Apprendre à parler en public. La préparation de l’introduction et de la conclusion

Une fois que le corps du discours est complet et seulement après, il est possible de définir une introduction appropriée.

Planification de l’Introduction

Le but de l’introduction est de préparer l’auditoire à entendre votre discours.

Pour ce faire, vous devez capter l’attention de l’auditoire, faire en sorte que l’auditoire vous aime ou vous respecte (ou les deux), et créer un intérêt pour les idées que vous allez présenter.

Parlez Distinctement. Pas besoin de commentaire, un discours non entendu est pratiquement la même chose qu’un discours raté.

Les membres de l’auditoire ont besoin d’entendre bien depuis le début pour comprendre le discours complètement.

Ce qui peut être dit pour capter l’attention dépendra évidemment, de l’orateur, de l’auditoire et de la situation. Quelques approches qui ont été réussies dans le passé sont :

  • Une déclaration surprenante: « il y a eu plus de personnes été tuées sur nos routes que sur tous les champs de bataille dans l’histoire du monde! »
  • Une déclaration apparemment incroyable mais vraie: « il y a beaucoup de français qui aiment payer leurs impôts sur le revenu. »
  • Une question ou une série de questions: « Vous êtes-vous déjà demandé ce que serait vivre dans la Chine Rouge ? Vous êtes-vous déjà demandé ce que serait être comme un Communiste chinois ? »
  • Une citation familière: « Pour tous les mots tristes de la langue ou du stylo, les plus tristes sont ceux-ci: Cela pourrait avoir été! »
  • L’approche méthodique: « aujourd’hui nous allons discuter trois facteurs. Premièrement, nous réfléchirons… etc. »
  • Vous pouvez utiliser une histoire sérieuse, une anecdote, une plaisanterie, ou une parabole.

Souvenez-vous qu’une illustration vaut mille mots d’explication.

Tout le monde aime une bonne histoire.

Remarquez comment les orateurs que vous entendez reçoivent l’attention de leur auditoire.

Souvenez-vous, tous écouteront la première phrase que vous direz.

Vous ne pourrez jamais avoir de nouveau un si fort pourcentage d’auditeurs, que dans votre introduction.

Ne manquez pas votre meilleure occasion en la gaspillant sur des formalités ou des banalités.

L’attention régulière de personnes importantes peut être moindre dans une partie moins importante du discours. « Les Personnalités » sont d’habitude usées dans la plupart des situations de discours.

Maintenant que vous ayez l’attention de l’auditoire, vous avez besoin de vous concentrer pour que les gens vous aiment ou vous respecter assez pour écouter.

Avec un auditoire hostile, il peut être nécessaire de prolonger l’introduction, mais pour la plupart des auditoire, il est suffisant que vous soyez bien préparés à leur parler, que vous vous intéressiez à eux et que vous fassiez le travail aussi vite et aussi bien que possible.

Évitez des introductions verbeuses. Allez vite au but. Évitez des apologies à tout prix.

L’orateur qui dit, « je ne suis pas qualifié très pour vous parler sur ce sujet, mais… » ne devrait même pas commencer à parler.

Votre introduction devrait réveiller l’intérêt de votre auditoire pour le thème de votre discours.

Donc, votre déclaration surprenante, déclaration incroyable, série de questions, citation familière, approche méthodique, ou illustration devraient pointer sur le thème de votre discours.

Ne réchauffez pas l’auditoire avec des plaisanteries sans rapport avec le thème, pour dire ensuite, « Bien, nous devrions passer au discours. »

Vous pouvez dire des plaisanteries, mais choisissez-en qui illustrent votre thème.

Si vous croyez que vous serez nerveux pendant les quelques premières minutes de votre discours, commencerez par une introduction qui exigera un mouvement. Mettez un graphique à côté de vous pour que vous puissiez marcher et montrer le graphique, monter une démonstration pratique et commencez avec, ou projeter d’avoir quelques feuilles de papier dans vos mains au commencement.

Un mouvement physique vous aidera à vous calmer. Planifiez assez de mouvement dans votre introduction pour vous mettre à l’aise. Comme déjà mentionné, une introduction pour un discours particulier doit être calculée du point de vue de la nature du discours, de l’orateur, de l’auditoire et de la situation de discours.

Quelques suggestions générales vous ont été mentionnées pour que vous puissiez faire un essai dans vos discours, mais vous devez vous souvenir de ces prudences :

  • Premièrement, les introductions doivent être résumés autant que possible.
  • Deuxièmement, les matières dans les introductions doivent être inclus seulement s’ils contribuent à un des trois buts de l’introduction.
  • Troisièmement, plus originale et plus opportune elle sera, plus efficace l’introduction sera.
  • Quatrièmement, toutes les introductions doivent être planifiées, encore assez flexibles pour pouvoir incorporer des éléments de dernière minute.

 Planification de la conclusion

Le but de la conclusion est d’assembler le discours entier dans quelques mots. Pour ce faire, vous devez  donner à l’auditoire un sentiment d’irrévocabilité ou de perfection, résumez le contenu du corps du discours, et/ou incitez l’auditoire  à passer à l’action.

Bien qu’une conclusion puisse accomplir ces trois objectifs, n’importe lequel d’entre eux peut être suffisant pour répondre aux besoins d’un discours individuel.

Pour donner à l’audience un sens d’irrévocabilité ou de perfection, la conclusion doit être suffisamment conçue pour équilibrer la Préparation de l’Introduction et de la Conclusion.

Une fois que le corps du discours est complet et seulement après, il est possible de définir une conclusion appropriée.

Elle ne doit être ni trop longue, ni trop courte. Évitez la déception. Il n’y a rien de plus mauvais pour un auditoire, de voir qu’un orateur conclut,  et constater qu’il a seulement gagné de la sueur.

Une avant-première de votre discours dans votre introduction aidera à éviter ces déceptions. Voici quelques suggestions pour donner à votre conclusion un sentiment de perfection:

  • Une citation significative : Trouvez une phrase particulièrement efficace d’une de vos meilleures sources et utilisez-la comme la base de votre conclusion.

Vous pourriez dire…

« Mes remarques encourageant cet auditoire à adopter un enfant d’outre-mer, par l’intermédiaire de la Fédération Sauver Un Enfant, peuvent être le plus efficacement conclues en citant Constance Capron et son article du Reader’s Digest, quand elle a dit :

« J’avais honte de mes propres problèmes, maintenant petits par comparaison, ils m’avaient aveuglé aux réalités de la vie.  » Nous sommes dans ce même pétrin ? »

  • Une ébranlante statistique : « Seulement 5 500 enfants sont maintenant sponsorisés par l’intermédiaire de la Fédération Sauver Un Enfant. Seulement 5 500.

Pensez aux milliers qui ont besoin d’aide. N’y a-t-il pas plus de 5 500 familles aux États-Unis qui peuvent se permettre de partager une petite quantité de leur revenu avec un enfant malheureux d’outre-mer ? »

  • Un exemple adapté: « Permettez-moi de vous raconter une histoire avant que je mette fin à mon discours. C’est l’histoire de Stella Saradari de Serres, en Grèce.

Son père est mort en luttant contre les Communistes dans les montagnes de la Grèce; sa mère est une femme de la campagne. Stella, son frère Constantin et sa mère vivent dans une seule pièce. Leur maison est tombée après un hiver particulièrement dur et a du être reconstruite par les voisins… »

La conclusion à chaque discours doit résumer son contenu.

Si dans votre introduction vous dites à votre auditoire à quoi il doit s’attendre dans le discours, en disant, « je vais vous parler de trois choses; » si vous indiquez à votre auditoire dans le corps du discours quand vous allez parler de chacun d’entre en disant ceux-ci, « Premièrement, Deuxièmement… etc ».

Et si, dans votre conclusion, vous dites, « Maintenant, je vous ai parlé de trois choses…, » votre auditoire ne peut qu’avoir reçu une image claire de votre message.

Si cela vous semble trop élémentaire, souvenez-vous que vous êtes déjà extrêmement familiers avec le contenu de votre discours et avez revu la matière plusieurs fois.

Votre auditoire, au contraire, n’a pas eu cette occasion. Si vous donnez à votre auditoire trois révisions de votre structure principale (une fois dans l’introduction, une fois dans le corps et une fois en conclusion), vous n’avez pas à craindre d’être mal compris.

Les conclusions suggérées, résumeront votre contenu. Mais, votre idée centrale sera encore plus claire si vous faites remarquer à votre auditoire les parties principales de votre discours. Si vous n’êtes pas organisés, vous ne pourrez pas faire un tel résumé.

Prendre contact avec soi

Définition :

Dans le terme « confiance en soi », il y a le mot « soi » qui vient du verbe ETRE. Pour développer le niveau de confiance que vous avez en vous-même, vous devez tout d’abord vous (re)connecter avec vous-même et découvrir ou redécouvrir qui vous êtes et quels sont vos spécificités ou particularités. Pour avoir confiance en vous, vous devez d’abord vous accepter et. Pour vous accepter, vous devez vous connaître et, pour vous connaître, vous devez posséder de vous-même une image qui soit nette et dénuée de toute interférence héritée du passé.

A sa naissance, le bébé ne sait pas qui il est et à quoi il ressemble. Peu à peu, au fur et à mesure qu’il grandit, il prend conscience de son corps et il découvre qui il est. Cette découverte s’effectue le plus souvent par l’entremise des miroirs/images que son entourage lui renvoie. Ce bébé grandit pour devenir enfant, puis adolescent et, pour terminer, adulte. Tout au long de son développement, il se construit une image de lui-même. Une partie de cette image est basée sur son expérience subjective personnelle et une autre partie est basée sur l’image subjective que son entourage lui renvoie. En conséquence, l’image que vous avez de vous-même est une production mentale qui est basée, pour une partie au moins, sur des miroirs déformants qui vous ont été malencontreusement tendu. L’objectif de cette clé est que vous repreniez progressivement contact avec vous-même en étant conscient qu’une partie de l’image que vous avez de vous-même ne reflète pas la réalité mais uniquement le résultat d’une perception faussée.

Le dialogue interne que vous entretenez avec vos voix intérieures est le produit de l’image que vous avez de vous-même. Si vous avez facilement tendance à utiliser les phrases présentées dans la section suivante (exemple) pour définir votre propre image, cela signifie que cette clé va vous permettre de faire un grand pas en avant.

« La carte n’est pas le territoire ». Cette phrase signifie que l’image que vous avez de vous-même n’est qu’une représentation partielle et, par extension, sujette à erreur de qui vous êtes vraiment. Par exemple, une carte routière donne une image du territoire en se concentrant sur les routes carrossables alors que l’image du même territoire donnée par une carte géologique sera très différente puisque l’accent sera porté sur le sous-sol et ses caractéristiques.

En changeant l’approche que vous avez de vous-même ou en envisageant les événements sous un angle différent, vous vous construirez une image de vous-même qui sera automatiquement différente. Reprendre contact avec soi consiste à appréhender notre image sous un éclairage nouveau et positif.

Il est important que vous sachiez que vous avez la possibilité de programmer vos pensées et, par conséquent, d’influencer vos émotions et vos comportements. Ce n’est absolument pas réservé à une élite mais bel et bien accessible à toutes et tous. En changeant simplement votre perception du territoire (réalité) et en modifiant votre discours, vous avez la possibilité de reprendre contact avec la partie de vous-même dont vous êtes fière et qui est source de confiance.

Selon la sagesse ancestrale des Toltèques qui est concentrée en quatre accords (quatre accords Toltèques1), la liberté personnelle et le vrai bonheur dépend de ces quatre accords fondamentaux :

  1. Que votre parole soit impeccable
  2. Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle
  3. Ne faites pas de suppositions
  4. Faites toujours de votre mieux

Le premier accord, qui nous intéresse plus particulièrement dans le cas présent, vous demande d’utiliser la puissance de la parole uniquement avec un objectif d’amour et de vérité. Il spécifie également qu’il faut éviter d’utiliser la parole contre soi-même ou pour médire autrui. Prenez l’habitude de vous parler à vous-même avec une parole qui soit impeccable. Dans ce contexte, le terme impeccable signifie que votre parole doit être dénuée de tout jugement ou de toute critique. Une parole qui soit inconditionnellement positive et constructive. Ayez pour objectif d’être, pour vous-même, votre plus fidèle allié.

Avec la première clé, vous avez développé votre niveau de conscience et découvert vos besoins. Avec cette deuxième clé, vous reprenez contact avec qui vous êtes vraiment sans pour autant vous cacher la vérité puisque votre conscience est bien présente pour vous éviter tout travers condescendant par rapport à vous-même. Avoir une parole impeccable et prendre contact avec la partie de vous dont vous êtes fier ne signifie nullement que vous deviez éviter ou ignorer les parties plus sombres. Malgré cela, le succès et la progression se fondent sur les points forts et les capacités. Pour rehausser le niveau de confiance que vous avez en vous-même, vous aurez nettement avantage à prendre appui sur vos forces en lieu et place de vos faiblesses.

Le mental ou esprit est indissociable de la partie physique. En acceptant d’accorder la même importance à votre partie physique (votre coeur, votre ressenti) qu’à votre partie mentale (raisonnement, analyse), vous vous donnerez également la possibilité de vous reconnecter avec une partie de vous-même qui est (trop) souvent ignorée. La civilisation occidentale et l’école donnent une place centrale à l’analyse et à l’interprétation et conditionnent les enfants à se déconnecter de leur partie physique. Celle-là même qui leur avait permis d’établir leur premier contact avec le monde (odorat, toucher, goût, etc.). En vous reconnectant avec cette partie de vous même, vous redécouvrirez progressivement une nouvelle facette de votre identité.

Pour discerner et comprendre la complexité de la nature humaine, il est possible de la décomposer en niveaux appelés niveaux logiques2. L’empilement de ces niveaux complémentaires permettent de faire un tout complet. L’image négative que vous pouvez avoir de vous-même peut provenir d’une confusion entre ces différents niveaux.

TRANSPERSONEL A quoi est-ce que je me rattache de plus vaste ?
IDENTITE Qui suis-je ?
CROYANCES & VALEURS A quoi est-ce que je crois ? Quelles sont mes valeurs ?
CAPACITES – STRATEGIES De quoi suis-je capable ?
COMPORTEMENTS Qu’est-ce que je sais faire ?
ENVIRONNEMENT Où ? Quand ?

Cette grille peut se lire de haut en bas ou de bas en haut. Elle vous permet de découvrir, par exemple, que votre identité ne se situe pas au même niveau que vos comportements. Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas capable de faire quelque chose (comportement) dans un certain environnement que vous êtes incapable ou bête (identité). Lorsque vous vous donnez une certaine image de vous-même, veillez à toujours vérifier que vous ne mélangez pas les niveaux et que les éléments comparés pour forger cette image peuvent vraiment être comparés sur un pied d’égalité.

Exemples :

Les phrases ci-dessous sont des exemples de paroles caractérisant une image de soi négative. En apprenant à identifier les discours internes (ce que vous vous dites à vous-même) porteurs d’une charge négative, vous identifierez les possibilités de changement et d’amélioration.

« Tu es vraiment trop maladroit »

« Tu n’as de nouveau pas respecté ta parole. Tu ne changeras donc jamais ! » « Avec ces kilos en trop, comment veux-tu que quelqu’un aie envie de toi ? »

« Encore ces mains moites et cette peur de parler. Tu n’arriveras donc jamais à combattre cette timidité maladive ? »

Dans le même ordre d’idée, il y a les phrases que vous dites à d’autres et par l’entremise desquelles vous donnez une image de vous-même dégradée et réductrice.

« J‘ai encore besoin de vous/toi car j’ai un problème avec cet ordinateur. Je suis vraiment trop bête, je n’y arriverai jamais. » « J’ai encore échoué dans ma tentative de régime. Tu as/Vous avez raison de penser que je n’y arriverai jamais ! »

« Je ne peux malheureusement pas répondre à ta/votre question. Vraiment, ma connaissance est très limitée »

Exercices :

Par ces exercices, apprenez à développer une parole impeccable par rapport à vous-même. Découvrez l’être fantastique et plein de ressources que vous êtes. Rappelez-vous que c’est sur les forces et les capacités que vous pourrez progresser. Ce n’est pas en cherchant à approfondir vos faiblesses que vous atteindrez vos buts et que vous développerez votre niveau de confiance en vous.

Faites l’inventaire de vos forces et capacités

Reprenez le petit carnet que vous avez commencé à remplir à l’occasion de la première clé. Définissez, à l’intérieur du carnet, une section qui vous permettra de faire l’inventaire et d’énumérer vos qualités, forces et capacités. Une des tentations serait de réserver un espace trop restreint en vous disant que de toute façon il n’y aura pas beaucoup à noter. S’il vous plaît, veuillez réserver au moins 4-6 pages. Ce serait trop dommage de vous retrouver bloqué pour manque de place à disposition. Emportez votre carnet avec vous aussi souvent que vous le pouvez.

Pour que cet exercice puisse être efficace, vous devez vous accorder une attention toute particulière. Prendre pleinement conscience de vos qualités et de vos capacités. A chaque fois que vous remarquez, de votre part, une capacité, une attitude ou une action qui mérite d’être retenue, notez-la immédiatement dans votre carnet ou faites en sorte de ne pas oublier de la noter plus tard.

En fin de journée, prenez environ 15 minutes avec vous-même pour relire ce que vous avez noté durant la journée. Découvrez et prenez conscience de toutes vos qualités et capacités. Prenez le temps de bien intégrer ces découvertes de manière à progressivement modifier l’image que vous avez de vous-même.

Regardez le territoire d’un autre oeil

Comme cela vous a été décrit précédemment, l’image que vous avez de vous même est le résultant d’une production mentale conditionnée par votre angle de vue ou votre histoire. Le but de cet exercice est de permettre de développer progressivement une autre vision de vous-même.

A chaque fois que vous exprimez une parole ou avez un comportement qui ne vous plaît pas, veillez à conserver une parole impeccable pour vous même et répondez à la série de questions suivantes :

· Changement de sens

  • Qu’est-ce que cela dérange/bafoue le fait d’avoir fait ceci ou dit cela ? (valeur non respectée)
  • Quelle valeur pourrait être satisfaite par l’entremise de cette parole ou de cet acte ?
  • Quelle est l’intention positive ?

· Changement de contexte

  • Dans quel contexte ce comportement ou cette parole pourrait être bénéfique ?

Si vous n’avez pas la possibilité de passer en revue immédiatement ces questions, utilisez votre petit carnet pour y inscrire le comportement ou la parole qui pose problème afin de pouvoir la traiter ultérieurement.

Développez une parole impeccable

En apprenant à développer une parole impeccable pour vous-même et pour les autres, vous ferez progressivement disparaître la médisance de votre vie et vous apprendrez à vous respecter tout en respectant les gens autour de vous. Chaque soir, prenez environ 10-15 minutes pour compléter les phrases suivantes3 :

Ma parole n’est pas impeccable quand je …

                                      _                                       _                                       _                         

                                      _                                       _                                       _                          `

Ma parole serait impeccable si …

                                      _                                       _                                       _                         

                                      _                                       _                                       _                          `

Je peux utiliser la puissance de ma parole dans le sens de la vérité en …

                                      _                                       _                                       _                         

                                      _                                       _                                       _                          `

Je peux utiliser la parole pour partager mon amour en …

1 : Les quatre accords toltèques, Don Miguel Ruiz, Jouvence éditions 2 : élaboré par Gragory Bateson et complété par Robert Dilts

3 : Pratique de la voie toltèque, Don Miguel Ruiz, Jouvence éditions

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Les bienfaits de la méditation

Aujourd’hui, il existe des tonnes de façon d’augmenter nos performances mentales (étude, lecture, etc.), physique (sport, nutrition, etc.), et autres, mais rare sont ceux et celles qui prennent le temps de prendre soin de l’esprit; pourtant la partie la plus importante de l’être humain puisqu’elle gère directement tout le reste.

En méditant de façon régulière et en vous entraînant à libérer votre esprit, vous verrez graduellement un énorme changement au niveau de votre bien-être personnel, de votre perception ainsi que des interactions avec le monde extérieur, et même de votre santé physique.

Pour cela, il est recommandé de méditer chaque jour. Commencez par des méthodes simples qui vous semblent adaptées, entre 10 et 20 minutes, en une seule ou en plusieurs sessions.

Vous ressentirez éventuellement l’envie d’y consacrer plus de temps et/ou de varier vos techniques afin d’élargir vos horizons, mais dans tous les cas, gardez en tête de ne pas forcer, ni vous fatiguer à la méditation, et sachez que 5 minutes plusieurs fois par jour vaut souvent mieux qu’une heure chaque semaine.

Lorsque vous méditez, vous apprenez à rendre votre esprit plus stable et équilibré en le séparant de l’ego. Vous apprenez à vivre de façon plus sereine et ce, indépendamment des situations extérieures. Les bénéfices d’une telle pratique sont innombrables et peuvent légèrement varier d’une personne à une autre d’après vos aptitudes de base et votre prédisposition à fidéliser la méditation comme un art de vivre:

Bien-être personnel

Réduction importante du stress

Un taux de cortisol élevé indique une augmentation du stress, et inversement. Des études menées sur des gens en méditation indiquaient que leur taux de cortisol devenait plus faible et cela tend à persister en dehors de la pratique.

La diminution du stress rend ces gens plus résistants face à toutes situations, et leur permet également de parvenir à un état constant de calme mental. Cela les aide à guérir de leurs plus grandes peurs et des blessures émotionnelles profondément ancrées.

Amélioration du sommeil

Puisque la méditation élimine le stress et que l’anxiété est en général la cause première de l’insomnie, la méditation régulière parvient à régler de nombreux problèmes d’insomnie en seulement quelques mois.

Elle rend aussi le sommeil plus profond et réparateur, puis aide le sujet qui médite à récupérer plus facilement lors de phases fatigantes.

Cohérence des ondes cérébrales

Des tests avec électro-encéphalogramme ont indiqué un fonctionnement plus ordonné du cerveau chez les sujets méditant régulièrement.

La technique aide donc à augmenter l’imagination, l’anticipation, le jugement, l’attention, la concentration, la notion de temps, la mémoire, la conceptualisation, l’abstraction, la créativité, etc. Les résultats scolaires et/ou intellectuels des sujets peuvent donc grimper considérablement.

Croissance continue du QI

Certains médecins ont démontré que le QI n’augmentait généralement plus entre 16 et 18 ans et ce, malgré les nouvelles connaissances acquises par les sujets. Par contre, le QI continuerait d’augmenter légèrement chez une majorité de sujets pratiquant la méditation de façon régulière.

Créativité accentuée

Une augmentation significative de la créativité grâce à la méditation a été prouvée avec le Test de Pensée Créative de Torrance se basant sur 3 aspects : l’aisance, la flexibilité et l’originalité.

Augmentation des perceptions

Le contrôle de l’esprit, chez les gens qui pratiquent régulièrement la méditation, augmentent leur perception du monde extérieur et les montrent plus conscients d’eux-mêmes et de leur environnement.

Ils ont donc moins tendance à se perdre en rêveries, en fantasmes, et tendent à mieux s’accepter et à vivre le moment présent.

Perceptions et interactions avec le monde extérieur

Contrôle des émotions et meilleure gestion de problèmes

En diminuant ou en supprimant complètement l’état de stress continu apporté par la société d’aujourd’hui, et en ayant une vision plus claire de leur esprit et des situations hors de leur pouvoir, les gens qui méditent montrent des réactions beaucoup plus positives face aux embûches de la vie.

Leurs émotions sont dosées convenablement d’après les situations survenant, et leur capacité à régler les problèmes se voit très améliorée.

Résistance à la pression sociale

Avec la méditation, les gens apprennent à mieux se connaître et ainsi, ils se situent mieux au sein de la société qui les entoure.

L’influence de la masse atteint de moins en moins les gens qui méditent régulièrement; se basant non plus sur les autres, mais sur leur propre personne afin de porter jugement.

Capacité de perspective d’autrui

Se connaître mieux, c’est aussi apprendre à voir les autres tels qu’ils sont. Le jugement de sujets méditant a été reconnu pour être plus objectif et fiable que celui d’autres sujets. Les énergies aidant, il est plus aisé, avec l’esprit clair, de ressentir les autres et d’éviter ainsi les situations malaisées.

Perception du monde plus positive

Malgré leur meilleure capacité à juger de ce qui les entoure, les  personnes méditant sérieusement développent un sens aiguisé  d’empathie et de compassion envers ce qui les entoure.

Étant généralement plus heureux, ils voient donc les choses de façon plus positive sans pour autant avoir une opinion flouée.

Santé physique

Réduction de la pression/tension artérielle

Comme le pouls diminue durant la méditation, le cœur travaille moins et le sang circule mieux dans les veines. La respiration étant aussi mieux dosée, elle provoque un état de repos parfait autant au niveau du corps que de l’esprit.

Chez les gens pratiquant la méditation depuis plusieurs années, l’effet de réduction persiste en dehors des sessions de méditation; ce qui est fortement bénéfique pour la santé puisqu’elle réduit alors le risque de maladies cardio-vasculaires.

Stimulation du système nerveux

Puisque le système nerveux sympathique et parasympathique est stimulé durant la méditation, il amène un afflux de sang aux extrémités des membres du corps.

Le système nerveux étant responsable des sensations ainsi que de la motricité de l’humain, sa stimulation par la méditation augmente donc les performances physiques et/ou sportives du sujet, et gère l’équilibre de son métabolisme.

Abolition de toutes maladies/symptômes liés au stress

Les maladies et les symptômes liés directement au stress sont plus nombreux que l’on voudrait le croire. Certains appellent cela les maladies psychosomatiques, d’autres tendent à croire que la relation entre l’esprit et le corps du patient va au-delà des connaissances scientifiques actuelles.

De nombreuses études ont été portées sur le sujet, notamment celle du Docteur Herbert Benson (lien en anglais) associé à la Harvard Medical School qui mettait d’ailleurs en relation le support de la méditation face à une panoplie de symptômes.

Autrement dit, la méditation aide le sujet à guérir de la dépression autant que de maux de ventre, d’insomnie autant que de migraines, de problèmes dermatologiques autant que de syndromes prémenstruels.

Même les problèmes d’alimentation et l’abus de substances (alcool, drogue, tabac, etc.) est reconnu depuis des décennies pour être un comportement résultant d’une surcharge de stress. Tout ce qui est, ou peut être, causé par la source la plus achevée en matière de symptôme physique, l’esprit, peut aussi être évité avec une simple pratique régulière de méditation.

Surmonter la perte de mémoire

“L’existence de l’oubli n’a jamais été prouvée : nous savons seulement que certaines choses ne viennent pas à l’esprit lorsque nous les voulons”, a dit Friedrich Nietzsche.

Oublier cause beaucoup d’anxiété de nos jours, spécialement avec l’augmentation de la prise de conscience des maladies liées à la mémoire telles qu’Alzheimer. D’un autre côté, de nouvelles études montrent que l’esprit humain, non traumatisé par des sérieuses blessures ou maladies, n’oublie jamais. Les experts disent qu’oublier n’est pas dû à la perte d’informations, mais plutôt parce qu’il existe une erreur dans la manière dont elles ont été stockées ou sur le chemin de la récupération.

Mais ensuite, si le problème réside réellement dans la récolte et récupération des informations, pourquoi la plupart d’entre nous tendent toujours à oublier, peu importe combien nous nous creusons le cerveau ? Nous oublions où nous avons mis nos clés, quel est ce produit tellement nécessaire dans la liste de courses, ou pire, les réponses tellement importantes au cours d’un examen qui peut faire la différence dans l’obtention ou non d’un diplôme.

De nombreux facteurs contribuent à la manière dont nos cerveaux emmagasinent et fournissent les informations. Même si les écoles de pensée et de psychologie débattent toujours sur la manière dont fonctionne l’esprit humain, ils sont d’accord sur une chose : la mémoire est affectée par notre expérience générale – depuis nos gènes au genre d’enfance que nous avons eu, en passant par la nourriture que nous avons mangé ce matin au petit-déjeuner.

Certains scientifiques comparent l’esprit à une caméra vidéo en raison de ses capacités et de sa nature consistant à enregistrer tout ce qu’expérimente une personne. Ainsi, chercher un événement particulier dans votre passé est semblable à chercher une scène sur une pellicule : une personne peut sélectionner une scène ciblée, la voir en mouvement lent ou en accéléré, même faire une pause ou un zoom sur un détail spécifique. Les techniques permettant de retrouver la mémoire en utilisant l’hypnose, le sérum de vérité, la méditation, la thérapie, viennent de là.

D’un autre côté, en dépit de l’œil “videographique” de l’esprit, il a été découvert que l’esprit ne possède pas de propriétés d’archivage parfaites, semblables à une bande vidéo qui peut moisir, perdre de son acuité ou vieillir. Le cerveau est également comparé à une puce d’ordinateur. Alors qu’il peut contenir une très grande quantité d’informations, ses capacités à stocker les données possèdent toutefois des limites. Afin de faire de la place pour de “nouvelles données”, l’esprit reconstruit les informations stockées de temps en temps. Ainsi, les événements peuvent ne pas être parfaitement remémorés. Au fil du temps, certains éléments peuvent se perdre, des détails peuvent devenir flous ou disparaître graduellement. Des éléments “déclencheurs” tels qu’une chanson, une photographie ou une odeur peuvent ramener un souvenir longtemps oublié. Toutefois, certains fragments de notre passé peuvent disparaître pour toujours.

Dans ce chapitre, nous discuterons des moyens et des techniques par lesquels les humains, depuis les scientifiques aux mystiques, ont traité le trait de l’oubli.

Oublier est ce que nous référons à la perte temporaire ou à long terme de détails, d’enregistrement de stimuli ou de matériels mémoriels qui ont été appris ou stockés dans nos cerveaux. Un objet oublié peut être stocké dans notre mémoire, mais impossible à retrouver ou à ramener à la surface. Il existe plusieurs théories ou explications au sujet de l’oubli.

  1. Déclin des traces mémorielles – C’est l’explication la plus ancienne concernant l’oubli. La mémoire possède une tendance naturelle au déclin avec le temps. Lorsqu’un mot ou le nom d’une personne n’est plus utile, un tel souvenir peut perdre sa place significative à l’intérieur de notre cerveau.
  2. Déformation de la mémoire – Certaines expériences peuvent être apprises ou retrouvées sous une forme déformée. De telles imprécisions peuvent mener à un souvenir différent ou faux, et peuvent même vaincre le processus de récupération puisque nous accédons aux mauvaises traces ou voies dans notre cerveau.
  3. Interférence – Cette expérience peut avoir été le résultat de situations intermédiaires ou de variables incontrôlables subies au cours de l’expérience d’apprentissage ou de mémorisation. Cela inclut également ce qui survient avant, pendant ou après l’apprentissage. Les activités réalisées avant une tâche peuvent troubler le processus de rétention ou ce que les psychologues appellent inhibition proactive. Plus il existe de tâches précédemment apprises, plus l’oubli des nouvelles tâches ou opérations est grand. Toutefois, plus le matériel à apprendre ou retenir possède de sens, moins les effets d’une telle inhibition se font sentir.

D’un autre côté, un effet contraire survient pendant l’inhibition rétroactive, dans laquelle des activités qui interfèrent ont lieu après une période d’apprentissage. Habituellement les personnes qui doivent réaliser une seconde tâche oublient plus de la première que ceux qui n’ont qu’une seule tâche à réaliser. C’est pourquoi il est préférable de maîtriser une tâche ou une compétence spécifique avant de passer à l’activité suivante, parce que retenir trop d’informations demande des interactions complexes de votre mémoire et de vos compétences psychomotrices.

Un tel exemple est prouvé pendant la période d’apprentissage de la conduite. Les compétences moteurs et les mouvements variés sont nécessaires et peuvent parfois apparaître troublants au début, puisqu’ils réclament du synchronisme. Toutefois, à mesure que nous apprenons lentement comment placer les tâches corporelles individuelles en une action cohérente et unie, nous commençons à penser de manière très précise et totalement organisée. Cela signifie que nous avons déjà appris ou mémorisé différentes tâches et que nous les avons déjà mises en ordre. Par conséquent, afin de nous souvenir de plus de choses, il est nécessaire de maîtriser une tâche ou une compétence particulière avant de nous engager dans d’autres activités qui réclament une spécialisation.

  1. Oubli motivé – C’est une variable dans l’oubli qui implique la motivation individuelle ou le désir de se souvenir ou d’oublier. Les gens semblent réprimer certains souvenirs ou supprimer le processus de rétention ou de récupération de la mémoire. Les souvenirs agréables sont plus souvent remémorés que les désagréables. L’émotion possède également un aspect important dans cette explication concernant l’oubli. Certaines personnes préfèrent oublier les expériences tristes ou traumatiques. C’est peut-être sage.

Si vous passez moins de temps à vous souvenir de vos échecs et de vos déboires, vous posséder une meilleure capacité à retenir les informations positives et essentielles. Parce que les pensées négatives aggravent le stress, vous devez apprendre à vous détendre et à oublier les erreurs commises dans le passé. Le passé est terminé. Concentrez-vous et ne retenez que les pensées positives.

  1. Absence de repères ou de guides – Nous sommes en mesure de trouver les choses tant que nous possédons des indices qui nous y mènent. Lorsque nous nous souvenons de quelque chose, c’est comme si nous cherchions dans notre mémoire avec l’aide d’indices ou de guides qui pointent dans la direction des choses voulu. Lorsque nous oublions, c’est parce que nous pouvons manquer de ces indices ou de ces guides menant vers les informations stockés dans les vastes connexions neurales de notre cerveau.

Voici quelques techniques efficaces pour surpasser l’oubli ou la distraction :

  1. Mettez votre liste de choses à faire par écrit. Groupez ou arrangez vos tâches en catégories (et sous-catégories si applicable). Rayez les activités que vous avez réalisées et ajoutez de nouvelles tâches en cours de route. Si possible, collez vos notes sur des objets qui vous sont familiers (télévision, réfrigérateur, porte d’entrée, etc.)
  2. Utilisez votre imagination et votre humour. Disons que vous avez un rendez-vous avec un client potentiel, M. Durand, ce vendredi. Si vous aimez regarder la télé chaque soir, imaginez M. Durand agissant comme un clown à la télé. Vous pouvez même le voir surgir hors de la télévision et vous dire : “Rendez-vous vendredi !” Pour mieux vous souvenir de ce rendez-vous de vendredi, vous pouvez visualiser M. Durand sur votre télé, habillé comme un chef et vendant (vendredi) des nourritures délicieuses. Trouvez des images amusantes qui vous aideront à vous souvenir de votre emploi du temps. Plus elles sont drôles et exagérées, mieux c’est.
  3. Associez une tâche avec une activité routinière ou avec quelque chose que vous réalisez régulièrement. Disons que vous oubliez toujours d’amener votre téléphone cellulaire au travail. Faites en sorte qu’avant de vous brosser les dents ou de prendre votre douche, vous placiez votre téléphone dans votre sac. Transformez cette tâche que vous oubliez souvent, en une partie de votre routine quotidienne, une habitude.
  4. Créez une allusion visuelle. Disons que vous avez invité quelqu’un à diner samedi soir et que vous devez acheter des pommes de terre pour préparer le plat que vous allez cuisiner. Avec votre emploi du temps très chargé, vous pouvez aisément oublier d’acheter les pommes de terre. Pour vous aider à vous en souvenir, vous pouvez placer, pendant que vous y pensez, un paquet de chips ou un jouet sous forme de pomme de terre sur votre télé ou au milieu de la table pour vous rappeler que vous devez acheter des pommes de terre.
  5. Concentrez-vous sur la tâche et dites-la à haute voix. Vous est-il déjà arrivé d’aller vers quelqu’un parce que vous voulez lui demander quelque chose? La seconde qui suit, vous avez totalement oublié ce que vous vouliez lui demander… Et bien, ne paniquez pas. Vous n’êtes pas seul, beaucoup de gens vivent des situations semblables.

Avec le style de vie mouvementé d’aujourd’hui, même ceux qui possèdent une bonne mémoire peuvent oublier ce à quoi ils pensent en une fraction de seconde. Ici, la solution est de se concentrer sur une seule tâche à la fois et de dire de manière répétée et à haute voix ce que vous allez faire : “Je vais demander à Jacques quelles sont les règles pour participer à ce concours.” Si vous oubliez souvent ce genre de choses, essayez de revenir à l’endroit où vous étiez quand vous avez répété la tâche à haute voix. Souvent, cet endroit spécifique vous aidera à vous souvenir de votre tâche en l’associant à ce que vous avez répété.

  1. Ne tergiversez pas. Si vous devez réaliser une activité ou une tâche, terminez-en le plus tôt possible. Lorsque vous devez payer une facture, faites-le tout de suite, avant qu’elle ne dépasse la date limite et que vous deviez payer des intérêts. Si vous ne pouvez vraiment pas le faire immédiatement, utilisez votre imagination, des pense-bêtes visuels ou d’autres outils utiles.

Trouvez un compagnon. Certaines personnes vivant de manière solitaire peuvent devenir distraites et souffrir de pertes de mémoire. C’est parce qu’elles n’ont personne à qui parler, donc leurs capacités mentales sont limitées et ne sont pas bien utilisées. Posséder un compagnon intelligent avec qui parler de différents sujets et avec qui partager ses connaissances et ses expériences permet d’affûter votre mémoire. Ils peuvent souvent agir comme votre sauvegarde. Dites-leur simplement de se souvenir de quelque chose et vous possédez une autre mémoire fonctionnant en votre nom. Mais soyez reconnaissant envers votre moitié.

Hypnose, Auto-Hypnose et Maîtrise de votre Personnalité

Qu’entend-on par maîtrise de soi-même et que peut-on maîtriser en soi-même sinon des émotions qui nous envahissent malgré nous, malgré notre volonté, malgré notre désir de ne pas subir ces émotions généralement désagréables et pénibles ?

Mais qu’est-ce qu’une émotion et d’où vient-elle ?

Toute le monde a ressenti des émotions, bonnes ou mauvaises, car il y a les émotions positives qui enhardissent, qui dynamisent, qui nous redonnent confiance en nous-mêmes et des émotions négatives, de loin les plus courantes, qui nous dépriment, nous fatiguent, nous rendent pessimistes avec un vague sentiment d’échec et d’humiliation.

Généralement, on ne cherche pas à réprimer les bonnes émotions (les émotions bleues comme les a appelées le Dr Pauchet). Si on nous annonce une bonne nouvelle nous sommes joyeux, notre visage s’anime, nous devenons volubiles, nous dansons et nous rions à gorge déployée.

Mais si nous avons peur, si nous avons le trac au cours d’un examen oral, par exemple, nous essaierons de combattre cette émotion qui nous paralyse mais, généralement, plus nous ferons des efforts pour l’enrayer, plus l’angoisse sera forte, plus nous perdrons nos moyens.

L’émotion vient de l’inconscient, zone des instincts et de l’imagination alors que notre répression a son origine dans le conscient, le moi, la volonté.

CONSCIENT ET INCONSCIENT

Il faut vous dire que pour bien connaître le mécanisme de la maîtrise de soi, il faut savoir que nous avons en nous deux aspects distincts : le conscient et l’inconscient.

Cette coexistence est facile à constater pour peu qu’on se donne la peine d’examiner certains phénomènes et qu’on veuille bien y réfléchir. Tout le monde connaît le somnambulisme, tout le monde sait qu’un somnambule se lève la nuit sans être éveillé, qu’il sort de sa chambre après s’être habillé ou non, qu’il descend des escaliers, traverse des corridors et que, après avoir exécuté certains actes ou accompli un certain travail, il revient à sa chambre, se recouche et montre le lendemain le plus grand étonnement en trouvant terminé un travail qu’il avait laissé inachevé la veille.

Cependant c’est lui qui l’a fait, bien qu’il n’en sache rien et Coué de conclure : « A quelle force son corps a-t-il obéi si ce n’est à une force inconsciente ?

On pourrait également citer le cas de l’ivrogne sous l’empire du delirium tremens.

Quelle est donc la nature de cet inconscient qui nous gouverne à notre insu, qui continue à travailler et à penser pendant que nous dormons ? Véritable ordinateur, l’inconscient ne se repose jamais car c’est lui qui nous fait vivre. Un grand psychanalyste suisse, C.G. Jung disait que le conscient est une coquille de noix sur la mer de l’inconscient.

Voici ce que nous dit Coué :

« Si nous comparons l’être conscient à l’être inconscient nous constatons que, tandis que le conscient est souvent doué d’une mémoire très infidèle, l’inconscient, au contraire, est pourvu d’une mémoire merveilleuse, impeccable, qui enregistre, à notre insu, les moindres évènements, les moindres faits de notre existence. De plus, il est crédule et accepte sans raisonner tout ce qu’on lui dit.

Et comme c’est lui qui préside au fonctionnement de tous nos organes par l’intermédiaire du cerveau, il se produit ce fait qui nous semblera plutôt paradoxal, que, s’il croit que tel ou tel organe fonctionne bien ou mal, que nous ressentons telle ou telle impression, cet organe, en effet, fonctionne bien ou mal, ou bien, nous ressentons telle ou telle impression.

Non seulement l’inconscient préside au fonctionnement de tous nos organes, mais il préside aussi à l’accomplissement de toutes nos actions quelles qu’elles soient. C’est lui que nous appelons imagination et qui, contrairement à ce qui est admis, nous fait toujours agir même et surtout contre notre volonté lorsqu’il y a antagonisme entre ces deux forces. »

ACQUISITION DE LA MAÎTRISE DE SOI

A la lumière de ces explications, il nous appartient de repenser le problème de la volonté. Qu’est-ce que la volonté ? Est-ce, comme le dit le dictionnaire, « la faculté de se déterminer librement à certains actes » ? Si cette définition est vraie, il n’y aurait pas de problème de maîtrise de soi et nous pourrions, sur commande, arrêter une émotion ou détendre immédiatement un muscle contracté.

Il suffirait de dire : « Je veux que ma peur disparaisse » pour que cette dernière tombe tout de suite comme par un coup de baguette magique. Ce serait merveilleux, mais ce serait aussi dangereux, car il suffirait de vouloir pour pouvoir, dans le bien comme dans le mal…

De la même façon, il suffirait de dire : « A partir d’aujourd’hui je ne fume plus » pour que l’on cesse définitivement de fumer. On sait que ces décisions héroïques sont la plupart du temps vouées à l’échec précisément parce que la volonté est inopérante en matière d’habitudes invétérées doublées d’intoxication.

L’entourage du tabacomane dit souvent qu’il n’a pas de volonté ce qui ne fait qu’aggraver son cas, car encore une fois, il ne s’agit pas de volonté mais de briser une habitude en agissant sur le subconscient sans que la volonté intervienne.

Seule la persévérance doit être pratiquée en se donnant tous les soirs la suggestion suivante :

« J’ai le plus grand intérêt à me débarrasser rapidement du tabac qui est néfaste pour mon organisme et mes facultés intellectuelles. Quand j’aurai cessé de fumer mon énergie aura doublé, et j’aurai augmenté ma résistance à la fatigue. Mes digestions seront facilitées, mon souffle et ma virilité renforces, mon intelligence et ma mémoire accrus, de même que mon pouvoir de concentration. Mon coeur et mes glandes seront fortifies.

Je serai un autre homme et une nouvelle vie s’ouvrira à moi. Chaque jour, la fumée du tabac me laisse de plus en plus indifférent, elle me gêne même et je ne peux plus la supporter. Dans ma bouche, le tabac a un goût âcre et repoussant. J’oublie de fumer. Ma ration de tabac s’amenuise de jour en jour et bientôt je ne fumerai plus du tout et définitivement. »

Ces suggestions vont s’enraciner dans le subconscient au moment du sommeil et poursuivre leur but au cours de la nuit. C’est pourquoi Coué recommandait de se faire de l’autosuggestion au bord du sommeil en se répétant 20 fois : « Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. » En ce qui concerne la maîtrise de soi, on pourra se répéter : « Chaque jour, je suis un peu plus calme, j’ai un peu plus confiance en moi-même, j’exécute de moins en moins les actes que je ne veux pas faire, j’accomplis de plus en plus exclusivement ce que j’ai décidé de faire ».

L’acquisition de la maîtrise de soi exige une discipline personnelle assez longue, dans les domaines très divers : il s’agit d’abord de se débarrasser de certaines mauvaises habitudes, comme celles de se mettre en colère, de parler avec précipitation, de faire des mouvements impulsifs.

Il s’agit aussi de se libérer de la peur : être maître de soi, c’est ne pas s’affoler, crier et se désespérer au moment du danger ; ne pas sursauter au moindre bruit, ne pas être terrorisé par le bruit du tonnerre. Celui qui a acquis la maîtrise de soi n’est pas pris de terreur panique à la vue d’une guêpe, d’une souris ou d’un crapaud.

L’HYPNOSE

Lorsque notre volonté est agissante et efficace, c’est qu’elle est en accord avec notre imagination. Par exemple, si nous voulons changer de situation et que nous nous représentions dans notre nouveau poste comme si cela était déjà fait, nous avons toutes les chances de réussir. Mais si nous cherchons du travail en priant Dieu de ne pas en trouver, nous ne trouverons rien.

De la même façon, quelqu’un qui s’est entraîné à la relaxation, à la détente musculaire, peut, non pas en faisant des efforts, mais simplement en se remémorant la séance de détente ou en employant une formule mentalement :

« je suis très calme, je suis très fort » par exemple, faire avorter une émotion forte et reprendre rapidement ses esprits au lieu de paniquer.

Donc, la clef du succès dans la maîtrise de soi est l’entraînement à la relaxation, c’est-à-dire, n’ayant pas peur du mot, à l’hypnose. Comment y arriver ?

Le moyen est très simple, mais il nécessite la persévérance. Tous les jours, pendant 2 ou 3 minutes seulement pour commencer, il faut faire sa séance de relaxation. On commencera par s’étendre sur un lit ou mieux sur un tapis, les bras étendus le long du corps et les paumes de la main dirigées vers le tapis. On placera un petit coussin sous la nuque et un autre sous l’articulation des genoux de façon à réduire le plus possible les tensions musculaires. Puis on commencera par employer la formule suivante sous forme d’autosuggestion soit mentalement, soit à voix basse :

« Mon bras droit est lourd, il est de plus en plus lourd ».

Progressivement cette lourdeur va s’étendre à l’autre bras puis aux cuisses, aux jambes et au corps tout entier. Vous ferez cette séance plusieurs fois de façon à obtenir la lourdeur presque immédiatement, puis vous passerez à l’exercice de la chaleur. Vous commencerez par vous suggérer que votre main droite est chaude comme si vous la trempiez dans l’eau à 37° ou comme si elle était exposée au soleil. Comme pour la pesanteur, la chaleur va irradier et envahir tout le bras, puis le bras gauche, les cuisses et les jambes ainsi que les pieds et le corps tout entier. Vous aurez alors l’impression d’être dans votre bain chaud ou de vous faire bronzer sur la plage. Vous pouvez compléter la séance par le rafraîchissement du front. Vous vous suggérez que votre front est frais comme si un vent léger l’affleurait ou comme si vous aviez un linge mouillé sur le front.

Par la relaxation, vous arriverez progressivement à maîtriser tout le troupeau de muscles qui s’agite ou se durcit lorsque vous êtes énervé, angoissé, agité ou tout simplement contrarié. Comme les nerfs sont intimement liés aux muscles, vous maîtriserez du même coup vos nerfs et vos émotions puisque ces dernières sont provoquées par le système nerveux. Progressivement, lorsque vous serez rompus à la relaxation, vous saurez vous faire de l’autosuggestion pour vous débarrasser de vos mauvaises habitudes, pour améliorer votre caractère, renforcer votre mémoire, développer votre volonté, en un mot, acquérir la maîtrise de vous-même.

L’HYPNOPHONOTHERAPIE

Si vous n’avez pas le temps de faire vos séances de relaxation, ce qui paraît impensable puisque on doit pouvoir se relaxer n’importe où, même sur une chaise ou debout, si vous oubliez souvent de vous faire votre autosuggestion, vous pouvez enregistrer les formules de relaxation et les écouter le soir au moment où vous vous mettez au lit. C’est l’hypnophonothérapie, du grec hypno : sommeil et phône : voix. Cette nouvelle thérapeutique utilise le sommeil nocturne au cours duquel des suggestions sont données au dormeur par l’intermédiaire d’un appareil audio spécial se déclenchant automatiquement.

Elle est basée sur la longue et solide expérience hypnotique et hypnothérapique, mais ne nécessite pas la présence d’un opérateur.

Cette méthode qui est tirée de la suggestion, utilise également, les lois régissant les phénomènes de l’inconscient.

En général, tous les traitements qui s’adressent à l’esprit visent l’inconscient. On appelle cela psychothérapie. Qu’il s’agisse d’hypnose, de suggestion, de persuasion, d’exhortations, d’incantations, le principe est toujours le même : faire accepter l’idée de guérison par le malade, c’est-à-dire intégrer l’idée dans l’inconscient.

Quand cette idée est acceptée et digérée, elle agit et fréquemment la guérison survient, plus ou moins rapidement, quand il n’y a pas de lésions organiques graves.

On peut donc formuler une première loi : la suggestion agit à condition sine qua non de se transformer en autosuggestion et ce mot nous le définissons : l’action d’imposer une idée à soi-même par soi-même.

C’est pourquoi il faut bien peser la formule de suggestion à employer. Une fois cette suggestion mise au point et acceptée consciemment, il suffit de la faire pénétrer mécaniquement dans l’inconscient. Pour cela deux facteurs importants sont nécessaires : la détente et la répétition monocorde.

Toute idée a immédiatement tendance à se réaliser, soit sous forme d’état émotif ou physiologique, soit sous forme d’acte. Lorsque je pense à un bon mets, l’eau me vient à la bouche, de même que, si je pense à une démangeaison ou si l’on se gratte devant moi, ou si l’on parle de puces ou de poux devant moi, il me vient l’envie de me gratter.

Tous les systèmes publicitaires sont basés sur la puissance de l’imagination qui actionne les ressorts moteurs des individus quels qu’ils soient.

Vous devez donc faire attention à ce que vous pensez et surtout à ce que vous ressentez. Si vous avez toujours des idées noires, ces idées sont des autosuggestions qui finiront par se matérialiser.

Dans la maladie et quand il s’agit de troubles fonctionnels ou de troubles dus à une émotion, sous l’effet d’une suggestion (idée imposée) même générale d’amélioration, l’inconscient saura discerner l’organe atteint et l’origine du mal. Tout ce processus inconscient nous conduit à une deuxième loi, celle de la finalité de l’inconscient, c’est-à-dire que l’inconscient est plus intelligent que notre petit moi et connaît le moyen de guérir ou la solution du problème.

Nombre de découvertes ont été faites pendant le sommeil par l’inconscient.

Si donc vous souhaitez acquérir la maîtrise de vous-même, vous devez commencer par élaborer une autosuggestion que vous vous administrerez tous les soirs, soit par vous-même, soit par l’intermédiaire d’un magnétophone et qui visera à l’obtention du calme. Vous pouvez dire par exemple :

« Chaque jour, je suis de plus en plus calme. Rien ne peut entamer mon sang-froid. Je garde en toute circonstance une parfaite lucidité d’esprit. Je n’ai plus de mouvements d’impatience ou de colère. Je suis toujours en possession de tous mes moyens et les choses qui m’ennuyaient, m’agaçaient, m’irritaient, me laissent, dorénavant, absolument indifférent et calme, très calme ».

D’un autre côté, il faut prendre l’attitude de l’homme ou de la femme calme au cours de la journée, ce qui complètera l’autosuggestion du soir. N’oublions pas qu’il y a une liaison réversible entre les sentiments et leur expression. Il vous appartient donc de prendre une allure de quelqu’un qui a confiance en lui-même en relevant la tête, en regardant votre interlocuteur à la racine du nez et en prenant une voix haute et ferme. Vous devez prendre le comportement du chef qui sait s’imposer, de l’homme courageux qui sait faire face à toutes les situations.

Peu à peu ces attitudes de calme et de force provoqueront les émotions positives correspondantes, à savoir, le calme, le sentiment d’être fort, imperturbable et sûr de soi. Puis ces attitudes deviendront des automatismes et feront partie intégrante de votre personnalité. Vous aurez acquis, ainsi, la maîtrise de vous-même.

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L’idée qui agit sur les plaies

Des eczémas, des plaies de toutes sortes, peuvent guérir par l’idée. Les guérisons de Lourdes : Le cas de Gargam : ulcérations aux jambes qui se cicatrisent. Le cas de Rudler : fracture compliquée de plaie suppurante.

Le Dr Teste et le cas de Mme Périer : fistule et ulcération d’intestin. – De 2 incisions semblables faites au bistouri sur les avant-bras, l’une « magnétisée », guérit plus vite que l’autre.

Les guérisons de Lourdes

N’est-ce pas par ce même mécanisme vasodilatateur créé par l’idée que des eczémas, des dermatoses de toutes sortes, peuvent apparaître à la suite d’une émotion. Et la vasoconstriction d’origine émotive peut très bien expliquer la guérison d’affections cutanées, même graves et anciennes.

Les guérisons de Lourdes abondent en faits de ce genre. De vieilles plaies suppurantes se cicatrisent après l’immersion dans la piscine ou après le passage du Saint-Sacrement.

Nous ne trouvons pas exorbitant qu’un malade, atteint d’une plaie, crée en lui sous l’action de l’émotion religieuse, au niveau de cette plaie, des réactions nerveuses vasoconstrictrices capables de diminuer l’exsudation de sérum sanguin, donc de diminuer les sécrétions morbides.

Et de la diminution à la suppression, il n’y a qu’un pas.

Il est connu le cas de Gargam, cet employé des postes qui guérit à Lourdes, et dont le Docteur Le Bec raconte l’histoire. (Rev. de Philosophie. Janv. – Fév. 1922). Gargam, à la suite d’une collision de trains, fut paralysé à la partie inférieure du corps. Peu de temps après l’accident apparaissent des troubles de nutrition des tissus au niveau des orteils, puis des ulcérations autour des ongles.

Le Bec conclut : « lésion de la moelle avec troubles trophiques ». On mène le malade à Lourdes. Instantanément il guérit de sa paralysie. « Les troubles trophiques n’ont pas guéri tout de suite ; ils ont demandé plusieurs jours » (Le Bec ne dit pas combien).

Croire que la Sainte Vierge guérit

Le même auteur relate le cas, bien connu des catholiques, du bûcheron Pierre de Rudler qui, en 1867, avait eu la jambe cassée par la chute d’un arbre ; fracture compliquée de plaie. On mit un appareil. La plaie s’enflamma. Elle suppura 8 ans.

Au cours de la maladie, un fragment d’os de 6 cm s’élimina. On voulut amputer le membre : il existait un trou par lequel on voyait sortir les 2 bouts d’os qui se refusaient à se souder.

Désespéré, de Rudler se décide à invoquer la Sainte Vierge dans une grotte, près de Gand, à Oostacker. Il se place sur un banc. Il prie.

Tout à coup, écrit Le Bec, « il éprouva une commotion violente… il comprit qu’il était guéri…, il se mit à courir (?) (on ne dit pas si la plaie s’est fermée dans les jours qui suivirent ; c’est regrettable).

Le Bec continue : « il survécut 24 ans, et est mort d’une congestion pulmonaire des vieillards. On a enlevé le squelette de ses jambes après sa mort, et on en fait un moulage. On m’a fait l’honneur de me donner ce moulage que je vous présente : vous pouvez voir qu’il y a bien eu fracture ».

Guérir par le magnétisme

Le Dr Teste, dans son livre Magnétisme animal, cite le cas d’une dame Périer qu’il guérit par le magnétisme de « fistules et ulcères au rectum, avec rétrécissement de cet intestin ».

Depuis 11 ans, dit Teste, cette dame avait son affection qui suppurait. Mme Périer voulut être magnétisée tous les jours. On était le 6 novembre. Le 20 novembre, 2 des plaies du rectum étaient guéries. Le 21, les douleurs du rectum étaient presque dissipées. Le 25, la malade déclare que les plaies étaient guéries et que le trou fistuleux était fermé.

Magnin a relaté l’expérience suivante : il prie un confrère de lui faire, sur chacun des avant-bras, à l’aide d’un bistouri, une incision.

Le confrère s’efforce de faire les 2 incisions aussi semblables que possible en profondeur et en longueur. Le même pansement couvrira les 2 blessures. Une seule condition sera différente : Magnin se fera « magnétiser » le bras droit, et pas le gauche. L’auteur affirme que l’avant-bras droit a été cicatrisé avant le gauche.

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L’idée qui remue l’intestin

Preuves de l’action de la pensée sur l’intestin : l’émotion qui donne la diarrhée ; les pilules de mie de pain qui purgent.

La cure de la constipation par la rééducation motrice intestinale. Expériences qui démontrent l’action de la volonté sur l’intestin. Comment les réaliser sur soi-même. Une curieuse expérience de Sollier.

La musculature intestinale est, comme celle de l’estomac, très sensible à l’idée. Si l’émotion donne la diarrhée, c’est peut-être presque autant par stimulation motrice de l’intestin que par stimulation sécrétoire.

Avoir un intestin bien réglé c’est s’imposer chaque jour une heure fixe pour exécuter la fonction

Une des causes fréquentes de la constipation, c’est l’absence d’heure fixe pour se présenter à la selle. À ne pas se contracter tous les jours à la même heure, le muscle intestinal perd l’habitude de fonctionner.

Qui veut avoir un intestin bien réglé doit s’imposer chaque jour une heure fixe pour exécuter la fonction. On s’éveille à heure fixe, on se lève de suite, on déjeune puis, invariablement, le petit endroit.

La présentation à heure fixe vaut beaucoup mieux que le meilleur des laxatifs et guérit, on peut dire toujours, les paresses intestinales les plus invétérées. Elle est une magnifique suggestion motrice.

Les pilules de mie de pain, et quantité de remèdes que le médecin emploie souvent, doivent leur pouvoir laxatif à l’idée. N’importe quel produit peut donner des coliques, c’est-à-dire créer des con­tractions intestinales douloureuses, si l’on croit qu’il peut donner la colique.

Une de nos malades qui croyait s’être empoisonnée (elle croyait avoir avalé de la strychnine, alors qu’elle avait, en réalité, bu du sirop d’écorce d’orange amère), eut des coliques terribles, tant que nous ne lui eûmes pu démontré, en buvant nous-même au même flacon, qu’elle s’était lourdement trompée.

Ce que la suggestion réalise, la volonté consciente peut le réaliser

Combien de constipations rebelles, de cause musculaire, avons-nous améliorées ou guéries par rééducation motrice de l’intestin, nous ne saurions le dire.

Nous nous efforçons d’abord de prouver à notre constipé que nous pouvons, par simple affirmation, faire apparaître dans son colon des contractions. Nous lui faisons sentir ces contractions sous sa main posée sur le ventre.

Lorsqu’il a acquis la certitude expérimentale que son intestin remue par l’effet de notre suggestion, nous l’aidons à produire le même résultat par autosuggestion : « Vous pouvez, par vos propres énergies nerveuses, faire mouvoir vous-même votre intestin…, essayez… ».

Et le patient ayant réussi, nous l’engageons à se livrer, régulièrement chaque matin, au moment où il s’efforce d’exécuter sa fonction, à une sorte de gymnastique interne qui imposera au colon des ondes contractiles allant lentement, régulièrement de la région droite de l’abdomen (cœcum), à la région gauche (rectum), et montant d’abord verticalement vers le foie, puis traversant l’abdomen horizontalement au niveau de l’ombilic pour redescendre enfin vers la fosse iliaque droite.

Ce que la suggestion réalise, la volonté consciente peut le réaliser.

Un organe sain obéit mieux qu’un organe malade

Au cours de la série de Conférences 1922-1923, faite à l’Institut de Médecine Naturelle, nous avons exposé qu’on peut, par un entraînement assez facile, parvenir à faire mouvoir son gros intestin presque à son gré.

On choisit un moment où l’on sent dans la partie droite du gros intestin (dans le cœcum et le colon ascendant) la présence de quel­ques gaz, présence qui se manifeste par une sensation de gêne, de tension, à l’endroit en question, et qui se fait voir par une saillie plus ou moins ovoïde sur la paroi abdominale. S’allonger sur le dos, mettre à plat une main, à nu sur le cœcum.

S’assurer que la région est bien immobile. Alors, et sans bouger la main, et sans contracter le moins du monde la paroi (car ce serait tricher), envoyer mentalement au colon ascendant un ordre de contraction.

Se dire, par exemple : « sous ma main, mon intestin se contracte ; il pousse les gaz en haut… ». Si l’on sait se servir de sa pensée, une onde con­tractile ne tarde pas à se créer, qui chasse devant elle les gaz.

Quand on a l’habitude, on peut, à son gré, créer une onde con­tractile dans un sens, l’arrêter à peu près où l’on veut, par exemple à l’angle du colon ou au milieu du colon transverse. On peut même créer une onde inverse, allant du colon descendant vers l’ascendant. Cette expérience est plus difficile.

Les gens à gros intestin très mou, trop mou, réalisent difficilement ces curieux essais. Nous avons d’autre part constaté que certains, qui réalisent assez facilement des mouvements à volonté dans leur colon lorsqu’ils ont un intestin à peu près normal, ne peuvent plus les réaliser s’ils font une crise de fermentation, d’entérite ou de cons­tipation un peu sévère. Cela, d’ailleurs, se conçoit : un organe sain obéit mieux qu’un organe malade.

L’action que peut exercer la pensée sur l’intestin

Voici maintenant une curieuse observation due à Paul Sollier, qui vient à l’appui de ce que nous venons de dire sur l’action que peut exercer la pensée sur l’intestin. Le fait que la malade de Sollier a « vu » le phénomène se produire, ne change rien au phénomène lui-même.

« La malade dont il s’agit, dit Sollier, avait avalé au mois de mars 1912 une épingle. Toutes les tentatives pour la lui faire rendre avaient échoué. Un jour, où je lui disais, au cours d’une séance d’hypnose, de réveiller la sensibilité de son intestin, de la sentir, elle s’arrêta tout à coup en disant que « ça la piquait ». J’insistai.

Elle fit encore quelques mouvements et s’arrêta de nouveau en disant que « ça lui faisait réellement trop mal… ». Mais je la vois très bien (continue la malade), ce n’est pas la petite épingle que j’ai avalée il y a 2 mois, c’est celle que j’ai avalée il y a 6 mois, je la recon­nais.Mais je croyais bien l’avoir rendue depuis longtemps. Elle est piquée dans mon intestin de telle façon qu’elle ne pourra plus sortir. Je souffre beaucoup.

J’interrompis la scène.

« Le lendemain, je rendors la malade et la questionne à nouveau. Elle me décrit, comme la veille, la situation exacte de l’épingle. Je lui demande alors si elle peut la déplacer. Elle fait quelques mouvements et me dit que c’est très difficile, car chaque mouvement l’enfonce davantage.

« Il faudrait, me dit-elle, que je fasse remuer mon intestin en sens inverse, et c’est très difficile. » – « Essayez ! » Elle fait d’autres mouvements et me dit : « Elle bouge, je l’ai fait bouger d’un centimètre, elle commence à ressortir, mais ça saigne et je n’ose plus bouger. »

J’arrête la séance. Journée mauvaise avec hoquets, nausées, sensation de douleur et de chaleur dans l’abdomen. »

« Le 3è jour, je la rendors. Elle me dépeint tout l’intérieur de son ventre rouge. Je lui dis de faire partir l’épingle de la place occupée. Elle fait des efforts…

« Je comprends à ses explications qu’elle est obligée de faire faire à son intestin des contractions anti-péristaltiques. Elle me dépeint les positions successives que prend cette épingle : elle se repique, elle s’accroche, elle tourne, elle bouge, elle se heurte à la paroi, etc.

« Enfin, après 15 minutes environ, elle est sortie. Elle est maintenant libre dans l’intestin, mais il faut que je la fasse descendre. – J’arrête la séance.

« Le 5è jour, je recommence. Elle me dit que l’épingle est passée dans le gros intestin. Enfin, le 6è jour, je l’endors et lui dis de faire avancer l’épingle… Je lui fais administrer un lavement pour en faciliter l’expulsion…, et elle rend cette épingle »

Transformez vos passions et vos objectifs en réalité

Passant vos passions en réalité vous oblige à faire beaucoup de choses. Maintenant que vous savez comment trouver votre passion et vivre de votre passion, vous avez besoin pour vraiment faire de votre passion une réalité. Voici que vous pouvez faire pour y arriver.

Croire

La chose la plus importante pour réussir est de croire en la réussite. Vous pouvez être vraiment efficace, mais si vous n’y croyez pas, alors vous ne devez même pas essayer de commencer. Vos compétences sont dans votre esprit et vous avez le contrôle total de votre réussite. Il ne s’agit pas d’impressionner les gens. Vous pouvez croire sans avoir à en parler à qui que ce soit. Croyez-y. Détendez-vous et croyez que vous réussirez et un jour vous serez très heureux de vous asseoir sur le plateau de Oprah Winfrey show (programme TV américain) pour parler de votre passion et comment vous l’avez transformé en réalité. Croyez-y et sentez-vous habilité, pensez à ce que vous allez entreprendre et comment vous allez réussir.

Attitude

Votre attitude peut vous aider ou vous briser. Vous devez maintenir une attitude positive. Soyez positif en tout temps. Ne laissez pas les petites choses vous démoraliser ou vous contrarier. Vous vivez votre passion et chaque obstacle est maintenant une expérience d’apprentissage. Maintenant vous avez besoin d’avoir une attitude positive dans tout ce que vous faites avec votre entreprise et votre passion.

Quand vous avez une attitude positive, elle vous aide à mieux réussir avec votre activité ou votre passion. Vous devez avoir une attitude positive et y croire. Lorsque votre attitude est positive et vos perspectives sont bonnes, les choses vont commencer à fonctionner en votre faveur, le plus souvent que jamais. Il s’agit de la façon dont vous voyez les choses et non pas comme elles sont vraiment mauvaises. Vous transformez les choses d’une mauvaise situation. Votre attitude est ce qui va les rendre positives.

Améliorez votre idée

Si vous êtes dans une situation où vous ne pouvez pas faire de votre passion une réalité d’aujourd’hui, il vous sera nécessaire de parfaire vos intentions. Vous pouvez prendre votre idée et examiner tous les détails. Schématisez le plan de votre projet ou activité dans tous les détails que vous devrez prendre en considération. Pendant que vous êtes dans une période d’attente, vous avez encore beaucoup de choses à faire. N’interprétez pas une période d’attente comme un signe pour ne pas démarrer ou comme une excuse pour tergiverser.

Créez une dynamique

La meilleure façon de créer une dynamique lorsque vous travaillez sur votre passion est d’agir sur les idées que vous avez. Agir tout de suite et ne pas s’asseoir autour de quelque chose ou de venir à vous. Il en va de même pour un problème dont vous avez besoin pour réparer. Vous avez besoin d’agir sur lui. Vous devez être le plus réactif possible pour commencer à construire une dynamique difficile à briser. Votre paresse disparaitra et vous serez plus productifs.

Soyez conscient de vos ressources

Soyez conscient de vos ressources pour arriver à tirer le meilleur parti de vos ressources. Vous pouvez ne pas avoir beaucoup d’argent et avoir besoin de trouver des solutions comme par exemple pour garder vos enfants et faire vos courses. Vous pouvez trouver des amis ou d’autres personnes qui vous soutiennent pour vous aider. Si vous êtes à court de ressources, vous pouvez en parler à des amis ou à des gens qui peuvent vous aider à résoudre ce problème.

La créativité dont je vous ai parlé dans les chapitres précédents de cet ebook va être mise à l’œuvre maintenant. Vous pouvez ne pas avoir d’argent ou les ressources dont vous avez besoin. Vous devez être créatif sur des choses que vous pouvez faire. Si vous êtes un écrivain sans ordinateur alors vous pouvez aller à la bibliothèque publique et en utiliser un gratuitement. Trouvez des ressources que vous pouvez utiliser pour faire une réalité de vos passions.

Sacrifice et Beaucoup de Travail

Dans la plupart des cas quand quelqu’un travaille à une passion est prêt à travailler dur et prêt à sacrifier un peu de tout.

La première fois que vous commencer avec votre nouveau travail, vous trouverez peut-être que vous êtes très mauvais au début. On ne peut pas s’attendre à un succès durant la nuit. Ça va prendre du temps mais l’important est que vous ferez ce que vous aimez. Il vous sera nécessaire de travailler de longues heures et le sacrifié du temps familial et beaucoup d’autres choses. Le sacrifice est la chose la plus importante que vous pouvez faire si vous voulez réussir.

Il n’existe pas de substitut pour le dur travail, si vous voulez atteindre vos objectifs. Seulement, c’est vous qui définissez les objectifs que vous voulez atteindre et vous devrez travailler très dur pour arriver là où vous voulez être. Sacrifiez de longues heures, de la sueur et des larmes, parce qu’elles seront récompensées à la fin.

Organisez votre vie

Organisez votre vie autour de votre passion. Vous avez commencé dans la nouvelle activité ou passion que vous voulez réussir. Commencez à vivre la journée réussie dont vous avez toujours rêvé. Par exemple, vous vous levez tôt le matin, vous prenez le petit déjeuner, vous lisez le journal, vous visitez votre blog, etc. Organisez votre temps de vie utile, est sain pour vous. Planifiez votre temps avec des exercices et des bonnes décisions. Assurez-vous aussi de dormir assez. Au début, vous aurez besoin de consacrer un bon nombre d’heures pour être efficace, mais vous ne pouvez pas manquer le sommeil dont vous avez besoin ou vous aurez des difficultés à profiter de votre passion. Travailler dans sa passion signifie aussi de pouvoir se reposer. L’organisation adéquate vous permettra de réussir et d’être plus productif.

Visualisez et Méditez

Visualiser est très important si vous voulez travailler dans votre passion. La méditation et la visualisation vous aident à voir où vous en êtes et ou vous allez avec votre passion. Vous avez des idées et vous avez besoin de les visualiser. La méditation permet à vos idées de se manifester à l’intérieur de vous pour qu’elles se réalisent. Vous devez manifester vos désirs pour être sur qu’ils se réalisent.

La volonté

L’homme, microcosme, autrement dit résumé de l’univers, peut disposer de diverses forces naturelles pour développer son bien-être physique, intellectuel et moral.

En général, il connaît imparfaitement ces forces et ne sait pas suffisamment s’en servir. Acquérir cette connaissance et cette science, c’est précisément apprendre comment on peut réussir dans la vie.

La plus importante de ces forces naturelles, c’est la volonté.

Pourquoi devons-nous éduquer notre volonté ?

Nous la possédons tous à un certain degré. Il est en notre pouvoir de l’augmenter et il est nécessaire de l’éduquer.

Quand la volonté est réfléchie, éclairée, inébranlable, elle constitue une force merveilleuse. D’une telle volonté, on est fondé de dire qu’elle peut tout.

Nous voyons cependant des personnes possédant une grande force de volonté ne pas réussir dans la vie. C’est parce qu’elles ne l’ont pas suffisamment éduquée. Il faut l’éduquer pour la mettre en harmonie avec nos facultés intellectuelles et physiques.

Comme toutes les forces naturelles, la volonté est une force latente dont il faut apprendre à faire un judicieux emploi.

Cette force peut être comparée à celle emmagasinée dans le ressort remonté d’une horloge. Si tout est bien en ordre dans le mécanisme de celle-ci, la force accumulée dans le ressort se transmet aux rouages, les met en mouvement ; son débit est régularisé par le balancier et l’hor­loge remplit sa fonction aussi longtemps qu’il reste de la force dans le ressort. Si quelque chose cloche, si le balan­cier ne marche pas, si les rouages manquent d’huile, la force emmagasinée dans le ressort existe bien, mais elle ne peut produire son effet.

Si l’échappement est dérangé, il se peut que la force ne soit plus maintenue dans le ressort, qui se détend précipitamment, et qu’elle soit dépensée en pure perte.

Il en est de même de la force hydraulique. Abandonnée à elle-même, la force de chute d’eau d’une rivière est généralement inutile et même parfois dévastatrice. Par l’établissement de canalisations et de turbines, elle peut être, pour ainsi dire, domestiquée, amenée à rendre les services les plus précieux.

C’est une force latente souvent perdue que l’homme, par l’empire qu’il prend sur elle, peut rendre utile et productive dans la plus grande mesure.

Il en est de même de la force de volonté. Nous en possé­dions tous dans une mesure suffisante, mais peu nombreux sont ceux qui en savent tirer tout le parti convenable.

Éduquer sa volonté, c’est apprendre à tirer le meilleur parti de cette force que nous possédons.

Ainsi qu’en font foi ces anciennes devises et axiomes : « Vouloir c’est pouvoir », « Avec la volonté on vient à bout de tout », « Le monde est aux vaillants », « À cœur vaillant rien d’impossible ». Les hommes ont dès longtemps reconnu la puissance de la volonté, de la vaillance, comme on l’appelait.

Pourquoi est-il si important de développer la force de volonté ?

Au commencement du siècle passé, le philanthrope et homme d’État Thomas Buxton disait qu’un jeune homme pouvait devenir à peu près tout ce qu’il voulait, pourvu qu’il formât une forte résolution et s’y tînt.

Dans son Self Help, Samuel Smiles dit : « C’est la volonté qui donne à l’homme le pouvoir de faire et d’être tout ce qu’il s’est mis dans la tête qu’il ferait ou serait ».

Paul Doumer, dans son Livre à mes fils, déclare que, « dans l’inévitable lutte pour l’existence, l’homme de vo­lonté énergique réussit mieux que tout autre », et encore : « Il faut exercer sa volonté sans trêve ni repos, l’appliquer à son propre perfectionnement, en même temps qu’à tous les actes de l’existence ».

De telles citations, que je pourrais multiplier, mon­trent qu’il est très important de développer la force de volonté. En réalité, cette force est le souffle de vie qui nous anime.

Être apathique, insouciant, paresseux, distrait, etc., c’est être pauvre en toutes choses ; c’est être une créature inférieure, un dégénéré.

Avoir une volonté ferme, intelligente et bienveillante, c’est, au contraire, être bien vivant, une créature complète. Ceux qui la possèdent forment l’élite de l’humanité.

Il faut donc avoir de la volonté. On l’entend, du reste, assez souvent dire, et il ne doit pas me suffire de le répéter. Autant vaut le dire à un aveugle : « Il faut voir clair ».

Les Orientaux, les Hindous surtout, ont reconnu depuis bien des siècles la puissance de la volonté. Plus pratiques que nous, ils ont cherché et découvert les moyens d’augmenter celle que nous possédons et surtout de l’employer utilement.

Ce sont ces moyens que je veux indiquer ici et qui nous permettront de réussir dans la vie.

La timidité : ennemie de la santé

la reussite est en moiLa timidité est une sensation dont les con­séquences physiologiques sont très caracté­risées.

“Elle peut, dit Yoritomo, avoir, en maintes occasions, une influence néfaste sur la santé, car il n’est pas sans danger, pour le bon équi­libre du corps, de ressentir les émotions par lesquelles passent tous les timides.

“Lorsqu’elle arrive à ce degré de concen­tration qui force le système nerveux à action­ner tout le système musculaire, il en résulte un mouvement de contraction dont la répercussion a souvent des suites fâcheuses.

La timidité cause le bégaiement

“Ce phénomène de contraction, en ame­nant le trouble et l’embarras, provoque tou­jours un balbutiement prononcé qui, chez les gens très nerveux et surtout chez les enfants mal surveillés, devient en peu de temps une véritable infirmité : le bégaiement.

“On peut constater que les gens qui en sont affligés serrent leurs lèvres avec d’autant plus de force que la timidité, inhérente à leur na­ture, agit sur eux avec plus de puissance.

“Car sous la poussée des sentiments dont nous avons déjà constaté la silencieuse vio­lence, les muscles de la face et ceux de la bouche subissent des mouvements qu’il est impossible de réprimer.

“À ces causes physiques, il faut ajouter aussi le désarroi moral qui s’augmente de la honte causée par la difficulté de l’élocution.

“Bientôt, si une sollicitude intelligente n’intervient pas, les timides en arrivent à ne plus pouvoir prendre la parole sans se trouver arrêtés par ce nouvel embarras, qui achève de les jeter dans une confusion définitive.

“Le timide, nous l’avons déjà dit, est, de par la nature de son défaut, un isolé ; mais celui qui est atteint de bégaiement finit par prendre en horreur tout ce qui sert de prétex­te à la manifestation de son infirmité.

“Aussi n’est-il pas rare de voir les bègues atteints d’une hypocondrie dont les origines remontent à l’éclosion de leur timidité.

Comment guérir les bègues

“Il y a plusieurs façons de guérir les bègues et toutes ont donné quelques résultats, mais le moyen véritable, le seul qui soit infaillible, réside dans une volonté ferme, appuyée sur les préceptes de l’énergie.

“C’est ce qui manque le plus aux timides et voilà pourquoi celui qui a entrepris de les guérir doit s’armer d’une patience basée sur la persévérance et la force du vouloir.

“Car n’importe quel traitement, si excellent soit-il, ne pourra aboutir tant que le malade ne sera pas sorti de cet état de timidité qui le déprime et le met dans l’impossibilité de sou­tenir une lutte contre lui-même.

“C’est en effet contre lui-même que le timi­de doit être défendu et protégé, et avant d’en­treprendre de le ramener à la santé, – c’est-à-dire à l’état normal qui lui assurera le bien-être physique, – il faut savoir le prémunir contre la fréquence des accès de timidité qui viendraient entraver l’effort vers la guérison.

“Une cure d’énergie est aussi nécessaire – sinon davantage – que le traitement dans les cas de bégaiement.

“L’important est, avant tout, de persuader au malade qu’il “peut” s’il “veut” se débar­rasser de cet inconvénient grave.

“C’est moins à titre de patient qu’à titre de collaborateur qu’il faut l’admettre, et cette distinction ne doit pas lui être cachée.

“Une entière confiance doit être éveillée en lui en ce qui regarde la personne qui le traite.

“Cette dernière partie de la tâche est cer­tainement une des plus délicates et des plus difficiles, aussi, car le timide est, de par la na­ture de son défaut, très peu porté à la fran­chise.

La nature du timide l’empêche de se mettre en valeur

“Il est, presque toujours, très enclin au mensonge et les rares fois où il paraît s’épan­cher, c’est presque toujours pour raconter des faits dans lesquels la vérité est fortement travestie.

“Ceci, nous l’avons dit maintes fois, prend sa source dans le désir ardent qu’il a de jouer un rôle. Sa nature l’empêche de se mettre en valeur par des faits en rapport avec son imagination, mais ces faits, il les a souvent si réellement vécus par la pensée qu’il n’est pas en­tièrement convaincu de leur irréalité.

“Ces demi-mensonges se rapportent pres­que toujours à des événements dont il a été le spectateur et dans lesquels sa timidité lui a interdit de prendre la place que son désir lui assignait.

“De là à s’attribuer les gestes qu’il avait ré­solu d’accomplir ou les paroles qu’il n’a pas osé prononcer, il y a juste la différence qui existe entre ce que nous taxons de mensonge et ce qu’il prend pour une sorte de vérité.

“Il raconte comme un fait ce qui fut un projet très sincère, voilà tout.

“Le timide, on l’a déjà vu, grâce à l’état d’isolement moral où il se confine, en vient à se familiariser avec les idées les plus outrancières, qu’il laisse s’épanouir en son cerveau, loin du contrôle de toute discussion.

“Et parce qu’il se livre rarement, il ne man­que pas, lorsqu’il a le courage de le faire, d’ar­borer comme des étendards ces idées dont personne n’a pu lui faire comprendre la faus­seté et la puérilité.

Le timide retrouve seulement sa liberté d’esprit lorsqu’il est hors de la vue des gens

“J’ai eu pour ami, ajoute le philosophe, un homme d’un très grand mérite, qui, cepen­dant, était méconnu du plus grand nombre, car sa timidité ne lui permettait de se faire réellement apprécier que de ses intimes.

“Or, dès qu’il sortait d’une réunion où il avait été piteux, il ne manquait pas de repas­ser en son esprit les phases de la discussion, s’accusant de n’avoir pas eu le courage de donner les répliques, qui, dans la solitude, venaient à ses lèvres et de n’avoir pas lancé les réparties que son esprit très délié lui suggérait.

“Aussi ne croyait-il pas faire un réel men­songe en racontant la séance de la veille, de citer, comme ayant été prononcés, les avis très sages, les aperçus très larges et les répliques très spirituelles qu’il avait réellement conçus, mais que sa timidité lui avait empêché de for­muler.

“C’est, du reste, ce qu’il répondit lorsqu’un jour, voulant lutter contre ce défaut qui le di­minuait à mes yeux, j’entrepris de lui prou­ver qu’à la réunion où il prétendait avoir bril­lé, il était resté muet

“– C’est vrai, protesta-t-il, je n’ai rien dit mais puisque j’ai tout pensé et que la plupart de mes appréciations sont très personnelles, j’ai bien le droit de les revendiquer.”

Cette observation si juste a été résumée au siècle dernier par une expression pleine de fi­nesse : “l’esprit de l’escalier”.

C’est, en effet, dans l’escalier, c’est-à-dire lorsqu’il est hors de la vue des gens dont la présence le paralyse, que le timide retrouve seulement sa liberté d’esprit.

Il repasse alors les phases de l’entrevue, se désolant d’avoir été si terne en songeant à tout ce qu’il y avait à dire et qu’il n’a pas dit : dans son esprit, maintenant libre de contrainte, les opinions s’affirment, les idées nais­sent et les mots pour les exprimer lui arrive facilement.

Rencontre-t-il une phrase heureuse, un argument victorieux ou une répartie spirituelle, il se désole d’autant plus de me les avoir pas formulés.

Mais cependant ces mots étant bien réelle­ment les fils de sa propre pensée, il n’a au­cun scrupule de se les approprier. Il les ré­pète, au contraire, les cisèle amoureusement, et, lorsque l’occasion – pour lui bien rare – lui permet de sortir de sa réserve farouche, il se vante, de très bonne foi, de les avoir dits sans songer que les assistants, qui ont été témoins de son mutisme, sont prêts à le taxer d’imposture.

Le timide est très observateur par nature

“Le timide, remarque encore Yoritomo, est très observateur par nature, mais c’est un profit solitaire qu’il tire de cette faculté, puisque son défaut lui interdit de généraliser les efforts de ces observations.

“Il est vrai que beaucoup de timides” qui n’ont pas su se faire apprécier autrement, ont laissé des manuscrits très remarquables.

“Mais ceux-là sont la grande exception, car la nature du timide l’invitant, dès qu’il est loin du public, à grossir ses impressions, il lui est difficile dans ses écrits de distinguer la réalité du rêve et il serait curieux de con­trôler, à ce point de vue, les oeuvres que nous ont laissées ceux qui se sont occupés de fixer des points d’histoire.

“Les récits de faits amplifiés ou démesurément hyperboliques sont dus, la plupart du temps, à des timides qui ont extériorisé leurs déductions et leurs raisonnements solitaires.”

La timidité poussée au point extrême produit des troubles qui sont voisins de la folie

Beaucoup de timides sont sujets aux affections cérébrales : un grand nombre souffrent de maux de têtes qui se manifestent principalement au réveil.

Ces malaises, qui s’expliquent facilement par l’état de contraction des nerfs contri­buent singulièrement à augmenter leur misan­thropie et à annihiler les quelques vestiges de volonté qu’ils pourraient avoir.

La timidité poussée au point extrême pro­duit des troubles qui sont voisins de la folie.

On cite l’exemple de timides qui, un jour, en traversant une place, se sont trouvés an­goissés par un sentiment de solitude, de man­que de protection dont ils ont si violemment souffert qu’ils redoutent de s’exposer au re­tour de pareils tourments.

Cette hantise devient avec le temps une impossibilité physique et, au moment de fran­chir un vaste espace, ils s’arrêtent tout trem­blants et ne peuvent trouver en eux l’énergie de dompter cette crainte.

S’ils sont accompagnés, le phénomène cesse aussitôt et ils retrouvent leur aisance aux cô­tés d’un parent ou d’un familier.

Les autres troubles engendrés par la timidité

Tel autre timide ne pourra écrire devant témoins, sans être pris immédiatement de la crampe de l’écrivain.

Ses doigts se contractent sur le porte-plume, la souplesse du poignet fait place à une rai­deur invincible et un engourdissement total du bras vient bientôt l’empêcher de continuer.

S’il cesse d’être observé, tous ces malaises disparaissent : la douleur s’enfuit, le poignet retrouve sa souplesse et il écrit sans fatigue pendant de longs moments.

D’autres timides, ceux-là plus rares certainement, sont paralysés à l’idée de manger en compagnie de personnes étrangères.

L’origine de leur manie vient du souci ex­cessif qu’ils ont de l’opinion des autres. Cette préoccupation s’est muée lentement en crainte de ridicule : il leur a donc suffi d’avoir pensé un jour que l’acte de manger provoquait des gestes dépourvus de beauté, pour qu’ils aient le désir de s’en abstenir devant témoins.

Avec le temps, cette manie, comme toutes les autres, du reste, peut atteindre jusqu’à la limite des maladies connues sous le nom de phobies, qui sont, hélas ! bien proches pa­rentes de la folie.

“Il y a aussi, dit Yoritomo, une autre cause de désordre dans la santé des timides : les palpitations qui accompagnent habituelle­ment leurs accès de trouble en viennent par­fois à porter une atteinte véritable à l’équi­libre de leur organisme.

“Comme ces troubles s’accompagnent pres­que toujours d’essoufflement et de constriction des muscles, leur répercussion sur le cœur peut devenir funeste.”

Le timide n’osera pas parler de son affection

Et il accompagne ces études, si bien docu­mentées, d’une remarque qui fait le plus grand honneur à sa science si subtile du cœur hu­main :

“Que l’Être conduisant toutes choses, dit-il, préserve le timide des maladies, car son dé­faut d’expansion l’éloignera des guérisseurs qui pourraient le soulager.

“Il n’osera pas parler de son affection d’une façon qui renseignera les hommes de la science.

“Ou même, il la cachera entièrement, si elle est placée dans un endroit trop intime de son corps.

“Son manque d’énergie l’empêchera également de suivre le traitement qui pourrait faire disparaître son mal ou lui interdira la régularité des soins prescrits.

“S’il s’agit d’une décision de prendre, le timide remettra de jour en jour, jusqu’au moment où le mal aura fait des progrès qu’il sera difficile d’enrayer.

L’histoire d’un homme victime d’une timidité

“J’ai connu un homme qui vivait dans une maison, située sur les bords d’un grand marécage. Il était adonné à la métaphysique, et sa science elle-même, en l’éloignant du monde, avait été la cause première d’une timidité presque maladive.

“Les émanations qui, vers la fin de la belle saison, s’élèvent de ses terrains putrides, avaient lentement miné sa santé et il en était venu à souffrir d’accès de fièvre presque journaliers.

“J’eus l’occasion de le voir après un assez long espace de temps et je fus si frappé du changement qui s’était opéré en lui, que j’usai de mon influence pour le contraindre à consulter un médecin.

“L’ordonnance unique fut, comme je l’avais pensé, l’ordre formel de quitter sa maison pour s’établir dans un endroit plus sain.

“Les soins de la guerre m’ayant appelé loin de lui, vers cette époque, je le quittai avec la promesse qu’il obéirait au médecin. Pour­tant, j’avais avec regret constaté que ce changement inquiétait fort sa nature timide ; il s’agissait, en effet, de prendre des décisions, d’effectuer des démarches, de donner des ordres, et tout cela l’effarait un peu.

“Un an plus tard, j’avais la douleur, à mon retour, de le trouver mourant et il me confia que ce qui l’avait empêché de fuir l’habitation qui devait devenir son tombeau, c’était la “honte” de faire les gestes nécessaires à une nouvelle installation. Il n’avait pas “osé” en chercher une, paralysé par la peur des discussions d’intérêt. Quant à l’idée de l’initiative à prendre pour ordonner le transport de ses manuscrits, elle l’avait si fort troublé qu’il avait remis de jour en jour, espérant que le lendemain lui apporterait l’énergie nécessaire pour entreprendre toutes ces choses qui lui semblaient immenses.

“Il mourut peu de temps après, victime d’une timidité qui lui avait organisé une exis­tence misérable avant que de causer sa mort.

On ne compte pas les victimes de la timidité car la plupart du temps on les ignore

“Ce défaut, dans ses rapports avec la santé, devient un véritable péché lorsqu’il porte at­teinte, d’une façon plus ou moins directe, à la santé d’autrui :

“On voit des enfants souffrir parce que leurs parents hésitent à confier aux savants certaines affections dont le siège est situé dans une partie du corps dont ils ont “honte” de parler.

“D’autres petits êtres ont contracté de sé­rieuses maladies parce que les parents avaient mis en eux la “honte” de demander les ren­seignements nécessaires à l’expansion des be­soins naturels.

“On ne compte pas les victimes de la timi­dité, car la plupart du temps on les ignore.

“L’indifférence officielle du médecin cons­tate que telle personne est morte de telle ma­ladie, mais bien rarement on remonte à la cause de cette maladie, et cependant en thérapeutique il est un axiome que tous les gué­risseurs devraient ne jamais oublier : “Avant” de penser à faire disparaître le mal, il faudrait d’abord rechercher la cause qui le produit afin de la faire cesser”. C’est le seul moyen d’agir victorieusement.”

Et le philosophe nous conte, à ce sujet, une de ces anecdotes symboliques qui donnent tant de saveur à ses préceptes :

“Il y avait, dit-il, un homme possédant quelques plantations de riz qui lui venaient de son père.

“Un jour, il s’aperçut que l’ivraie avait en­vahi le terrain et il se mit en devoir de couper les mauvaises herbes.

“Mais le champ était assez vaste et cela l’occupa de longs jours ; si bien que, lorsqu’il crut avoir fini sa tâche, il s’aperçut que les parasites avaient de nouveau repoussé dans la première partie du champ.

“Il se remit donc à la besogne, mais cette fois encore, au lieu d’arracher l’ivraie, au risque de saisir quelques plants de riz l’avoisinant, il se contenta de la couper, si bien qu’elle croissait à mesure.

“Elle en vint bientôt à se multiplier au point que le bon grain, étouffé par les plantes étrangères, n’arriva que difficilement à s’épa­nouir en quelques maigres pieds de verdure.

“La récolte fut misérable et, l’année sui­vante, les herbes nuisibles, dont on avait né­gligé de couper et de brûler les racines, avaient tellement multiplié et s’étaient fait une si belle part, qu’il ne restait plus une place où déposer un grain de riz.

“Beaucoup de gens sont semblables à cet homme : ils s’émeuvent d’un malaise, se pré­occupent vivement de le soulager, mais négli­gent d’en rechercher les causes et, s’ils les con­naissent, ne font rien pour les supprimer ; en sorte que, malgré des soins, qui semblent éclairés, le mal continue de croître jusqu’au moment où il devient impossible de l’extir­per, car il a envahi tout l’organisme, comme l’ivraie avait couvert le champ.

Il est indispensable de rechercher la cause produisant le mal

“Dans les cas de timidité principalement, il est indispensable de rechercher la cause produisant le mal.

“On trouvera presque toujours au malaise physique une raison morale découlant de la tare du malade.

“C’est alors qu’il faut tout mettre en œuvre pour combattre, non le mal lui-même, qui, s’il n’est pas trop aigu, cessera dès que son appa­rition ne sera plus provoquée, mais les sources de ce mal qu’une énergie patiente parviendra bientôt à tarir.

“La timidité, on le sait, interdit tout effort physique à ceux qui en sont affligés et il est indéniable que la volonté de bien se porter entre en première ligne dans la conquête de la santé.

“Endiguer le mal, c’est bien ; le prévenir, c’est mieux ; et puisque la timidité est cause de tant d’incommodités physiques, c’est elle qu’il faut vaincre afin de réaliser la première condition du bonheur dans la vie : une âme droite dans un corps sain.