L’alchimie de la joie

Il y a un réel pouvoir dans le sourire. Les sourires sont les seules forces virtuelles capables de mouvoir les choses pour les conduire où elles veulent ou ne veulent pas aller.

Un esprit optimiste est une sorte de prisme qui révèle les couleurs d’arc-en-ciel de choses invisibles au pessimiste.

Le prisme ne crée pas les couleurs ; elles sont dans la lumière qui nous éclaire ; il les sépare seulement, et les rend visibles à nos yeux.

Tout homme devrait avoir une lentille optimiste qui lui ferait distinguer l’invisible dans le visible, et lui révélerait toutes les beautés de son environnement.

Soyez toujours joyeux

C’est mal de s’en aller vers ses semblables avec un visage prouvant que la vie a été pour nous un désappointement, au lieu d’une ascension glorieuse.

Quelle triste chose que de voir des gens traverser la vie irradiant l’amertume, trouvant tout mauvais et ne sachant voir que la laideur ; des gens soucieux, impatients, cyniques et pessimistes ! Quelques personnes ont le don de ne voir que ce qui va mal, que ce qui est désagréable. Le pessimisme est un destructeur ; il ne produit jamais rien.

Nous avons besoin de plus de “faiseurs de joie”, de gens qui refusent de voir ce qui est laid, amer ou tortu ; de gens qui sachent voir la beauté de l’univers et la perfection de ce que Dieu a créé, et non le monde que le péché, la discorde et la maladie ont fait.

Nous avons besoin de gens qui voient l’homme et la femme comme Dieu les a créés – purs, sains, en bonne santé – et non la caricature maladive qu’ont faite le péché, la mauvaise manière de penser et de vivre,

Oh ! quelle richesse renferme une âme ensoleillée !

Soyez toujours joyeux, où que vous alliez, et quoi que vous fassiez. La joie est l’huile lubrifiante qui empêchera les frottements, et exclura les chagrins de la vie.

Quel privilège de posséder un visage souriant, capable de répandre la lumière partout où il va, de chasser les ténèbres et d’illuminer les cœurs tristes ; un visage qui a le pouvoir de faire naître la joie dans des cœurs désolés, par son regard radieux et encourageant !

La faculté de répandre le soleil autour de soi a plus de valeur que la beauté ou la fortune. Si vous voulez donner le maximum de ce dont vous êtes capable, gardez votre âme ensoleillée, pleine de beauté et de vérité, de pensées gaies et encourageantes. Chassez tout ce qui pourrait vous rendre malheureux, tout ce qui limiterait votre liberté, tout ce qui pourrait vous troubler et vous amoindrir.

La gaîté est une vraie faiseuse de miracles

J’ai entendu parler du petit impotent optimiste qu’on avait surnommé “le joyeux Joë”, à l’hôpital de la Brise de mer à Long Island. Pendant 4 ans, une grave maladie de l’épine dorsale le força à rester couché sur une planche. Cependant, il était le plus heureux de tous les enfants de l’hôpital, et en dépit de la position douloureuse dans laquelle il se trouvait, il irradiait plus de soleil que qui que ce soit d’autre dans cette maison de la souffrance.

Le critérium du caractère est cette faculté de rester gai, serein, plein d’espoir, même dans les circonstances les plus pénibles.

Il est facile d’être joyeux et optimiste quand tout va bien et qu’on jouit d’une robuste santé, mais il faut vraiment posséder des qualités héroïques pour l’être quand une mauvaise santé vous prive de force et crée des conditions d’existence défectueuses.

Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui soient gais, qui sachent rire et communiquer l’espoir et le courage. Nous avons assez des visages allongés et moroses, assez des manières réfrigérantes.

La gaîté est une vraie faiseuse de miracles. Elle donne de la force à tout l’être, double ses capacités, et fait considérer la vie sous un nouvel aspect. Aucun homme ne peut être complètement vaincu avant d’avoir perdu sa gaîté, son optimisme.

Les vrais bienfaiteurs des nations

Donnez-moi un homme qui, comme Emerson, croie qu’il y a un remède à chaque mal, une satisfaction pour chaque désir légitime de l’âme, un homme qui croie en ses semblables, quels qu’ils soient, et qui voie de la beauté et de la grâce, où les autres ne voient que de la laideur et de la décrépitude.

Donnez-moi un homme qui croie à l’existence d’un grand principe soutenant le monde et le faisant bénéficier de son pouvoir, d’un courant qui entraîne vers le ciel, un homme qui croie à une cause bienfaisante produisant des effets infiniment supérieurs à ce que nous aurions cru, un homme qui n’essaye pas de gouverner l’univers, mais qui se confie simplement dans ce grand principe.

Donnez-moi un homme qui croie au triomphe final de la vérité sur l’erreur, de l’harmonie sur la discorde, de l’amour sur la haine, de la pureté sur le vice, de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort. De tels hommes sont les vrais bienfaiteurs des nations.

L’homme qui a appris à s’entourer d’une atmosphère de paix et d’harmonie, quelque défectueux que soit son entourage, est parvenu au sommet le plus élevé de la culture personnelle.

Après tout, cette paix et cette sérénité doivent résulter de la certitude que seul est vrai ce qui est bien et bon, parce que Dieu l’a fait, et que tout le reste est faux parce que cela ne provient pas de Dieu.

Quand nous aurons compris que la discorde, la maladie et tout ce qui nous rend inquiets, nous trouble ou nous agite n’est que l’absence d’harmonie, que Dieu ne l’a point créé, et que par conséquent cela doit être faux, alors nous aurons appris le secret d’une vie vraiment harmonieuse et scientifique. Alors nous pourrons développer ce qu’il y a de meilleur en nous, en dépit du plus triste milieu ; nous connaîtrons le parfum et la beauté de la sérénité, même au sein de la discorde.

Pensez le bien ; chassez le mal ; remplissez si bien votre esprit de tout ce qui est bon, beau et vrai, que le mal n’y puise trouver place.

Semez l’espoir, la gaîté et la bonne humeur partout où vous passez

Quand nous aurons appris qu’il y a en nous assez de divin pour surmonter tous les manques d’harmonie, pour faire cesser toute dissonance qui nuirait à la grande symphonie divine, alors notre vie aura un but. Cette connaissance sera la baguette magique qui transformera le bouge en palais.

Le diacre Brown se faisait remarquer par la reconnaissance qu’il exprimait toujours dans les réunions de prières pour quelque bénédiction spéciale, lors même qu’il avait perdu tous les membres de sa famille, son foyer, ses propriétés, sa santé.

Ses amis s’étonnaient qu’il pût encore être reconnaissant. Il paraissait toujours aussi gai et aussi optimiste que jamais. “Eh bien, disait-il, si j’avais tout perdu en ce monde, je remercierais le Seigneur d’avoir encore 2 dents qui se rencontrent.”

Un monsieur, voyageant dans l’Ouest, se trouvait dans le même train qu’une vieille dame qui, par moments, sortait une bouteille de son sac et jetait par la portière quelque chose qui ressemblait à des grains de sel. Le monsieur, intrigué, lui demanda ce qu’elle faisait.

“Oh ! répondit-elle, je sème des graines de fleurs. Depuis plusieurs années, je me suis fait une règle de ne jamais voyager en chemin de fer, spécialement dans les endroits dénudés et déserts, sans jeter des graines de fleurs par la portière. Voyez-vous ces belles fleurs qui ornent le talus ? Eh bien, elles proviennent de graines que j’ai semées, le long de cette voie, il y a déjà plusieurs années.”

“Espoir, gaîté et bonne humeur ! écrit quelqu’un, semez-les partout où vous allez, comme des rosés sur votre sentier. Répandez-les à la place de l’animosité et des allusions désobligeantes. Échangez-les contre des insinuations, et substituez-les aux plaintes. Emportez-les pour les distribuer à vos compagnons de travail dans la journée, et rapportez-les, le soir, pour vos bien-aimés à la maison. Portez-les aux malades, et laissez-les avec les affligés. Partout et toujours, avec une ingéniosité toute chrétienne, servez-vous en pour réchauffer tous les lieux glacés du monde.”

Un visage qui respire la gaîté allège les cœurs

La gaîté, au sein de milieux sombres et tristes, est comme l’éclat du soleil dissipant la tristesse d’un jour sombre. L’influence d’un esprit gai ne peut être estimée. Il ne faut qu’une goutte d’huile pour arrêter les grincements d’une roue ; ainsi un tout petit rayon de soleil chasse l’ombre.

Le soleil a une influence bienfaisante et réconfortante ; il est favorable à la santé ; il réjouit toute la nature, et il réchauffe le cœur de l’homme. Ainsi un visage qui respire la gaîté allège les cœurs, donne de la force à d’autres vies, et communique le courage nécessaire pour vaincre les difficultés.

Quelqu’un l’a dit : “Un visage heureux est un présent qui peut être offert par les pauvres et les riches, les jeunes et les vieux. Il est le cadeau que chacun peut faire, et que tout le monde reçoit avec plaisir. Il est écrit dans une langue que chacun comprend, et porte un message que personne ne refuse.”

“Rien que voir son visage me fait du bien”, disait une servante irlandaise en parlant d’une visiteuse.

Combien nous aimons tous rencontrer des visages ensoleillés ! Nous ne sommes jamais trop occupés pour les voir. Il n’y a rien qui soit aussi bien accueilli que le soleil.

“Le cœur gai fait son propre ciel bleu.”

Souriez et refusez d’être triste

Nous savons tous comme le paysage lui-même paraît nous sourire lorsque nous sommes joyeux ; il semble que le soleil et les fleurs reflètent notre joie. Mais si nous sommes mélancoliques, si nous avons des idées noires, toute la nature prend la même teinte.

Quand nous perdons la faculté de sourire, notre esprit s’assombrit, il se laisse envahir par le doute et la crainte ; notre imagination devient morbide. Quand la joie s’en va, la mélancolie entre.

S’il y a une chose dont nous ayons besoin dans notre civilisation trop sérieuse, c’est d’hommes et de femmes qui sachent sourire. Il n’en coûte pas plus d’avoir un visage souriant que de garder une expression soucieuse, et quelle différence cela fait pour nous et pour les autres ! Chacun de ceux que nous rencontrons est aidé ou entravé par ce que nous irradions.

Le temps est passé où les personnes à visages allongés, trop sérieux, pourront dominer le monde. Une mélancolie solennelle était regardée autrefois comme un signe de spiritualité, mais maintenant on la considère comme la marque d’un esprit morbide. Elle n’a rien à faire avec la religion.

La vraie religion est pleine d’espoir, de soleil, d’optimisme et de gaîté. Elle est joyeuse, aimable et belle. La religion enseignée par le Christ n’a rien de lugubre, ni de déprimant. Le soleil, les lys des champs, les oiseaux de l’air, les collines, les vallées, les arbres, les montagnes, les ruisseaux – tout ce qui est beau – lui servaient de thèmes pour ses enseignements, qui ne renfermaient aucune théologie triste et froide. C’était un christianisme joyeux !

Refusez d’être triste. Réjouissez-vous ! Éloignez de vous les soucis, n’y pensez pas. Regardez aux bons côtés de la vie. Pensez avec gratitude à tout ce que vous possédez de bon, et soyez gai.

L’art d’oublier et d’enterrer tout ce qui nous a causé de la peine

Si vous avez un visage soucieux, vous montrez que l’espoir est mort en vous, que la vie a été un désappointement pour vous. Adoptez la devise du cadran solaire : “Je ne marque que les heures ensoleillées.”

Qu’y a-t-il de meilleur dans la vie que l’art d’oublier, d’enterrer tout ce qui nous a été désagréable, tout ce qui nous a causé de la peine ou a retardé nos progrès ? Celui qui pratique cet art est indépendant de son entourage immédiat. Il peut être heureux sans argent. Il est heureux, dans les mauvais moments comme dans les bons ; il conserve son égalité d’âme quand les autres ont des idées noires.

Il n’est pas difficile d’apprendre que le bien exclut le mal, que ce qui est élevé exclut ce qui est bas, que les nobles motifs, les grandes affections excluent les motifs vils, les affections mauvaises. Le bien lutte contre le mal et le vainc.

L’art de regarder le bon côté des choses et des gens

“Par-dessus tout, j’aime une gaîté conquérante, celle qui accomplit de grandes choses avec un sourire et une chanson, la gaîté du soldat qui tire le meilleur parti de tout, qui assaisonne sa maigre pitance d’une plaisanterie, qui rit de sa couche peu confortable, de l’inclémence de la saison, et siffle des airs de son pays natal tout en nettoyant son fusil.”

Quel privilège merveilleux que de pratiquer cette alchimie mentale qui rend même la pauvreté attrayante, qui voit le côté comique de la malchance !

J’ai voyagé une fois avec un jeune homme qui, par nature, pratiquait cette alchimie, et transformait en or les expériences les plus désagréables. Il trouvait de la jouissance dans les situations les plus ordinaires, et même les plus embarrassantes. Il avait le don de voir toujours le côté comique des choses, et faisait rire tout le monde.

Une fois, nous fûmes tellement ennuyés par les puces, dans un hôtel de Vienne, que nous ne pûmes dormir. Je vois encore mon jeune ami, assis par terre, et riant en me déclarant qu’il venait de capturer la plus grosse puce, celle qui tiendrait certainement le record parmi ses congénères.

On possède tout quand on a acquis l’art de regarder le bon côté des choses et des gens.

Le monde est un miroir qui nous renvoie notre propre image. Si nous lui sourions, il nous sourit ; si nous pleurons, il nous fait triste mine.

Traversez-vous la vie déprimé, misérable, ou savez-vous vous élever au-dessus de ces petits ennuis qui détruisent la paix de tant de gens ? Apprenez le bel art de jouir de chaque personne et de chaque chose ; comme l’abeille, extrayez le miel de toute fleur. Prenez l’habitude de retirer quelque chose de bon de toutes les expériences de la vie ; chacune d’elles renferme de quoi enrichir votre vie.

Sachez influencer les autres

Une personne employée dans un commerce raconte ainsi l’intéressante expérience qu’elle fit :

“Je partis un jour pour mon travail, bien décidée à essayer le pouvoir des pensées gaies (assez longtemps j’avais été triste et découragée). Je m’étais dit : J’ai souvent observé qu’un heureux état d’esprit a une merveilleuse influence sur mon état physique ; je veux l’essayer sur autrui, et voir si ma pensée juste pourra les influencer. Vous voyez que je suis curieuse.

“De plus en plus résolue à atteindre mon but, je me répétais, en marchant, que j’étais heureuse, que tout le monde me traitait bien, et je me sentais ainsi tout encouragée ; je me tins plus droite, mon pas devint plus léger, et j’eus la sensation de marcher sans toucher terre. Inconsciemment, je souriais. Je regardais les visages des femmes que je croisais, et j’y lus tant de tristesse, d’anxiété, et même de maussaderie, que mon cœur s’émut, et que je désirai leur communiquer un peu du soleil intérieur qui m’éclairait.

“Arrivée au bureau, je saluai la personne qui tenait les livres et lui fis une remarque aimable, en passant, ce que je n’aurais jamais fait dans d’autres circonstances, car je n’ai pas l’esprit d’à-propos ; cela créa tout de suite entre nous un courant agréable qui dura tout le jour ; elle avait été influencée par mon accueil.

“Le directeur du bureau était un homme très affairé et très préoccupé de ses affaires ; lorsqu’il me faisait quelque observation sur mon travail, j’en étais ordinairement très froissée (étant trop sensible par ma nature et par mon éducation) ; mais ce jour-là, j’avais décidé que rien ne viendrait me troubler, aussi lui répondis-je gaîment. Son front se dérida, et une aimable cordialité s’établit entre nous. Il en fut ainsi toute la journée ; je ne permis à aucun nuage de venir troubler la beauté de mon ciel.

“Dans la famille où je demeurais, il en fut de même, et là où j’avais jusqu’alors rencontré peu de sympathie, je vis naître une chaude amitié. Les gens feront la moitié du chemin pour vous rencontrer, si vous voulez bien faire l’autre.

“Ainsi, mes sœurs, si vous pensez que le monde ne vous traite pas bien, n’attendez pas un jour de plus pour vous dire : Je veux rester jeune en dépit de mes cheveux blancs. Même si tout ne va pas toujours comme je le voudrais, je veux vivre pour les autres, et faire briller le soleil sur le sentier de tous ceux que je rencontrerai. Vous trouverez le bonheur en semant des fleurs autour de vous ; vous ne manquerez jamais d’amis ou de compagnons, et par-dessus tout, la paix de Dieu remplira votre âme.”

Ayez l’habitude de faire du bien aux autres en chaque occasion

Quelques personnes ont le talent de faire vibrer les mauvaises cordes ; du meilleur instrument elles tirent des sons discordants. Toute leur musique est en ton mineur ; les ombres prédominent dans toutes leurs peintures. Il n’y a rien de gai, d’ensoleillé ou de beau autour d’elles. Leur apparence est morose ; pour elles, les temps sont toujours durs et la monnaie rare. Chez elles tout est mesquin ; rien ne vient élargir et enrichir leur vie.

Pour d’autres, c’est exactement le contraire. Ces personnes-là ne répandent aucune ombre ; elles irradient le soleil. Chaque bouton qu’elles touchent ouvre ses pétales, et répand son parfum et sa beauté. Elles ne vous approchent jamais sans vous égayer ; elles ne vous parlent jamais sans vous inspirer de bonnes pensées. Elles sèment des fleurs partout où elles vont. Elles pratiquent cette heureuse alchimie qui transforme la prose en poésie, la laideur en beauté, la discorde en harmonie. Elles voient ce qu’il y a de meilleur en chacun, et prononcent toujours des paroles plaisantes et encourageantes.

Aucune habitude ne vous procurera plus de satisfaction et ne vous enrichira davantage que celle de faire du bien aux autres, en chaque occasion. Si vous ne pouvez fournir une aide matérielle, si vous n’avez pas d’argent à donner, vous pouvez toujours aider par votre esprit enjoué, votre sympathie réconfortante, votre bonté et vos paroles encourageantes.

Il y a plus de cœurs qui soupirent après l’amour et la sympathie, que de cœurs qui soupirent après l’argent, et cela vous pouvez toujours le leur donner.

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