FAITES CONNAISSANCE AVEC LES DEUX CHOLESTÉROLS

Si votre taux de cholestérol est un peu élevé vous vous voyez déjà, barème en main, obligé de contrôler sévèrement votre apport en matières grasses et adieu les plaisirs de la table. Rassurez-vous, ce ne sera pas le cas. Car le cholestérol est un véritable agent double.

Il se présente sous deux formes bien différentes. L’une qui, lorsqu’elle dépasse une certaine quantité, nous veut du mal et l’autre qui nous défend contre les attaques du premier. Celui-là vous pouvez l’augmenter sans crainte et c’est même recommandé.

Explication : selon les graisses qui participent à son élaboration, le cholestérol se divise en deux sortes :

– le Ldl qui se dirige vers toutes nos cellules et dont l’excédent se fixe sur les parois artérielles, les encrasse, réduisant ainsi leur calibre.

– le Hdl qui draine les tissus et les artères, récupère les excédents dangereux et les ramène vers le foie où ils sont éliminés.

Si vos analyses révèlent une hypercholestérolémie, pas de panique. Il faut, dans un second temps, vérifier le rapport entre Ldl et Hdl. Un taux de Hdl fort doit rassurer, même si le cholestérol total est trop élevé. C’est seulement en cas d’importante élévation du Ldl qu’un rééquilibrage sera indispensable. Rééquilibrage que vous pourrez effectuer, répétons-le, sans restrictions éprouvantes.

Un peu moins de l’un, un peu plus de l’autre… et le tour est joué

Vous l’avez compris, les corps gras n’ont pas à disparaître totalement de votre assiette. Pour que le cholestérol ne vous cause plus d’ennuis ou ne vienne pas un jour vous en causer, la meilleure méthode est de réduire le mauvais et d’augmenter le bon.

Ce système laisse un large champ de manoeuvre et vous autorise des choix alimentaires plus que variés. Car il permet de ne pas supprimer complètement les aliments à partir desquels se fabrique le Ldl. Il suffit de les diminuer et de privilégier les constituants du Hdl. Cette conduite alimentaire vous aidera à perdre vos kilos superflus.

Réduisez votre mauvais cholestérol

Les fautifs, ce sont les acides gras dit saturés qu’on trouve dans les graisses animales (viandes, produits laitiers entiers, pâtisseries).

Nous consommons beaucoup trop de celles-ci. Elles représentent actuellement 60 % de nos apports en lipides, alors que selon les recommandations des nutritionnistes, elles ne devraient pas dépasser 30 %.

Ne tombez toutefois pas dans l’excès inverse qui consiste à les supprimer. Elles ont leur utilité. La viande apporte notamment du fer et de la vitamine B12, indispensables à l’organisme. Le beurre est riche en vitamine A. Abstenez-vous quand même de l’employer pour la cuisson. Et sachez que même allégé, il contient une proportion identique d’acide gras saturés. En revanche, les produits laitiers écrémés en sont dépourvus. Vous pouvez les consommer sans modération.

Tout est dans l’équilibre

Respecter les 30 % de graisses saturées est assez simple. Vous pouvez réduire un peu les portions des aliments qui en sont riches, en compensant par autre chose. Un peu moins de viande, un peu plus de légumes, ou un yaourt maigre en fin de repas. Faites surtout attention à ne pas les cumuler.

Vous adorez le fromage ? Mangez-en tous les jours et diminuez, par exemple, votre consommation de pâtisseries. Si vous aimez les oeufs et qu’un taux de cholestérol un peu élevé vous incite à les supprimer, c’est un sacrifice inutile.

Comme nous l’avons vu, les aliments contenant du cholestérol influent peu sur sa quantité dans le sang. Ici encore, tout est question d’alternance. Déconseillés les oeufs mayonnaise en hors d’oeuvre, suivis d’un steak. Il faut choisir entre les deux. De même, évitez les oeufs frits dans une grande quantité de beurre.

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