Combien de choix face aux problèmes ?

Savez-vous comment les chinois représentent le mot « crise » ? Ils utilisent un idéogramme composé de deux éléments : l’un signifie « danger », l’autre « opportunité ». Pour eux, cela signifie qu’il y a une continuité entre ces deux concepts qui sont comme les deux faces d’une même pièce de monnaie. L’un ne peut exister sans l’autre, et ils sont toujours présents en même temps.

En français, nous utilisons pour en parler, des mots tels que : revers, contretemps, difficulté, moment de crise, malédiction, temps difficiles, dilemme, conflit, contrariété, inconvénient, mauvais moment, détresse, angoisse, doute, échec. Cependant, nous sommes capables de reconnaître que derrière chaque problème il peut y avoir une opportunité.

Il y a des gens qui gèrent chaque difficulté comme s’il s’agissait d’un malheur, même si c’est seulement un problème de faible envergure, comme un embouteillage. D’autres, même s’ils ne se réjouissent pas d’avoir des difficultés, reconnaissent que c’est l’occasion de montrer ce qu’ils savent faire. Ils sont conscients, quand ils ont fait face à un défi de façon satisfaisante, que non seulement ils se sentent plus fiers d’eux-mêmes mais aussi qu’ils se sont entraînés à affronter des situations plus difficiles encore.

Vous dites qu’il y a un problème quand, À VOTRE AVIS, il y a un écart négatif entre ce que les choses sont et ce que VOUS estimez qu’elles devraient être. Par conséquent, pour mettre fin à ce que vous avez qualifié de problématique, il vous faut effectuer un changement qui annule cet écart entre ce qui est et ce qui devrait être. Ce changement peut se faire, tout au moins en théorie, dans les deux sens.

Pratiquement, il y a beaucoup de situations qui peuvent être modifiées pour les rendre plus conformes à ce que nous voulons. Mais il y a aussi une quantité de circonstances où les choses sont ce qu’elles sont et nous ne pouvons rien faire pour les changer.

Où peut-on faire des changements ?

Pendant 15 années d’activité éducative, nous avons pu vérifier que presque tout le monde considère que le seul changement possible est celui qui peut modifier ce que sont les choses. Cela nous fait attendre que la réalité se transforme ; espérer que l’autre personne devienne différente ; rêver que les circonstances soient autres et que notre sujet de préoccupation disparaisse, ou que la situation économique s’améliore. Cela nous amène rarement à changer nos croyances et nos attentes sur les choses. Nous ne remettons presque jamais en cause les suppositions que nous avons nous-mêmes créées ou acceptées.

Paul Watzlawick, psychologue réputé de l’Université de Palo Alto, a nommé « Changements de type 1 » ceux qui cherchent à modifier ce que sont les choses (la réalité) et « Changements de type 2 » ceux qui s’intéressent à nos suppositions (ce que nous attendons de la réalité).

Il est possible de résoudre nos problèmes en s’attaquant à n’importe lequel des deux côtés. Ce qui les différencie c’est que, bien souvent, nous ne pouvons pas changer la réalité mais que nous pouvons changer nos attentes, car elles dépendent de nous à 100 %, puisque nous en sommes les créateurs.

Devant le même événement, plusieurs personnes peuvent réagir de laçons totalement différentes. Mieux encore, une même personne, à des moments distincts, peut réagir d’une façon tout à fait différente face aux mêmes situations. Tout cela nous permet d’affirmer que ce n’est peut-être pas la réalité elle-même qui fait qu’il y ait problème, mais la façon dont nous la percevons.

Histoire de Marie-Louise, enfant trisomique

Écoutons le récit de la mère d’une petite fille mongolienne:

« Quand Marie-Louise est née, j’avais 32 ans et mes deux autres filles avaient l’une 3 ans et l’autre 5 ans. Le jour de mon accouchement, je n’ai rien su. Mais le jour suivant, le médecin invita ma mère à voir le nouveauté. Il souleva le bras du bébé et le lâcha. Il était complètement flasque. Le médecin lui dit:

« Cette enfant est trisomique. »

Je ne connaissais rien à cette maladie. Au début, ma fille me semblait normale et très mignonne. Mais quand on a commencé à m’expliquer quels étaient les traits caractéristiques de ce mal, je me suis rendue compte que mon bébé les avait. Je me suis alors sentie très malheureuse. Je ne pouvais qu’imaginer cette enfant dans un lit, pour toute sa vie. J’ai commencé à la cacher. Je ne voulais la laisser voir à personne, même pas aux membres de la famille et encore moins aux gens du dehors. Pendant 11 mois, j’ai cherché des coupables.

Parfois, il m’arrivait de penser que c’était parce que j’avais continué à fumer pendant ma grossesse. Ou bien que c’était la faute d’un médicament que j’avais pris. Je me demandais aussi, si cela ne pouvait pas être dû à un excès de boisson de mon mari. Ce qui est sûr, c’est que j’étais convaincue que mon bonheur s’était évanoui à tout jamais et l’ambiance de notre foyer devint, chaque jour, plus pesante et difficile.

Un jour où j’accompagnais mes deux filles aînées dans un parc, je vis un enfant mongolien âgé d’une douzaine d’années, ravi d’être sur un manège. Je l’ai tellement regardé que sa mère finit par s’approcher de moi et par m’adresser la parole. Elle me raconta avec orgueil que son fils avait appris à parler, qu’il mangeait tout seul et qu’il savait reconnaître toutes les lettres. Cette mère se sentait tellement fière de son enfant mongolien ! Elle me racontait avec tellement d’enthousiasme que c’était l’enfant le plus affectueux et le plus sensible de tous ses enfants et que, de plus, il avait une extraordinaire dextérité manuelle !

Ce jour-là, je compris que ma situation pouvait être vécue d’une autre façon. Je me rendis compte que cela ne servait à rien de continuer à chercher des coupables. Ce dont j’avais besoin, ce n’était pas de comprendre pourquoi cela m’était arrivé mais, comment gérer au mieux la situation. Je pris conscience que j’avais le choix entre deux attitudes: continuer à cacher ma fille et à porter ce terrible poids en mon cœur, ou profiter d’elle, comme cette mère rencontrée dans le parc.

J’ai invité cette femme chez moi. Pour la première fois depuis sa naissance, j’ai montré ma petite fille Marie-Louise avec fierté et j’ai commencé à la voir pleine de potentialités. L’effort que j’ai alors entrepris pour faire progresser ma fille, a beaucoup uni notre famille. Quand nous avons pris connaissance de l’existence d’institutions d’aide aux enfants trisomiques, nous avons pris contact immédiatement. J’avais peur de rencontrer beaucoup de parents aigris dans un tel endroit. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit: nous avons fait la connaissance de parents comme nous, qui travaillaient pour faire progresser leur enfant. »

Si le problème est dans l’attitude, changez l’attitude

Heureusement, nous n’avons pas tous des problèmes comme ceux de cette famille. Mais ce que nous avons sûrement, ce sont des raisons de nous plaindre et c’est la même attitude qui permet aussi bien de  surmonter les obstacles extrêmes que ceux que l’on rencontre quotidiennement. La mère de Marie-Louise ne pouvait pas changer l’état de sa fille, mais son principal problème était qu’elle n’arrivait pas à accepter la réalité. Elle s’épuisait à réfléchir aux causes de ce qui était arrivé et à cacher la situation à ceux qui auraient pu la blesser par leurs commentaires. Quand cette femme réussit à accepter les limitations de sa fille, elle cessa de les voir comme un problème et retrouva l’énergie de lui donner tout le bien-être dont elle avait besoin dans ces conditions.

La manière dont vous interprétez la réalité, est votre réalité

Il existe 2 réalités: celle qui fonctionne indépendamment de vous et celle qui résulte de la façon dont vous interprétez la première. Cela signifie que ce qui affecte réellement votre vie, ce n’est pas la réalité elle-même mais la façon dont vous la percevez. Quand nous qualifions une situation de « réelle », elle est réelle pour nous du fait de ses conséquences. Henry Ford disait à ce sujet:

« Vous pouvez croire qu’une chose est possible ou qu’elle ne l’est pas, vous avez raison dans les deux cas ».

C’est ainsi, parce que la façon dont vous interprétez la réalité est votre réalité.

Les croyances sont le point de départ de ce que nous obtenons dans notre vie. Si quelqu’un croit que les gens sont « mauvais », il va trouver suspect tout ce que les autres font. Même si ces actions n’ont aucune mauvaise intention.

La plupart des gens associent le mot « croyance » à un credo religieux ou à une doctrine politique. Même si nous n’utilisons pas le mot dans son sens strict, la signification que nous lui donnons est finalement la même: « une idée qui donne une direction à notre vie ».

Vous produisez inconsciemment des preuves de la justesse de vos croyances

Quand vous avez une croyance, c’est parce que vous la croyez correcte, même si elle vous cause du tort. Celle-ci vous amène à sélectionner l’information qui confirme votre point de vue et produit des résultats qui prouvent sa justesse.

Une dame qui possédait un magasin de vêtements à Paris, parlait  avec un homme d’affaires. Elle lui racontait que les ventes étaient très mauvaises et que c’était le mois de Mars qui voulait cela, comme chaque année depuis 5 ans. Alors que le mois de Décembre, lui, était toujours bon. Cet homme lui demanda si elle faisait quelque chose de particulier en Décembre et elle lui fit, avec enthousiasme, la longue liste suivante:

« Je décore spécialement la vitrine. Je fais de la publicité dans le quartier. J’offre le choix le plus large possible. Il y a des promotions. J’engage une vendeuse supplémentaire en intérim, pour que le service soit le meilleur possible. De plus, comme c’est Noël, je fais cadeau de friandises à chaque cliente et, bien sûr, les achats sont enveloppés dans un beau papier cadeau !

Et pourquoi ne faites-vous pas cela en Mars ? demanda l’homme d’affaires.

Parce que, en Mars, les ventes sont très mauvaises, lui répondit-elle. »

C’est le fait de décider qu’une chose est vraie qui la rend vraie. C’est ainsi que nos croyances fonctionnent : elles oeuvrent en permanence pour apporter des évidences qui les confirment et pour trouver, chaque fois, plus d’exemples qui prouvent qu’elles sont justes.

Une fois que notre croyance a pris corps, nous tendons à supprimer ou à considérer comme des exceptions sans importance, tous les exemples contraires que nous rencontrons. Certains auteurs expliquent ce mécanisme en disant que « nos croyances sont des prophéties auto- accomplies ». Cela signifie que quand nous sommes persuadés que quelque chose va arriver, nous faisons tout le nécessaire pour que cela soit vrai.

Prenons l’exemple d’une personne qui pense que tout le monde est amical. Elle émettra une quantité de micro-messages positifs, agira en fonction de cette attente et l’on peut considérer que, très vraisemblablement, l’environnement lui donnera raison. Tout autant que si elle avait pensé qu’elle avait affaire à des gens hostiles car, dans ce cas, elle se serait comportée, sans même s’en rendre compte, de façon à provoquer leur hostilité.

Vouloir + Croire = Pouvoir

Si je crois que je ne peux pas faire quelque chose, cela ne veut pas dire que je ne peux pas le faire: cela signifie simplement que je crois ne pas pouvoir, et c’est suffisant.

De la même façon qu’une croyance positive est une énorme force pour nous aider à obtenir des résultats, les croyances qui nient ou mettent en doute nos capacités, dans n’importe quel domaine, sont un boulet que nous traînons et qui nous rend la réussite beaucoup plus difficile. Si nous croyons que notre vie est délimitée par des bornes étroites, nous allons rendre ces limites véritables. Combien de personnes réellement intelligentes et capables se sont-elles retenues de suivre des études supérieures, de créer une entreprise ou de choisir un conjoint, simplement parce qu’elles ont pensé que leur condition économique, sociale ou personnelle ne le leur permettait pas ? Et combien d’autres, avec les mêmes limitations, ont-elles trouvé le moyen de se donner du soutien à elles-mêmes et de progresser ?

Il y a ceux qui se sentent incapables de quelque chose, non pas parce que leur monde est trop limité, mais parce qu’ils ont des croyances qui les empêchent de voir les alternatives.

Quand vous dites que « vous n’êtes pas capable de réaliser quelque chose », vous pouvez être hypnotisé par l’une de vos croyances limitatives. L’affirmation selon laquelle « il suffit de vouloir pour pouvoir » est une grande vérité, mais un peu trop simplifiée. Après des années d’essais et erreurs, nous avons fini par reconnaître qu’il ne suffit pas d’agir avec fermeté pour obtenir tout ce que l’on veut (ce qui ne veut pas dire que cette action n’a produit aucun des résultats recherchés…). Par ailleurs, nous savons qu’il n’est pas suffisant de vouloir faire quelque chose pour pouvoir la faire. Vouloir est la première condition de Pouvoir. Mais ce n’est que le commencement d’un processus.

« VOULOIR C’EST POUVOIR » ne signifie pas que l’on puisse exécuter, dans l’instant, une tâche qui exige un long entraînement.

Cette croyance ne sera pas suffisante pour vous éviter le travail de préparation nécessaire. Mais si votre désir est grand, vous allez pouvoir surmonter les difficultés, persévérer et travailler d’arrache pieds si nécessaire, pour obtenir ce que vous voulez.

Cependant, il y a un point fondamental: en plus de vouloir, il vous faut croire que vous allez réussir. C’est pourquoi nous nous sommes permis de réécrire le vieil adage, sous une forme plus complète:

« VOULOIR + CROIRE + AGIR = POUVOIR »

Croire aux limites donne des gens limités

Nos croyances ont tellement de pouvoir sur nos actions que des gens ont réussi seulement parce qu’ils n’avaient aucune idée préconçue sur ce qu’ils se proposaient d’accomplir. Vous connaissez l’exclamation: « Cet imbécile ne savait pas que c’était impossible, et il l’a fait ! »

Cliff Young, un agriculteur australien de 63 ans, participa en 1983 à un grand marathon qui se déroula entre Sidney, la capitale, et Melbourne, qui se trouve approximativement à 800 km de distance. Des athlètes de réputation mondiale participaient à cette course. Cependant, Cliff se présenta habillé comme il l’avait été toute sa vie, vêtu donc de sa salopette et de ses chaussures de travail.

Ce qu’il y a d’incroyable dans cette histoire, c’est que non seulement il termina la course, mais il la gagna avec une avance de plusieurs heures. Que s’était-il passé ? Cet homme ingénu, qui n’avait jamais participé à aucune autre course auparavant, ignorait le rythme considéré comme le seul « possible » pour la course: courir 18 heures et dormir 6 heures par jour. Cliff croyait qu’il devrait courir sans jamais dormir, et c’est ce qu’il fit. C’est pourquoi il gagna, avec une large avance sur ses concurrents.

Beaucoup de gens sont convaincus qu’il est « impossible » de changer ses croyances. Dans ce livre, vous allez découvrir comment vous avez programmé votre esprit et comment, jusqu’à un certain point, vous l’avez obligé à avoir les croyances que vous avez et à voir la vie comme vous la voyez. Dans les premiers chapitres, vous allez découvrir le procédé que vous avez utilisé, sans le savoir, toute votre vie. Nous vous montrerons ensuite, comment le contrôler et utiliser consciemment. Tout cela vous servira pour obtenir ce que vous choisissez volontairement.

Considérer un problème comme une opportunité n’est pas une affaire de magie, n ne s’agit pas de nier ce qu’il peut y avoir de douloureux ou de délicat dans une situation. Il ne s’agit pas simplement de faire bonne mine à l’adversité en imaginant que le problème a disparu. L’attitude avec laquelle vous assumez la réalité extérieure ne change pas cette réalité. Elle change la façon dont cette réalité vous affecte, et c’est bien ce qui importe, en dernier lieu.

Ce que vous voyez n’est pas tout ce qui existe

Nous avons une espèce de lentille personnelle au travers de laquelle nous regardons et interprétons la réalité extérieure. Certains psychologues ont appelé la façon particulière à chacun de percevoir le monde, la « carte du monde » personnelle.

Voulez-vous en faire l’expérience ?

Essayez de résoudre l’exercice suivant. Il est difficile et exigera toute votre corncentration. Etudiez attentivement les dessins ci- dessous qui pourraient être des hiéroglyphes égyptiens:

Le premier est facile à identifier. Il s’agit d’un chapeau disposé de côté, avec les bords un peu relevés. Le suivant ressemble à une coupe. Il est également assez facile d’identifier un autre chapeau et un bonhomme sans tête, avec les bras ouverts, et le chiffre 1 à l’envers…

Les avez-vous vus ?

C’est maintenant la partie la plus difficile de l’exercice. Il s’agit de trouver les lettres. L’une est le « E » ; l’autre le « M » et enfin, la dernière le « R ». Ensemble, elles forment le mot « MER ». Avez vous vu le mot « MER » ?

Pas encore ? Il se peut que cela vous paraisse impossible. Concentrez mieux votre attention et recommencez…

Votre perception est conditionnée par le langage que vous employez

L’influence des mots que nous employons sur notre perception du monde, est extraordinaire.

Par exemple, vous souvenez-vous de la façon dont vous avez commencé à lire un livre après que quelqu’un vous ait dit: « C’est tellement ennuyeux que je ne connais personne qui ait dépassé le premier chapitre ».

Pouvez-vous imaginer ce que peut ressentir un malade quand ses visiteurs lui racontent comment d’autres personnes sont mortes du même mal que lui ? Avez-vous fait l’expérience de ce qui se passe en  vous quand un ami vous raconte que les examens d’admission à une école où vous voulez entrer, sont presque impossibles à réussir du premier coup et qu’il ajoute: « Moi j’étais bon et ça m’a pris 3 ans… »

Le langage, aussi bien le nôtre que celui des autres, a le pouvoir de programmer notre perception.

Nous avons commencé l’exercice précédent en vous disant qu’il était difficile et qu’il exigeait de la « concentration ». De plus, nous avons utilisé le mot « étudier »qui peut avoir une connotation négative pour certaines personnes. Après, nous vous avons incité à porter votre attention sur le chapeau, la coupe et le bonhomme. Enfin, nous vous avons dit que le plus difficile de l’exercice serait de voir les lettres.

Il est possible d’ailleurs, que vous n’ayez pas encore réussi à voir le mot « MER ». Si c’est le cas, ce n’est pas que vous ne pouvez pas le voir, mais que vous ne regardez pas seulement avec les yeux mais aussi, avec une grille d’interprétation.

C’est votre cerveau qui interprète, à partir de sa « carte », les images captées par vos yeux et il se passe la même chose avec tous vos sens.

Voulez-vous recevoir une aide pour découvrir le mot MER ?

Vous trouverez la solution à la fin de ce chapitre. La difficulté provient de ce que vous avez été conditionné à lire des lettres imprimées en noir sur du blanc et à ne pas chercher la signification des espaces blancs entre les lettres. Le mot « MER » est formé par ces espaces en blanc.

Vous avez droit à l’erreur

Dans la vie quotidienne, nos conditionnements nous font souvent croire que « la situation est très difficile » ou « très facile », ou « qu’il n’y a pas d’autre possibilité » ou « que toutes les options sont épuisées ». Nous nous limitons de cette manière, car nous nions ainsi, l’infinie quantité d’alternatives qui existent. Nous nous retenons d’explorer de nouvelles possibilités, simplement parce que nous avons décidé que ce que nous percevons est la seule réalité et qu’il n’y a rien d’autre à chercher.

Si quelqu’un vient nous dire qu’il y a d’autres laçons de voir et que, au lieu d’un chapeau il y a une lettre, nous poumons le traiter de « fou » ou de « rêveur » et affirmer que cette personne a une vision vraiment fantaisiste de la réalité.

Un point commun entre ceux qui réussissent de grandes choses, est qu’ils acceptent d’enrichir leur point de vue et de considérer toutes les voies possibles pour atteindre leurs objectifs. Ces personnes savent que leur façon de voir n’est pas la seule vraie et que, s’ils n’atteignent pas un objectif ce n’est pas forcément parce qu’il est « impossible » ou « irréaliste ». Ils savent que c’est peut-être parce qu’ils ne voient pas des éléments essentiels qui leur permettraient de réussir, et que quelqu’un d’autre saura les percevoir clairement.

Le langage conditionne notre perception. Malheureusement, on trouve encore des professeurs qui commencent leur cours en soulignant que cela va être « difficile, compliqué, délicat.., que cela va demander un grand effort et que ceux qui ont essayé n’ont pas tous réussi… ». D’autres fois, en prétendant motiver quelqu’un, on lui dit que « ce travail n’est pas pour n’importe qui… « , « ce territoire est très difficile pour les ventes… », « L’ambiance de travail est très pesante »… et que « l’on ne peut faire confiance à personne… »

Si vous utilisez ce langage avec quelqu’un qui est prêt à recevoir des autres l’enseignement de ce qu’est « la réalité », vous allez probablement contribuer à créer chez lui une perception limitée et bloquée, comme nous avons peut-être réussi à le faire avec le graphisme du mot « MER ».

Combien de fois avez-vous renoncé à faire ce qui vous aurait plu parce que quelqu’un vous a dit – ou parce que vous vous êtes dit à vous-même – « que vous n’étiez pas doué pour cela » ? Combien de fois aussi, avez-vous réussi quelque chose dont on avait essayé de vous dissuader parce que votre confiance en vous a été la plus forte ?

Si vous n’avez toujours pas vu le mot « MER », peut-être vous reprochez-vous votre manque d’intelligence ? Peut-être vous reprochez-vous de ne pas être capable de réussir un exercice aussi simple ?

Ne vous en faites pas. Votre perception n’a rien à voir avec votre intelligence ou vos aptitudes. Elle a à voir avec les influences innombrables que le langage a sur votre pensée et avec les conditionnements qui vous font percevoir les choses d’une certaine façon.

Prenez conscience des limitations de votre perception

Le livre « les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent » de Stephen Covey, rapporte une vieille histoire trouvée dans la Revue de l’Institut Naval des Etats Unis:

« Deux navires de guerre manœuvraient par gros temps, depuis plusieurs jours. Un officier prit son tour de garde sur le vaisseau- amiral, alors que la nuit tombait. Le brouillard rendait la visibilité mauvaise et le capitaine décida de rester sur le pont, pour tout surveiller. Peu après la tombée de la nuit, la vigie annonça :

Feu, par tribord avant !

Quelle direction prend le bâtiment ? demanda le capitaine.

Il est immobile, répondit la vigie. Cela signifiait que la collision était proche. Le capitaine ordonna de signaler le risque au navire et de lui demander de changer de cap à 20 degrés. S’impatientant, il prit le micro pour dire lui-même:

Je suis le Capitaine et je vous demande de changer de cap. Il reçut la réponse suivante:

Je ne suis que quartier-maître de 2e classe, mais c’est vous qui feriez mieux de changer de cap.

Le capitaine, furieux, hurla :

Nous sommes un vaisseau-amiral de la Marine Nationale et je vous ordonne de changer de cap.

Je suis un phare, indiquèrent les signaux en réponse. Le vaisseau-amiral changea de cap. »

Quand nous reconnaissons que notre interprétation de la réalité est, comme dans cette histoire, passablement conditionnée par le sentiment de notre propre importance, nous commençons à ouvrir notre esprit.

Ce que nous percevons comme la réalité, n’est pas « toute » la réalité. Nous ne savons pas tout ce qui se rapporte à notre travail, à nos relations amoureuses ou à l’éducation de nos enfants. Nous n’avons pas toujours raison. Chacun d’entre nous a sa propre vérité qui, quoique différente de celle des autres, est tout aussi valable.

De temps en temps, il nous arrive la même histoire qu’au capitaine : nous discutons violemment avec un phare pour le convaincre de changer de cap. Cela arrive parce que, même si nous comprenons intellectuellement qu’il y a différentes laçons de voir la réalité, dans le fond nous croyons être un « cuirassé » et nous considérons que les autres doivent voir les choses comme nous.

Nous avons tout à gagner à être plus conscients de notre propre « carte du monde », de notre « brouillard », et du fait que nous acceptons comme vraies beaucoup de choses, sans chercher à les vérifier. En reconnaissant de quelle manière nos croyances et notre langage « programment » notre perception, nous aurons l’esprit plus ouvert pour examiner de nouvelles possibilités, pour écouter et tenir compte de la réalité des autres et pour trouver de nouvelles solutions à nos problèmes.

Exercice: identifiez les croyances qui vous enferment

Ce qui suit est la liste d’une partie des croyances les plus communes dans notre environnement. Nous les avons regroupées sans intention de les classer en « bonnes » ou « mauvaises », ni comme opposées les unes aux autres, mais dans le but de montrer qu’il peut exister des croyances très différentes sur la même situation.

Lisez-les avec soin et servez-vous-en pour commencer à identifier les croyances qui guident votre propre conduite.

  • « On ne peut pas faire confiance aux gens ».
  • « Si on veut obtenir quelque chose des gens, il faut commencer par leur faire confiance ».
  • « Le travail est une punition ».
  • « C’est le travail qui donne un sens à la vie ».
  • « La France est un pays où fin ‘y a plus d’opportunités ».
  • « La France est un pays plein de possibilités’.
  • « J’ai du mal à trouver du travail parce que je suis jeune ».
  • « Pour trouver du travail, j’ai l’avantage d’être jeune ». o « J’ai du mal à trouver du travail parce que j’ai 50 ans ». o « J’ai 50 ans et je crois qu’avec mon expérience, j’aurai bientôt trouvé un emploi ».
    « Je crois qu’il est possible d’avoir du succès sur le plan professionnel ou sur le plan familial, mais pas dans les deux à la fois ».
  • « Je crois possible de réussir à la fois ma vie professionnelle et ma vie familiale. C’est une question d’équilibre entre les deux ».
  • « Je crois que je ne ferais jamais rien qui vaille la peine ».
  • « Je crois que j’ai beaucoup à offrir ».
  • « Je crois    qu’après    les    premiers    moments    d’une rencontre, les gens s’ennuient avec moi ».
  • « Je crois que plus les gens me connaissent, plus ils m’apprécient ».
  • « Je ne suis pas du genre à supporter l’autorité d’un chef ».
  • « Je me crois capable d’avoir de très bonnes relations avec mes ch »
  • « Je crois que seuls les gens qui ont les moyens peuvent faire des études supérieures ».
  • « Je crois que notre époque permet à toute personne qui veut étudier, de le fa »
  • « Je crois qu’une petite entreprise n’offre pas de possibilité de promotion ».
  • « Je suis convaincu que l’avantage d’une petite entreprise, c’est qu’on peut progresser avec elle ».
  • « Cette entreprise est tellement grande que le travail de chacun passe complètement inaperçu ».
  • « Cette entreprise est tellement grande qu’elle offre de multiples opportunités ».
  • « Je crois qu’une personne vraiment active doit être toujours pressée ».
  • « Je considère qu’une personne toujours pressée est seulement quelqu’un qui ne gère pas bien son « 
  • « Je crois inévitable qu’une personne qui a de lourdes responsabilités vive très tendue ».
  • « Je crois possible de vivre détendu et en paix, tout en assumant de lourdes responsabilités. »
    « Je suis convaincu qu’il n’est pas possible de changer mes croyances parce qu’elles se sont constituées dans mon »
  • « J’ai déjà changé beaucoup de mes croyances et je suis sûr que, si je me le propose, je pourrais changer toutes celles qui me limitent. »

Notez maintenant d’autres croyances qui vous limitent – et trouvez une façon positive de les aborder.

Croyance n° 1:

Reformulation positive

Croyance n° 2:

Reformulation positive

Croyance n° 3:

Reformulation positive

Croyance n° 4:

Reformulation positive

Croyance n° 5:

Reformulation positive