Être actif conduit à la longévité

C’est le navire dans le port, et non le navire en mer qui pourrit le plus rapidement ; c’est l’étang immobile qui stagne, pas le cours d’eau qui ruisselle. D’honnêtes et sérieux efforts conduisent à la santé de corps et d’esprit.

Les facultés inutilisées de notre cerveau et d’autres parties du corps, se détériorent beaucoup plus rapidement que celles perpétuellement sollicitées. Pour maintenir notre jeunesse, comme notre santé, nous devons rester alertes sur tous les plans. Aucune fonction ne peut être parfaitement saine, dans des conditions normales, sans un minimum d’exercices.

Le travail semble être le grand régulateur de la machine humaine. L’oisiveté a toujours et de partout généré le mal. Le vice et le crime sont engendrés en temps d’oisiveté. Quand un homme est affairé à quelque tâche utile, il est sauf. Il est protégé de toutes sortes de tentations issues de l’oisiveté.

Comme un bâtiment inoccupé ou une machine inutilisée, le cerveau oisif se détériore rapidement.

Activité signifie vie ; inactivité mort, destruction. Rien ne se détériore plus rapidement qu’une conscience oisive. Si il y a bien quelqu’un dans ce monde qui soit à plaindre, c’est bien l’homme qui pense qu’il n’a rien à faire, qu’il n’y a aucune raison qui soit suffisamment valable pour le faire sortir de cet engourdissement, aucune ambition justifiée qui ne nécessite l’usage de ses facultés ou de son ingéniosité, et qui ne nécessite de faire appel à ses ressources, ou de mettre en œuvre ses énergies.

« Remerciez Dieu chaque matin lorsque vous vous levez, » s’écria Charles Kingsley, « que vous avez quelque chose à faire ce jour qui doit être fait, que vous le vouliez ou non. Être contraint de travailler et de faire de votre mieux fera naître en vous tempérance, self-control, diligence, force de caractère, contentement, et une centaine d’autres vertus que celui qui est oisif ne connaîtra jamais. »

« Le travail, » nous dit Dean Farrar, « est notre droit de naissance par excellence, que l’on conserve à jamais. C’est le plus puissant des toniques morales, la plus vigoureuse des médecines mentales. La nature nous démontre quelque chose d’analogue à cela. L’étang immobile stagne dans la pestilence ; le cours d’eau qui se précipite est pur. Cette chère Terre que nous foulons des pieds, cet air vivifiant que nous respirons, seraient malsains sans les forces agitées du vent et de la mer.

« Dans les régions embaumées, où l’on peut vivre sans tension nerveuse, où l’été de la ceinture du monde fournit à l’homme une luxuriance prodigue par l’exubérance de la vie, celui-ci plonge alors dans une sorte de lassitude abjecte et sans ressort ; il est cependant à sa plus noble et meilleure condition dans ces régions, directement confronté aux forces de la nature, afin d’assurer sa survie. »

C’est précisément cette habitude constante de travail, génération après génération, qui a donné stabilité et signification à notre vie nationale ! Ce fut le salut de nos classes les plus pauvres. Cela sauva la vie de milliers d’une mort prématurée, particulièrement provoquée par suicide.

Un esprit affairé, pleinement occupé, est la meilleure sauvegarde contre la maladie. La personne qui n’éprouve aucune pression dû à sa profession, a le temps de s’inquiéter de la possibilité de contracter une des maladies qui sévissent à l’heure actuelle. Mais si chaque fissure du mental est minutieusement « colmatée » par le travail, alors sa résistance naturelle ne sera pas affaiblie par la crainte d’une maladie éventuelle.

Le mental fut conçu pour le travail, et lorsqu’il est oisif, toutes sortes d’ennuis apparaissent. L’ennemi crainte et l’ennemi inquiétude s’insèrent dans la mentalité vacante, et produisent toutes sortes de ravages.

Il y a une grande différence entre cette ardeur pour l’activité, cette impatience à accomplir toutes choses qui accompagne une vitalité robuste, et l’effort incertain, indifférent, forcé, qui est inséparable de la faiblesse physique. Il y a une grande force créatrice dans une forte vitalité, parce qu’elle tonifie et augmente le pouvoir de toutes les facultés, de telle sorte qu’elles produisent beaucoup plus, sont très largement plus efficientes que si la vitalité avait été affaiblie.

En fait, l’excès de santé physique qui procure à une existence ordinaire une grande félicité, s’avèrera une aide merveilleuse dans tout ce que, éventuellement, nous entreprendrons.

La grande majorité des gens accomplissent leur tâche mécaniquement, corvée inévitable, alors qu’en fait tout labeur devrait être un plaisir, comme cela devrait être le cas si tout travailleur était dûment désigné à une activité judicieuse, qu’il exercerait sous l’unique condition d’être frais et dispos. Alors les efforts cérébraux et musculaires auraient un sens de bien-être, et le travail serait un stimulant perpétuel, et non une contrainte ; la vie un délice, et non une lutte. Le travail, comme la religion, « ne furent jamais conçus pour rendre notre bonheur moindre. »

Quand un homme trouve sa place dans la vie, et qu’il fait le travail qu’il aime faire, il est à la fois plus sain et plus heureux.

La réussite brillante pour laquelle le cœur aspire de façon générale, améliore la santé et apporte le bonheur. Généralement, notre destin ne se trouve pas uniquement à la racine de notre cœur, mais à celle de notre santé aussi.

Qui n’a pas remarqué que des hommes à la santé quelconque, et voire même des invalides, ou des hommes auxquels il manque énergie et détermination, se retrouvent soudainement propulsés vers une réalisation inattendue, et vers une santé bien meilleure, simplement par le fait d’atteindre quelque réussite notoire au sein de leur profession. « Qui aime le travail obtient toutes les faveurs des dieux, » déclare Dr Crane. Mais par la sacro-sainte valeur du travail, le mental humain irait jusqu’à se sacrifier.

C’est un bon travail régulier, honnête, qui préserve la balance entre le mental et le physique, et nous maintient dans une condition satisfaisante.

Si chacun d’entre nous était à la place qui lui soit échu, accomplissant la tâche pour laquelle la nature l’a destiné, notre travail serait alors quasiment un divertissement. Où le cœur se trouve, il n’y a ni friction, ni discorde, car « friction et discorde » épuisent le tonus.

C’est ce qui diminue la vitalité et gaspille le potentiel cérébral. Si vous aimez votre travail, ce ne sera jamais une corvée. Mais au contraire, ce sera un plaisir, un stimuli perpétuel.

C’est un fait étrange que beaucoup de gens ne peuvent apprécier la différence considérable entre le fait de travailler lorsque le cerveau et les muscles sont au meilleur de leur condition, et le fait de les contraindre à l’action lorsqu’ils sont épuisés. Nul n’est lui-même lorsque le système nerveux est à bout, à cause d’une activité excessive ou d’un manque de nourriture appropriée.

La qualité de réflexion de chacun, son ambition, son énergie, ses buts et idéaux, sont très largement une question de santé. Il n’y a pas de plus grande illusion que celle de penser que nous pouvons, accablé d’un grand nombre d’heures de travail quotidien, accomplir davantage, surmenant le mental et le corps jusqu’aux limites de l’endurance, que si nous travaillons moins d’heures avec moins de tension, moins de fatigue, mais avec fraîcheur et intensité.

Un travail de premier ordre est inconcevable aux esprits épuisés par le manque de détente et de sommeil.

Même la volonté d’un Napoléon, ne put dominer un cerveau irrigué par un sang impur et vicié afin de le rendre minutieusement efficace ; car lorsque le sang, les cellules du cerveau et les cellules nerveuses sont ainsi chargés de substance-fatigue, conséquemment, la sensibilité s’émousse et les perceptions s’engourdissent.

Une apathie mentale procède dès lors, suivi d’une ambition diminuée et d’idéaux beaucoup plus vagues.

« Le repos est une fine médecine, » nous dit Carlyle.

« Laissez vos estomacs se reposer, vous dyspeptiques ; laissez vos cerveaux se reposer, vous hommes d’affaires épuisés et inquiets. »

Gardez votre corps en forme, et dès qu’il commence à se détériorer, ne serait-ce que légèrement, lorsque vous commencez à vous sentir éreinté, nerveux, mal dans votre peau, découragé, arrêtez-vous rapidement, et mettez vous à l’unisson de ce qu’il y a de meilleur et de plus subtil en vous, en unisson avec le pouvoir infini qui crée et maintient.

La Nature demande que l’homme soit toujours au meilleur de sa condition. Celui qui viole ses lois doit en payer le prix, quand bien même celui-ci siègerait sur un trône.

Dire ce que nous deviendrons, les grandes récompenses de l’existence reviennent en général au, physique vaillant. Plus d’un homme qui a fait de lui-même un esclave, enduré les tortures d’une ambition contrariée, contrecarrée, simplement parce qu’il n’a jamais appris l’importance, l’impérieuse nécessité, de toujours maintenir un physique à son plus haut niveau, en étant toujours frais, de façon à pouvoir fournir le plus haut quota d’efficacité à sa tâche.

La règle des règles en cette matière est celle de l’auto-tonicité, de l’auto-renouvellement, de l’auto-rajeunissement. La plupart d’entre nous sont leur propre ennemi. Nous attendons beaucoup de nous-mêmes, cependant nous nous mettons rarement dans une condition qui nous permette d’accomplir ce que nous souhaiterions. Nous sommes soit trop indulgents avec nos corps, soit pas assez.

Nous nous choyons ou nous nous négligeons, et il serait difficile de dire lequel de ces modes de traitement produit l’effet le plus désastreux.

Certaines personnes apportent avec peine 5% de l’énergie et de la capacité disponible à la tâche prioritaire de leur existence, qui consiste dans le simple fait de gagner leur vie. Ils en ont gaspillé la plus grande partie.

Peut-être 10% disparut dans la boisson ; 10% dans le tabac ; ils ont peut-être gaspillé 25% de ce potentiel disponible en essayant d’avoir du bon temps, à la poursuite du plaisir ; 10% en oisiveté ou en tentatives sans lendemain, qui ne conduisent à rien. Beaucoup perdent un pourcentage important par l’inquiétude et l’anxiété, l’agitation et l’emportement, de telle sorte que lorsqu’ils se présentent à leur travail, ils se présentent en général accompagnés d’ un tonus chancelant, de facultés déclinantes, d’ une énergie terrassée et d’une vitalité éparpillée.

Celui qui obtiendrait le meilleur de la vie, qui atteindrait à la plus haute expression au sein de sa profession, et qui cependant conserverait fraîcheur, vigueur et enthousiasme jusqu’à la fin, celui-ci se doit de suivre une vie régulière.

Il doit se conformer aux règles de la santé ; il doit faire connaissance avec son corps et lui donner tout ce qu’il réclame, ni plus, ni moins, afin de le conserver en permanence au plus haut de ses possibilités d’accomplissement.

Il doit réaliser qu’à partir du moment où il y a un certain laisser-aller en matière de normes, ou un déclin des forces mentales ou physiques, la détérioration apparaîtra alors soudainement dans tous les domaines qui les touchent.

La qualité du travail ne peut être optimale lorsque l’une des facultés ou des fonctions, ou l’une des capacités, est affecté préjudiciablement d’une condition physique ou mentale déficiente.

Vous pouvez être certain que votre faiblesse, quelqu’en soit la cause, apparaîtra dans vos journées de travail, en diluant ou réduisant sa qualité, que ce soit à faire des livres ou à les vendre, à enseigner à l’école ou à étudier, à chanter ou à peindre, à sculpter des statues, ou à creuser des tranchées.

La Philosophie de la Nouvelle Pensée nous enseigne que l’attitude mentale qui nous entraîne vers notre travail ou le but de notre existence, est absolument dépendante de ce que nous accomplissons, et de ce que la vie accorde de bonheur véritable et de réussite. Du bon travail ne reste jamais sans récompenses. La médecine de Dieu est le travail que nous aimons.

Le plan de Dieu pour le développement de l’homme, sa croissance en matière de potentiel mental et physique ou en matière de ressources, c’est le travail.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *