COMMENT SOULAGER FACILEMENT VOS DOULEURS CHRONIQUES ?

A l’heure actuelle, la douleur chronique n’est pas reconnue comme une maladie en soi, par aucune autorité médicale.

Dans le milieu de la santé, on trouve deux écoles de pensée. La première, plus traditionnelle, soutient qu’il ne s’agit que d’un symptôme, comme la douleur aiguë. La seconde considère la douleur chronique comme une maladie en raison des changements neurochimiques qui surviennent chez les personnes atteintes de douleur chronique.

On peut comparer la douleur chronique à une sonnette d’alarme qu’on ne parviendrait plus à éteindre. Ainsi, la douleur persiste… pour rien.

Où se situe le mal?

Le dos est la partie du corps la plus souvent touchée par la douleur chronique. Viennent ensuite les jambes, la tête, le cou, les genoux et l’abdomen. Elle peut être provoquée par une blessure à des nerfs, à des muscles, à des articulations ou à un organe.

Ce trouble est en croissance. En effet, les médecins de famille voient de plus en plus arriver dans leurs cabinets des patients affligés de douleur chronique. Si les causes sont parfois identifiables, d’autres fois, elles sont inexplicables. Les professionnels de la santé sont alors confrontés à leur propre impuissance.

On considère de plus en plus la douleur chronique comme une maladie du système nerveux. Mais tous ne s’entendent pas sur sa définition. Mais qu’est-ce qu’une douleur chronique? En quelques mots, il s’agit d’une douleur qui persiste plus de six mois. Cette douleur peut être constante ou intermittente, comme celle des migraines. Elle peut être liée à une maladie chronique, comme l’arthrose ou la polyarthrite rhumatoïde. Ces deux maladies sont d’ailleurs les principales causes de douleur chronique.

Les causes possibles de douleur chronique

Une douleur associée à une maladie chronique qu’on ne peut traiter adéquatement et qui occasionne des douleurs : l’arthrose, le diabète (peut causer de la neuropathie), la sclérose en plaques, le cancer, le sida, la névralgie du trijumeau, l’anémie falciforme, etc.

 Une douleur aiguë mal soulagée, qui persiste au-delà du délai normal de guérison ou qui dure plus de six mois : après un accident de travail (par exemple, un mal de dos), une chirurgie, un épisode de zona, etc.

Une douleur dont la cause est mal définie : la migraine, la fibromyalgie.

Une douleur fantôme, à la suite d’une amputation. Dans ce cas, la douleur provient des dommages faits aux nerfs.

Ses douleurs entretenues par le système nerveux sans élément déclencheur apparent, comme c’est le cas du syndrome de douleur régionale complexe.

Pourquoi certaines douleurs ne disparaissent-elles pas avec le temps et les traitements?

L’une des hypothèses avancées est qu’au départ, on ne traite pas de manière assez combative la douleur lorsqu’elle est aiguë. Avec le temps, la douleur entraînerait des changements chimiques dans les circuits nerveux du cerveau et de la moelle épinière. Ainsi, le système nerveux « mimerait » la douleur, même si la blessure initiale est guérie. C’est pourquoi certains médecins et chercheurs estiment que la douleur chronique est une maladie en soi.

Selon d’autres hypothèses, des souffrances psychologiques (expériences d’abandon, de violence physique, d’abus sexuel, etc.) pourraient aussi s’exprimer sous forme de douleur. En effet, d’après la définition de l’International Association for the Study of Pain, la douleur n’est pas seulement une expérience physique, mais aussi émotionnelle.

Qui souffre de douleur chronique?

La prévalence de la douleur chronique augmente avec l’âge.

Au Canada, 29 % des adultes âgés de 35 ans à 54 ans sont atteints de douleur chronique, et 39 % des 55 ans et plus. D’après une compilation de données provenant de plusieurs pays (Canada, France, Australie, Royaume-Uni, Espagne, Suède, Écosse, Pays-Bas), la douleur chronique toucherait en moyenne 36 % des adultes.

Une augmentation de 70 % des cas de douleur chronique est prévue d’ici 25 ans, en raison du vieillissement de la population.

Aussi, les chirurgies, que l’on pratique de plus en plus, laissent souvent des douleurs persistantes aux patients. L’ablation du sein et l’arthroscopie du genou sont de bons exemples d’opérations courantes qui laissent souvent des séquelles.

Les femmes sont plus sujettes à la douleur chronique. On sait que la testostérone protège les hommes de la douleur. Cependant, la relation entre les oestrogènes et la douleur n’est pas encore claire. Plusieurs femmes voient leurs douleurs augmenter durant les jours qui précèdent leurs menstruations et après la ménopause, des périodes caractérisées par une baisse d’oestrogènes.

Une technique efficace : la Massothérapie

En créant un état de relaxation, mais aussi en stimulant des fibres nerveuses d’inhibition de la douleur, la massothérapie peut être utile aux personnes atteintes de douleur chronique. La plupart des études scientifiques ont porté sur la fibromyalgie et sur la douleur chronique au dos. Les douleurs au cou et aux trapèzes provoquées par le syndrome myofascial répondraient bien, elles aussi, à la massothérapie.

Presque toutes les personnes atteintes de douleur chronique souffrent de tensions musculaires. La douleur peut bien sûr être d’origine musculaire. Mais il arrive souvent que les tensions musculaires soient une réaction naturelle de défense contre le mal qu’on ressent.

En plus de réduire le stress et l’anxiété, le massage augmente la production d’endorphines, des hormones antidouleur.

Avant de bénéficier d’un massage, il est important de bien informer le physiothérapeute ou le massothérapeute de son état. Par exemple, en cas de fibromyalgie, le massage devrait débuter doucement et augmenter peu à peu en intensité pour ne pas aggraver les douleurs.

7 jours pour vos douleurs