CHOLESTÉROL : LES AMIS DE VOTRE SYSTÈME CARDIO-VASCULAIRE

Les fabriquants de bon cholestérol se nomment acides gras mono-insaturés et poly-insaturés. N’hésitez pas à leur faire une belle part dans vos repas. Vous ne vous en porterez que mieux.

Voici où les trouver.

Bienfaitrices : les huiles

À part celles de coprah et de palme (avec lesquelles sont faites la plupart des margarines), vous avez tout intérêt à en faire vos alliées. Elles sont pauvres en acides gras saturés. Selon leurs provenances, elles contiennent des acides gras mono et poly-insaturés dans des proportions variables.

L’huile d’olive par exemple, est surtout riche en mono insaturés, alors que les huiles de maïs, de tournesol ou de pépins de raisin renferment plus de poly-insaturés.

Votre corps a besoin de ces deux sortes d’acides gras (l’idéal est 50 % de mono-insaturés et 25 % de poly-insaturés). Il est donc recommandé de panacher leur consommation quotidienne. On trouve dans le commerce des huiles combinées qui permettent d’en absorber les bonnes proportions.

L’huile qui a sauvé des grands cardiaques

Des études de prévention cardio-vasculaires réalisées au CHU de Bordeaux de 1988 à 1993 ont abouti à des résultats surprenants.

Deux groupes de malades ont été traités différemment.

Le premier a suivi le régime prescrit par les cardiologues, le second a reçu une alimentation à base d’huile de colza (transformée pour la circonstance en margarine). À la fin de l’expérience, la guérison dans le second groupe a été supérieure de 70 % à celle du premier groupe.

Le miracle réside dans deux acides gras poly-insaturés dits essentiels : l’acide linoléique et l’acide alpha-linolénique.

L’organisme ne fabrique pas ces deux substances et elles doivent être apportées de l’extérieur. Ce sont de puissants agents contre le mauvais cholestérol. L’huile de colza les contient dans des proportions idéales. Leurs bénéfices sont rapides et ils ont un effet préventif. La margarine de colza n’existe pas malheureusement dans le commerce. Mais vous pouvez acheter de l’huile. À bon entendeur…

Omega 3. Les fabuleux protecteurs

Sous ce nom se cachent des acides gras essentiels, c’est-à-dire non fabriqués par l’organisme. Ils abaissent eux aussi considérablement le taux de cholestérol Ldl. De plus, ils luttent efficacement contre les triglycérides, ces autres graisses néfastes qui circulent dans le sang. Ils sont capables de retarder ou d’attaquer la formation de plaques d’athérome qui bouchent les vaisseaux.

C’est dire l’utilité de les fournir à notre corps. Mais où trouve-t-on ces précieux éléments ? Tout simplement dans les poissons gras.

Les Japonais et les Esquimaux, grands consommateurs de thon, morue, saumon, sardines ne connaissent pratiquement pas les maladies cardio-vasculaires. Alors, faites comme eux. Mangez du poisson plus souvent. Il ne vous fera pas grossir. Le poisson le plus gras est encore moins riche en graisses que la viande la plus maigre.

Sans supprimer les viandes, il est vraiment très conseillé de leur substituer plusieurs fois par semaine l’un ou l’autre de ces poissons gras, si bénéfiques. Mais peut-être ne sont-ils pas de votre goût ? Vous pouvez quand même alors profiter des Omega 3 en vous procurant des compléments alimentaires à base d’huile de poissons.

Des bienfaiteurs inattendus – ou le paradoxe français

Les Français mangent plutôt mal. Pourtant, on meurt moins de maladies cardio-vasculaires en France que dans des pays tels que les États-Unis ou l’Angleterre. Et savez-vous ce qui protège les habitants de l’hexagone ? Le vin rouge.

Des chercheurs ont découvert qu’en petites quantités, il représentait une formidable arme anti-cholestérol. Il n’intervient pas dans la fabrication du bon cholestérol mais empêche le mauvais d’encrasser les artères. Il freine en effet son oxydation grâce à des substances appelées flavonoïdes et polyphénols. Substances qui ont en outre un rôle protecteur contre la destruction de tous les tissus, y compris ceux du coeur. Boire 1 à 3 verres de vin rouge par jour est donc non seulement agréable, mais recommandé.

Autre découverte surprenante : les vertus du foie gras et du pâté de foie. Les habitants du sud-ouest de la France qui en consomment beaucoup sont moins sujets aux infarctus. Des études récentes montrent qu’ils bénéficient des effets de la vitamine B9 largement présente dans ces mets. Inutile cependant de vous gaver de foie gras. L’intérêt de cette découverte réside dans l’utilité de la vitamine B9. Or, on trouve aussi celle-ci en abondance dans les fruits et légumes.