Ne pas savoir ce que l’on veut

la reussite est en moiSi vous vous proposiez de faire un puzzle de 1.500 pièces sans modèle, combien de temps cela vous prendrait-il ?

Si ce même puzzle avait un modèle mais représentait une image abstraite, un peu floue, aux éléments difficiles à distinguer, ne seriez- vous pas découragé d’avance ?

Si, au contraire, ce puzzle représentait une image claire et détaillée dont vous avez le modèle, votre travail n’en serait-il pas facilité ?

Lequel de ces 3 puzzles, en supposant qu’ils ont tous 3 le même nombre de pièces, sera le plus facile à réaliser ? La réponse est évidente. Plus ce que vous voulez réaliser sera clair dans votre esprit, plus ce sera aisé et plaisant.

En entendant parler d’objectif, certains pensent que cela n’a rien à voir avec leur vie quotidienne. Ils ont l’impression que c’est un concept pour commerciaux, chefs d’entreprises ou sportifs qui ont besoin de mesurer leurs progrès. Pourtant, il est nécessaire d’avoir des objectifs, quel que soit le résultat que l’on veut atteindre.

Nous avons tous à l’esprit des personnes qui progressent fermement vers leurs objectifs et d’autres qui tournent en rond ou se déplacent en traînant les pieds. Cela ne signifie pas que ces dernières soient paresseuses ou médiocres, mais simplement qu’elles ne savent pas ce qu’elles veulent.

Pour beaucoup, les seuls objectifs qu’ils aient jamais eus sont les « bonnes résolutions de fin d’année ». Ce que l’on souhaite pour soi- même, à l’occasion du nouvel an, est du genre:

« Que l’année soit bonne ! « que ma situation s’améliore », « que ce soit une année sans accident », « que ma santé soit bonne », « que mon salaire augmente », « que les ventes s’améliorent », « qu’apparaisse l’homme – ou la femme – de ma vie ».

Vus ainsi, nos désirs semblent n’avoir aucun lien avec notre pouvoir de créer ce que nous voulons. En attendant des autres qu’ils décident pour nous, qu’ils reconnaissent notre valeur et qu’ils veuillent bien nous donner notre chance, nous nions que c’est à nous de prendre notre vie en main.

Le premier pas pour atteindre vos objectifs est de DÉCIDER CE QUE VOUS VOULEZ.

Pas ce que vous croyez que vous devriez peut-être vouloir. Ou ce que les autres croient que vous devriez vouloir. Ce qui compte ici c’est, au fond de vous même, ce que vous attendez de la vie.

Tout ce que vous n’avez pas obtenu dans votre vie c’est parce que vous ne l’avez pas voulu, ou pas avec assez de force. Vous connaissez sûrement plusieurs histoires qui en sont la preuve. Souvenez-vous d’une circonstance de votre vie où vous vouliez quelque chose et où vous l’avez obtenue. Vous étiez convaincu de ce que vous vouliez et quand vous le vouliez. Pourtant, on vous disait: « Tu es fou; tu n’as pas assez d’argent, ni de temps, ni de relations.., ce n’est pas pour toi ! » Face à cela, vous avez réagi en pensant: « Je ne sais pas comment, mais j’y arriverai » et vous êtes parvenu à vos fins.

Si vous pouvez trouver un tel exemple dans votre vie, racontez-le en quelques phrases dans votre journal de bord. Peu importe que ce ne soit pas un grand exploit. Ce qui compte, c’est de reconnaître que vous avez su mettre en oeuvre une stratégie pour atteindre vos fins et que vous pourrez appliquer cette même stratégie gagnante pour d’autres projets, grands ou petits.

Si vous prenez le temps suffisant pour lire ce qui suit et faire les exercices que nous vous proposons, vous pouvez être sûr d’apprendre beaucoup de choses sur vous-même, sur vos objectifs de vie et sur vos aspirations profondes.

Tout d’abord, nous vous invitons à vérifier ce que vous voulez vraiment, en vous autorisant à rêver. Même s’il est vrai que tous les êtres humains font usage de leur imagination, tous ne s’autorisent pas à rêver. C’est peut-être pour cela que beaucoup n’ont pas encore identifié ce qui leur donnerait l’élan dont ils ont besoin.

Certains pensent que les rêveurs sont des enfants attardés ou des poètes. Pourtant, les hommes d’état visionnaires, les entrepreneurs qui réussissent, les inventeurs et les leaders religieux ont tous des rêves. Ces rêves paraissaient souvent « absurdes » à leur entourage parce qu’ils n’avaient pas « les pieds sur terre ». Mais, c’est à partir de là qu’ils ont commencé à se familiariser avec leur idée et qu’ils se sont convaincus qu’elle était possible. Petit à petit, la réalisation de leur rêve est devenue plus proche et mieux acceptée, jusqu’à ce que cela cesse d’être un rêve parce qu’il était devenu une réalité.

Exercice: imaginer sans limite

L’exercice suivant serait plus facile en utilisant cliquant sur le lien et en fermant les yeux. Sinon, vous pourrez aussi lire ces instructions pour vous-même.

Préparez votre journal de bord et de quoi écrire.

Installez-vous dans un endroit confortable où vous ne serez pas dérangé. Détendez-vous.

Cliquez ici pour commencer l’exercice

« Vous êtes le maître d’un royaume merveilleux – le pays des rêves – où vous pouvez obtenez tout ce que vous voulez : TOUT. Qu’est-ce que vous voulez dans votre vie ?

Laissez flotter votre imagination sans y mettre de limite.., sans vous censurer… Vous êtes un Roi Magicien et vous avez tous les pouvoirs… Oubliez ce que vous avez été… oubliez les circonstances dans lesquelles vous vivez… Il n’y a plus de limitation financière… plus de handicap physique… émotionnel… intellectuel.., plus aucune limite… vous n’avez pas à être réaliste… C’est le royaume du rêve… vous avez tous les droits.., tous les pouvoirs… Tout en respectant votre environnement et votre entourage, que voulez-vous obtenir ? Où voulez-vous arriver ? Qu’est-ce qui serait assez important ou motivant pour que cela mérite que vous y investissiez votre vie ?

Quoi que ce soit, laissez-le prendre forme dans votre esprit… Laissez-vous aller à rêver… »

Ecrivez maintenant ce qui vous est venu à l’esprit. Des images, ce que vous vous êtes dit, ce que vous avez ressenti, sans rien juger.

Certaines personnes ont des rêves de grandeur, de pouvoir et d’abondance, face auxquels elles sont gênées parce qu’il leur semble exagéré, démesuré ou fou d’avoir de telles ambitions. Si nous jugeons ainsi nos propres rêves, nous pouvons tuer dans l’œuf nos véritables désirs qui se cachent derrière. Aucune ambition, aussi grande soit-elle, ne doit être écartée a priori car les critères pour en juger peuvent justement être le piège qui nous retient prisonnier.

Exercice : la liste éclair

Dans son livre « Comment atteindre ses objectifs avec succès », la psychologue nord-américaine Joyce Brothers explique une technique qui lui a permis d’aider de nombreuses personnes à trouver ce qu’elles voulaient dans la vie. Elle l’appelle « la technique de la liste éclair ».

Selon cette psychologue, lorsqu’une personne se met à réfléchir sur ses buts dans l’existence, elle tend à le faire en termes vagues et approximatifs, ou flous. Par contre, si on lui demande d’exprimer ses vœux comme elle aurait pu le faire au bon génie de la lampe d’Aladin, elle s’exprime de façon concrète et précise.

La raison en est qu’on ne peut demander quelque chose d’aussi vague que « le bonheur » au génie de la lampe. Pour être exaucé, il faut lui exprimer des désirs concrets.

Application

Prenez votre journal de bord et de quoi écrire.

Imaginez que le génie de la lampe est devant vous et qu’il vous donne 15 secondes pour exprimer 3 vœux. Top chrono ! Vous n’avez pas le temps de réfléchir… Ecrivez ce que vous souhaitez avec le plus de force, en ce moment. STOP !

La valeur de cet exercice tient dans le fait d’écrire, sans réfléchir, la première chose qui se présente à votre esprit. C’est pourquoi on l’appelle « la liste éclair ».

Avez-vous appris quelque chose sur vous ? L’auteur de la technique recommande de répéter cet exercice régulièrement pendant une période de 3 mois. Ecrivez chaque fois 3 vœux. Ceux-ci seront peut- être différents d’une fois sur l’autre. A la fin de la période, il vous suffira d’analyser vos listes éclair pour avoir une idée de ce qui compte vraiment le plus au monde, pour vous.

Sans réfléchir, écrivez le nom des 3 personnes à qui vous aimeriez le plus ressembler. Cela peut être quelqu’un dont vous n’admirez qu’un seul aspect ou qualité.

De la même façon, écrivez les 3 compliments les plus beaux que vous ayez reçus ou les 3 réussites dont vous vous sentez le plus fier. En faisant ces exercices, soyez le plus honnête possible avec vous- même. Cette information doit rester totalement confidentielle. Après un certain temps, relisez ce que vous avez écrit et prenez au sérieux ce que ce matériel révèle sur vos objectifs et sur vos attentes dans la vie.

Un cas vécu de passion précoce

Louis Santos est le propriétaire et le directeur d’une des écoles de langues vivantes les plus prospères de Colombie. Son histoire est remarquable parce qu’il naquit et passa toute sa jeunesse à Zapatoca, bourgade de moins de 5.000 habitants d’une région reculée de son pays, où les perspectives de s’en sortir pouvaient sembler extrêmement réduites.

Un jour, dans son enfance, il écouta par hasard une conversation où son père affirmait avec vigueur qu’avec la victoire des Alliés (lors de la seconde Guerre Mondiale), le défi était maintenant d’apprendre l’anglais:

« Celui qui ne saura pas parler anglais restera à la traîne ».

Cette phrase l’impressionna fortement. Il avait 12 ans et il décida qu’il ne resterait pas à la traîne. Les difficultés du projet ne l’effleurèrent même pas. Il utilisa tout ce qui était à sa portée pour le mener à bien. Avec un petit poste à transistors, il parvenait à écouter La Voix de l’Amérique, tard le soir. Il ne comprenait rien à ce qu’il entendait mais il réussit à apprendre par cœur certains messages publicitaires qui étaient souvent répétés.

Non seulement il n’avait pas de professeur mais personne dans le village, n’avait la moindre notion du sens des phrases qu’il apprenait. Sans en connaître l’orthographe, il essaya d’identifier dans un dictionnaire, des mots qu’il n’avait jamais vu écrits. Mais il ne se découragea pas. Il savait ce qu’il voulait. Il persista dans ses efforts et commença à apprendre l’anglais par tous les moyens.

Devant un tel désir, les maîtres d’écoles et les adultes du village faisaient leur possible pour l’aider. En particulier, ils lui apportaient tous les écrits en anglais qu’ils pouvaient se procurer. Le jeune homme en vint même à mémoriser complètement son petit dictionnaire d’anglais, ce qui lui prit plus d’un an.

Mais ses efforts furent récompensés le jour où un photographe américain passa par son village.

Avec les connaissances qu’il avait, il offrit ses services comme interprète. Le photographe accepta et se transforma ainsi en son premier professeur. A partir de là, Louis Santos progressa très rapidement dans l’étude de la langue.

Quand il se présenta au baccalauréat, il réussit à passer en même temps un examen d’aptitude à la langue anglaise, dans une université américaine, où il obtint la meilleure note possible. Il avait alors 18 ans et, sans être sorti de son village, il parlait l’anglais presque aussi bien qu’un nord-américain.

L’histoire continue jusqu’à nos jours où Louis Santos lit, écrit et parle, sans accent, 4 langues étrangères. Il aide des milliers de personnes à en faire autant grâce à une méthode originale qu’il a créée, mise au point et qui est reconnue et utilisée dans plusieurs écoles de langues dans le monde.

Celui qui a des objectifs clairs

  • A de l’enthousiasm Sa vie est intense et tout lui paraît intéressant.
  • Sait qu’il crée lui-même ses opportunités et que c’est lui qui choisit ce qu’il veut
  • Accepte seulement de faire ce qui contribue à ses buts à court où long
  • Comme il sait où il se dirige, il peut choisir rapide- ment quand il est devant plusieurs alternatives.
  • Est créatif et orig Optimise son temps et ses res- sources pour atteindre de meilleurs résultats.
  • A une forte disposition à se remettre en question, à faire des essais et à apprendre de ses erreurs.

Celui qui n’a pas d’objectif

  • A l’impression que dans sa vie « il ne se passe rien d’intéressant ». S’ennuie facilement et se sent démotivé.
  • Attend qu’une occasion se présente ou que les autres lui disent ce qu’ils vont faire de
  • Accepte n’importe quelle proposition qui lui paraît attrayante dans l’instan
  • Se sent angoissé et confus devant plusieurs alterna- tives intéressantes, car ses priorités ne sont pas claires.
  • A une faible énergie et créativité parce qu’il fait juste ce qu’il faut pour « rester en veilleuse ».
  • Est peu disposé à prendre des risques car il ne se croit pas capable de créer son propre S’occupe surtout de conserver ce qu’il a déjà.

Profitez de la secrétaire de direction qu’il y a dans votre cerveau

Jusqu’ici, vous avez pu préciser quelques-uns de vos désirs. Mais il y a une grande distance entre un désir et un but. Vous pouvez avoir le désir de vous orienter vers une activité qui soit en relation avec les gens, pas avec les machines ou les chiffres. Pour en faire un but il faudra reformuler ce désir de façon plus spécifique comme: « Je veux être médecin, avocat, psychologue ou enseignant ».

S’il est tellement important d’avoir des buts précis c’est que, en ne les ayant pas, vous gaspillez une merveilleuse faculté dont dispose votre cerveau, justement pour vous aider à atteindre vos buts. Cette faculté s’appuie sur un organe cérébral appelé « le système réticulaire ».

Un auteur américain, Louis E. Tice, en parle en utilisant une sympathique métaphore:

Le système réticulaire, affirme-t-il, est comme une bonne secrétaire de direction. Il sait à qui il peut permettre l’accès à son « patron ». Son travail est de déterminer, parmi les centaines de messages qui bombardent simultanément et en permanence votre système nerveux, quels sont ceux qui sont importants pour vous. Tous les messages sont reçus mais seuls ceux qui sont sélectionnés par le système réticulaire parviennent à votre conscience.

Vous êtes le patron de votre système réticulaire. Si vous lui indiquez clairement quels sont vos objectifs, ils donnera priorité dans ses choix à l’information qui a le plus de valeur par rapport à ces objectifs.

Un exemple classique est celui de la mère qui dort dans la chambre à côté de celle de son bébé malade. Rien ne la réveille: ni le bruit de la rue, ni celui de la télévision, ni une dispute entre ses autres enfants. Mais elle se réveille dès que son bébé se met à tousser. Cela ne signifie pas que cette toux est plus bruyante que le son du téléviseur, mais que son cerveau est programmé pour recevoir seulement l’information qui l’intéresse par-dessus tout.

Nous sommes souvent surpris de la quantité d’informations qui nous parvient soudain, dès que l’on décide d’acheter un certain objet, que l’on s’intéresse à un nouveau négoce ou que l’on se met à la recherche d’un cours sur un thème particulier. Il suffit que nous nous intéressions à un sujet pour le rencontrer partout, comme s’il était tout d’un coup devenu à la mode.

Ce phénomène est très net avec les prénoms. Si nous choisissons un prénom « rare » pour notre enfant, nous sommes étonnés ensuite du nombre de parents qui ont fait le même choix. Ce qui se passe c’est que, comme ce nom ou ces informations nous intéressent maintenant, notre système réticulaire retient des données qui étaient là mais qui nous étaient complètement indifférentes auparavant.

Votre système réticulaire est un radar qu’il faut programmer

Un autre avantage de votre système réticulaire, c’est qu’il est en état d’alerte permanente. Peu importe que vous soyez occupé à autre chose. Par exemple, une femme va faire des courses en voiture avec une amie. n pleut. Elle pense que ce serait agréable de trouver une place près du magasin pour ne pas se mouiller. Mais elle est engagée dans une conversation intéressante avec son amie. Une place libre se présente face au magasin. Elle y gare son auto de façon presque automatique, sans interrompre un seul instant sa conversation.

Si cette femme n’avait pas fait le projet de stationner en face de ce magasin, mais plutôt dans un parking situé 100 mètres plus loin, elle serait probablement passé devant la place libre, sans la voir. C’est ainsi que travaille notre système réticulaire. Si nous lui indiquons ce que nous voulons, il devient un allié merveilleux. Sinon, nous gaspillons son potentiel.

Combien de fois vous est-il arrivé d’aller faire des achats de Noël et d’être revenu les mains vides ? Pourquoi n’avez-vous rien trouvé ? Parce que vous ne saviez pas, à l’avance, ce que vous alliez chercher. Vous n’avez pas programmé votre système réticulaire.

Si vous aviez su clairement ce que vous vouliez « une voiture à pries pour votre neveu, qui ne coûte pas plus de… et un pull-over pour votre père dans telle fourchette de prix », votre système réticulaire vous aurait conduit directement au bon endroit. Ou bien, en passant devant les vitrines, il vous aurait indiqué: « Là il y en a un, et là un autre… », sans que vous ayez aucun effort conscient à produire.

Nous allons vous donner quelques clés pour vous aider à convertir en objectifs ce qui n’est encore que désirs ou sujets d’intérêts. Ensuite, nous vous demanderons de les formuler par écrit, dans votre journal de bord.

Formulez vos buts en termes positifs

Vous avez des comportements qui vous dérangent et que vous aimeriez changer. Quand vous vous proposez de le faire, vous pensez que votre but c’est de ne plus avoir ce comportement. Vous êtes donc tenté de formuler votre demande en termes de « Je veux cesser d’avoir mauvais caractère » ou bien « Je me propose de ne rater aucune matière ce trimestre ». Cependant, vous allez voir que ces formulations négatives peuvent avoir des effets contraires à ceux que vous recherchez et qu’il sera beaucoup plus efficace de dire : « Je veux avoir bon caractère » ou bien ‘ »Je veux réussir dans toutes les matières ce trimestre ».

Notre système réticulaire présente une limitation qu’il nous faut découvrir maintenant: il prend tout ce qu’on lui dit, au pied de la lettre. Si on lui dit « ce chien n’est pas méchant », ce qu’il retient c’est « méchant… méchant… » et tout notre système nerveux va être mobilisé sur cette supposée méchanceté. Alors que si on lui avait dit « ce chien est gentil » (formulation positive), nous aurions été immédiatement rassurés.

Comme nous l’avons vu, en nous fixant un but nous activons notre système réticulaire qui se met immédiatement à travailler, comme un détecteur qui cherche et sélectionne, entre les éléments qui nous entourent, ceux que nous avons « programmés » comme étant intéressants pour nous. Si vous dites « Je veux que mes problèmes d’argent cessent », votre système réticulaire entend  » problème d’argent, problème d’argent… » et il va vous apporter, pendant toute la journée, des preuves que c’est un sacré problème. Si vous lui dites plutôt: « Je veux trouver des moyens de payer », il va vous signaler, au passage, tout moyen qui vous permette de payer. Attention, donc, aux mots et aux tournures de phrases que vous employez !

Soyez le plus concret possible

En écrivant vos objectifs, signalez les principaux comportements qui prouveront que vous les avez atteints. Dire: « Je veux être un bon patron » peut signifier beaucoup de choses. En face de ce but, écrivez ce que signifie pour vous « être un bon patron ». Faites-le en termes de comportements. Par exemple:

  • Expliquer patiemment et en détails chaque tâche que je confie à un
  • Dire très clairement à mes collaborateurs quels résultats j’attends d’eux dans une mission donnée et à quelle date je veux qu’elle soit terminée.
  • Reconnaître en paroles au moins une qualité du travail que je reçois.
  • Faire toujours les remontrances en privé.

Il y a des gens qui se fixent comme objectif: « Passer plus de temps en famille ». Ce n’est pas assez spécifique. Pour en faire un véritable objectif, il faudrait dire: « Je vais passer toutes mes fins de semaine avec ma femme et mes enfants et je n’amènerai pas de travail à la maison ». Ou bien: « Je vais aller au cinéma avec mes enfants, au moins une fois par semaine ».

Autre exemple, celui de quelqu’un qui souhaite faire plus d’exercices pour se maintenir en forme. Son objectif pourrait être: « Prendre une demi-heure par jour, avant de partir au travail, pour faire du jogging dans le parc voisin ».

Arrangez-vous pour savoir si vous progressez vers votre objectif

Il vous faut avoir des indicateurs externes que vous accepterez comme une évidence que votre objectif est atteint. Par exemple, si vous voulez être riche, vous devrez spécifier la quantité d’argent, le niveau de revenu et les possessions qui signifieront, pour vous, que vous avez atteint votre objectif de richesse.

Autre exemple : nombreux sont ceux qui veulent « réussir professionnellement ». Mais que peut signifier un tel but pour des personnes différentes ?

  • Etre engagé dans une certaine entreprise ? o Travailler pour un certain type de clients ? o Créer sa propre entreprise ?
  • Etre reconnu comme expert dans un domaine spécifique ?
  • Etre nommé recteur d’université ?
  • Gagner un concours international ?
  • Diriger une équipe de plus de 10 personnes compétentes ?

Il y a de multiples façons de mesurer ce que signifie pour vous « réussir votre vie professionnelle ». Si vous prenez soin d’écrire vos propres critères, vous saurez ce que vous avez à faire pour progresser vers votre objectif. Vous saurez aussi quelle part du chemin vous avez déjà parcourue et à quel moment vous pourrez considérer que vous avez pleinement réussi. Comme c’est vous qui fixez votre propre but, c’est vous seul qui pouvez savoir à quel moment vous l’avez atteint. « Réussir sa vie professionnelle » signifie, sans doute, quelque chose de tout à fait différent pour quelqu’un d’autre. Qu’importe ? Ce qui compte, c’est que vous sachiez ce que cela signifie pour vous.

Il y en a qui affirment que leur but est de « s’améliorer sans cesse », et donc qu’il ne leur est pas possible d’y mettre un terme. De notre point de vue, cette formulation ne constitue pas un objectif car elle n’est ni concrète, ni spécifique. Le fait de vouloir progresser constamment n’empêche pas d’avoir des buts spécifiques, bien au contraire. Cela implique simplement qu’une fois un objectif atteint, il y en aura un autre, et puis un autre encore, et ainsi de suite, jusqu’à la fin de notre vie. Mais si vous voulez être aidé par votre système réticulaire, donnez-lui des indications concrètes et mesurables.

Allez-vous dans la bonne direction ?

Nous venons de voir l’utilité d’avoir des critères pour savoir que vous avez atteint votre objectif. Nous allons voir qu’il est tout aussi important de prévoir des bornes de repérage qui vous permettent de savoir si vous allez dans la bonne direction.

Les repères temporels sont parmi les plus utiles. Par exemple, si votre objectif est de créer votre propre entreprise dans un délai de 2 ans, vous devriez avoir prévu une série d’étapes qui vous permettront d’évaluer l’avancement de votre projet:

« Avoir établi les contacts et l’étude de marché pour définir le type de produits ou services que je vais offrir d’ici la fin du premier semestre. Choisir mes associés et réunir le capital et le crédit nécessaires d’ici la fin de la première année. Au troisième semestre du projet, obtenir au moins 5 prospects disposés à me faire des commandes pour un montant mensuel approximatif de…

Au quatrième semestre, prendre un local commercial et y recevoir les premières commandes. »

Si votre but est de faire des études universitaires, il pourrait être formulé ainsi: « Commencer à faire telles études à l’Université, à telle date… ». Les repères temporels de suivi pourraient être les suivants: « Avoir tous les documents prêts pour telle date », « avoir mis tel montant d’argent de côté le… « . Fixer une date de réalisation est aussi important que l’objectif lui-même. Nous connaissons tous les promesses jamais tenues du genre J’arrêterai de fumer demain… », parce que c’est toujours demain. Notre esprit fonctionne ainsi. Si nous nous donnons un délai jusqu’à un futur indéfini, pour notre esprit, ce sera toujours pour plus tard et nous n’y arriverons pas.

Assurez-vous que la réalisation de vos objectifs dépend de vous

Il y a certainement beaucoup de choses que vous aimeriez réaliser. Par exemple, que votre conjoint perde ses mauvaises habitudes ou que votre patron soit moins autoritaire et arbitraire. Heureusement, les êtres humains sont ainsi faits qu’il est très difficile de les faire changer de l’extérieur. On pourrait même dire que c’est impossible dans des conditions normales (par opposition à conditions extrêmes), ne changent quand ils ont envie de changer. La réalisation de ce type d’objectif ne dépend pas de vous; vous n’en avez pas la maîtrise.

« Que mes enfants soient heureux » ne dépend pas de vous, non plus.

Se sentir heureux est un état personnel et subjectif qui ne peut, en aucun cas, être imposé de l’extérieur. Il est du même ordre que la spontanéité. L’injonction: « Sois spontané ! » est totalement paradoxale, puisque « être spontané » c’est justement agir de son propre élan, sans qu’on vous le demande.

« Le progrès de mon pays » ou « Le progrès de la science » sont des finalités auxquelles vous pouvez participer mais qui ne dépendent pas seulement de vous. Elles ne peuvent pas constituer des objectifs personnels. Il sera donc nécessaire d’être plus spécifique et de préciser votre contribution personnelle dans ce sens. Pour vous assurer que vous avez la maîtrise d’un but que vous vous fixez, vérifiez qu’il s’agit bien de quelque chose que vous pouvez influencer directement car, dans le cas contraire, vous vous exposez à beaucoup de frustrations inutiles.

Prévoyez votre stratégie générale, pas chaque mouvement

Quand une équipe de foot va en rencontrer une autre, son directeur technique établit une stratégie de jeu. n dispose ses forces et protège ses points faibles, en fonction de l’adversaire. Mais, en aucun cas, il ne pourrait prévoir chaque mouvement des joueurs sur le terrain parce qu’il y a trop d’éléments qu’il ne contrôle pas.

Il se passe la même chose avec nos objectifs: nous ne pouvons pas prévoir chacune de nos actions sur le terrain. Cela signifie que si nous attendions d’être sûrs de tout, nous ne commencerions jamais. Il suffit d’avoir un objectif clair et une stratégie générale. Pour le reste, nous trouverons les réponses, au fur et à mesure de nos progrès.

Il y a des gens dont les objectifs sont clairs mais qui ne passent pas à l’action parce qu’ils n’ont jamais fini de planifier et de se préparer, et qu’ils ne veulent courir aucun risque d’erreur. Dans ce cas, la personne finit souvent par ne rien faire, à force d’attendre des circonstances favorables qui ne sont jamais réunies. Nous sommes quelque fois paralysés par la crainte de nous tromper. Si vous êtes tenté de ne pas agir pour ne pas commettre d’erreur, songez que « ne rien faire » peut être la pire des erreurs.

D’autres personnes se fixent des objectifs et commencent à avancer, sans avoir réfléchi à la stratégie pour parvenir à leurs fins. Il se peut qu’elles réussissent, si elles s’engagent suffisamment dans l’action. Mais il se peut aussi qu’elles tournent en rond. Combien de temps et d’énergie auraient-elles économisés, si elles avaient réussi à mieux planifier leur action ? C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir une stratégie, sans chercher à prévoir chacun de vos pas.

Choisissez des buts en accord avec vos valeurs

Quand vos buts sont en accord avec vos principes et vos valeurs, et avec ceux de votre environnement, vous pouvez compter non seulement sur vos propres ressources mais aussi sur celles de votre entourage. Une entreprise qui est source d’emplois et de bien-être pour la communauté, en même temps que pour son créateur, recevra beaucoup plus de soutien qu’une autre qui ne serait profitable qu’à son propriétaire.

Vos objectifs sont l’expression de vos désirs, et non la prolongation de vos possibilités actuelles

Il y a des gens qui, au moment de fixer leurs buts dans l’existence, se sentent limités par ce qui leur manque ou ce qu’ils ne sont pas.

« Moi qui n’ai pas fait d’études, comment pourrais-je arriver à cela ?…. Moi qui n’ai que des dettes, où vais-je trouver de l’argent? »

Et pourtant, si votre but est suffisamment important pour vous, vous trouverez les moyens de le réaliser même si, au début, cela semble complètement farfelu. Si vous vous étiez laissé guider par vos possibilités et ressources du moment, vous n’auriez probablement pas entrepris une partie des projets que vous avez finalement réalisés dans votre vie.

Attachez-vous au « quoi », pas au « comment »

En travaillant sur chaque objectif, il vous faudra spécifier le « quoi », le « quand », le « comment » et « les conditions spécifiques ».

Le « quoi » correspond à ce que vous voulez obtenir.

Le « quand » est le temps que vous considérez nécessaire pour atteindre votre objectif. Comme nous l’avons vu, cette mesure est importante parce qu’elle vous permettra d’évaluer si vous progressez au rythme prévu. Dans le cas contraire, ce sera un indicateur utile de ce qu’il y a peut-être quelque chose à revoir dans votre plan d’action.

Par exemple, il y a une grande différence entre perdre 10 kilos en 6 semaines ou en 3 ans. De même, il est très différent de vous proposer d’écrire un livre sur l’œuvre du Président de la République d’ici la fin de l’année ou d’ici 5 ans.

Le « comment », c’est la méthode et les moyens que vous prévoyez d’utiliser pour atteindre votre objectif. Et si nous vous invitons à vous attacher au « quoi » et pas au « comment », c’est parce qu’il est très important de bien faire la différence entre le but à atteindre et les diverses méthodes possibles pour y parvenir.

Par exemple, imaginons que votre objectif soit de créer votre propre entreprise et que vous ayez prévu, pour cela, de vendre votre maison de campagne. Les semaines et les mois passent, sans que vous trouviez acquéreur pour cette maison. Ne vous désespérez pas en pensant que vous n’allez pas réussir à trouver l’argent nécessaire. L’objectif est de créer votre propre affaire, pas de vendre votre maison ! Changez votre méthode, pas votre objectif. Vous pourrez certainement trouver un autre « comment » alors que le « quoi » reste le même.

Il y a des gens qui croient que leur objectif est inaccessible parce que la façon dont ils avaient prévu de s’y prendre n’a pas fonctionné. Aussi décident-ils alors de changer d’objectif, alors que la logique devrait plutôt les conduire à changer de méthode. Le « comment » vient après le « quoi » et notre esprit est capable de beaucoup d’invention quand le but est clair.

Le philosophe oriental, Idris Shah, nous dit à ce sujet:

« Une fois que tu connaîtras la fin que tu poursuis, tu pourras imaginer les moyens. La fin ne justifie pas les moyens, elle les fournit ».

« Les conditions spécifiques ». Si, malgré nos recommandations, votre objectif est quelque chose de très général, dans le genre « être compréhensif envers le point de vue des autres », il vous faudra obligatoirement spécifier « avec qui » et « en quelles circonstances ». Par exemple, cela pourrait être « avec mon fils adolescent quand il me parle de ses camarades de classe ».

Ne croyez pas que spécifier un objectif dans le court terme soit limitant. Ce sera simplement un objectif intermédiaire qui vous rapprochera de votre objectif général. L’action s’applique toujours à des circonstances et à des personnes concrètes. Si vous laissez votre formulation « ouverte », sans préciser avec qui et dans quelles conditions cela s’applique, vous pourrez toujours vous dire: « Je n’ai pas été très compréhensif avec les gens aujourd’hui. Je ferai mieux demain ». Et vous ne saurez jamais si « les gens » étaient ceux de votre maison, ceux du bureau ou les clients. Vous aurez une bonne excuse pour ne pas avoir progressé vers votre objectif aujourd’hui et pour vous dire: « Peut-être demain ».

Un demain qui n’arrivera peut-être jamais. Souvenez-vous :

« L’enfer est pavé de bonnes intentions ».

Une méthode pour rendre vos objectifs plus tangibles

Le problème avec les objectifs c’est que, une fois rédigés, ils restent souvent trop abstraits ou extérieurs à nous. Une série de questions vous aidera à les rendre plus tangibles. Vous pouvez y répondre en les lisant vous-même mais il serait plus efficace de demander à quelqu’un de vous les poser.

1)  Que voulez-vous ?

En réponse, décrivez votre objectif en quelques mots. Par exemple: « Publier un livre de développement personnel ».

2)  Comment saurez-vous que vous êtes en train d’arriver à votre objectif ?

En réponse, décrivez les signes ou indicateurs qui seront la preuve que vous approchez du but. Par exemple: « Je serais en train de signer un contrat d’édition de mon manuscrit ».

3)  Que serez-vous en train de faire pour l’obtenir ?

En réponse, décrivez une des dernières activités qui vous conduiront à l’objectif.

Par exemple : « Je serais en train de corriger les épreuves d’imprimerie de l’ouvrage. »

4)  Quand, où, avec qui le voulez-vous ?

On retrouve là certains des éléments déjà signalés comme essentiels dans la rédaction d’un objectif. Mais il est demandé d’aller plus loin dans la description du contexte de ce que l’on recherche.

Par exemple: « Cet ouvrage sera publié en France, d’ici le 1er Septembre, par tel Editeur avec lequel j’ai signé un contrat d’édition. « 

5)  Comment ceci affectera-t-il votre vie ?

Cette question permet de s’assurer que l’on attend des effets réellement désirables de la réalisation de l’objectif. On ne sera vraiment prêt à fournir l’effort nécessaire que si l’on est clair au sujet des bénéfices attendus.

Par exemple : « La publication de mon livre va me donner la notoriété dont j’ai besoin pour développer mon activité professionnelle ».

6)  Le fait de ne pas atteindre cet objectif vous serait-il bénéfique, d’une manière ou d’une autre ?

Il s’agit là d’un des pièges les plus fréquents: il y a souvent un bénéfice psychologique important à ne pas atteindre son objectif ou à prolonger indéfiniment sa réalisation (ce qui revient au même). Nous connaissons des auteurs qui travaillent depuis des années sur un même manuscrit. Quand on leur demande quand ils pensent publier, ils répondent: « Une vie sera-t-elle suffisante pour achever une oeuvre de cette importance ? »

S’interroger sur ces bénéfices dits « secondaires » nous permet d’en prendre conscience et de les anéantir.

Par exemple : « Ne pas publier mon ouvrage me permettrait d’éviter d’être jugé sur son contenu ». Ou bien: « Me disputer avec mon éditeur au dernier moment, me permettrait de faire un scandale et de dénoncer l’exploitation dont les auteurs sont victimes ».

7)  De quoi avez-vous besoin pour atteindre votre objectif ?

C’est là une question sur les ressources qui permet de juger du réalisme d’un objectif. Dans toute entreprise, les ressources peuvent être de 3 types: financières, matérielles et humaines. On peut y rajouter le temps et les compétences. Pour écrire ce livre, fi faudra certainement du temps et peut-être un équipement de traitement de texte. La date proposée est-elle compatible avec les moyens et le temps dont je dispose ?

8)  Quel est le premier pas que vous pouvez faire maintenant ?

Concevoir un objectif et le plan d’action permettant de le réaliser, est une condition nécessaire à l’efficacité. Mais ce merveilleux document peut rester oublié dans un tiroir. Combien de plans de conquête, de créations d’entreprise ou de rangements ne sont-ils pas restés lettre morte, simplement parce que leur auteur n’est jamais passé à l’action ?

Dans votre travail de réflexion sur un objectif, prenez donc bien soin de définir quelle sera la première action concrète que vous allez réaliser et de la programmer dans votre agenda.

Exercice : écrire ses objectifs

Prenez votre journal de bord et relisez ce que vous avez écrit lors de l’exercice « autorisez-vous à rêver ». Il s’agit maintenant de convertir vos rêves en objectifs, en suivant les recommandations que nous venons de vous donner.

Vos objectifs peuvent être à court, moyen ou long terme. Ne vous contentez pas d’y réfléchir mentalement. Il est important de les mettre par écrit afin de pouvoir les analyser et d’y revenir plus tard. n arrive que des objectifs soient inclus dans d’autres, plus généraux. C’est en les voyant écrits que vous pourrez identifier ce genre de répétition.

Ecrivez un seul objectif à la fois. Donnez-lui une formulation bien précise et spécifique, et n’oubliez pas de fixer des délais.

Après avoir formulé un objectif, écrivez ce que vous allez faire aujourd’hui-même pour vous en rapprocher. Rappelez vous : « Le voyage de mille lieues commence par un premier pas… ». Indiquez ensuite quelle sera l’étape de la semaine prochaine et de la suivante. N’écrivez que ce que vous êtes vraiment décidé à réaliser. Représentez-vous les résultats que vous allez atteindre à chaque pas. Souvenez-vous que vous devez le faire en termes mesurables ou observables.

Si vous n’avez pas votre journal de bord sous la main, écrivez ici votre objectif le plus important:

Puis, répondez aux 7 questions suivantes:

  1. Comment saurez-vous que vous êtes en train d’arriver à votre objectif ?
  2. Que serez-vous en train de faire pour l’obtenir ?
  3. Quand, où, avec qui le voulez-vous ?
  4. Comment ceci affectera-t-il votre vie ?
  5. Le fait de ne pas atteindre cet objectif vous serait-fl bénéfique, d’une manière ou d’une autre ?
  6. De quoi avez-vous besoin pour atteindre votre objectif ?

Quel est le premier pas que vous pouvez faire maintenant ?

 

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