Le Calme

Comment acquérir le calme ?

Pour se corriger de l’emportement et de la colère, il faut travailler à acquérir une qualité excessivement précieuse, c’est le calme. On ne l’obtient que par la complète éduca­tion de la force de volonté. Il faut donc employer tous les moyens déjà indiqués dans ce but et ceux qui suivront.

Il s’agit surtout de nous rendre maîtres de nos émotions et le meilleur moyen, contraire à l’opinion courante, est de prendre l’habitude de ne les communiquer à personne. C’est bien à tort que nous nous figurons que nous aban­donnons une partie de nos émotions en les confiant à autrui.

Au contraire, nous grossissons leur importance par l’attention que nous leur octroyons dans ce but. Il faut leur imposer silence à ces émotions irritantes et non point leur prêter l’organe de notre parole. Il faut aller plus loin et arriver à ce qu’elles ne soient pas décelées par nos gestes ni même par les mouvements de notre physio­nomie. Nous devons pouvoir conserver l’impassibilité absolue. Ainsi nous nous sentirons et serons véritablement forts.

Il faut, pour obtenir ce résultat, une longue pratique. Mettons-y de l’obstination et le succès sera assuré. En attendant, retirons toute attention à ce qui suscite nos colères.

Comment dominer nos nerfs et résister aux mouvements de colère ?

Sitôt que par le canal de notre ouïe ou de notre vue nous sentons une excitation malsaine se produire en nous, détournons rapidement notre regard et fermons promptement nos oreilles, éloignons-nous si possible et concentrons notre attention sur quelque autre chose.

Il y a aussi un moyen pratique d’apprendre à dominer nos nerfs et à résister aux mouvements de colère. Il a été imaginé par les Hindous.

Il consiste à nous coucher commodément sur un matelas, plusieurs fois par jour si possible, pendant quelques minutes durant lesquelles nous nous appliquons à détendre tous nos muscles. Il faut, mentalement, passer en revue toutes les parties du corps et s’assurer qu’aucun muscle ne reste contracté. Cela fait, il s’agit de refouler petit à petit toute idée, tout sentiment, ne prêtant plus qu’un peu d’attention à la respiration qui doit être calme et profonde.

Rester quelques minutes dans cet état qu’on ne parvient à réaliser convenablement qu’avec un peu d’entraînement. Les résultats en sont excellents. Il est à noter que 10 minutes de cet exercice équivalent à un repos ordinaire 10 fois plus long au moins.

À la fin de ces exercices, on sent un bien-être particulier, l’esprit est plus clair, on domine mieux son corps, on obtient un sentiment de calme délicieux.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *