L’Envie et la Jalousie

J’ai encore à vous signaler 3 autres ennemis de notre force de volonté et de notre énergie. Ce sont : l’envie, l’esprit chagrin, la colère et l’emportement.

Nous devons les combattre vaillamment, nous persuadant bien que chaque heure que nous perdons à ne pas leur livrer bataille correspond à une perte considérable dans notre bien-être matériel aussi bien qu’intellectuel et moral.

Pourquoi l’envie et la jalousie nous détruisent-elles ?

L’envie et sa sœur la jalousie sont aussi déprimantes et funestes que la peur. Si nous analysons ces sentiments au creuset de notre jugement et de notre raison, nous nous apercevrons bien vite qu’ils ne présentent aucune utilité pour nous et ne nous procurent aucune jouissance vraie. En revanche, elles dépensent, en pure perte, une grande somme de notre énergie.

Dans l’envie et la jalousie, il n’y a absolument rien d’heureux, et de réjouissant, sans compter qu’il n’y a non plus rien d’honorable. Elles s’op­posent au développement de notre force de volonté et à l’élan de nos pensées.

L’envie et la jalousie ne peuvent modifier en quoi que ce soit notre situation vis-à-vis de ceux envers lesquels nous les pratiquons. Elles diminuent au contraire la force qui nous est nécessaire pour nous procurer une situation analogue à celle enviée. De plus, elles gâtent notre vie, nous aigrissent le caractère. C’est une des formes, les plus vaines, les plus malfaisantes de notre égoïsme. Elles sont toujours malveillantes.

Comment combattre l’envie et la jalousie ?

Pour combattre l’envie et la jalousie, nous devons constamment et soigneusement leur retirer toute notre attention en la reportant sur des projets utiles et avantageux, sur des choses agréables.

Disons-nous bien et fermement, chaque fois que l’envie et la jalousie viendront nous visi­ter, que ce que nous envions chez autrui, nous pouvons l’obtenir par notre force de volonté et par notre énergie à penser et à désirer. Disons-leur à ces pensées importunes et néfastes « Arrière ! arrière ! faites place à l’espérance, à la bienveillance et à la confiance ».

Réjouissons-nous du bonheur des autres, de leur fortune, de leurs succès, c’est encore le meilleur moyen de nous en procurer de semblables.

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