HYDROTHÉRAPIE DU COLON. Première partie

L’irrigation du colon ou hydrothérapie du colon consiste en un nettoyage en profondeur du gros intestin. Elle reprend en l’améliorant une très ancienne tradition puisque les connaissances historiques que l’on a de cette pratique remontent à plus de 2000 ans.

Son rôle

Il y a un vieux dicton qui dit que « la mort commence par le côlon. » C’est plutôt simpliste, mais quand même vraie.

En fait, le chemin vers la santé commence avec le nettoyage et la détoxication des intestins, peu importe la maladie ou le problème.

Malheureusement, la plupart des gens limitent leur compréhension du nettoyage des intestins à son effet sur les matières fécales. Et alors qu’il est vrai que les programmes de nettoyage évacuent les matières fécales du côlon, limiter la discussion aux matières fécales fait qu’on manquera la vue d’ensemble.

Comprenez que ce que nous avons est essentiellement un tube continu de la bouche à l’anus, et que chaque partie de ce tube a une fonction spécifique à accomplir :

-La digestion des aliments que nous mangeons.

-Le transfert de la valeur nutritionnelle de ces aliments dans le corps.

-Le traitement des déchets de ces aliments et leur élimination du corps.

-Drainage pour les déchets résultants des fonctions métaboliques du corps lui-même.

-Première ligne de défense du système immunitaire du corps en identifiant et éliminant les virus et les bactéries malsaines ingérées avec la nourriture.

Le côlon est le principal canal d’élimination du corps. C’est le moyen par lequel nous éliminons les déchets toxiques dans le processus digestif; y compris de grandes quantités de bactéries E. coli et de larves parasitaires. Si ces déchets restent dans le corps plus longtemps que nécessaire, l’impact que cela a sur le corps n’est pas négligeable. Et encore, à cause des habitudes alimentaires et de santé, un Homme moyen a environ entre 5 à 10 kilos de vielles matières fécales (souvent vieilles de plusieurs dizaines d’années) encombrant son côlon.

Les matières non éliminés fermentent, générant des toxines qui se libèrent dans le sang et la lymphe par la paroi semi perméable de l’intestin et empoisonnent régulièrement l’ensemble du corps, entraînant de nombreux désagréments.

Le foie est le principal organe de détoxification du corps. Il filtre les résidus de drogues dangereuses et les poisons du sang et les retire du corps via le conduit biliaire, puis le côlon. Un côlon encombré, c’est comme tirer la chasse d’eau d’une toilette bouchée; tout remonte à la surface. Le résultat est la maladie et des maux de toutes sortes.

Le point important à se souvenir ici, c’est qu’on ne peut même pas commencer à nettoyer et réparer les autres systèmes du corps à moins d’avoir nettoyé le côlon de sorte que la voie de sortie soit dégagée pour laisser passer les matières toxiques.

Physiquement, le côlon n’est pas conçu pour entreposer de grandes quantités de matières. Il n’a juste pas assez de place pour ça. Si vous avez 5, 10 ou 15 kilos de déchets là-dedans, il y a une seule chose qui peut arriver ; le côlon doit se dilater et s’étirer. Ceci fait que la membrane du côlon doit s’étirer tout en s’amincissant. À mesure que la membrane s’étire, cela compresse de plus en plus les autres organes dans la cavité abdominale (considérons qu’un intestin paresseux peut retenir plusieurs kilos de vieilles matières fécales toxiques et empoisonnées, 6 à 11 kilos n’est pas rare, et on a rapporté jusqu’à 30 kilos dans certains cas).

Votre tube digestif est la source de tous les accès nutritifs de votre corps. S’il ne fonctionne pas correctement, vous aurez deux problèmes majeurs. Tout d’abord, vous aurez de la difficulté à digérer les aliments comme il faut et à les broyer suffisamment de sorte que votre corps puisse les utiliser.

Ensuite, même si vous pouvez les digérer comme il faut, si la paroi intestinale est recouverte de déchets durcis et de colonies/flores de bactéries hostiles, vous allez finir par absorber seulement une fraction de la valeur nutritive des aliments que vous mangez.

Il y a également une mauvaise conception parmi le public et la profession médicale sur la fréquence normale d’une personne en bonne santé à aller à la selle. Durant des années, les docteurs ont pensé qu’une fois par jour jusqu’à une fois par semaine selon l’individu était normal.

Ce que nous avons appris, c’est qu’il est normal, et nécessaire, d’aller à la selle autant de fois par jour que pour chaque repas substantiel pris dans cette journée. Si vous mangiez trois repas substantiels, un jour, vous devriez aller trois fois à la selle le lendemain.

Ce qu’il est essentiel de retenir là-dedans, c’est que tout programme conçu pour améliorer la santé ou éliminer les maladies du corps doit commencer avec un nettoyage, une détoxication et une reconstruction des intestins. C’est le « sine qua non » de la santé.

Une interprétation

C’est une approche thérapeutique qui fait l’unité du corps, du cœur et de l’esprit…

Nous considérons que toute maladie est symbolique: l’expression de quelque chose de mal vécu. L’organe qui souffre correspond à un besoin non satisfait et non exprimé.

Par exemple, un problème d’ovaire signe généralement une difficulté dans le domaine de la sexualité. Un trouble cardiaque évoque une blessure affective, un manque de reconnaissance.

Un problème de foie ou de vésicule reflète de vielles colères…

Or, les irrigations du colon, en éliminant les toxines du corps (cela se voit sur la peau) améliorent les douleurs et font remonter de vieux souvenirs à la conscience, comme si on ouvrait un livre d’histoires de la personne, lui permettant de reprendre les évènements pour en transformer l’impact dans leur vie.

Notre « conscience » utilise les toxines de la pollution et de l’alimentation pour les mettre dans l’organe symbolique des problèmes. Leur accumulation entraîne une gène, puis une douleur, puis un dysfonctionnement prélude à une maladie.

En éliminant les toxines, les séances d’irrigation du colon libèrent les organes, relancent leur bon fonctionnement, et en même temps aident à prendre conscience de ce qui en est à l’origine.

Si la personne effectue dans sa vie les transformations nécessaires à son épanouissement et à son bonheur, les problèmes ne reviendront pas. Si, au contraire, elle ne veut pas ou ne peut rien changer, les toxines reprendront leur place et les problèmes reviendront.

Ceci explique que certaines personnes mangent et boivent tant et plus et ont peu de problèmes d’intestins. Les irrigations du colon les améliorent, certes, mais pas plus que d’autres.

Alors que certains mangent bien et bio depuis des années et évacuent de grandes quantités de déchets au cours de cinq ou six séances. C’est qu’ils ont polarisé leur attention et leur énergie sur la qualité alimentaire, et en ont oublié de vivre.

Le docteur Kousmine, médecin Suisse qui a été l’une des grandes prescriptrices d’irrigations du colon en Europe, expliquait ceci :

« Les gens mangent n’importe quoi. Pour protéger l’ensemble du corps, celui-ci stocke les toxines dans un organe qui sert de poubelle. Mais quand cette poubelle est pleine, elle déborde et l’organe tombe malade. Il faut donc la vider et éviter de la remplir. »

Ce qu’elle ne disait pas, c’est que la poubelle n’est pas choisie au hasard. Elle est l’organe symbolique du problème.

On peut ajouter que les toxines sont bloquées aussi dans le cerveau, le rendant « brumeux ». La personne perd sa lucidité, sa clarté d’esprit.

Son nettoyage lui rend cette lucidité.

On peut même, considérer que ce cerveau fait le lien avec d’autres dimensions, la conscience super lumineuse dont parlait Régis Dutheil, ou les champs morphogénétiques de Ruper Sheldrake, comme une sorte d’objectif photographique.

Celui-ci, nettoyé, redonne aux patients un contact avec ces dimensions qui donnent sens à leur vie : les irrigations du colon sont un moyen d’éveil spirituel.

En tout état de fait, les témoignages de nos curistes font très souvent état de cette nouvelle lucidité, de prises de conscience que leur vie a un sens, et, cerise sur le gâteau, qu’ils retrouvent ou trouvent la sensation d’être aimé et l’envie d’aimer.

Et pour nous, cet Amour est l’énergie fondamentale de guérison, de que certains appellent Dieu, d’autres conscience universelle.

Se nettoyer des toxines permet de se laisser traverser par cette formidable énergie source de toute vie et de toute création.

Les irrigations du colon ouvrent notre dimension spirituelle!

La technique

La personne est allongée sur une table d’examen.

On utilise une canule qui est reliée à deux tuyaux, l’un, très fin, pour l’arrivée de l’eau dans l’intestin; l’autre, plus gros, pour l’évacuation des déchets.

Le thérapeute commande deux vannes, une sur chaque tuyau.

Il fait rentrer de l’eau à faible pression et bas débit dans l’intestin, en l’empêchant de sortir.

Lorsque la personne ressent l’envie d’évacuer, il ouvre la vanne d’évacuation. Celle-ci se fait dans le tuyau prévu à cet effet.

Pendant l’évacuation, le thérapeute masse le ventre en allant de la fosse iliaque droite, près de l’appendice vers la fosse iliaque gauche, près du rectum, en remontant par la droite, en suivant le côlon transverse, puis en redescendant vers la gauche. Quand plus rien ne sort, on referme la vanne d’évacuation et l’on remplit à nouveau l’intestin.

L’opération est recommencée tant qu’il y a des déchets.

La préparation

Trois jours avant une cure d’irrigation du colon, nous conseillons de ne manger que des fruits et des légumes.

Une cuillère à café de psyllium dans un grand verre d’eau matin et soir (inutile de le faire gonfler avant de boire, cela se fait dans l’intestin) et une ampoule de Raphanus trois fois par jour contribuent à faciliter les éliminations en préparant le décollement des déchets.

A suivre

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