Cultivez la santé et la joie

Rien ne nuit plus à notre force créatrice que l’habitude de nous apitoyer sur nous-mêmes ou de nous plaindre. Elle paralyse les facultés parce qu’elle détruit la confiance en soi et enlève le courage. Si vous désirez réussir dans vos efforts, il faut que vous puissiez vous épanouir sans aucune restriction.

Au moment où vous commencez à vous prendre en pitié, et à penser que vous ne pouvez faire telle ou telle chose, vos facultés se mettent à l’unisson avec votre esprit, et votre énergie est diminuée ou même entièrement détruite.

Les maladies imaginaires

Je connais un homme, intelligent et capable, qui, par une analyse constante de ses conditions physiques et mentales, est tombé dans un état tout à fait morbide ; il a ainsi perdu toute confiance en son habileté, et devient rapidement faible et incapable.

Il a ruiné ses digestions en pensant constamment à sa nourriture, en s’inquiétant de ce qu’il doit ou ne doit pas manger, de ce qui lui convient ou ne lui convient pas. Aussi avale-t-il une cuillerée de dyspepsie avec chaque cuillerée de nourriture qu’il prend.

Il n’use que de certaines marques de produits. Partout où il va, il emporte avec lui son thé ou son café, et dans les hôtels, il se fait faire une nourriture spéciale. Lorsque les autres souffrent de la chaleur, il ferme portes et fenêtres pour éviter les courants d’air.

Il étudie constamment des livres de médecine, et lit toutes les annonces médicales, essayant d’y découvrir les symptômes de ses maladies imaginaires, et chaque fois que vous le rencontrez, il vous parle d’un nouveau trouble physique dont il se sent atteint.

Il pense constamment à ses maux, et s’imagine que toutes espèces de malheurs vont lui arriver. Il est persuadé qu’il ne peut entreprendre quoi que ce soit sans que mal s’ensuive.

La conséquence de tout ceci, c’est qu’il est devenu un pygmée au lieu du géant qu’il aurait pu être. S’il voulait seulement briser les limites qu ’il s’est imposées, sortir de lui-même, s’évader de l’étroitesse de ses conceptions maladives, il pourrait accomplir une grande œuvre dans ce monde.

Les médecins disent qu’il n’a aucun mal physique, que tous ses maux sont dans son imagination, qu’il a tellement étudié tous les symptômes des diverses maladies dont il se croit atteint, qu’il est devenu un pauvre hypocondriaque. Ce sont ces convictions maladives qui sont la cause de sa faiblesse et des troubles physiques qu’il ressent. Il est victime de son imagination.

Et voici cet homme, magnifiquement favorisé de la nature, qui se traîne dans la carrière, quand il pourrait avancer par bonds, simplement parce qu’il s’analyse continuellement et concentre ses pensées sur lui-même, au point d’être devenu l’esclave de ses sensations.

Le meilleur remède est le traitement mental personnel

Nul homme ne peut faire quoi que ce soit de grand, tant qu’il affaiblit ses facultés par les limitations qu’il s’impose, car personne ne peut aller plus loin que ses convictions. Aussi longtemps qu’on se croit faible, physiquement, on l’est.

Tout ce qui tend à nous rendre forts et robustes est d’une grande efficacité contre les maux nerveux et imaginaires, mais le remède par excellence est le traitement mental personnel.

Riez et souriez si vous voulez guérir

Un médecin, spécialiste pour les maladies nerveuses, n’obtenant pas de résultats satisfaisants de l’emploi des remèdes, essaya de guérir ses patients en les forçant à rire en toute circonstance, qu’ils s’y sentent disposés ou non. “Relevez les coins de votre bouche”, voilà sa prescription à tous ceux qui souffrent de mélancolie.

Et elle opère comme un charme. En relevant les coins de leur bouche, les malades sont forcés de sourire, quelque déprimés qu’ils soient. “Souriez, continuez à sourire, ne vous arrêtez pas de sourire”, leur dit le docteur. “Essayez de relever les coins de votre bouche sans vous inquiéter de votre humeur, et notez ce que vous ressentez ; puis abaissez-les et faites la même observation ; vous constaterez bien vite que cela fait certainement une différence.”

Il garde ses patients suffisamment longtemps dans son cabinet pour qu’ils apprennent à sourire. Et les sentiments s’améliorent en même temps que la bouche sourit.

Ce médecin déclare que l’on peut arriver à se rendre mélancolique et même à pleurer, rien qu’en abaissant les coins de la bouche. Au contraire, on peut arriver à s’égayer et à changer son humeur en les relevant.

Enseignez aux enfants que nous sommes faits pour vivre toujours en excellente santé

Une des raisons pour lesquelles nous avons une si piètre santé, c’est que nous avons un idéal physique amoindri. Nous avons été habitués, dès l’enfance, à entretenir des pensées contraires à la santé. Nous avons été saturés de l’idée que les maladies, les souffrances faisaient partie de notre lot terrestre, et que nous ne pouvions les éviter. On nous a tellement inculqué, dès notre jeune âge, qu’une santé robuste est l’exception et non la règle, que nous nous sommes accoutumés à considérer cet état de choses comme inévitable.

L’enfant entend si souvent parler de maladies, il est si souvent mis en garde contre le danger de la contagion, qu’il grandit avec la conviction que le désordre physique est une loi de son être. Il croit fermement qu’à un moment donné la maladie pourra le surprendre et ruiner son bonheur et sa carrière.

Pensez à ce qu’une éducation opposée produirait si on enseignait à l’enfant que la santé est l’état normal, et que la maladie est la manifestation d’une absence d’harmonie ! Pensez à la force qu’il aurait, si on lui enseignait à croire qu’une santé florissante est naturelle ! Pensez à ce que cela signifierait pour lui de se développer dans ces conditions, au lieu d’entendre constamment parler de maladies, et d’être constamment mis en garde contre le danger d’en contracter une !

On devrait enseigner à l’enfant que Dieu n’a pas créé la maladie, la souffrance, et qu’il n’était pas dans ses intentions que nous souffrions ; que nous étions faits pour vivre toujours en excellente santé, faits pour être heureux, et non pour être misérables, faits pour exprimer l’harmonie et non la discorde.

Prenez l’habitude de chasser de votre esprit toute pensée désagréable

Une saine attitude mentale a beaucoup à faire avec le bonheur. La qualité de la pensée détermine la qualité de la vie. Nous ne pouvons attendre une pensée saine d’un cerveau ou de cellules nerveuses malades. Si la vitalité est au-dessous de la normale, la vie se mettra à ce niveau, et la capacité de jouir s’en ressentira.

Plus vous êtes heureux, moins vous gaspillez d’énergie, parce que, augmenter le bonheur c’est augmenter l’harmonie, et l’organisme ne gaspille aucune énergie lorsqu’il travaille dans une harmonie parfaite. Et moins vous gaspillez d’énergie, plus vous possédez de vitalité, et moins vous êtes exposé à la maladie. Lorsque tout votre organisme est pénétré de force vitale, vous ne contractez aucune maladie.

Nous devrions de bonne heure prendre l’habitude de chasser de l’esprit toute pensée désagréable, malsaine, morbide. Chaque journée devrait être une page blanche. Nous devrions ôter de notre galerie mentale toute peinture discordante, et la remplacer par des tableaux harmonieux, qui élèvent et fortifient.

La chose en nous qui n’est jamais malade et ne meurt jamais

Un célèbre médecin allemand disait qu’il y a en nous quelque chose qui n’est jamais malade, qui ne meurt jamais.

Ce quelque chose, c’est l’homme que Dieu a créé à son image. Celui-là ne peut être discordant. Il est indépendant des circonstances. Il est le siège de la santé perpétuelle. Il n’est pas l’image déformée qu’une pensée fausse et une mauvaise manière de vivre ont créée, mais il est l’homme tel que Dieu l’a fait.

Et, si nous croyions à cette plénitude, à cette perfection (ce quelque chose en nous qui ne peut être malade ni mourir), si nous savions que cet être-là est un avec le Principe créateur immortel, toutes nos discordes disparaîtraient, et nous serions dans la Vérité. Voilà la vie, la vraie vie. Alors nous participerions à sa puissance. Alors nous aurions reconquis notre droit de naissance, et nous vivrions dans une harmonie perpétuelle.

Les personnes qui souffrent de désordres nerveux ou mentaux sont ordinairement sujettes à la crainte, une crainte qui provient du sentiment de leur impuissance, dû à ce qu’elles se sentent séparées de l’Énergie divine qui nous crée, nous guérit et nous soutient.

Quand nous retrouvons la conscience de notre union avec la Divinité, avec la Vie infinie, nous éprouvons un sentiment de plénitude, une assurance qui chasse toute crainte.