L’indécision : l’ennemi invétéré de la persévérance

La capacité de prendre une décision est une vertu beaucoup plus rare qu’on ne pourrait le croire. Encore plus rares sont ceux qui savent comment se servir de cette qualité à des fins pratiques.

Les bases d’une bonne décision

Par le mot “décision” nous n’entendons pas les résolutions soudaines qui caractérisent les gens superficiels et têtus.

Une décision est productive seulement lorsqu’elle résulte de la réflexion et de la coordination dont la pratique nous permet de discerner très rapidement les avantages et les potentiels de n’importe quel projet.

Elle ne se base pas sur des jugements préétablis parce que, formant ses déductions à partir de l’expérience, elle ne peut se fier uniquement aux antécédents, d’autant plus que les événements ne se reproduisent jamais de la même façon.

Les décisions rapides sont donc basées principalement sur les conditions présentes tout en prenant en compte leur ressemblance relative aux faits passés.

Néanmoins, c’est la philosophie des faits eux-mêmes qui, en suscitant la réflexion, mène à la décision qui est en réalité un composé d’observation et d’initiative. La réflexion et la concentration sont impératives

La capacité de regrouper les pensées et de se concentrer sur elles est le fondement de toute décision judicieuse.

En pratiquant cette concentration mentale, on apprend rapidement à ne négliger aucun détail des circonstances connues qui présentent, au fond, des points communs avec nos circonstances actuelles.

Cet examen détaillé fait surgir devant nos yeux un millier de menues observations qui, prises dans leur globalité, constituent des preuves suffisamment convaincantes pour nous autoriser à nous forger une opinion définitive.

Ce point est de la plus grande importance pour ceux qui désirent acquérir la vertu de la persévérance.

S’ils n’apprennent pas à se concentrer, ils ne développeront jamais la qualité d’observation et ne pourront jamais prendre une décision à partir de la connaissance exacte des faits concernés.

La réflexion et la concentration sont les lampes jumelles qui éclairent les lieux sombres de notre conscience.

La réflexion indique la direction à prendre

Mais comment se poser et prendre une décision si rien ne nous indique la meilleure direction à suivre ?

Celui qui n’a pas acquis l’art de la réflexion est comme le voyageur qui se trouve obligé de choisir un chemin dans les ténèbres de la nuit.

N’est-il pas normal qu’il sente une légère hésitation avant de s’engager définitivement sur un chemin dont il ne connaît ni la direction ni les dangers éventuels ?

Ceux qui pratiquent l’art de la réflexion ne se retrouvent jamais dans cette mauvaise position.

L’habitude qu’ils ont développée de peser attentivement les pour et les contre de chaque question, doublée de la facilité de concentration qu’ils ont acquise, leur permet d’envisager rapidement les avantages et les inconvénients de différentes actions.

Quelques instants de réflexion leur suffisent pour regrouper les raisons d’entreprendre une affaire et de passer mentalement en revue celles qui pourraient les en dissuader.

Leur décision quelle qu’elle soit ne sera pas source de regrets car elle aura été fondée sur des déductions clairement définies, fondées sur une investigation poussée de tous les éléments favorables ou défavorables à une action.

Autre avantage de la pratique constante de la réflexion

La pratique constante de la réflexion a de plus l’avantage de développer l’impartialité nécessaire à celui qui souhaite éviter, lorsqu’il prend des décisions réfléchies, les erreurs involontaires.

Nombreuses sont les personnes qui cachent la vérité à elles- mêmes afin de pouvoir suivre leurs penchants personnels, tout en se donnant un semblant de justification pour apaiser leur conscience.

C’est pourquoi on ne peut jamais assez insister sur la nécessité d’exercer une sincérité absolue dans toutes nos évaluations, que cette sincérité froisse notre amour-propre ou non, et surtout quand elle nous interdit de faire quelque chose qu’on aimerait beaucoup faire.

Toutefois, pour devenir une vertu qui nous guide dans nos vies, la décision non seulement doit être prompte et basée sur des fondements solides, mais elle doit être durable aussi.

Causes et conséquences de l’indécision

n’est plus fatal à l’activité et à l’acquisition de la persévérance qu’un perpétuel changement d’ambitions.

L’homme indécis ne connaîtra jamais le sentiment de bien-être intérieur qui découle de la réalisation d’un projet.

Il n’éprouvera jamais la gratification de voir son œuvre achevée, parce que bien avant d’être parvenu à la moitié de son chemin il le quittera pour un autre.

L’indécision est souvent due à une versatilité de caractère contrariante, qui fait qu’on rejette subitement ce qu’on appréciait auparavant. C’est la propension à une satiété rapide, compliquée du désir insatiable de quelque chose de meilleur.

C’est une prédisposition largement répandue mais regrettable de ne voir, après coup, que les mauvais aspects d’une chose et de les amplifier hors de toute proportion.

La perfection n’est, hélas, pas de ce monde et ceux qui la recherchent courent le gros risque de ne jamais même l’entrevoir.

Mais les personnes à l’esprit versatile sont beaucoup moins susceptibles de comprendre cette vérité parce que leur poursuite de la perfection absolue leur sert d’excuse pour changer constamment de buts.

Il est moins humiliant de dire “Je n’ai jamais encore rencontré la perfection” que d’admettre qu’on a été, soi-même, incapable de la découvrir.

Ce flux perpétuel de changements ne permet aux indécis d’obtenir qu’une connaissance imparfaite de n’importe quelle matière, parce qu’ils ne prennent jamais le temps d’approfondir quoi que ce soit.

Mais ils ne reconnaîtront jamais leur manque de profondeur et, comme ils ont gratté la surface de beaucoup de questions, ils aiment poser devant le monde en individus désabusés. Il existe 2 sortes d’indécision.

L’indécision due à une versatilité de caractère contrariante

Celle que nous venons d’évoquer et qui est le trait dominant des personnes incapables d’accomplissements véritables.

À peine ont-elles commencé à s’intéresser à un projet qu’elles se préparent à en découvrir les défauts dans le but de se donner un prétexte pour ne pas le poursuivre.

Elles accueillent avec joie tout conseil qui tend à les en faire détourner, même celui dont la superficialité et la partialité sautent aux yeux.

En même temps, elles s’appliquent à minimiser l’importance des conseils favorables au projet considéré.

Elles aspirent toujours à conquérir de nouveaux domaines et s’emparent avec effervescence de chaque occasion qui se présente pour quitter le travail en cours et en commencer un autre.

Si, pour une raison ou une autre, elles se voient obligées de continuer sans interruption le travail commencé, elles s’exécuteront de manière superficielle et de mauvaise grâce.

Leur esprit est constamment attiré par un futur travail qu’elles se sentent disposées à commencer sur-le-champ et dont elles découvrent, chaque jour, les nouveaux avantages.

Les personnes appartenant à ce type d’indécis sont capables de prendre des résolutions rapides mais de caractère éphémère.

À peine un désir s’est-il formé dans leur esprit, qu’un autre se présente qu’ils accueillent avec la même ferveur.

Le cours de leur vie est une succession de contradictions qui illustrent fidèlement l’instabilité de leurs convictions.

Ainsi nous les voyons souvent revenir à leur point de départ, reprendre de nouveau une idée qu’ils avaient abandonnée, uniquement pour la laisser tomber un peu plus tard et la remettre au goût du jour après un certain temps.

Ils ne connaîtront jamais la plénitude de satisfaction qui comble le cœur de ceux qui contemplent un ouvrage achevé.

Cette versatilité provient largement de la manière superficielle avec laquelle ils prennent leurs décisions.

Comme ils n’ont guère accordé un moment de réflexion aux difficultés éventuelles et que la force de leur volonté est quasi- inexistante, on les voit soudain s’arrêter au premier obstacle, incapables de rassembler l’énergie nécessaire pour le surmonter ou le contourner.

La lâcheté face à la nécessité de faire un effort est une autre des causes de ce genre d’indécision.

Au tout premier avant-signe de fatigue, l’effort est abandonné pour être repris après un certain temps puis de nouveau découragé et la vie passe en tentatives avortées, tout cela à cause d’un manque de persévérance dans l’application des décisions qui ont été prises.

L’indécision due à la timidité

Il existe un autre type d’indécision : celle des timides.

Ces personnes n’ont pas l’occasion de regretter une résolution hâtive, parce qu’elles s’entourent d’une multitude de précautions qu’elles extraient des circonstances avec une minutie scrupuleuse.

Mais cette peur excessive des conséquences, alliée à un manque de confiance en soi que rien ne parvient à éradiquer, les empêche de prendre les décisions requises par les conditions en question.

Lorsqu’elles se trouvent absolument contraintes à agir, elles s’y prêtent comme à une obligation et avec une timidité qui dans la majorité des cas empêche un résultat positif.

Elles attendent le dernier moment, puis font une tentative dans le sens de l’action qui s’impose, mais avec peu de chance de réussite en raison de l’inhibition provoquée par leurs scrupules imaginaires.

Si les indécis que nous avons évoqués en premier lieu sont condamnables à cause de l’absence de prévoyance, les créatures timides pèchent par l’excès inverse, par la multiplicité de précautions dont ils s’entourent et qui les empêchent d’accomplir leur tâche.

L’indécision est un obstacle pour l’acquisition de la persévérance

Les premiers ne veulent pas voir les inconvénients du chemin qui les attire.

Les seconds ne voient que les mauvais côtés des décisions qu’ils se sentent forcés de prendre.

Les gens superficiels entreprennent les choses sans réfléchir et se trouvent contraints à reculer dès qu’ils prennent conscience du caractère incertain du terrain sur lequel ils avancent.

Les timides, en revanche, ne parviennent jamais à démarrer et au moment de départ, un obstacle quelconque, réel ou imaginaire, leur bloque la route ; ou alors, c’est la seule crainte de rencontrer des difficultés qui leur offre l’occasion de reporter encore le moment de se jeter dans l’action.

Le premier groupe est enclin à commencer la nuit même un travail qu’il serait plus approprié de commencer le lendemain matin.

Le second reporte indéfiniment les choses au lendemain afin d’écarter du chemin le travail qui aurait du être fait hier.

Cette tendance est un obstacle insurmontable pour l’acquisition de la persévérance.

Les péchés d’omission ont souvent des conséquences plus graves que les péchés de commission.

On pardonne plus facilement ces derniers. On peut encore minimiser l’importance d’une action regrettable, mais il est difficile d’excuser l’oubli et l’indifférence.

Une personne indécise pourrait compromettre ses chances de survie

Comme nous l’avons déjà dit, les timides reportent fréquemment toute action parce que leur tempérament s’accommode bien de l’inactivité passagère.

Mais nous aurions tort de les croire satisfaits de cet état intérieur qui leur permet de reporter d’un jour encore une décision à laquelle à la fin ils ne pourront échapper.

Dès l’instant où ils remettent à plus tard l’acte de volonté, cela devient pour eux un véritable cauchemar dont ils sont incapables de se délivrer.

L’idée de devoir prendre une résolution leur gâche tout le plaisir du moment présent et l’agonie est prolongée avec chaque nouvel ajournement.

Ajoutons à cela que, pendant ce temps, les événements suivent leur cours et chaque acte qui devait être accompli se charge des tracas additionnels causés par le retard.

Il arrive fréquemment que l’opportunité passe ou qu’une longue hésitation la rend obsolète et crée ainsi une foule de désagréments qui auraient pu être évités.

Certaines maladies physiques ou morales exigent le recours au scalpel.

En reportant indéfiniment une opération qui lui sauverait la vie, la personne indécise compromet irrémédiablement ses chances de survie.

La patience et la persévérance sont essentielles

Nous voyons ainsi certains patients, dont la maladie est beaucoup plus grave que celle dont souffrent d’autres, guérir à force de patience et de persévérance dans le traitement inauguré au bon moment et scrupuleusement suivi, en dépit des douleurs et de l’inconfort qu’il engendre.

D’autres, en revanche, qui semblaient avoir beaucoup plus de chances de guérir, succombent après un long martyre qu’une petite décision et un peu de persévérance auraient pu leur épargner.

Les troubles mentaux proviennent souvent de l’inertie de la volonté qui, en différant les réformes exigées par les circonstances, commet des dégâts dans le cerveau, alors qu’une décision avisée, soutenue par la persévérance y aurait établi le contentement et la paix.

L’art de prendre une décision rapide et sage

Une décision rapide et sûre est donc un élément incontestable de la réussite à condition qu’elle soit maintenue avec fermeté.

Nous avons déjà dit que, tout en obéissant aux règles de la prudence, il était facile de prendre des résolutions rapides et sages en même temps.

En premier lieu vient la réflexion, puis la déduction et enfin l’expérience fondée sur les informations rassemblées, le tout nous aidant à former une opinion fiable c’est-à-dire celle qui réunit toutes les chances de s’avérer exacte.

Aucun raisonnement ne peut prétendre à l’infaillibilité et il serait présomptueux de se vanter qu’on n’a jamais commis d’erreur.

Mais nous devons reconnaître que les personnes qui risquent le moins de tomber dans l’erreur sont celles qui ont soigneusement observé les circonstances du passé et qui ont recueilli toutes les leçons de vie prodiguées par ce maître inégalé que nous appelons l’Expérience.

Néanmoins, toute cette peine sera vaine si ces personnes ne s’entraînent pas à conférer à leurs décisions le caractère de continuité.

Vérifier le degré de sa propre perspicacité

Pour parvenir plus facilement à des décisions rapides, il est bon de vérifier le degré de sa propre perspicacité.

Dans ce but, il faut s’imaginer contraint de prendre certaines décisions dont le résultat est vérifiable et d’essayer de le faire avec la plus grande rapidité et, en même temps, la plus grande lucidité possible.

Il faut choisir, pour cet exercice, les incidents ordinaires de la vie de tous les jours en se donnant la règle de ne rien décider à la légère.

Puis, lorsqu’on a pris une décision, il faut s’astreindre à s’y tenir en particulier si elle peut nous causer des désagréments. Cette dernière condition peut, au contraire, nous servir de leçon pratique. Ce sera la preuve du manque de réflexion qui a dicté notre conduite et nous pourrons en tirer les conclusions qui nous apprendront à être encore plus attentifs la prochaine fois.

La pratique de suivre infailliblement le cours décidé est bénéfique autant dans les affaires intellectuelles que dans les actions de la vie quotidienne.

La vie et l’existence des indécis sont gâchées par ce défaut

Rien n’est plus susceptible de faire dévier de la route choisie que les rêves de la personne irrésolue.

Il est difficile à quelqu’un d’entreprendre une action nécessaire si son attention se détourne de l’affaire en cours pour se fixer sur une chose qui lui est complètement étrangère.

Cependant, si nos protestations auprès de cette personne sont suffisamment vigoureuses pour la dissuader de persister dans cet autre projet, c’est à contrecœur qu’elle l’abandonnera n’ayant de cesse de le regretter, en dépit des évidences.

Les indécis nous dépeignent les projets qu’ils ont abandonnés avec des couleurs brillantes alors que les projets qu’ils ont décidé, bon gré mal gré, de suivre leur paraissent immanquablement remplis de difficultés. Ils ne retirent jamais une joie complète de leurs plaisirs.

S’apprêtent-ils à sortir ? Ils regrettent déjà le confort de leur maison. Restent-ils à la maison ? La perspective d’une promenade leur paraît plus séduisante et ils s’énervent contre ce qu’ils qualifient d’emprisonnement.

La vie n’est pour eux qu’une suite ininterrompue de regrets. À peine sont-ils parvenus à prendre une décision, qu’ils souffrent déjà de devoir renoncer à agir exactement dans le sens opposé.

Leur vie intellectuelle est gâchée par ce défaut terrible autant que leur existence physique. lire. Elles ne peuvent même pas décider de choisir ce qu’elles vont

À peine ont-elles commencé le travail qu’elles ont décidé de faire qu’elles se mettent à regretter celui qu’elles ont du laisser de côté.

Mais si elles décident, après tout, de revenir à ce dernier, elles ne manqueront pas de le trouver encore plus insipide que le premier.

Ceci est la forme pessimiste de l’indécision.

La forme optimiste de l’indécision est aussi dangereuse

La forme optimiste n’est pas moins dangereuse.

Au lieu de ne voir que les mauvais côtés de ce qu’ils possèdent ou des résolutions qu’ils ont prises, les indécis optimistes voit tout à travers des lunettes roses. Pourtant, ce qu’ils ont abandonné ne leur semble pas moins attirant.

Une vieille fable raconte comment un âne placé entre 2 bottes de foin, chacune lui paraissant aussi succulente et alléchante que l’autre, est mort de faim tout simplement parce qu’il n’a pas pu faire le choix entre les 2.

Certains indécis ressemblent à ce quadrupède. Rien ne leur semble désavantageux dans les nombreux projets variés qu’ils conçoivent.

Ils refusent absolument de voir autre chose que les aspects favorables de tous ces plans lorsqu’il en vient à faire leur choix.

Puis, hésitant entre l’un et l’autre, ils laissent passer l’opportunité, une opportunité qu’il est déjà difficile de retenir en temps normaux et qui daigne rarement revenir à ceux qui l’ont ratée une fois.

Il est donc indispensable au confort élémentaire de la vie de pratiquer l’art d’être capable de prendre des décisions.

Il faut s’exercer pour acquérir l’art de prendre une bonne décision

En choisissant comme objet de cet exercice des événements auxquels nous participons, nous avons un moyen tout prêt de les contrôler.

Un procédé utile est de nous appliquer à décider dans des questions difficiles, comme par exemple celles qui concernent les personnes avec lesquelles nous sommes associées.

L’avenir nous éclairera bientôt sur la valeur de nos estimations.

Nous devons nous occuper des faits dont les résultats ne peuvent échapper à notre observation.

Il serait de toute évidence inutile de s’intéresser aux circonstances dont les enjeux principaux nous sont inconnus, car dans de pareils cas nous somme plus ou moins obligés de nous en remettre aux prophéties au lieu de pouvoir être en mesure de faire des prévisions basées sur la connaissance des faits.

Dès que le résultat nous aura prouvé l’exactitude de notre jugement, nous n’aurons plus de raison de douter de nos aptitudes dans ce sens et la décision, produite par une réflexion sérieuse, deviendra bientôt le fondement de toutes nos actions.

La logique de nos déductions ne laissera plus de place au doute sur leur exactitude, nous pourrons donc poursuivre avec persévérance notre but et le succès viendra bientôt couronner nos efforts et nous récompenser d’avoir mené notre entreprise avec sagesse et courage.

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