que vous dites, prononcez avec les lèvres, assez haut pour entendre vos propres paroles et en comptant sur une ficelle munie de vingt nœuds, les phrases suivantes: « Tous les jours à tous points de vue je vais de mieux en mieux ;j’ai confiance en moi; je suis sûr de moi; je suis toujours calme, quelles que soient les circonstances; je parle facilement en public, etc… »

Faites cette autosuggestion d’une façon aussi simple, aussi machinale que possible, par conséquent sans le moindre effort. En un mot, les formules doivent être répétées sur le ton employé pour réciter des litanies. De cette façon, l’on arrive à les faire pénétrer mécaniquement dans l’inconscient, et quand elles y ont pénétré elles agissent.

De plus chaque fois que, dans le courant de la journée, vous ressentirez une légère défaillance, affirmez-vous que vous n’y contribuerez pas consciemment et que vous allez le faire disparaître, puis, si possible, isolez-vous et étendez-vous, fermez les yeux et répétez les formules de suggestions appropriées: « Je suis calme », par exemple, si vous vous sentez agité et nerveux: « Ça se passe, ça se passe », si vous rougissez (au lieu de penser, comme vous aviez l’habitude de le faire, « je rougis, je me sens rougir »); « J’ai confiance en moi », si vous êtes pris d’un accès de timidité ou que vous vous sentez perdre pied, etc…

2°- Suggestion par la vue:

Ecrivez en grosses lettres des formules comme celles que vous lisez en lettres grasses à la fin de ce livre.

Vous mettez une de ces pancartes au pied de votre lit et vous fixez longuement le point noir chaque soir avant de vous endormir:

3° – Suggestion graphique:

Vous écrivez vos autosuggestions une vingtaine de fois, en prenant soin de bien former vos lettres. Et vous prononcez vos formules à haute voix en même temps que vous les fixez sur le papier. Cette suggestion, ainsi pratiquée, a l’avantage d’entrer dans le subconscient par trois chemins différents: l’œil, l’oreille et le muscle.

Nous avons très souvent reconnu, par exemple, l’efficacité d’une intervention amicale et souriante au moment où un événement nous bouleverse. Si un ami, d’un caractère posé et bienveillant, vient nous voir à ce moment-là et prononce quelques paroles sages, nous sentons aussitôt notre tourment décroître, notre inquiétude se calmer, notre trouble s’évanouir.

Nous serons donc à nous-mêmes cet ami raisonnable et bienveillant. Répétons-nous : Soyons raisonnable.

Ce commentaire peut s’appliquer à certaines formules des pages en lettres grasses. Pour les autres, il faut se reporter à la méthode cartésienne. Elle consiste, d’après le philosophe, en ces longues chaînes de raisons, toutes simples et faciles, dont les mathématiciens ont coutume de se servir pour parvenir à leurs plus difficiles démonstrations.

Le premier des préceptes de Descartes est de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie qu’on ne l’ait reconnue évidemment être telle, c’est-à-dire d’éviter soigneusement la précipitation et la prévention.

Le second est de diviser chacune des difficultés que l’on examine en autant de parcelles qu’il se peut et qu’il est requis pour les mieux résoudre.

Le troisième est de conduire par ordre ses pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusqu’à la connaissance des plus composés.

Un autre moyen de n’être pas rebuté par un travail qui vous paraît difficile est de l’imaginer comme à moitié réalisé déjà et ne présentant pas d’obstacles. D’ailleurs, on connaît la sage parole d’un moraliste: Les difficultés ne sont pas faites pour nous abattre, mais pour être abattues.

Le timide vaincra donc en se remémorant sans cesse tous ces préceptes que nous avons condensés en des phrases brèves et frappantes. Ces phrases, qui sont autant de suggestions, devront être placées sur les tables de travail ou épinglées au mur. Il sera facile au timide, lorsqu’il se prépare à sortir ou à entreprendre une corvée qui l’épouvante, ou à faire des démarches qui, d’avance, le paralysent, de se répéter à haute voix ces phrases stimulantes.

Pour l’artiste qui doit paraître en scène, pour le conférencier qui doit affronter un nombreux public, pour l’avocat, pour tous ceux qui ont à prendre la parole, nous donnons des formules qui ont fourni les meilleurs résultats à ceux qui les ont employées.

Certains objecteront qu’il faut avoir la volonté de se graver ces formules dans l’esprit, mais il sera facile de leur répondre que cette volonté qu’ils exercent en apprenant leurs rôles, en rédigeant leurs conférences ou leurs plaidoiries, il leur ai aisé de la mettre encore au service de leur réussite complète. D’ailleurs la volonté, nous l’avons dit, est moins ici en jeu que l’imagination et c’est pourquoi vous remarquerez, lecteurs, que dans nos formules le je veux accompagner toujours le je peux, mais en général il vaut mieux répéter: je suis fort que je peux et je veux être fort. Il vaut mieux dire en cas d’insomnies:  » je dors  » que  » je veux dormir « .

6 Comment vaincre la timidité

Il faut certes combattre la timidité chez l’adulte qui n’a pas eu la chance de trouver sur sa route, lorsqu’il était jeune, les parents ou les éducateurs qui auraient pu en empêcher l’éclosion.

Mais vous qui avez des enfants, vous devez, dès maintenant, suivre la ligne de conduite que je vais vous indiquer pour éviter chez eux l’apparition de ce handicap douloureux.

La timidité est rarement naturelle. Elle n’apparaît chez les enfants que lorsqu’une éducation maladroite les a rendus défiants de leur propre mérite.

L’enfant ne naît pas timide; il le devient par la faute de son entourage. Il faut donner à l’enfant dès son plus jeune âge le sentiment de ses responsabilités et l’aider à développer son estime de lui-même.

De plus en plus, notamment dans les écoles d’inspiration anglo-saxonnes, les enfants sont poussés à prendre des initiatives et des responsabilités. A l’école ils élisent un président de classe; l’un d’eux est charge du vestiaire, l’antre de la bibliothèque. En classe, au lieu de leur faire ânonner leurs leçons, on leur demande des exposés de questions qui ne soient pas seulement une récitation, mais un agencement original. Ils composent et jouent des pièces de théâtre qui sont la représentation de la vie ou de l’histoire, et rédigent des journaux où ils ont toute liberté d’exprimer leurs opinions.

L’enfant doit être habitué à l’idée de se diriger sans compter exclusivement sur une influence extérieure. La sollicitude exagérée produit des résultats fâcheux, mais, d’autre part, la sévérité a parfois les mêmes conséquences.

Un enfant qui tremble devant ses parents ou ses professeurs commence la vie dans des conditions d’infériorité évidentes; il devient inquiet et ombrageux; à force d’entendre blâmer ses actes, il finit par prendre défiance de lui-même; c’est un candidat à la timidité, ennemi de tout effort pour le mieux.

Il ne faut jamais décourager les enfants; il y a au contraire intérêt à souligner tous leurs efforts, à leur donner de bonnes suggestions. Il est bon que les parents se rendent compte du rôle de la suggestion dans l’éducation, rôle qui est, en général, complètement méconnu, pour le plus grand dommage des petits. Le cerveau de l’enfant est très malléable, très suggestible : tout ce qui sort de la bouche de ses parents et de ses maîtres est accepté comme  » parole d’Evangile « . Tous les enfants ne se développent pas avec la même rapidité, que ce soit au point de vue physique ou au point de vue intellectuel. Il est donc très maladroit de répéter à un enfant:  » Ah ça c’est malin ! (sous-entendu tu es stupide); tu ne fais jamais rien de bien; tu es toujours le dernier; tu es ridicule, etc… « . Plus vous répétez ces aménités et plus votre enfant se bute; vous êtes en grande partie responsable de ses insuccès; et voilà un enfant destiné à devenir un timide.

C’est une suggestion négative désastreuse, que vous lui donnez ainsi et on n’a jamais rien obtenu de cette façon. Au contraire, encouragez-le gentiment, parlez-lu doucement; montrez-lui qu’il peut faire beaucoup mieux, qu’il est plus intelligent que beaucoup de ses camarades. Qu’il n’entende que des paroles réconfortantes et vous ferez là un excellent travail de persuasion.

Vous profiterez de son sommeil pour lui faire de la suggestion. Lorsqu’il est endormi, approchez-vous de son lit et murmurez à son oreille les formules renfermant les idées que vous désirez voir se réaliser en lui, par exemple :  » Tu es calme, obéissant, travailleur, tu as plaisir à travailler, tu as de l’amour-propre, tu arriveras facilement à être dans les premiers de ta classe, tu as confiance en toi, etc. « 

Il sera parfois nécessaire que le médecin psychothérapeute donne les premières suggestions; mais le principal de la besogne sera fait par le père ou la mère, car c’est chaque jour que la suggestion doit être faite; il faudra là encore beaucoup de patience et de persévérance; quels parents reculeraient lorsqu’il s’agit de la santé et du bonheur de leurs petits ?

Il est bon que les grandes personnes discutent avec l’enfant, ne serait-ce que pour l’aider à formuler son jugement, et pour le familiariser avec l’idée de son importance relative.

Ces discussions auront encore l’avantage d’exercer l’enfant à exprimer clairement sa pensée, en des termes précis.

Il faudra éviter tout balbutiement, toute hésitation de parole qui provient généralement du manque de fixité dans les idées, mais toujours sans brusquerie, en lui affirmant qu’il peut parler avec plus d’aisance.

Si un mot semble difficile à prononcer à l’enfant, on le lui fera répéter lentement plusieurs fois dans le courant de la journée. Il prendra ainsi l’habitude de bien articuler. Il faut forcer les jeunes à discipliner leurs pensées avant de les exprimer.

 » Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement; et les mots pour le dire arrivent aisément… « 

Le succès dans les examens dépend souvent plus de la façon aisée dont le candidat a répondu que de sa science réelle. Combien de timides échouent parce que leur trouble les a fait passer pour des ignorants!

Nous devons aussi éviter la faute qui, trop souvent, engendre la timidité: d’exiger la perfection des jeunes enfants. Certains petits êtres consciencieux désespérant de ne jamais atteindre là où l’on voudrait les conduire, se désolent et doutent d’eux-mêmes.

Les parents apprendront à l’enfant le maniement de l’autosuggestion. Il comprendra très vite les bienfaits de cette méthode, qu’il continuera d’utiliser toute sa vie.

Quelles règles devez-vous suivre si vous désirez guérir votre timidité ?

Suivez les prescriptions d’une hygiène bien comprise: levez-vous tôt et autant que possible à la même heure chaque jour. Le timide est souvent nonchalant; vous avez, au moment du lever, l’occasion d’un effort de volonté : ne perdez pas cette occasion, votre volonté se fortifiera si vous prenez l’habitude de l’exercer.

Dès que vous serez sorti de votre lit, il fera pendant un quart l’heure des exercices de culture physique, qui seront suivis d’une vingtaine d’inspirations profondes; entre chaque inspiration, répétez à mi-voix :  » je me porte bien, je suis fort, je suis calme, je suis maître de mes nerfs, j’ai confiance en moi… , Ayez soin d’éviter tous les aliments qui augmentent votre émotivité: les épices, l’alcool, le café, le thé; l’alimentation sera surtout végétarienne. Il veillera sur son attitude, ses gestes et ses paroles. L’attitude a une grande importance : il existe en psychologie une loi, dite de répercussion, dont il faut tenir compte.

 » Les mouvements et attitudes du corps, produits artificiellement, dit Ribot, peuvent susciter dans quelques cas les émotions correspondantes: gardez quelque temps la posture de la tristesse, et vous la sentirez vous envahir. Mêlez-vous à une joyeuse société, réglez sur elle vos démarches extérieures, et vous éveillerez en vous une gaîté fugitive. Chez les hypnotisés, placez le bras dans l’attitude de la menace, le poing fermé, l’expression se complète spontanément dans les traits du visage, et le reste du corps; de même pour l’expression de l’amour, de la prière, du mépris. Ici le mouvement est la cause et l’émotion est l’effet. Les deux cas sont réductibles à une formule unique: il y a entre tel mouvement et telle émotion une association indissoluble : l’émotion suscite les mouvements et les mouvements suscitent l’émotion… « 

Nos pensées et nos émotions provoquent des réactions organiques, mais tout ce qui se passe dans notre corps, dans nos muscles, modifie plus ou moins notre façon de penser et de sentir.

Si vous êtes en colère et que vous vous livriez, à des manifestations extérieures brutales : gestes

désordonnés, paroles violentes, votre colère s’exaspère et vous conduit Dieu sait où, au crime parfois. On peut tuer dans un mouvement de colère…

Au contraire, si vous arrivez à juguler ces manifestations, il freiner vos gestes, à rester immobile, ne fût-ce que quelques secondes, à arrêter le flot de vos paroles, la colère tombe brusquement; vous avez retrouvé la maîtrise de votre esprit en vous composant une attitude.

Servez-vous de cette loi de répercussion pour vous délivrer de la timidité; que votre démarche soit assurée, n’avancez pas dans la vie, le dos voûté, la tête rentrée dans les épaules, comme si toutes les catastrophes devaient fondre sur vous.

J’en connais qui, par leur attitude craintive, paraissent attirer tous les coups du sort. Ne faites pas comme eux; redressez-vous.

Dans la conversation, ayez les yeux fixés sur ceux de votre interlocuteur, et non sur le bout de vos souliers : si vous laissez errer votre regard dans l’espace ou si vous l’accrochez sur les différents objets qui vous entourent, vous donnerez une impression de timidité, de gêne, et même parfois de fausseté, alors que vous êtes l’homme le plus droit qu’il soit possible d’imaginer. De plus, vous manquez d’autorité et vous risquez d’être battu dans toutes les discussions.

Veillez sur l’harmonie de vos gestes; qu’ils ne soient pas saccadés pour ne pas déterminer des pensées et des impulsions regrettables. Cultivez les gestes larges, précis, rapides cependant, qui aideront à la précision de votre pensée, et la rendront plus facile à exprimer.

Surveillez votre voix, que vous ferez autant qu’il est en votre pouvoir harmonieuse et chaude. Saisissez toutes les occasions qui se présentent à vous pour lutter contre votre défaut.

Au moins trois fois par jour entrez au hasard dans les boutiques qui se présentent à vous, discutez avec le vendeur de la qualité et du prix d’objets dont vous n’avez nul besoin, partez sur une phrase aimable, prometteuse d’un achat, le jour où vous aurez plus d’argent… Ce sera pour vous un excellent exercice. Que les vendeurs qui liront ces lignes ne m’en veuillent pas trop : ils ne perdront pas toujours leur temps; s’ils sont suffisamment persuasifs, adroits, s’ils savent trouver des arguments convaincants, s’ils arrivent à suggestionner leur client, ils remporteront la victoire.

L’acheteur débarrassé de sa timidité, osant enfin parier, dire ce qu’il désire, sera un bien meilleur client.

Raisonnez-vous; vous êtes trop égocentriste, tâchez de l’être moins, persuadez-vous que vous n’êtes pas le centre du monde, que tous les regards ne convergent pas sur vous, qu’on ne vous écoute pas avec tellement d’attention et qu’on n’attend pas de vous des merveilles; si vous vous persuadez que vous êtes le seul à penser tellement à ce que vous êtes, à ce que vous dites, à ce que vous faites, et vous vous serez beaucoup rapproché de la guérison.

Quand vous serez bien pénétrés de cette idée que les gens s’occupent plutôt d’eux-mêmes que de vous, qu’ils ne passent pas leur temps à commenter vos mots et vos gestes, vous pourrez faire votre entrée dans le salon devant cinquante personnes, cela ira très bien.

Le soir, avant de vous coucher, vous aurez soin de refaire les exercices du matin, mouvements, inspirations profondes et répétition des formules d’autosuggestion.

Une fois au lit, vous ferez votre examen de conscience et vous revivrez les victoires que vous avez remportées sur votre timidité; ainsi vous accroîtrez votre confiance; puis vous vous livrerez encore quelques minutes à l’autosuggestion, vous la ferez du bout des lèvres, sans chercher à fixer votre attention, mais en articulant et à voix suffisamment haute pour que vos oreilles l’entendent. Vous vous répéterez des formules de calme, de confiance en vous, formules positives autant que possible.

Toutes ces suggestions s’imposeront à votre esprit pendant votre sommeil, elles vous procureront des rêves agréables, pendant lesquels vous vous verrez tels que vous désirez être : forts, maîtres de vous, prêts à toutes les audaces, et ces rêves deviendront à leur tour des suggestions profitables qui aideront à votre transformation.

Si vous éprouvez quelque difficulté à vous autosuggestionner par la parole, enregistrez les suggestions et réécoutez-les ou bien essayez de la suggestion visuelle, comme je vous l’ai conseillé plus haut; écrivez vos formules sur un grand carton. Attachez ce carton au pied de votre lit, regardez-le quelques instants avant de vous endormir, pour qu’il soit gravé sur votre rétine; le subconscient sera approvisionné par l’œil au lieu de l’être par l’oreille; cette suggestion est puissante aussi: mais le mieux est d’associer la suggestion auditive et la suggestion visuelle, de répéter à mi-voix les paroles en les lisant sur le carton.

Que faut-il faire pour neutraliser le trac ? Certains auteurs, en particulier Charles Clerc, conférencier de grand talent, prétendent — ce qui me parait inexact– que le trac réside tout entier dans le manque de préparation. Le candidat serait pris « le trac parce qu’il n’aurait pas étudié suffisamment ses matières et s’en remettrait en partie à la chance. L’artiste n’aurait pas assez travaillé son rôle, et, pour cette raison, craindrait les infidélités de sa mémoire. Le conférencier aurait trop compté sur sa facilité d’improvisation…

Eh bien ! non, le trac ne réside pas uniquement dans le manque de préparation : nous connaissons tous des candidats consciencieux, des artistes qui, pendant de longs mois, ont composé leur rôle, des conférenciers bourrés de documents, qui, arrivés devant le jury ou le public, sont désarçonnés par le trac.

Néanmoins, nous devons reconnaître qu’une préparation insuffisante prédispose au trac. La base manque, le terrain est mouvant, on a plus de chances de s’enliser, c’est pourquoi celui qui veut échapper à cette hantise devra avant tout se bien préparer : première condition pour conserver l’équilibre mental.

Je viens de vous dire tout simplement, sans grands mots, ce que je pense de la timidité et du trac, et par quelles armes il faut lutter contre ces ennemis de notre tranquillité morale.

J’ai laissé de coté le traitement médical, peu efficace, et le traitement psychanalytique, que j’abandonne à de plus compétents que moi et qui sera utilisé surtout dans le trac sexuel. Pratiquez donc l’autosuggestion, c’est chose facile, à la portée de tous, et, n’étant plus timides, n’ayant plus le trac, pleins de confiance en vous, vous aurez cette désinvolture, cet optimisme qui forcent le succès, car la fortune, comme les femmes, réserve ses sourires aux audacieux.

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La manière dont nous voyons l’argent

« Une fois que l’argent devient l’objectif, le rêve est laissé à l’abandon »

Considérer l’argent à sa juste valeur : un moyen et pas une fin en soi

Souvent, nous essayons d’obtenir de l’argent pour accomplir un objectif désiré, mais à mesure que le temps passe, l’argent devient l’objectif et le rêve est oublié.

Personne n’est destiné, ni même fait, pour posséder de vastes sommes d’argent, mais je crois que chacun mérite, et peut, être prospère. L’argent nous donne le pouvoir d’obtenir et de faire des choses dans notre monde tangible, mais si certains de nos besoins et de nos souhaits les plus profonds sont des choses que l’argent ne peut pas acheter, aucun somme ne vous permettra de vous sentir prospère.

En vérité, d’énormes sommes d’argent amènent souvent des problèmes imprévus, rendant la vie plus complexe, augmentant les responsabilités financières et demandant un plus haut niveau de direction financière. Une charge que vous pourriez ne pas vouloir. Saviez-vous qu’après deux ans, certains des gagnants de la loterie ont presque perdu tout l’argent qu’ils avaient et sont souvent perdus financièrement ? Le problème, avec toute aubaine de ce type, c’est qu’elle résout rarement… les problèmes.

Si vous n’avez pas résolu les croyances intimes négatives que vous aviez au sujet de l’argent ou de vous-même, il sera fréquent, lorsque vous recevrez une telle aubaine, que vous ne méritez pas cet argent. Et avec une telle croyance négative, le subconscient travaille à corriger l’état des affaires jusqu’à ce que vous possédiez la somme d’argent que vous pensez mériter…

Quelles sont vos opinions à propos de l’argent ? Comment vos parents se sentaient-ils à ce sujet et que vous ont-ils appris ? Il vaut le coup de prendre une minute pour réellement penser à ceci, et mettre ces questions par écrit si vous le préférez. C’est un fait : beaucoup de nos croyances négatives viennent de notre enfance et si vous avez reçu des messages tels que « l’argent est vraiment difficile à obtenir » ou « sang, sueur et larmes sont l’unique méthode pour devenir riche », ce sont des idées extrêmement négatives. Ce sont effectivement des affirmations négatives que vous essaierez d’accomplir, jusqu’à ce que vous les identifiiez et les laissiez partir pour leur substituer des affirmations positives.

Notre monde est débordant d’abondance et nous méritons tous notre part. Tout ce que nous avons à faire est de nous façonner pour l’accepter. De la même manière, la réalité est que, au niveau du subconscient, beaucoup d’entre nous ne pensent tout simplement pas mériter la prospérité qu’ils recherchent.

Ceci se manifeste fréquemment dans beaucoup de questions fondamentales, telles qu’une faible estime de soi, la peur, la culpabilité ou n’importe quelle autre croyance négative. Pour atteindre une réelle prospérité, il est nécessaire de découvrir et de chasser ces croyances négatives fondamentales.

Souvenez-vous que la réalité extérieure est le miroir de nos croyances intimes. La manière dont nous pensons le monde devient notre vérité. En modifiant votre pensée intime, vous êtes capable de changer votre réalité extérieure.

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Etes-vous mentalement puissant ?

Ceux qui possèdent une forte volonté ne sont pas difficiles à repérer. Toutefois, la véritable puissance mentale est plus difficile à trouver.

Avez-vous ce qu’il faut ?

Il existe beaucoup de traits pouvant illustrer les caractéristiques d’un individu fort mentalement. Si quelqu’un est obstiné, opiniâtre, abrupte, autoritaire ou exigeant, certains pourraient penser qu’il possède une grande force de caractère et confondre avec de la puissance. La puissance ne se voit habituellement pas dans les actes quotidiens mais plutôt dans la réponse que fournit un individu à un problème donné.

Peut-être connaissez-vous quelqu’un qui semble être un roc mentalement. Cet individu semble comprendre ce qu’il veut et savoir comment l’obtenir. Non seulement cela, mais il possède une réponse à toutes les questions, un point de vue sur tous les sujets et une pensée pour chaque circonstance. Ceci semble être la formule du succès, mais que se passe-t-il lorsque quelque chose échoue ? Ou si un plan, ou un projet, échoue encore et encore ? C’est ici que ceux qui sont puissant mentalement luttent et excellent. Il existe six traits principaux de la puissance mentale :

  • Assurance
  • Concentration
  • Motivation
  • Courage
  • Calme
  • Résilience

Assurance

Croire en soi peut augmenter votre puissance mentale, si vous l’utilisez correctement. Si vous croyez en votre capacité à réussir, vous vous développez vous-même en direction du succès et vous vous vivifiez s’il existe des obstacles.

Concentration

Lorsqu’un individu peut rester focalisé, il lui est possible de rester objectif même sous une forte pression. Le pouvoir de se concentrer sur une tâche imminente et de rester focalisé sur cette tâche est une compétence incroyablement cruciale que beaucoup ne semblent pas être en mesure d’obtenir.

Motivation

Vous êtes-vous déjà senti véritablement survolté par un objectif et, des semaines plus tard, avoir perdu toute excitation ? Naturellement. Tout le monde l’a ressenti. Trouver de la motivation est facile, conserver cette motivation est un défi. La motivation est étroitement liée à la concentration et la principale raison de la perte de la motivation vient d’un manque ou d’un changement de la concentration. Dans les situations où la montagne est haute, motivation, concentration et résilience devraient être vos meilleurs alliés.

Courage

Souvenez-vous qu’être courageux ne signifie pas être sans peur ; au contraire, c’est ressentir la peur, mais agir comme si vous ne la sentiez pas. Les actes de bravoure sont communément suivis par une montagne de peur, mais un individu courageux fera ce qu’il doit faire pour réaliser ce qui doit être réalisé.

Calme

Le dictionnaire possède de nombreux synonymes pour le calme, tels que contrôle de soi, imperturbabilité, sérénité et contrôle. Certains mentionnent également force d’âme, mais je l’associerais plus à la force et l’endurance qu’au calme.

Résilience

Peu importe combien vous êtes positif, concentré, motivé, courageux ou calme : si vous ne voyez pas votre objectif final, tout peut devenir inutile.

Être résilient consiste à maintenir la pression jusqu’à atteindre votre but, quelles que soient les épreuves et les embuches.

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L’alchimie de la joie

Il y a un réel pouvoir dans le sourire. Les sourires sont les seules forces virtuelles capables de mouvoir les choses pour les conduire où elles veulent ou ne veulent pas aller.

Un esprit optimiste est une sorte de prisme qui révèle les couleurs d’arc-en-ciel de choses invisibles au pessimiste.

Le prisme ne crée pas les couleurs ; elles sont dans la lumière qui nous éclaire ; il les sépare seulement, et les rend visibles à nos yeux.

Tout homme devrait avoir une lentille optimiste qui lui ferait distinguer l’invisible dans le visible, et lui révélerait toutes les beautés de son environnement.

Soyez toujours joyeux

C’est mal de s’en aller vers ses semblables avec un visage prouvant que la vie a été pour nous un désappointement, au lieu d’une ascension glorieuse.

Quelle triste chose que de voir des gens traverser la vie irradiant l’amertume, trouvant tout mauvais et ne sachant voir que la laideur ; des gens soucieux, impatients, cyniques et pessimistes ! Quelques personnes ont le don de ne voir que ce qui va mal, que ce qui est désagréable. Le pessimisme est un destructeur ; il ne produit jamais rien.

Nous avons besoin de plus de “faiseurs de joie”, de gens qui refusent de voir ce qui est laid, amer ou tortu ; de gens qui sachent voir la beauté de l’univers et la perfection de ce que Dieu a créé, et non le monde que le péché, la discorde et la maladie ont fait.

Nous avons besoin de gens qui voient l’homme et la femme comme Dieu les a créés – purs, sains, en bonne santé – et non la caricature maladive qu’ont faite le péché, la mauvaise manière de penser et de vivre,

Oh ! quelle richesse renferme une âme ensoleillée !

Soyez toujours joyeux, où que vous alliez, et quoi que vous fassiez. La joie est l’huile lubrifiante qui empêchera les frottements, et exclura les chagrins de la vie.

Quel privilège de posséder un visage souriant, capable de répandre la lumière partout où il va, de chasser les ténèbres et d’illuminer les cœurs tristes ; un visage qui a le pouvoir de faire naître la joie dans des cœurs désolés, par son regard radieux et encourageant !

La faculté de répandre le soleil autour de soi a plus de valeur que la beauté ou la fortune. Si vous voulez donner le maximum de ce dont vous êtes capable, gardez votre âme ensoleillée, pleine de beauté et de vérité, de pensées gaies et encourageantes. Chassez tout ce qui pourrait vous rendre malheureux, tout ce qui limiterait votre liberté, tout ce qui pourrait vous troubler et vous amoindrir.

La gaîté est une vraie faiseuse de miracles

J’ai entendu parler du petit impotent optimiste qu’on avait surnommé “le joyeux Joë”, à l’hôpital de la Brise de mer à Long Island. Pendant 4 ans, une grave maladie de l’épine dorsale le força à rester couché sur une planche. Cependant, il était le plus heureux de tous les enfants de l’hôpital, et en dépit de la position douloureuse dans laquelle il se trouvait, il irradiait plus de soleil que qui que ce soit d’autre dans cette maison de la souffrance.

Le critérium du caractère est cette faculté de rester gai, serein, plein d’espoir, même dans les circonstances les plus pénibles.

Il est facile d’être joyeux et optimiste quand tout va bien et qu’on jouit d’une robuste santé, mais il faut vraiment posséder des qualités héroïques pour l’être quand une mauvaise santé vous prive de force et crée des conditions d’existence défectueuses.

Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui soient gais, qui sachent rire et communiquer l’espoir et le courage. Nous avons assez des visages allongés et moroses, assez des manières réfrigérantes.

La gaîté est une vraie faiseuse de miracles. Elle donne de la force à tout l’être, double ses capacités, et fait considérer la vie sous un nouvel aspect. Aucun homme ne peut être complètement vaincu avant d’avoir perdu sa gaîté, son optimisme.

Les vrais bienfaiteurs des nations

Donnez-moi un homme qui, comme Emerson, croie qu’il y a un remède à chaque mal, une satisfaction pour chaque désir légitime de l’âme, un homme qui croie en ses semblables, quels qu’ils soient, et qui voie de la beauté et de la grâce, où les autres ne voient que de la laideur et de la décrépitude.

Donnez-moi un homme qui croie à l’existence d’un grand principe soutenant le monde et le faisant bénéficier de son pouvoir, d’un courant qui entraîne vers le ciel, un homme qui croie à une cause bienfaisante produisant des effets infiniment supérieurs à ce que nous aurions cru, un homme qui n’essaye pas de gouverner l’univers, mais qui se confie simplement dans ce grand principe.

Donnez-moi un homme qui croie au triomphe final de la vérité sur l’erreur, de l’harmonie sur la discorde, de l’amour sur la haine, de la pureté sur le vice, de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort. De tels hommes sont les vrais bienfaiteurs des nations.

L’homme qui a appris à s’entourer d’une atmosphère de paix et d’harmonie, quelque défectueux que soit son entourage, est parvenu au sommet le plus élevé de la culture personnelle.

Après tout, cette paix et cette sérénité doivent résulter de la certitude que seul est vrai ce qui est bien et bon, parce que Dieu l’a fait, et que tout le reste est faux parce que cela ne provient pas de Dieu.

Quand nous aurons compris que la discorde, la maladie et tout ce qui nous rend inquiets, nous trouble ou nous agite n’est que l’absence d’harmonie, que Dieu ne l’a point créé, et que par conséquent cela doit être faux, alors nous aurons appris le secret d’une vie vraiment harmonieuse et scientifique. Alors nous pourrons développer ce qu’il y a de meilleur en nous, en dépit du plus triste milieu ; nous connaîtrons le parfum et la beauté de la sérénité, même au sein de la discorde.

Pensez le bien ; chassez le mal ; remplissez si bien votre esprit de tout ce qui est bon, beau et vrai, que le mal n’y puise trouver place.

Semez l’espoir, la gaîté et la bonne humeur partout où vous passez

Quand nous aurons appris qu’il y a en nous assez de divin pour surmonter tous les manques d’harmonie, pour faire cesser toute dissonance qui nuirait à la grande symphonie divine, alors notre vie aura un but. Cette connaissance sera la baguette magique qui transformera le bouge en palais.

Le diacre Brown se faisait remarquer par la reconnaissance qu’il exprimait toujours dans les réunions de prières pour quelque bénédiction spéciale, lors même qu’il avait perdu tous les membres de sa famille, son foyer, ses propriétés, sa santé.

Ses amis s’étonnaient qu’il pût encore être reconnaissant. Il paraissait toujours aussi gai et aussi optimiste que jamais. “Eh bien, disait-il, si j’avais tout perdu en ce monde, je remercierais le Seigneur d’avoir encore 2 dents qui se rencontrent.”

Un monsieur, voyageant dans l’Ouest, se trouvait dans le même train qu’une vieille dame qui, par moments, sortait une bouteille de son sac et jetait par la portière quelque chose qui ressemblait à des grains de sel. Le monsieur, intrigué, lui demanda ce qu’elle faisait.

“Oh ! répondit-elle, je sème des graines de fleurs. Depuis plusieurs années, je me suis fait une règle de ne jamais voyager en chemin de fer, spécialement dans les endroits dénudés et déserts, sans jeter des graines de fleurs par la portière. Voyez-vous ces belles fleurs qui ornent le talus ? Eh bien, elles proviennent de graines que j’ai semées, le long de cette voie, il y a déjà plusieurs années.”

“Espoir, gaîté et bonne humeur ! écrit quelqu’un, semez-les partout où vous allez, comme des rosés sur votre sentier. Répandez-les à la place de l’animosité et des allusions désobligeantes. Échangez-les contre des insinuations, et substituez-les aux plaintes. Emportez-les pour les distribuer à vos compagnons de travail dans la journée, et rapportez-les, le soir, pour vos bien-aimés à la maison. Portez-les aux malades, et laissez-les avec les affligés. Partout et toujours, avec une ingéniosité toute chrétienne, servez-vous en pour réchauffer tous les lieux glacés du monde.”

Un visage qui respire la gaîté allège les cœurs

La gaîté, au sein de milieux sombres et tristes, est comme l’éclat du soleil dissipant la tristesse d’un jour sombre. L’influence d’un esprit gai ne peut être estimée. Il ne faut qu’une goutte d’huile pour arrêter les grincements d’une roue ; ainsi un tout petit rayon de soleil chasse l’ombre.

Le soleil a une influence bienfaisante et réconfortante ; il est favorable à la santé ; il réjouit toute la nature, et il réchauffe le cœur de l’homme. Ainsi un visage qui respire la gaîté allège les cœurs, donne de la force à d’autres vies, et communique le courage nécessaire pour vaincre les difficultés.

Quelqu’un l’a dit : “Un visage heureux est un présent qui peut être offert par les pauvres et les riches, les jeunes et les vieux. Il est le cadeau que chacun peut faire, et que tout le monde reçoit avec plaisir. Il est écrit dans une langue que chacun comprend, et porte un message que personne ne refuse.”

“Rien que voir son visage me fait du bien”, disait une servante irlandaise en parlant d’une visiteuse.

Combien nous aimons tous rencontrer des visages ensoleillés ! Nous ne sommes jamais trop occupés pour les voir. Il n’y a rien qui soit aussi bien accueilli que le soleil.

“Le cœur gai fait son propre ciel bleu.”

Souriez et refusez d’être triste

Nous savons tous comme le paysage lui-même paraît nous sourire lorsque nous sommes joyeux ; il semble que le soleil et les fleurs reflètent notre joie. Mais si nous sommes mélancoliques, si nous avons des idées noires, toute la nature prend la même teinte.

Quand nous perdons la faculté de sourire, notre esprit s’assombrit, il se laisse envahir par le doute et la crainte ; notre imagination devient morbide. Quand la joie s’en va, la mélancolie entre.

S’il y a une chose dont nous ayons besoin dans notre civilisation trop sérieuse, c’est d’hommes et de femmes qui sachent sourire. Il n’en coûte pas plus d’avoir un visage souriant que de garder une expression soucieuse, et quelle différence cela fait pour nous et pour les autres ! Chacun de ceux que nous rencontrons est aidé ou entravé par ce que nous irradions.

Le temps est passé où les personnes à visages allongés, trop sérieux, pourront dominer le monde. Une mélancolie solennelle était regardée autrefois comme un signe de spiritualité, mais maintenant on la considère comme la marque d’un esprit morbide. Elle n’a rien à faire avec la religion.

La vraie religion est pleine d’espoir, de soleil, d’optimisme et de gaîté. Elle est joyeuse, aimable et belle. La religion enseignée par le Christ n’a rien de lugubre, ni de déprimant. Le soleil, les lys des champs, les oiseaux de l’air, les collines, les vallées, les arbres, les montagnes, les ruisseaux – tout ce qui est beau – lui servaient de thèmes pour ses enseignements, qui ne renfermaient aucune théologie triste et froide. C’était un christianisme joyeux !

Refusez d’être triste. Réjouissez-vous ! Éloignez de vous les soucis, n’y pensez pas. Regardez aux bons côtés de la vie. Pensez avec gratitude à tout ce que vous possédez de bon, et soyez gai.

L’art d’oublier et d’enterrer tout ce qui nous a causé de la peine

Si vous avez un visage soucieux, vous montrez que l’espoir est mort en vous, que la vie a été un désappointement pour vous. Adoptez la devise du cadran solaire : “Je ne marque que les heures ensoleillées.”

Qu’y a-t-il de meilleur dans la vie que l’art d’oublier, d’enterrer tout ce qui nous a été désagréable, tout ce qui nous a causé de la peine ou a retardé nos progrès ? Celui qui pratique cet art est indépendant de son entourage immédiat. Il peut être heureux sans argent. Il est heureux, dans les mauvais moments comme dans les bons ; il conserve son égalité d’âme quand les autres ont des idées noires.

Il n’est pas difficile d’apprendre que le bien exclut le mal, que ce qui est élevé exclut ce qui est bas, que les nobles motifs, les grandes affections excluent les motifs vils, les affections mauvaises. Le bien lutte contre le mal et le vainc.

L’art de regarder le bon côté des choses et des gens

“Par-dessus tout, j’aime une gaîté conquérante, celle qui accomplit de grandes choses avec un sourire et une chanson, la gaîté du soldat qui tire le meilleur parti de tout, qui assaisonne sa maigre pitance d’une plaisanterie, qui rit de sa couche peu confortable, de l’inclémence de la saison, et siffle des airs de son pays natal tout en nettoyant son fusil.”

Quel privilège merveilleux que de pratiquer cette alchimie mentale qui rend même la pauvreté attrayante, qui voit le côté comique de la malchance !

J’ai voyagé une fois avec un jeune homme qui, par nature, pratiquait cette alchimie, et transformait en or les expériences les plus désagréables. Il trouvait de la jouissance dans les situations les plus ordinaires, et même les plus embarrassantes. Il avait le don de voir toujours le côté comique des choses, et faisait rire tout le monde.

Une fois, nous fûmes tellement ennuyés par les puces, dans un hôtel de Vienne, que nous ne pûmes dormir. Je vois encore mon jeune ami, assis par terre, et riant en me déclarant qu’il venait de capturer la plus grosse puce, celle qui tiendrait certainement le record parmi ses congénères.

On possède tout quand on a acquis l’art de regarder le bon côté des choses et des gens.

Le monde est un miroir qui nous renvoie notre propre image. Si nous lui sourions, il nous sourit ; si nous pleurons, il nous fait triste mine.

Traversez-vous la vie déprimé, misérable, ou savez-vous vous élever au-dessus de ces petits ennuis qui détruisent la paix de tant de gens ? Apprenez le bel art de jouir de chaque personne et de chaque chose ; comme l’abeille, extrayez le miel de toute fleur. Prenez l’habitude de retirer quelque chose de bon de toutes les expériences de la vie ; chacune d’elles renferme de quoi enrichir votre vie.

Sachez influencer les autres

Une personne employée dans un commerce raconte ainsi l’intéressante expérience qu’elle fit :

“Je partis un jour pour mon travail, bien décidée à essayer le pouvoir des pensées gaies (assez longtemps j’avais été triste et découragée). Je m’étais dit : J’ai souvent observé qu’un heureux état d’esprit a une merveilleuse influence sur mon état physique ; je veux l’essayer sur autrui, et voir si ma pensée juste pourra les influencer. Vous voyez que je suis curieuse.

“De plus en plus résolue à atteindre mon but, je me répétais, en marchant, que j’étais heureuse, que tout le monde me traitait bien, et je me sentais ainsi tout encouragée ; je me tins plus droite, mon pas devint plus léger, et j’eus la sensation de marcher sans toucher terre. Inconsciemment, je souriais. Je regardais les visages des femmes que je croisais, et j’y lus tant de tristesse, d’anxiété, et même de maussaderie, que mon cœur s’émut, et que je désirai leur communiquer un peu du soleil intérieur qui m’éclairait.

“Arrivée au bureau, je saluai la personne qui tenait les livres et lui fis une remarque aimable, en passant, ce que je n’aurais jamais fait dans d’autres circonstances, car je n’ai pas l’esprit d’à-propos ; cela créa tout de suite entre nous un courant agréable qui dura tout le jour ; elle avait été influencée par mon accueil.

“Le directeur du bureau était un homme très affairé et très préoccupé de ses affaires ; lorsqu’il me faisait quelque observation sur mon travail, j’en étais ordinairement très froissée (étant trop sensible par ma nature et par mon éducation) ; mais ce jour-là, j’avais décidé que rien ne viendrait me troubler, aussi lui répondis-je gaîment. Son front se dérida, et une aimable cordialité s’établit entre nous. Il en fut ainsi toute la journée ; je ne permis à aucun nuage de venir troubler la beauté de mon ciel.

“Dans la famille où je demeurais, il en fut de même, et là où j’avais jusqu’alors rencontré peu de sympathie, je vis naître une chaude amitié. Les gens feront la moitié du chemin pour vous rencontrer, si vous voulez bien faire l’autre.

“Ainsi, mes sœurs, si vous pensez que le monde ne vous traite pas bien, n’attendez pas un jour de plus pour vous dire : Je veux rester jeune en dépit de mes cheveux blancs. Même si tout ne va pas toujours comme je le voudrais, je veux vivre pour les autres, et faire briller le soleil sur le sentier de tous ceux que je rencontrerai. Vous trouverez le bonheur en semant des fleurs autour de vous ; vous ne manquerez jamais d’amis ou de compagnons, et par-dessus tout, la paix de Dieu remplira votre âme.”

Ayez l’habitude de faire du bien aux autres en chaque occasion

Quelques personnes ont le talent de faire vibrer les mauvaises cordes ; du meilleur instrument elles tirent des sons discordants. Toute leur musique est en ton mineur ; les ombres prédominent dans toutes leurs peintures. Il n’y a rien de gai, d’ensoleillé ou de beau autour d’elles. Leur apparence est morose ; pour elles, les temps sont toujours durs et la monnaie rare. Chez elles tout est mesquin ; rien ne vient élargir et enrichir leur vie.

Pour d’autres, c’est exactement le contraire. Ces personnes-là ne répandent aucune ombre ; elles irradient le soleil. Chaque bouton qu’elles touchent ouvre ses pétales, et répand son parfum et sa beauté. Elles ne vous approchent jamais sans vous égayer ; elles ne vous parlent jamais sans vous inspirer de bonnes pensées. Elles sèment des fleurs partout où elles vont. Elles pratiquent cette heureuse alchimie qui transforme la prose en poésie, la laideur en beauté, la discorde en harmonie. Elles voient ce qu’il y a de meilleur en chacun, et prononcent toujours des paroles plaisantes et encourageantes.

Aucune habitude ne vous procurera plus de satisfaction et ne vous enrichira davantage que celle de faire du bien aux autres, en chaque occasion. Si vous ne pouvez fournir une aide matérielle, si vous n’avez pas d’argent à donner, vous pouvez toujours aider par votre esprit enjoué, votre sympathie réconfortante, votre bonté et vos paroles encourageantes.

Il y a plus de cœurs qui soupirent après l’amour et la sympathie, que de cœurs qui soupirent après l’argent, et cela vous pouvez toujours le leur donner.

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Agir en leader de sa vie

Définition :

La langue française utilise un mot très précis pour définir ce que j’appelle « agir en leader » qui est congruence. Lorsque l’on dit d’une personne qu’elle est congruente, cela signifie qu’il y a accord ou alignement entre ce qu’elle est et ce qu’elle montre, verbalement et non verbalement, d’elle-même. Cela signifie que la congruence ne peut se résumer à l’adoption d’une attitude. C’est un état de fait qui se vit et s’expérimente « de l’intérieur ». Pour être pleinement congruent et agir en leader, vous devez avoir pris conscience de qui vous êtes, d’avoir identifié quels sont vos besoins, vos valeurs et de construire votre vie de manière à respecter qui vous êtes tout en respectant votre entourage. Globalement, cela correspond au travail que vous avez réalisé à travers les 5 clés précédentes. L’objectif de cette sixième clé étant d’apporter les finitions à l’ensemble du travail réalisé.

Le leader ne parle pas, il agit. C’est par l’entremise de vos actions et de votre attitude que vous développerez votre leadership et que vous renforcerez votre estime personnelle. En vous engageant à prendre le contrôle de votre vie, vous développerez les attitudes suivantes :

  • Congruence
  • Ecoute active
  • Développement d’une relation gagnant-gagnant

La notion de congruence a déjà fait l’objet d’une définition ci-dessus. A ce stade, j’aimerais simplement vous indiquer que le fait d’être congruent ne survient pas d’un coup de baguette magique. Seul le temps et votre volonté d’agir en accord avec vos valeurs et vos besoins pourront y contribuer. De plus, j’ajouterais qu’il n’est pas judicieux de vouloir précipiter le mouvement. En effet, le fait de vivre conformément à qui nous sommes nous oblige à « tomber » le masque et à montrer notre vrai visage. Bien que cela soit, à terme, positif, il est recommandé de laisser le temps au temps et de consolider patiemment le niveau de confiance en soi et d’estime personnelle pour progressivement devenir de plus en plus congruent. La progression s’effectue en parallèle.

L’écoute active permet de construire une relation de communication avec les autres, ce qui assure un échange authentique et une possibilité de développement mutuel. En adoptant l’écoute active, vous donnerez la possibilité à votre correspondant d’approfondir sa pensée et de vous exprimer pleinement ce qu’il ressent tant au niveau de ses besoins que de ses émotions. Comme nous avons déjà eu l’occasion de le constater par l’entremise d’une des clés précédentes, les émotions sont des indicateurs très importants qui nous font souvent peur. Que ce soit nos propres émotions ou celles exprimées par autrui, nous cherchons le plus souvent à les éviter. N’avez-vous jamais utilisé ces types de réponse lorsque la personne avec qui vous parlez partage une de ses émotions ?

  • Tu ne devrais pas être découragé par ce qui arrive.
  • Si tu n’es pas capable de dire quelque chose de positif, alors ne dit rien.
  • Ne t’inquiète pas, ça ira mieux demain.
  • Il n’y aucune raison d’avoir peur
  • Serre les dents
  • Mets ton orgueil dans ta poche
  • Calme-toi, s’il-te-plaît
  • etc.

Dans les relations de travail, cette aversion des sentiments est même parfois érigée en dogme. C’est comme si le monde du travail ne devait être qu’un univers de non-dit et de superficialité. Malheureusement, ces tendances et attitudes sont sources de problèmes psychologiques de plus en plus courants dans l’univers professionnel. Le sentiment joue généralement le rôle d’indicateur pertinent. La peur ou l’inquiétude ne survient pas par hasard mais sont la manifestation d’un problème de fond.

L’objectif de l’écoute active est de recevoir avec empathie et bienveillance l’émotion transmise et de permettre, par un questionnement et/ou une reformulation, à la personne de découvrir, par elle-même, les raisons de ce sentiment. Comme le souligne très bien Thomas D’Ansembourg, auteur de « Cessez d’être gentil, soyez vrai », « dans le chemin vers l’autre, je ne peux faire l’économie du chemin vers moi ». Pour ma part, je trouve que cette phrase résume bien la puissance de l’écoute active puisqu’elle s’applique autant dans la relation avec soi que dans la relation avec les autres. En prenant l’habitude de recevoir et d’écouter pleinement vos émotions et en vous questionnant de manière à découvrir les raisons de ces émotions, vous prendrez soin de vous-même.

Pour développer une écoute active, prenez garde aux comportements suivants :

  • Etre actif dans l’échange. Se concentrer sur ce que dit l’interlocuteur
  • Etablir un contact visuel avec la personne (se regarder)
  • Ecouter pleinement. Ne pas parler soi-même ou préparer la réponse à l’avance
  • Chercher à comprendre sans risque d’ambiguïté le message transmis.

Un des éléments essentiels de l’écoute active réside dans la recherche constante à comprendre complètement et totalement le discours de la personne. Pour ce faire, il faut lever tout risque d’ambiguïté et inciter la personne à aller au bout de sa pensée. Deux techniques sont généralement utilisées :

  1. Questionnement
  2. Reformulation

Le questionnement doit privilégier des questions ouvertes permettant à l’interlocuteur d’approfondir sa réflexion. Par opposition aux questions fermées qui limitent généralement le champ de réponses à deux alternatives possibles : oui ou non. Il est important que votre questionnement soit le plus neutre possible et que la question n’intègre pas, dans son contenu, des éléments incitatifs d’une réponse préférée ou attendue. Dans la section réservée aux exemples, vous retrouverez des exemples de questions. Certaines permettent réellement à la personne écoutée d’approfondir sa réflexion alors que d’autres ouvrent un champ nettement plus restreint.

La reformulation consiste à reprendre le coeur du message transmis par l’interlocuteur et à le lui répéter en utilisant nos propres mots et nos propres phrases. L’objectif de la reformulation est double :

  1. Vérifier que le message que nous avons compris correspond effectivement à celui formulé par notre interlocuteu

Il permet de dissiper les risques de malentendu.

  1. Inciter l’interlocuteur à poursuivre sa réflexion et à continuer son discours. En démontrant à l’autre, par la reformulation, que nous sommes pleinement à son écoute, celui-ci sera naturellement conditionné à poursuivre son discours.

Dans la section réservée aux exemples, vous retrouverez quelques exemples de reformulations. Certaines sont tout à fait adéquates alors que d’autres ne permettent pas d’atteindre l’objectif visé par cette technique d’écoute active.

En décidant de faire des sentiments vos amis et d’adopter l’écoute active comme base de communication avec votre entourage (personnel et professionnel), vous développerez des relations qui feront de vous un être apprécié et source d’inspiration.

Pour développer une relation gagnant-gagnant, il est nécessaire de connaître ses propres besoins et d’identifier sans ambiguïté les besoins de l’autre. La découverte des besoins de l’autre s’en trouvera grandement simplifiée en appliquant les techniques de l’écoute active présentées ci-dessus.

Une fois les besoins respectifs identifiés, le travail consiste à passer en revue les alternatives possibles de manière à ce que chacun y trouve son compte tout en acceptant certaines concessions. Sans en être toujours vraiment conscient, cette technique est fréquemment utilisée dans les relations de couples ou les relations parent/enfant.

Le processus de fonctionnement de cette méthode pourrait être résumé selon les étapes ci-dessous :

  1. Identifier et définir le problème
  2. Enumérer les solutions possibles
  3. Evaluer ces solutions
  4. Prendre une décision
  5. Appliquer la décision
  6. Evaluer les résultats par la suite

La sixième étape assure un apprentissage constant. Grâce à cette dernière évaluation, il deviendra possible d’établir des relations gagnant-gagnant toujours plus bénéfiques pour chacune des parties.

Exemples :

Exemples de questions :

  • Quelles sont les alternatives possibles ? (bonne question ouverte incitant à la réflexion)
  • En quoi est-ce que cet objectif est important ? (bonne question ouverte)
  • Comment fais-tu pour être aussi agressif ? (malgré la question ouverte, il y a un jugement)
  • Qui envisages-tu pour le poste ? Paul ou Pierre ? (question fictive de choix)

Pour les exemples de reformulation présentés ci-dessous, le collègue exprime toujours un point de vue personnel traduisant un sentiment spécifique. Deux exemples de reformulation, une bonne et une moins bonne, sont à chaque fois proposés.

  1. Le collègue : Ca suffit ! je ne veux plus entendre de reproches sur le travail que nous avons réalisé.
    1. Le leader : Allons, Paul, accepte cela comme un soutien à votre amélioration constante (le leader fait la morale).
  1. Le leader : J’ai le sentiment que tu te sens dans le rôle de l’accusé (écoute active).
  1. Le collègue : Je ne me sens pas prêt pour cette présentation
    1. Le leader : connaissant tes capacités, je t’en sais capable. Encourage-toi ! (tente d’encourager ou de ressurer).
  1. Le leader : Tu as peur d’être pris au dépourvu par une question non prévue (écoute active)

Les livres consacrés à la CNV (Communication Non Violente), dont voici les liens, contiennent de nombreux exemples d’écoute active.

  • Les mots sont des fenêtres, initiation à la communication non violente par Marshall Rosenberg
  • Cessez d’être gentil, soyez vrai par Thomas d’Ansembourg

Exercices :

Votre vie quotidienne constitue votre meilleure source d’exercices pour entraîner votre capacité à agir en leader. Utilisez les nombreux échanges que vous avez quotidiennement avec diverses personnes pour entraîner votre écoute active et votre congruence.

Expérimentez la puissance du sentiment que procure le fait de prendre en main sa vie et de chercher à établir des relations de qualité avec son entourage. Le plaisir qui en découlera sera la meilleure source de motivation pour vous inciter à progresser sans cesse.

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La méditation. Comment?

Il existe différents types de méditation et souvent, leur classement est plutôt difficile vu la variante des pratiques et l’adaptation personnelle de celles-ci.

Principalement, la méditation peut être à portée religieuse, libre, ou empruntant à ces deux courants comme, par exemple, dans le cas d’une méditation libre avec mantras ne visant aucune déité, mais provenant d’un courant religieux.

L’objet de concentration

Le type de méditation est également considéré comme étant l’objet de la concentration. C’est le point focal de votre pratique, qu’elle soit religieuse ou libre, ou qu’elle implique différentes méthodes ou traditions. Voici quelques exemples:

  • Expérience des sens;
  • Souffle;
  • Énergie;
  • Mantra;
  • Visualisation;
  • Flot de pensées;
  • Sentiment de positivité.

Ce qui va beaucoup différencier les types de méditation, outre les méthodes et les multiples écoles de pensées, c’est aussi leur degré d’approfondissement.

En effet, énormément de gens pratiquent la méditation en surface, sans jamais aller au-delà du point focal alors que c’est au-delà de ce niveau de concentration que se trouve la véritable essence de toutes techniques.

C’est au-delà de l’objet de concentration que vous entrerez en véritable méditation et ainsi, accéderez à une perspective nouvelle qui vous guidera vers un parfait état de conscience élevée.

Si vous portez votre attention sur votre respiration en tant qu’objet de concentration, par exemple, vous vous trouvez en surface et plutôt que d’être en état de méditation, vous êtes en profonde relaxation. Cette relaxation va vous apporter énormément de bienfaits, mais oubliera le plus important: votre paix intérieure.

C’est pour cette raison que le point focal de votre concentration, ici la respiration, ne doit être qu’un support et lorsque vous vous sentez confortable et bien en contrôle, vous devez voir plus loin que cette respiration, sentir l’énergie, comprendre cette fonction de l’objet observé, l’acte d’observer, et pénétrer l’observant.

Les 3 aspects de la méditation

La méditation comprend 3 aspects d’importance fondamentale:

  • L’observé (l’objet de la méditation);
  • Observer (l’acte d’observer en lui-même);
  • L’observateur (vous en tant que méditant).

La plupart des techniques de méditation oublient trop souvent que sans travailler ces 3 aspects, il est impossible d’atteindre complètement la plénitude tant recherchée. Car ce n’est pas l’objet de la méditation qui a besoin d’être observé, mais l’observateur en soi.

L’observé ou l’objet de concentration est à la base de la technique ce que l’instrument est au musicien. Autrement dit, il est essentiel à la pratique, mais requiert du temps et de la pratique afin de bien en user, et surtout, l’objet -tout comme l’instrument du musicien- n’est pas la finalité, mais sa base. C’est grâce à votre point focal que vous entrerez en concentration et serez apte à faire taire votre ego.

Puis c’est à partir de là que vous pourrez observer l’acte d’observer votre objet et mieux comprendre le mécanisme de votre esprit ainsi que le fonctionnement du flot de vos pensées. Vous verrez éventuellement l’observateur; vous vous observerez sans juger et lors de cette étape, vous saurez que vous êtes en état de méditation. Évidemment, il n’est pas là question de vous regarder physiquement de manière superficielle ni de prétendre ne pas être l’objet de votre observation, mais de voyager à l’intérieur de vous-même sans porter de jugement, sans ce sentiment d’appartenance face à ce que vous découvrirez; juste vous observer. Comprendre, peut-être. Grandir, fort probablement.

Les différents niveaux de méditation

Afin de bien vous diriger lorsque vous méditez, il est important de savoir à quel niveau de méditation vous vous situez. Peu importe la technique que vous pratiquez, vous vous trouvez à l’un des niveaux de méditation et si vous n’avez pas encore atteint le niveau supérieur, le Samadhi, cela signifie seulement que vous êtes toujours en processus d’apprentissage.

Rare sont ceux qui atteignent cet état mental, même chez les moines, et bien qu’il soit le stade final de la méditation, il n’est aucunement le résultat que vous devez rechercher.

Franchir les différents stades est un énorme apprentissage en soi; résultant d’un travail constant fait sur vous-même et non pour vous-même ni dans le but désespéré d’atteindre l’illumination.

Les niveaux de méditation sont divisés en 5 parties dans lesquelles vous pouvez vous retrouver. Il est commun de naviguer entre un niveau et un autre au cours d’une seule et même méditation; et il est aussi commun de vous sentir alors dans plus d’un niveau à la fois. Par contre, assurez-vous de ne pas penser à cela lors de vos pratiques. Cet outil a été créé pour vous aider et non pas pour perturber vos démarches:

  • Savitarka, le premier niveau de méditation, comprend tous les types de pratiques et signifie de vouer votre attention à l’objet de concentration (expérience des sens, souffle, énergie, mantra, visualisation, flot de pensées et/ou sentiment de positivé) sans toutefois aller au-delà de la méthode;
  • Savichara, le second niveau de méditation, va plus en profondeur puisqu’il vous fait explorer l’objet de concentration dans sa forme plus subtile. Plutôt que de réciter un mantra ou visualiser un mandala, vous les sentez vous habiter. Ce n’est donc plus sur l’objet que votre attention se porte, mais sur les sensations qu’il vous procure;
  • Sananda, le troisième niveau de méditation, est un état mêlant joie et liberté procuré par votre expérience du Savichara. Lorsque vous découvrez l’objet de méditation dans sa forme la plus subtile, vos sens la capteront d’abord, puis l’esprit l’assimilera directement. C’est l’étape Sananda. Votre perception est complètement différente et vous sentez un changement s’effectuer;
  • Sasmita, le quatrième niveau de méditation, est la réponse logique de votre esprit face à cette nouvelle expérience qu’apporte l’étape Sananda. Vous vous savez maintenant dissocié de l’objet de concentration, des sensations qu’il vous apporte, et même de la perception que vous en avez. Vous devenez l’objet et faites enfin face à vous-même;
  • Samadhi, le cinquième et dernier niveau de méditation, est considéré comme étant le niveau supérieur puisqu’il représente un état de méditation pur extrêmement avancé et intimement lié à l’illumination.

C’est l’état d’esprit atteint suite à beaucoup de pratique et de temps où votre ego n’est plus, où il n’y a plus de jugement, de sentiments, ni d’objet de concentration sous aucune forme.

Quelle position adopter pour méditer?

La position est à la base même de la méditation puisque vous resterez de longs moments sans bouger. Il vous faudra vous armer de patience, d’endurance, mais surtout, il vous faudra choisir une posture adaptée à vos besoins.

La méditation peut facilement devenir un vrai supplice si vous n’êtes pas à l’aise. Choisissez votre position en privilégiant son côté confortable sur le long-terme et sa capacité à vous relaxer sans toutefois vous endormir. Il vaut donc mieux opter pour les positions assises plutôt que couchées.

Votre colonne vertébrale doit être parfaitement alignée avec votre tête afin que le poids du corps ne repose pas sur votre cou, mais bien au niveau du pelvis. Vos mains peuvent être –au choix- l’une dans l’autre devant vous ou respectivement sur les genoux, paumes vers le ciel.

Dans les deux cas, les muscles seront relâchés et votre position de méditation ne laissera place à aucune tension désagréable. La position du Lotus est de loin la plus populaire et la plus connue au sein de l’univers de la méditation. Les représentations des différents dieux asiatiques sont d’ailleurs souvent en Lotus. Son avantage le plus grand est sa parfaite stabilité du corps; incitant ainsi l’esprit à se calmer et à être propice à la méditation. D’autres façon de procéder peuvent également être une alternative pour ceux d’entres-vous qui ne sont pas encore assez flexible: la position Burmese et le Semi-Lotus. Bien que moins stable, la Burmese est un bon point de départ en méditation. Éventuellement, avec la pratique, le Semi-Lotus et le Lotus deviendront confortable pour plusieurs.

Finalement, il existe plusieurs façon de méditer; chacune ayant ses avantages. Retenez toutefois que le plus important est d’être confortable dans votre position lors des sessions de méditation.

À quoi servent les mantras en méditation?

En méditation, les mantras jouent un rôle très important puisqu’ils permettent d’atteindre un niveau de concentration élevé très rapidement.

Malgré cela, les mantras ne sont ni obligatoires, ni incontournables. Plusieurs types de méditation optent plutôt pour d’autres supports comme la visualisation ou la respiration.

Un mantra est un son ou une phrase qui, répétée plusieurs fois, aidera le pratiquant à se concentrer. D’après les sons choisis et la technique de méditation en question, l’emphase peut être mise sur l’un ou l’autre des chakras principaux du corps humain.

Le premier et aussi le plus connu de tous est Om, le Pranava mantra. Om est souvent utilisé en méditation comme préfixe ou suffixe à mantras plus complexes, mais il est en lui-même un mantra complet puisqu’il représente le son originel duquel le monde se serait formé. Bien évidemment, le phénomène du Om n’est pas dû au hasard et plusieurs études ont été portées à son sujet; notamment par le Dr. Francis Lefebure (1916-1988), célèbre pour ses études sur le phénomène du phosphénisme.

Dans l’un de ses ouvrages où il analyse le mantra Om, le test de l’oscilloscope cathodique démontre que sa traduction géométrique représenterait un cercle parfait (O) et un carré parfait (M) et signifie donc une résonnance analogique parfaite entre le son et la forme. Cette structure rappelle aussi celle des mandalas; accompagnant les gens dans la méditation.

Bref, même si le mantra est absent dans certains types de méditation ou dans certaines écoles à cause de son historique très spirituel, il demeure un support très puissant.

D’après la technique de méditation que vous pratiquez, assurez-vous que votre mantra est de mise et si possible, ne le récitez que lorsqu’il est approuvé par votre gourou ou professeur.

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Les grands de ce monde possèdent une grande puissance de concentration

Elle est naturelle chez quelques rares individus ; les autres ont besoin de la développer.

Napoléon la possédait naturellement à un degré extraordinairement élevé, car il passait, avec la plus grande facilité, d’un travail à l’autre, sans se laisser impressionner par l’idée de celui qu’il venait de terminer, ou de celui qu’il devait faire après. Sa journée terminée, il s’étendait, même sur l’affût d’un canon, et s’endormait aussitôt, pour se réveiller quelques heures après avec la même instantanéité et parfaitement reposé. Beethoven, devenu sourd à vingt ans, ne composa plus que des oeuvres splendides, en grande partie dues à la Concentration qu’il avait acquise par le fait même de sa surdité.

A la prise de Syracuse par les Romains, Archimède dessinait avec sa canne sur le sable un plan qu’il devait exécuter pour la défense de la ville. La Concentration de sa pensée était telle que, malgré le tumulte et les cris de détresse de ses concitoyens, ne voyant pas que l’armée victorieuse était, à quelques pas derrière lui, il fut tué par un ennemi sans même l’avoir aperçu.

Le Génie et même les grandes facultés de l’esprit sont constitués par la puissance de la Concentration. Un morceau de bois constamment, exposé au soleil le plus ardent ne s’enflamme pas ; mais si on interpose entre la surface du bois et le soleil, une lentille convexe, de telle façon que son foyer corresponde à un point, de cette surface, on voit, bientôt, ce point noircir, fumer et s’enflammer.

La Concentration nous représente la lentille focalisant exclusivement notre énergie sur le travail que nous exécutons. Celui qui sait concentrer sa pensée et la diriger vers le but qu’il veut atteindre sans la laisser dévier, sans rien perdre, décuple, de ce fait seul, sa puissance et ses moyens d’action.

Des études ont révélé ce constat étonnant : sur un échantillon de personnages qui ont réussi dans leur vie (réussite au sens le plus large du terme, c’est-à-dire qui ont atteint un but qu’ils s’étaient fixés), TOUS possédaient une puissante concentration mentale. Leurs particularismes est que dans n’importe quelles conditions, même les plus difficiles (bruits environnants, sollicitations, conditions matérielles succintes, etc) ces individus restaient concentrés.

« L’homme, dit Atkinson, qui sait prendre un intérêt dans son travail et trouver un plaisir véritable dans sa lâche de chaque jour est, évidemment, celui qui produit le plus et qui vit le plus heureux. Il ne connaît ni l’ennui, ni la lassitude, ni le dégoût, ni l’abêtissement.

L’homme qui a, sans cesse, les yeux sur la pendule ou qui suspend constamment son pic dans l’attente de la cloche, n’est qu’une pauvre et misérable machine à qui sont également défendues les joies de l’action et les satisfactions du devoir. »

Les joies de l’amitié

Il n’est pas de trésor, de bien plus précieux,
Plus pur que l’amitié. Qui connaît sa puissance ?
Ami, écoute-moi. Elle est la confiance,
Et la sécurité ; c’est le bonheur pour 2 ;
C’est, pour des cœurs unis, une solide armure ;
c’est la richesse la plus pure.

“J’irais en enfer, s’il existe un tel lieu, avec un ami de mon choix, mais je ne voudrais pas aller au ciel, malgré toutes les descriptions que j’en ai lues, si cet ami devait rester dehors”, disait le Dr Minot J. Savage au cours d’un sermon sur les bienfaits de l’amitié.

L’intimité que crée l’amitié révèle les secrets profonds de nos cœurs.

Y a-t-il quelque chose de plus sacré dans ce monde que l’amitié dévouée et sans égoïsme, et cependant, y a-t-il une chose que nous négligions autant de cultiver et de conserver ?

Cultivez en vous des qualités attrayantes et aimables

Une des raisons pour lesquelles tant de personnes ont si peu d’amis, est qu’elles donnent peu et attendent tout des autres. Si vous cultivez en vous des qualités attrayantes et aimables, les amis viendront en foule.

Bien des gens s’occupent de toutes espèces de choses et ne donnent à leurs amis que des bribes de leur temps, quand ils devraient au contraire en faire une affaire importante. Nos amis n’en valent-ils pas la peine ?

Y a-t-il rien de plus beau dans ce monde que la certitude de posséder des amis loyaux, dont l’affection ne sera influencée ni par la fortune, ni par la pauvreté, des amis qui nous aiment encore plus dans l’adversité que dans la prospérité !

Ah ! il n’y a rien qui stimule, qui aide et rende heureux comme un véritable ami. Cicéron pouvait bien dire : “Ceux qui enlèveraient l’amitié de la vie feraient tout aussi bien d’enlever le soleil du monde, car nous n’avons rien reçu de meilleur des dieux immortels, rien de plus délicieux.”

Ce que les amis nous apportent

Qu’il fait bon d’avoir des amis enthousiastes qui s’occupent toujours de nos intérêts, qui travaillent pour nous en tout temps, qui nous supportent, nous défendent en notre absence, qui masquent nos points faibles, arrêtent les médisances, détruisent les mensonges qui nous nuiraient, corrigent les impressions fausses, essayent de nous maintenir dans le bon chemin, surmontent le préjudice causé par quelque erreur commise ou quelque mauvaise impression faite dans un moment défavorable, qui sont toujours occupés à nous aider ou à nous encourager !

Quelle triste figure nous ferions, la plupart d’entre nous, sans nos amis ! Quelle triste réputation nous aurions sans nos amis qui ont paré les coups, et nous ont prodigué le baume qui adoucit les cruelles blessures faites par le monde ! Beaucoup d’entre nous seraient aussi plus pauvres financièrement, sans les amis qui nous ont envoyé des clients ou procuré des affaires, et qui nous ont toujours favorisés de tout leur pouvoir.

Oh ! quel bienfait sont nos amis pour nos idiosyncrasies, nos déficits, et en général tous nos manquements ! Comme ils savent couvrir nos fautes et nos défauts du manteau de leur charité !

Que ce monde serait triste et froid, vide, insipide, stupide, sans les amis qui croient en nous-mêmes quand tout le monde nous accuse, qui nous aiment, non pour ce que nous possédons, mais pour ce que nous sommes !

Ceux qui nous apprécient, qui accroissent au lieu de la détruire notre confiance en nous-mêmes, doublent notre énergie et notre force. En leur présence, nous nous sentons capables de tout.

La merveilleuse influence

C’était un des secrets de la merveilleuse influence qu’exerçait Phillips Brooks. Plein d’une foi invincible dans les possibilités renfermées en tout homme, il éveillait dans le plus médiocre jeune homme la force qui dormait en lui, à tel point que celui-ci se sentait presque un géant en sa présence, et trouvait en lui-même le courage de faire des choses dont il ne se serait jamais cru capable.

Il avait l’heureuse faculté d’éveiller chez les autres le sentiment de leur dignité innée – un sentiment aussi différent de l’égoïsme que la lumière est différente des ténèbres –, de fortifier leur confiance en leurs propres forces, d’éveiller leur enthousiasme pour la poursuite du bien.

Il faisait sentir à ceux qui entraient en contact avec lui que c’est vil et méprisable de regarder en bas quand on peut regarder en haut, de ramper quand on peut s’élever, de faire le moins quand on peut faire le plus. En sa présence, les timides devenaient audacieux, les vacillants trouvaient leur équilibre, les négatifs devenaient positifs.

Qui pourra estimer la valeur d’une influence pareille ? Nos meilleurs amis ne nous font jamais sentir notre infériorité ou nos faiblesses. Au contraire, ils nous aident toujours à nous élever, à aller de l’avant.

Nos vrais amis s’occupent de nous

Oh ! comme un ami a su changer la vie de plusieurs d’entre nous ! Combien de personnes ont été préservées du désespoir et du découragement par un ami loyal et fort ! Combien d’hommes et de femmes ont été sauvés du suicide par la pensée que quelqu’un les aimait, croyait en eux ; combien ont préféré souffrir des tortures, plutôt que de déshonorer ou de désappointer leurs amis ! La pression d’une main amie, ou une parole encourageante, amicale, ont souvent été le point tournant d’une vie.

Qu’y a-t-il de plus sacré au monde que nos amitiés ? Une des choses les plus touchantes que je connaisse est la manière dont un ami exerce ses bons offices envers celui qui ne sait pas être un ami pour lui-même, celui qui a perdu le respect, la maîtrise de soi-même et s’est ravalé au rang de la brute ! Ah ! c’est un vrai ami que celui qui prend ainsi soin de nous quand nous ne savons plus prendre soin de nous-mêmes !

J’ai connu quelqu’un qui est ainsi resté l’ami d’un homme devenu l’esclave de la boisson et de toutes sortes d’autres vices, à tel point que même sa famille l’avait abandonné. Cet ami le suivait dans ses nuits de débauche, et plus d’une fois le sauva de la mort, alors qu’il était dans un tel état d’ébriété qu’il ne pouvait plus se tenir debout.

Combien de fois cet ami quitta sa demeure pour l’aller chercher dans les bouges, pour le préserver de tomber entre les mains de la police, et l’empêcher de mourir de froid quand tout le monde l’avait abandonné ! Ce grand amour releva enfin l’homme tombé, qui put recommencer sa vie décente et rentrer dans sa famille. Aucune fortune peut-elle égaler une semblable amitié ?

Rien ne peut égaler les délices suprêmes

Que savent éveiller les sources de l’esprit ;

Bienheureux l’ignorant, par son ami instruit ;

Heureux aussi celui qui sait, parce qu’il aime.

L’amitié qui recule devant la nécessité de dire la vérité, et ne peut souffrir de causer de la peine quand la justice le réclame, ne peut égaler celle qui est absolument juste, franche et sincère. La sincérité est la base de l’amitié.

Il y a dans l’amitié un baume qui peut guérir des milliers de blessures

Beaucoup de personnes semblent croire que leurs amis sont un simple incident de leur vie, qu’il ne vaut pas la peine de faire des sacrifices pour les conserver. Le résultat est que leurs vies sont infructueuses et peu satisfaisantes.

Nul ne vit, dans le vrai sens du terme, s’il n’a plusieurs amis. Nul ne peut recevoir beaucoup de la vie s’il la passe absolument seul. C’est le contact vital, la douce et agréable communion avec nos semblables, qui donnent à notre vie sa valeur.

Une des raisons pour lesquelles tant de gens sont désappointés de ce que leur vie leur apporte, c’est qu’ils n’ont jamais cherché à se faire des amis.

Quelqu’un a très bien dit que le bonheur est le besoin de donner, tandis que le malheur est le besoin de recevoir.

L’amitié est un échange des qualités du cœur ; elle ne profite pas à un seul. Il ne peut y avoir de réelle amitié sans réciprocité. Nul ne peut, en recevant tout et en ne donnant rien, ou en donnant tout et en ne recevant rien, s’attendre à éprouver toutes les joies et l’enrichissement que procure une vraie amitié.

“Plus d’un cœur est affamé et misérable, simplement parce qu’il n’a pas d’amis. Il y a dans l’amitié un baume qui peut guérir des milliers de blessures. Il y a dans la tendre sympathie d’un ami une puissance qui peut dissiper le désespoir, et faire luire le soleil de l’espoir, de telle sorte que la vie en soit transformée.”

Combien d’hommes et de femmes, affamés d’affection, s’en vont dans la vie avec une sensation d’isolement, simplement parce que quelque chose dans leur personnalité repousse ! Ces personnes sont ordinairement fières et très sensibles, et elles s’étonnent de ce qu’on les évite, mais elles n’ont jamais pris la peine de s’étudier elles-mêmes, et d’en trouver la raison.

Donnez le meilleur de vous-même à tout individu, en toute occasion

L’amitié a pour base l’admiration. Beaucoup de gens ne peuvent avoir de grandes amitiés parce qu’ils n’ont pas eux-mêmes les qualités qui attirent les nobles qualités des autres. Si vous êtes intolérant, si vous manquez de charité, de cordialité, si vous êtes étroit, peu sympathique, vous ne pouvez vous attendre à ce que des caractères généreux, au cœur large et noble, puissent vous aimer.

Un heureux tempérament, le désir de répandre la joie et la gaîté autour de soi, d’aider les autres, sont de puissants facteurs d’amitié. Les vertus qui enrichissent le cœur proviennent d’une disposition à la douceur, d’une âme ensoleillée et bienveillante. Il y a des personnes qui répandent le soleil et la joie partout où elles vont ; elles font fuir les ténèbres et illuminent les cœurs meurtris.

Combien nous hâterions le millenium si nous pouvions seulement voir un frère dans la plus misérable créature humaine, si nous pouvions considérer les autres comme la Charité le fait, elle qui sait voir Dieu dans le plus vil des hommes, un philanthrope dans le plus misérable, un héros dans le plus grand lâche, et qui dit toujours : “Ne condamnez pas cet homme ; il y a en lui quelque chose de divin qui peut être éveillé.”

Si vous voulez être heureux, cultivez une nature ouverte, des manières aimables et gaies, un esprit joyeux ; ne soyez pas avare de vos louanges, de votre cordialité, de votre aide. Donnez le meilleur de vous-même à tout individu, en toute occasion. Apprenez à dire aux gens des choses agréables, faites des actions généreuses, et vous serez surpris de voir combien votre vie s’élargira, comme votre âme se répandra, et à quel point tout votre être sera enrichi et ennobli.

Ne craignez pas de dire à vos amis que vous les aimez. Parlez-leur des qualités que vous admirez en eux. Ne présumez pas trop de vos affections. Ne permettez pas qu’elles soient mises à l’épreuve par de trop longues absences sans communications. Voyez vos amis le plus souvent possible.

C’est seulement celui qui perd sa vie, qui la donne royalement aux autres, qui la trouve. Ce sont les semailles qui donnent la plus riche moisson. L’homme qui reçoit tout ce qu’il peut, et ne donne rien, ne connaît pas les vraies richesses. Il ressemble au fermier qui trouve que son grain a trop de valeur pour le semer dans la terre et préfère le garder dans son grenier ; il agit ainsi parce qu’il ne sait pas voir la moisson dans la semence. La question n’est pas de savoir combien nous avons reçu dans ce monde, mais combien nous avons aidé les autres à recevoir.

Le succès ne vaut rien sans les amis

L’homme le plus riche qui ait vécu sur le continent américain est peut-être Abraham Lincoln, parce qu’il s’est donné lui-même à son peuple. Il n’essaya pas de vendre son habileté au plus offrant. Les gros dividendes n’exerçaient sur lui aucun attrait.

Lincoln vit dans l’histoire parce qu’il pensait plus à ses amis – et tous ses compatriotes étaient ses amis – qu’à son porte-monnaie. Il s’est donné lui-même à son pays, comme un sage fermier donne sa semence à la terre, et quelle moisson est issue de cette semence ! Personne n’en verra la fin.

Un des plus tristes effets de la vie intensive américaine est le terrible massacre d’amitiés que font nos chasseurs de dollars.

Y a-t-il rien de plus triste que d’avoir beaucoup d’argent mais point de vrais amis ? Que vaut cette chose que nous appelons le succès si nous lui avons sacrifié nos amitiés, les choses les plus sacrées de la vie ? Nous pouvons avoir beaucoup de connaissances, mais les connaissances ne sont pas des amis. De nos jours, il ne manque pas de gens riches qui ne connaissent pas le luxe d’une vraie amitié.

Soyez riche en amis

La capacité de se faire des amis est le meilleur témoignage rendu au caractère. Nous avons instinctivement confiance en ceux qui tiennent à leurs amis, envers et contre tout. C’est l’indication qu’ils possèdent de splendides qualités. Les gens mauvais sont incapables d’avoir de vrais amis.

C’est à l’effet qu’ils produisent sur le caractère qu’on peut estimer les amis à leur réelle valeur. Le Dr Hillis dit que “la destinée est influencée par l’amitié ; la fortune d’un jeune homme est faite ou compromise, suivant les compagnons qu’il choisit.”

Notre caractère est influencé par les amis auxquels nous nous attachons. Nous arborons leurs couleurs, nous acquérons leurs qualités, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. “Les hommes deviennent faux, dit Charles Kingsley, quand ils vivent avec des menteurs, cyniques, lorsqu’ils vivent avec des blasphémateurs, affectés, quand ils sont en contact avec des gens affectés ; ils prennent l’expression des visages avec lesquels ils vivent.”

Nous ne possédons que ce que nous donnons. Nos amis sont la moisson de l’affection que nous avons semée. Si la semence est pauvre, la moisson sera pauvre. L’homme qui est riche en amis a semé richement de la sympathie, de l’intérêt, de l’admiration, de l’aide, de l’amour.

“Nos amis, s’ils sont nombreux et sincères, peuvent ajouter bien plus à la richesse et au bonheur de notre existence, que toutes les richesses des Indes.”

“Le but de l’amitié, disait Sénèque, est d’avoir quelqu’un qui me soit plus cher que moi-même, et pour le salut duquel je donnerais joyeusement ma vie. Seuls, les hommes sages peuvent être des amis ; les autres ne sont que des compagnons.”

“L’amitié est une voie ouverte au bonheur. J’ai toujours pensé, dit Ella Wheeler Wilcox, qu’une riche nature est capable de cultiver plusieurs vraies amitiés. Un ami vous est cher pour une raison, l’autre pour une autre raison.

Comment reconnaître les amis qui ne sont pas sincères

“Les amitiés sont la bibliothèque du cœur. L’ami sérieux est le livre de philosophie ; l’ami gai, le livre de l’esprit ; et le poète, l’auteur et l’historien y sont aussi représentés. De même que, dans notre bibliothèque, aucun livre ne nuit à l’autre, ainsi aucun ami ne peut nuire à l’autre dans notre cœur.”

“Mais vous pouvez rencontrer des amis qui ne sont pas sincères, et dont l’amitié n’est qu’un nom, me dit le pessimiste. Vous aurez des désillusions, et elles vous seront plus amères qu’aucune amitié ne pourrait vous êtes douce. Restez seul avec vous-même, et évitez de vous livrer à une rêverie inutile.”

“En dépit de tout, je poursuivis ma route et formai bien des liens d’amitié. Quelques-uns furent brisés et je souffris ; mais j’appris une grande vérité, qui est toujours restée gravée dans mon cœur : être un véritable ami, et se sentir digne d’une vraie amitié, voilà la route qui conduit au bonheur vrai et durable.”

Saurais-tu distinguer un véritable ami
Du flatteur dangereux qui n’est qu’un ennemi ?
Écoute : Quand, un jour pour toi sonnera l’heure
Où le chagrin viendra s’asseoir à ta demeure,
L’ami toujours fidèle essuiera tes yeux ;
Pour veiller, pour souffrir, vous serez toujours deux.
(Imité de Shakespeare par L. Dunand.)

Comment arriver là où vous voulez aller ?

a) Le but du but

Reprenez votre tableau de rêves, vos domaines de vie, et demandez-vous pourquoi vous voulez atteindre ces objectifs. Ou plutôt « Pour… quoi ? », pour obtenir quoi ? Qu’est-ce que vous aurez de plus une fois que vous serez là où vous voulez être ?

C’est une étape indispensable car elle permet de s’assurer que l’on n’est pas en train de confondre un objectif et un moyen. Ne vous contentez pas de la première réponse, allez jusqu’au bout du bout. En effet, un « Pour… quoi ? », en cache souvent un autre. Reposez-vous donc la question autant de fois que vous y trouverez des réponses.

Par exemple, une de mes amies, pharmacienne, rêvait d’agrandir son officine. Elle avait déjà déposé plusieurs demandes de permis de construire à la mairie mais, étant donné que son local était situé au confluent de plusieurs rues et de plusieurs communes, ils avaient toujours été refusés. Elle se sentait coincée et aigrie par cette situation. Quand je lui ai demandé ce qu’elle aurait de plus avec une plus grande pharmacie, j’ai compris qu’elle pourrait proposer plus de services et de produits, ce qui justifierait l’embauche d’une pharmacienne supplémentaire. C’était le premier « Pour… quoi ? ».

Je lui ai demandé ensuite ce qu’elle aurait de plus quand elle aurait l’aide d’une autre pharmacienne, elle m’a répondu : « Plus de liberté ! ». Il faut savoir en effet que la réglementation impose la présence d’un pharmacien diplômé au sein de chaque officine pendant toute la période d’ouverture au public. Si l’officine est ouverte de 9h à 19h, 6 jours sur 7, cela fait 60h par semaine ! J’ai mieux compris pourquoi Nathalie voulait embaucher une collègue… C’était le deuxième « Pour… quoi ? ».

A ce stade-là, vous l’aurez compris, je lui ai demandé ce qu’elle aurait de plus, avec plus de liberté…

Et là, nous sommes arrivées au but du but : elle voulait plus de temps à consacrer à ses enfants.

Ce qu’elle aurait de plus avec ça ? Rien. C’était cela la finalité, le véritable objectif. Tout le reste n’était que des moyens d’atteindre cet objectif-là.

En résumé, voici toutes les étapes par lesquelles il aura fallu passer pour pointer du doigt le véritable objectif :

LeBonheurEstEnMoi

Après avoir découvert quel était son véritable objectif, Nathalie s’y est attelée immédiatement. La question se posait maintenant différemment :

Que pouvait-elle faire, là tout de suite, pour passer plus de temps avec ses enfants ? Recruter une pharmacienne à temps partiel ? Passer moins de temps à faire du shopping ? Fermer la pharmacie entre midi et deux pour reprendre les enfants à l’école et manger avec eux ?… Un tas de nouvelles options sont apparues. Et surtout, Nathalie* s’est aperçue qu’elle avait beaucoup plus de pouvoir entre les mains que quand elle attendait simplement l’autorisation de la mairie…

Et pour vous, quel est le but du but ? Qu’est-ce qui se cache comme motivation encore plus importante derrière les buts que vous croyez avoir ?

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*Pour info, Nathalie dispose maintenant d’une belle et grande pharmacie !…

b) Ecarts entre ce que vous voulez et où vous êtes

Reprenez à présent le bilan de vos domaines de vie. Voyez-vous toujours les choses de la même façon ?

LeBonheurEstEnMoi

Dans quels domaines vos objectifs sont-ils atteints ou presque ?

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Quels sont ceux qui ont besoin que vous leur accordiez de l’attention ?

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Ecrivez ce qui vous vient à l’esprit quand vous pensez à ces différents domaines de votre vie. Comment expliquez-vous que certains domaines aient une note supérieure à 7 et d’autres, à peine 5 ? Qu’est-ce que vous vous dites à ce propos ?

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Choisissez un ou deux domaines dans lequel votre satisfaction actuelle n’est pas très élevée. Relisez vos objectifs pour ce domaine.

Que pourriez-vous faire là tout de suite pour augmenter votre niveau de satisfaction dans ce domaine ? Choisissez une toute petite chose, facile à réaliser. De cette façon, vous obtiendrez rapidement des résultats, ce qui vous encouragera à continuer ou aller plus loin.

Notez ici ce que vous allez faire :

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Décidez que demain vous vous y mettez. Et faites-le ! Méditez sur cette citation :

« Des actions ordinaires, faites de façon constante, créent des résultats extraordinaires » Keith Cunningham

c) Transformez vos objectifs en objectifs SMART

Vous venez de définir en détails ce que vous souhaitiez dans votre vie. Je vous ai parlé d’objectifs. En réalité, un objectif, ce n’est pas n’importe quoi. Il n’est pas rare de faire l’amalgame entre un souhait, un « vœu pieux »* et un objectif. Comment différencier les deux ?

Une formule couramment utilisée, et que je vais reprendre ici, consiste à parler d’objectifs SMART.

S pour spécifique. Votre objectif est-il suffisamment clair et précis ? Comment saurez-vous que vous l’avez atteint ? Par exemple, « je veux être heureux » n’est pas un objectif spécifique, il n’est pas assez précis. Par contre, « Je veux me marier cette année » en est un.

M pour mesurable. « Je veux me marier cette année » est quelque chose de mesurable. Soit vous serez marié, soit vous ne le serez pas. Cela ne laisse pas place au doute. Un objectif SMART produit un résultat vérifiable en termes sensoriels, concrets, constatables par tous.

A pour atteignable. Cet objectif est-il bien sous votre contrôle ? Si votre objectif est « je veux que mon mari arrête de fumer », ce n’est pas un objectif atteignable car il ne dépend pas de vous. Vous n’en êtes pas l’auteur. Dans cette rubrique, demandez-vous aussi si l’objectif visé est bien en cohérence avec vos valeurs, avec qui vous êtes. Mettez également une note à votre objectif. Si vous lui mettez moins que 7/10, oubliez-le, il n’a aucune chance, vous n’êtes pas assez motivé.

R pour réalisable. Votre objectif doit être ambitieux sans pour autant être impossible à atteindre. Il doit tenir compte de vos contraintes personnelles et liées à votre contexte. Gagner 100.000 € par an si vous en gagnez aujourd’hui 30.000 n’est peut-être pas tout à fait réalisable. Par contre, en gagnez 40.000 semble tout à fait envisageable. Au besoin, renseignez-vous pour savoir ce que vous êtes en droit d’espérer.

T pour temporel. Un objectif SMART est daté. Fixez une échéance à votre objectif avec une date précise. Et prévoyez de célébrer l’événement quand vous l’aurez atteint ! (Un restaurant, une coupe de champagne, un bouquet de fleurs, un massage, n’importe quoi fera l’affaire. Ce qui compte, c’est de marquer le coup !)

*Vœu pieu : locution signifiant souhait irréalisable

d) Planifiez

Reprenez ce que vous avez défini pour vos 7 domaines de vie et estimez à présent la période à laquelle vous pourrez avoir atteint cet objectif. Pensez bien à formuler des objectifs SMART !

Ce que vous voulez faire dans 5 ans et +

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Ce que vous voulez faire dans 3 à 5 ans

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Ce que vous voulez faire dans 1 à 3 ans

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Ce que vous voulez faire d’ici 1 an… et donc commencer dès maintenant !

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e) Commencez à agir tout de suite !

Pour cela, choisissez vos quatre objectifs principaux pour l’année à venir, un par trimestre. Numérotez-les. Décrivez pour chacun en quoi cet objectif est important pour vous. Que va-t-il changer dans votre vie personnelle ou professionnelle ? En quoi va-t-il faire avancer l’un de vos autres objectifs ? A-t-il besoin d’être découpé en objectifs plus petits ? Si oui, lesquels ?

Objectif n°1

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Objectif n°2

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Objectif n°3

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Objectif n°4

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Définissez à présent la première action que vous allez mener pour atteindre votre premier objectif. Choisissez une petite chose telle qu’envoyer une lettre, passer un coup de fil, prendre un rendez-vous, ou n’importe quelle chose significative. Notez-là ici :

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Et passez à l’action !

Cultivez la santé et la joie

Rien ne nuit plus à notre force créatrice que l’habitude de nous apitoyer sur nous-mêmes ou de nous plaindre. Elle paralyse les facultés parce qu’elle détruit la confiance en soi et enlève le courage. Si vous désirez réussir dans vos efforts, il faut que vous puissiez vous épanouir sans aucune restriction.

Au moment où vous commencez à vous prendre en pitié, et à penser que vous ne pouvez faire telle ou telle chose, vos facultés se mettent à l’unisson avec votre esprit, et votre énergie est diminuée ou même entièrement détruite.

Les maladies imaginaires

Je connais un homme, intelligent et capable, qui, par une analyse constante de ses conditions physiques et mentales, est tombé dans un état tout à fait morbide ; il a ainsi perdu toute confiance en son habileté, et devient rapidement faible et incapable.

Il a ruiné ses digestions en pensant constamment à sa nourriture, en s’inquiétant de ce qu’il doit ou ne doit pas manger, de ce qui lui convient ou ne lui convient pas. Aussi avale-t-il une cuillerée de dyspepsie avec chaque cuillerée de nourriture qu’il prend.

Il n’use que de certaines marques de produits. Partout où il va, il emporte avec lui son thé ou son café, et dans les hôtels, il se fait faire une nourriture spéciale. Lorsque les autres souffrent de la chaleur, il ferme portes et fenêtres pour éviter les courants d’air.

Il étudie constamment des livres de médecine, et lit toutes les annonces médicales, essayant d’y découvrir les symptômes de ses maladies imaginaires, et chaque fois que vous le rencontrez, il vous parle d’un nouveau trouble physique dont il se sent atteint.

Il pense constamment à ses maux, et s’imagine que toutes espèces de malheurs vont lui arriver. Il est persuadé qu’il ne peut entreprendre quoi que ce soit sans que mal s’ensuive.

La conséquence de tout ceci, c’est qu’il est devenu un pygmée au lieu du géant qu’il aurait pu être. S’il voulait seulement briser les limites qu ’il s’est imposées, sortir de lui-même, s’évader de l’étroitesse de ses conceptions maladives, il pourrait accomplir une grande œuvre dans ce monde.

Les médecins disent qu’il n’a aucun mal physique, que tous ses maux sont dans son imagination, qu’il a tellement étudié tous les symptômes des diverses maladies dont il se croit atteint, qu’il est devenu un pauvre hypocondriaque. Ce sont ces convictions maladives qui sont la cause de sa faiblesse et des troubles physiques qu’il ressent. Il est victime de son imagination.

Et voici cet homme, magnifiquement favorisé de la nature, qui se traîne dans la carrière, quand il pourrait avancer par bonds, simplement parce qu’il s’analyse continuellement et concentre ses pensées sur lui-même, au point d’être devenu l’esclave de ses sensations.

Le meilleur remède est le traitement mental personnel

Nul homme ne peut faire quoi que ce soit de grand, tant qu’il affaiblit ses facultés par les limitations qu’il s’impose, car personne ne peut aller plus loin que ses convictions. Aussi longtemps qu’on se croit faible, physiquement, on l’est.

Tout ce qui tend à nous rendre forts et robustes est d’une grande efficacité contre les maux nerveux et imaginaires, mais le remède par excellence est le traitement mental personnel.

Riez et souriez si vous voulez guérir

Un médecin, spécialiste pour les maladies nerveuses, n’obtenant pas de résultats satisfaisants de l’emploi des remèdes, essaya de guérir ses patients en les forçant à rire en toute circonstance, qu’ils s’y sentent disposés ou non. “Relevez les coins de votre bouche”, voilà sa prescription à tous ceux qui souffrent de mélancolie.

Et elle opère comme un charme. En relevant les coins de leur bouche, les malades sont forcés de sourire, quelque déprimés qu’ils soient. “Souriez, continuez à sourire, ne vous arrêtez pas de sourire”, leur dit le docteur. “Essayez de relever les coins de votre bouche sans vous inquiéter de votre humeur, et notez ce que vous ressentez ; puis abaissez-les et faites la même observation ; vous constaterez bien vite que cela fait certainement une différence.”

Il garde ses patients suffisamment longtemps dans son cabinet pour qu’ils apprennent à sourire. Et les sentiments s’améliorent en même temps que la bouche sourit.

Ce médecin déclare que l’on peut arriver à se rendre mélancolique et même à pleurer, rien qu’en abaissant les coins de la bouche. Au contraire, on peut arriver à s’égayer et à changer son humeur en les relevant.

Enseignez aux enfants que nous sommes faits pour vivre toujours en excellente santé

Une des raisons pour lesquelles nous avons une si piètre santé, c’est que nous avons un idéal physique amoindri. Nous avons été habitués, dès l’enfance, à entretenir des pensées contraires à la santé. Nous avons été saturés de l’idée que les maladies, les souffrances faisaient partie de notre lot terrestre, et que nous ne pouvions les éviter. On nous a tellement inculqué, dès notre jeune âge, qu’une santé robuste est l’exception et non la règle, que nous nous sommes accoutumés à considérer cet état de choses comme inévitable.

L’enfant entend si souvent parler de maladies, il est si souvent mis en garde contre le danger de la contagion, qu’il grandit avec la conviction que le désordre physique est une loi de son être. Il croit fermement qu’à un moment donné la maladie pourra le surprendre et ruiner son bonheur et sa carrière.

Pensez à ce qu’une éducation opposée produirait si on enseignait à l’enfant que la santé est l’état normal, et que la maladie est la manifestation d’une absence d’harmonie ! Pensez à la force qu’il aurait, si on lui enseignait à croire qu’une santé florissante est naturelle ! Pensez à ce que cela signifierait pour lui de se développer dans ces conditions, au lieu d’entendre constamment parler de maladies, et d’être constamment mis en garde contre le danger d’en contracter une !

On devrait enseigner à l’enfant que Dieu n’a pas créé la maladie, la souffrance, et qu’il n’était pas dans ses intentions que nous souffrions ; que nous étions faits pour vivre toujours en excellente santé, faits pour être heureux, et non pour être misérables, faits pour exprimer l’harmonie et non la discorde.

Prenez l’habitude de chasser de votre esprit toute pensée désagréable

Une saine attitude mentale a beaucoup à faire avec le bonheur. La qualité de la pensée détermine la qualité de la vie. Nous ne pouvons attendre une pensée saine d’un cerveau ou de cellules nerveuses malades. Si la vitalité est au-dessous de la normale, la vie se mettra à ce niveau, et la capacité de jouir s’en ressentira.

Plus vous êtes heureux, moins vous gaspillez d’énergie, parce que, augmenter le bonheur c’est augmenter l’harmonie, et l’organisme ne gaspille aucune énergie lorsqu’il travaille dans une harmonie parfaite. Et moins vous gaspillez d’énergie, plus vous possédez de vitalité, et moins vous êtes exposé à la maladie. Lorsque tout votre organisme est pénétré de force vitale, vous ne contractez aucune maladie.

Nous devrions de bonne heure prendre l’habitude de chasser de l’esprit toute pensée désagréable, malsaine, morbide. Chaque journée devrait être une page blanche. Nous devrions ôter de notre galerie mentale toute peinture discordante, et la remplacer par des tableaux harmonieux, qui élèvent et fortifient.

La chose en nous qui n’est jamais malade et ne meurt jamais

Un célèbre médecin allemand disait qu’il y a en nous quelque chose qui n’est jamais malade, qui ne meurt jamais.

Ce quelque chose, c’est l’homme que Dieu a créé à son image. Celui-là ne peut être discordant. Il est indépendant des circonstances. Il est le siège de la santé perpétuelle. Il n’est pas l’image déformée qu’une pensée fausse et une mauvaise manière de vivre ont créée, mais il est l’homme tel que Dieu l’a fait.

Et, si nous croyions à cette plénitude, à cette perfection (ce quelque chose en nous qui ne peut être malade ni mourir), si nous savions que cet être-là est un avec le Principe créateur immortel, toutes nos discordes disparaîtraient, et nous serions dans la Vérité. Voilà la vie, la vraie vie. Alors nous participerions à sa puissance. Alors nous aurions reconquis notre droit de naissance, et nous vivrions dans une harmonie perpétuelle.

Les personnes qui souffrent de désordres nerveux ou mentaux sont ordinairement sujettes à la crainte, une crainte qui provient du sentiment de leur impuissance, dû à ce qu’elles se sentent séparées de l’Énergie divine qui nous crée, nous guérit et nous soutient.

Quand nous retrouvons la conscience de notre union avec la Divinité, avec la Vie infinie, nous éprouvons un sentiment de plénitude, une assurance qui chasse toute crainte.