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Les grands de ce monde possèdent une grande puissance de concentration

Elle est naturelle chez quelques rares individus ; les autres ont besoin de la développer.

Napoléon la possédait naturellement à un degré extraordinairement élevé, car il passait, avec la plus grande facilité, d’un travail à l’autre, sans se laisser impressionner par l’idée de celui qu’il venait de terminer, ou de celui qu’il devait faire après. Sa journée terminée, il s’étendait, même sur l’affût d’un canon, et s’endormait aussitôt, pour se réveiller quelques heures après avec la même instantanéité et parfaitement reposé. Beethoven, devenu sourd à vingt ans, ne composa plus que des oeuvres splendides, en grande partie dues à la Concentration qu’il avait acquise par le fait même de sa surdité.

A la prise de Syracuse par les Romains, Archimède dessinait avec sa canne sur le sable un plan qu’il devait exécuter pour la défense de la ville. La Concentration de sa pensée était telle que, malgré le tumulte et les cris de détresse de ses concitoyens, ne voyant pas que l’armée victorieuse était, à quelques pas derrière lui, il fut tué par un ennemi sans même l’avoir aperçu.

Le Génie et même les grandes facultés de l’esprit sont constitués par la puissance de la Concentration. Un morceau de bois constamment, exposé au soleil le plus ardent ne s’enflamme pas ; mais si on interpose entre la surface du bois et le soleil, une lentille convexe, de telle façon que son foyer corresponde à un point, de cette surface, on voit, bientôt, ce point noircir, fumer et s’enflammer.

La Concentration nous représente la lentille focalisant exclusivement notre énergie sur le travail que nous exécutons. Celui qui sait concentrer sa pensée et la diriger vers le but qu’il veut atteindre sans la laisser dévier, sans rien perdre, décuple, de ce fait seul, sa puissance et ses moyens d’action.

Des études ont révélé ce constat étonnant : sur un échantillon de personnages qui ont réussi dans leur vie (réussite au sens le plus large du terme, c’est-à-dire qui ont atteint un but qu’ils s’étaient fixés), TOUS possédaient une puissante concentration mentale. Leurs particularismes est que dans n’importe quelles conditions, même les plus difficiles (bruits environnants, sollicitations, conditions matérielles succintes, etc) ces individus restaient concentrés.

« L’homme, dit Atkinson, qui sait prendre un intérêt dans son travail et trouver un plaisir véritable dans sa lâche de chaque jour est, évidemment, celui qui produit le plus et qui vit le plus heureux. Il ne connaît ni l’ennui, ni la lassitude, ni le dégoût, ni l’abêtissement.

L’homme qui a, sans cesse, les yeux sur la pendule ou qui suspend constamment son pic dans l’attente de la cloche, n’est qu’une pauvre et misérable machine à qui sont également défendues les joies de l’action et les satisfactions du devoir. »