Le travail, une bonne assurance-santé

Quelqu’un demanda un jour à une célèbre cantatrice si elle était quelquefois malade et incapable de maintenir ses engagements. « Non, » reprit-elle, « nous autres chanteurs ne pouvons nous permettre d’être malades.

Nous devons remplir nos engagements ; nous ne sommes pas assez riches pour abandonner. Il est réputé que les grands chanteurs, les grands acteurs, et les conférenciers sont rarement malades en périodes chargées. Ils sont contraints par les nécessités de la profession à mettre de côté leurs sentiments personnels, et à garder la foi dans le public. Quel en est le résultat ?

N’est-il pas notable qu’en dépit de la nature exigeante de leurs tâches, des heures tardives où ils sont obligés de veiller, de la charge constante sur leurs facultés mentales et physiques, et s’ils prennent correctement soin de leur santé, qu’ils conservent jeunesse et santé jusqu’à un âge bien plus avancé que les hommes et les femmes appelés à d’autres vocations ?

L’activité mentale est une grande préservatrice de santé, une grande prolongatrice de vie. Les exercices d’esprit et de corps semblent être les correctifs médicinaux appropriés des maladies. Ils semblent être absolument nécessaires pour la préservation d’une santé robuste. Rien ne dépérira plus rapidement qu’un intellect qui se complaît l’oisiveté.

S’il y a bien quelqu’un dans ce monde dont on peut avoir pitié, c’est bien pour celui qui pense qu’il n’a rien à faire, qu’il n’y a aucune raison suffisante qui puisse le faire sortir de lui-même, aucune ambition qui puisse lui faire utiliser ses facultés, faisant appel à ses ressources.

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