Le Pouvoir de l’Imagination

À rien d’autre ne concernant sa vie, ne peut l’aphorisme « un homme est tel que ce qu’il porte en son cœur », s’appliquer plus précisément à la santé d’un homme. Une bonne santé peut être établie en pensant à la santé, tout comme une maladie se déclare en pensant à cette maladie.

Et si vous devez penser réussite, attendez-la, visualisez-la, faites de votre esprit un énorme aimant pour l’attirer, si vous êtes supposé l’obtenir, de même si vous voulez être sain, vous devez penser santé, la désirer, la visualiser, l’encourager, en rendant votre esprit tel un énorme aimant, afin de l’attirer abondamment.

Aussi longtemps que des déficiences physiques, des faiblesses, ou des conditions morbides existent dans notre imagination, que notre esprit est empli de visions concernant un état de santé critique, le corps devra répondre, car nos corps ne sont rien d’autre que la projection de nos pensées, de nos esprits objectivisés. Quand la pensée malsaine disparaît, le corps réagit immédiatement et redevient normal.

Un journal médical très réputé révèle ce cas intéressant :

« Deux Londoniens séjournèrent à la campagne dans une maison où un cas de scarlatine fut diagnostiqué. L’un d’eux, un non-imaginatif, un garçon bien portant mentalement, s’éveilla le matin en pleine forme. L’autre, un homme délicat et nerveux, fut très malade, ne dormit pas, et une terrible éruption cutanée se manifesta, que tous deux déclarèrent être la scarlatine.

« Un télégramme à un Londonien du service médical fut expédié, et celui-ci arriva par le premier train. Le patient supposé s’avéra n’avoir absolument aucune fièvre, hormis celle qu’il imagina de lui-même. En vérité, il n’y eut pas de scarlatine dans cette maison. Le cas fut malencontreusement diagnostiqué, et le visiteur effrayé se tortura lui-même dans une violente éruption, tout cela sans la moindre raison. »

On ne peut jamais obtenir la santé en contemplant la maladie, pas plus qu’on ne peut atteindre la perfection en s’attardant sur l’imperfection, ou l’harmonie en se complaisant sur la discorde. Nous devons garder constamment devant nous un idéal élevé de santé et d’harmonie, et nous devons combattre toute pensée discordante et tout ennemi du bien-être, comme nous combattrions une tentation au crime.

N’affirmez ou ne répétez jamais au sujet de votre santé ce que vous ne désirez pas. Ne vous attardez ni sur les ennemis de votre santé, ni sur l’étude de vos symptômes.

Les médecins disent qu’une santé parfaite est impossible à celui qui se « dissecte » et qui se préoccupe sans cesse de lui-même, s’auscultant constamment, et toujours en alerte concernant le moindre symptôme malin.

Churchill a laissé une philosophie sur la santé dans les vers suivants :

« La voie la plus sûre conduisant à la santé, d’après la coutume, est de ne jamais supposer que nous serons malades.

La plupart de ces démons, que nous autres pauvres mortels dissimulons en nos consciences,

Proviennent des docteurs et de l’imagination. »

Peu d’entre nous réalisent le pouvoir presque surhumain de l’imagination, de par ses effets sur la santé.

Des milliers d’hommes et de femmes dépérirent, victimes de leur imagination. Ils étaient convaincus d’avoir contracté une maladie, qu’en réalité ils n’eurent jamais.

La cause n’était pas dans le corps, mais dans l’esprit. Les archives médicales révèlent que chaque année, un grand nombre d’individus meurent d’une hydrophobie imaginaire.

C’est une chose très commune de considérer un chien comme fou, lorsqu’il a simplement une crise, ou qu’il est très effrayé par le fait d’être poursuivi par ceux qui ont peur de lui, et qui projettent leur état d’esprit du moment sur son cerveau, ce qui a pour conséquence de le rendre comme fou.

Il n’y a rien qui puisse accélérer le développement d’une maladie aussi rapidement que l’état d’esprit qui a tendance à diminuer notre la vitalité, en recherchant constamment la chose que nous redoutons, toujours sur l’expectative, et guettant tout symptôme qui se présenterait.

Nous sommes profondément affectés par notre imagination, qui élabore toutes sortes d’horribles prédictions et de mauvais présages, à partir de choses que nous craignons et redoutons le plus.

Nous avons tous fait l’expérience de souffrir de causes qui se sont par la suite avérées n’être rien d’autre que de purs épouvantails issus de notre imagination.

Un esprit délicat et imaginatif peut évoquer toutes sortes de formes épouvantables, d’images sataniques, qui torturent de la même façon que si elles étaient réelles.

Les gens nerveux à l’imagination vive voient rarement la vie d’une façon parfaitement saine et salubre ; ils sont absolument aptes à devenir morbides et à concevoir une montagne d’une simple taupinière. En ce qui concerne leur santé, chaque petite douleur ou simple anomalie est exagérée et interprétée comme le symptôme de quelque chose de redoutable à venir.

Ces gens sont, d’autres parts, fortement influencées par certaines convictions héréditaires. Si les générations précédentes furent malheureuses, si leurs ancêtres dépérirent à cause de la tuberculose, du cancer, ou de tout autre maladie redoutable, la conviction qu’il est très vraisemblable qu’il développe l’une ou l’autre de ces maladies fatales, pend comme une lame acérée au dessus de leurs têtes, détériore sérieusement leur santé, et paralyse leurs efforts.

Tout homme peut se débarrasser de ses pensées pernicieuses, ennemies de l’esprit et du corps, s’il s’en donne la peine.

Il n’est pas difficile d’exclure ces pensées envenimées de l’esprit. Tout ce que nous devons faire, c’est substituer la pensée de nature opposée à ce qui produit ce poison fatal, ce qui produira toujours l’antidote.

La discorde ne peut exister en présence de l’harmonie.

La pensée courageuse, confiante, pleine d’espoir éliminera rapidement la pensée craintive, découragée, douteuse. Si nous introduisons des images plaisantes, joyeuses, dans l’esprit, les sombres et maussades pensées devront disparaître. Une santé excellente et abondante peut être établie, simplement en pensant et en vivant correctement.

Beaucoup de médecins réguliers aujourd’hui, et bientôt tous, montreront aux patients comment faire usage de cette grande méthode, le pouvoir médicinal de la pensée, le miracle de penser correctement qui les unit avec la force support de cette chair. Ils révèleront à chaque patient quelle attitude d’esprit, quelles affirmations, et quelles auto-suggestions auront la plus forte tendance à les maintenir en bonne condition ; ils leur enseigneront l’emploi approprié de suggestions.

Le médecin de demain utilisera très largement ces idées, ces attitudes mentales et ces suggestions comme remèdes.

L’heure viendra où nous n’autoriserons plus les pensées discordantes à vaguer dans nos esprits, autant que nous ne disperserions de graines de chardon en nos jardins.

Sachant bien que penser c’est construire, nos pensées seront contrôlées et harmonieuses.

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