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L’idée qui agit sur les plaies

Des eczémas, des plaies de toutes sortes, peuvent guérir par l’idée. Les guérisons de Lourdes : Le cas de Gargam : ulcérations aux jambes qui se cicatrisent. Le cas de Rudler : fracture compliquée de plaie suppurante.

Le Dr Teste et le cas de Mme Périer : fistule et ulcération d’intestin. – De 2 incisions semblables faites au bistouri sur les avant-bras, l’une « magnétisée », guérit plus vite que l’autre.

Les guérisons de Lourdes

N’est-ce pas par ce même mécanisme vasodilatateur créé par l’idée que des eczémas, des dermatoses de toutes sortes, peuvent apparaître à la suite d’une émotion. Et la vasoconstriction d’origine émotive peut très bien expliquer la guérison d’affections cutanées, même graves et anciennes.

Les guérisons de Lourdes abondent en faits de ce genre. De vieilles plaies suppurantes se cicatrisent après l’immersion dans la piscine ou après le passage du Saint-Sacrement.

Nous ne trouvons pas exorbitant qu’un malade, atteint d’une plaie, crée en lui sous l’action de l’émotion religieuse, au niveau de cette plaie, des réactions nerveuses vasoconstrictrices capables de diminuer l’exsudation de sérum sanguin, donc de diminuer les sécrétions morbides.

Et de la diminution à la suppression, il n’y a qu’un pas.

Il est connu le cas de Gargam, cet employé des postes qui guérit à Lourdes, et dont le Docteur Le Bec raconte l’histoire. (Rev. de Philosophie. Janv. – Fév. 1922). Gargam, à la suite d’une collision de trains, fut paralysé à la partie inférieure du corps. Peu de temps après l’accident apparaissent des troubles de nutrition des tissus au niveau des orteils, puis des ulcérations autour des ongles.

Le Bec conclut : « lésion de la moelle avec troubles trophiques ». On mène le malade à Lourdes. Instantanément il guérit de sa paralysie. « Les troubles trophiques n’ont pas guéri tout de suite ; ils ont demandé plusieurs jours » (Le Bec ne dit pas combien).

Croire que la Sainte Vierge guérit

Le même auteur relate le cas, bien connu des catholiques, du bûcheron Pierre de Rudler qui, en 1867, avait eu la jambe cassée par la chute d’un arbre ; fracture compliquée de plaie. On mit un appareil. La plaie s’enflamma. Elle suppura 8 ans.

Au cours de la maladie, un fragment d’os de 6 cm s’élimina. On voulut amputer le membre : il existait un trou par lequel on voyait sortir les 2 bouts d’os qui se refusaient à se souder.

Désespéré, de Rudler se décide à invoquer la Sainte Vierge dans une grotte, près de Gand, à Oostacker. Il se place sur un banc. Il prie.

Tout à coup, écrit Le Bec, « il éprouva une commotion violente… il comprit qu’il était guéri…, il se mit à courir (?) (on ne dit pas si la plaie s’est fermée dans les jours qui suivirent ; c’est regrettable).

Le Bec continue : « il survécut 24 ans, et est mort d’une congestion pulmonaire des vieillards. On a enlevé le squelette de ses jambes après sa mort, et on en fait un moulage. On m’a fait l’honneur de me donner ce moulage que je vous présente : vous pouvez voir qu’il y a bien eu fracture ».

Guérir par le magnétisme

Le Dr Teste, dans son livre Magnétisme animal, cite le cas d’une dame Périer qu’il guérit par le magnétisme de « fistules et ulcères au rectum, avec rétrécissement de cet intestin ».

Depuis 11 ans, dit Teste, cette dame avait son affection qui suppurait. Mme Périer voulut être magnétisée tous les jours. On était le 6 novembre. Le 20 novembre, 2 des plaies du rectum étaient guéries. Le 21, les douleurs du rectum étaient presque dissipées. Le 25, la malade déclare que les plaies étaient guéries et que le trou fistuleux était fermé.

Magnin a relaté l’expérience suivante : il prie un confrère de lui faire, sur chacun des avant-bras, à l’aide d’un bistouri, une incision.

Le confrère s’efforce de faire les 2 incisions aussi semblables que possible en profondeur et en longueur. Le même pansement couvrira les 2 blessures. Une seule condition sera différente : Magnin se fera « magnétiser » le bras droit, et pas le gauche. L’auteur affirme que l’avant-bras droit a été cicatrisé avant le gauche.