Du devoir de se maintenir toujours en bonne santé physique et morale

“La santé est le principe fondamental de la vie.” THOMSON

“Ni l’amour, ni les honneurs, ni la fortune, ni le pouvoir, ne peuvent rendre le cœur heureux, une seule heure, quand la santé est perdue. Soigne ta santé, car sans elle tous les plaisirs s’enfuient.” John GAY

“Préserver sa santé est plus facile que de guérir la maladie.” J. DOHMAM-STEELE

La nature demande que tout homme se maintienne dans de bonnes conditions. Celui qui viole ses lois doit en supporter le châtiment, fût-il assis sur un trône.

La vigueur physique est un élément important du succès aussi bien que du bonheur. Vous devez vous maintenir en parfaite santé possible.

Vous devez vous maintenir en parfaite santé

Un des plus grands devoirs de l’homme est de se maintenir toujours en état d’accomplir tout ce dont il est capable, de donner tout ce qu’il peut donner, dans tous les domaines, afin d’exercer la meilleure influence

Pour y parvenir, il doit d’abord se maintenir en parfaite santé : or, la santé parfaite dépend de l’équilibre parfait entre le corps et l’esprit, d’une vigueur physique intacte, d’une harmonie intérieure absolue, et d’une attitude mentale si ferme que rien ne puisse la troubler.

Tout être humain normal peut, s’il le veut, s’élever à cette condition. Il peut vivre d’une vie à la fois simple et scientifique qui lui assurera, non seulement une grande force de résistance contre la maladie, mais encore la possibilité de donner le maximum de ses capacités.

Quand le corps est en bonne santé, il stimule l’intelligence et développe sa puissance créatrice. Quand le corps est malade, l’intelligence est amoindrie ; toutes les nobles ambitions s’évanouissent, et l’être entier est démoralisé.

Nul ne peut être en bonne santé ou harmonieux avec une conception pessimiste de la vie, car le pessimisme produit une dépression mentale et physique qui prédispose à la maladie.

Et non seulement la maladie atteint ceux dont la vitalité et la puissance de résistance sont amoindries, mais la médiocrité les marque aussi de son sceau, car ils ne peuvent avoir un grand idéal.

Les effets de la négligence de la santé

Je critiquais récemment un charpentier qui travaillait pour moi, parce qu’il employait des outils émoussés. Il s’excusa en me disant qu’il avait été trop occupé pour trouver le temps de les aiguiser. Ne perdait-il pas ainsi bien plus de temps, en travaillant avec de mauvais outils, que celui qu’il aurait employé à les aiguiser, sans compter la qualité inférieure de son travail ?

Beaucoup de personnes traversent la vie, et font leur ouvrage, avec des outils qui ressemblent à ceux de ce charpentier. Leur énergie et leur ambition diminuent ; leur initiative disparaît, leur enthousiasme décroît, leur force de volonté défaille, leur intelligence s’émousse.

Toutes leurs facultés ne donnent que leur minimum, au lieu de fournir leur maximum, parce qu’elles ont négligé leur santé ou ruiné de quelque autre manière leur force vitale.

Le plus précieux capital d’un homme consiste dans les réserves de forces, de vitalité, qu’il dépose à la banque de la santé, et il n’y a rien qui mène plus vite un homme à la banqueroute physique que la négligence de sa santé.

La perte de la santé peut-elle être compensée par l’acquisition d’une fortune ?

Que penserions-nous d’un homme, possédant une mine d’or, qui, par insouciance, diminuerait le rendement de sa mine du 75 % ? Cependant, beaucoup d’entre nous diminuent, dans une plus forte proportion encore, le rendement de leur cerveau et de leur énergie, en négligeant leur santé.

Nous trouverions une économie bien mal placée que celle d’un ingénieur, possédant un matériel capable de fournir une force de 100 000 chevaux, et qui n’en utiliserait que le 10 %. Et c’est précisément de cette façon que nous utilisons notre force physique.

La perte de la santé ne peut être compensée par l’acquisition d’une fortune. C’est un manque d’intelligence qui pousse tant de gens à échanger leur santé contre de l’argent. Un homme bien équilibré trouvera le moyen d’acquérir les 2 sans que l’une soit au détriment de l’autre.

Une manière de vivre peu scientifique, des pratiques vicieuses ou la dissipation, diminuent la vitalité physique, en même temps que la puissance de la volonté et la force mentale.

La santé est le capital le plus précieux

Bien des jeunes employés, hommes et femmes, m’ont dit qu’ils ne se couchaient jamais avant minuit, et souvent même plus tard, pour “jouir un peu de la vie”. Dans ces conditions est-il possible qu’ils soient prêts le lendemain pour un bon travail ?

Et cependant, ces mêmes employés se plaignent de n’être pas bien traités par leurs patrons, et de ne pas gagner suffisamment.

Ce ne sont pas les forces que nous utilisons qui nous dépriment et abrègent notre vie, mais celles que nous gaspillons. Des millions de personnes ne réussissent pas dans la vie parce qu’elles ont ruiné leur santé, leur capital le plus précieux, en vivant dans le plaisir et la dissipation.

Celui qui veut tirer de la vie tout ce qu’elle peut donner doit se conformer aux lois de la santé

Se maintenir dans un état physique et moral qui permette d’être toujours prêt à donner son maximum, n’est pas chose facile. Peu de gens veulent en payer le prix, qui consiste à sacrifier tout ce qui tend à la dissipation, à la vie facile.

Mais ce n’est qu’ainsi que l’on parvient à la maîtrise de soi-même, et celui qui ne veut pas payer ce prix, celui qui n’a pas l’ambition d’avoir une vie utile, de faire du bien dans ce monde, doit se contenter d’être classé dans les médiocrités.

Le désir ne suffit pas ; il doit être accompagné d’une ferme résolution, d’une détermination qui ne se laisse arrêter par aucun obstacle.

Celui qui veut tirer de la vie tout ce qu’elle peut donner, qui désire fournir la plus grande preuve de ses capacités, tout en conservant sa fraîcheur, sa vigueur et son entrain, doit mener une vie régulière.

Il doit se conformer aux lois de la santé ; il doit apprendre à connaître son propre corps et lui donner tout ce dont il a besoin, ni plus, ni moins, pour le maintenir en état de produire tout ce dont il est capable.

Du moment qu’il laisse fléchir tant soit peu son idéal, ou qu’il laisse décliner, même dans une faible mesure, sa force physique ou mentale, une diminution de valeur se manifeste immédiatement dans tout ce qu’il fait.

Rien ne vaut la régularité dans les habitudes

Je connais des hommes, ne possédant qu’un talent, mais dont la vie et les habitudes sont si régulières, dont les heures de repas, de récréation, de sommeil, d’exercice et de repos sont si bien réglées, qu’ils sont constamment en possession de leurs forces physiques et mentales, et peuvent accomplir facilement beaucoup plus de choses que des hommes possédant 5 ou 10 talents, mais qui gaspillent leurs forces et surmènent leur machine humaine, pourtant si merveilleusement organisée.

Beaucoup de personnes traversent la vie en n’étant jamais prêtes à temps. Toujours quelque chose grince dans leur machine ; elles vont ainsi, année après année, récoltant les mauvais fruits de leurs mauvaises semences.

Pour arriver à quelque chose, il faut toujours faire effort. Ce n’est pas la moitié aussi facile que de se laisser vivre en suivant la ligne de moindre résistance et en se donnant du bon temps ; mais quelle différence dans les résultats !

Rien ne vaut la régularité dans les habitudes, l’ordre dans la vie et dans le travail. Rien ne vaut un haut idéal, pour lequel on lutte, et en vue duquel on se maintient en bon état, physiquement et moralement.

Ne soyez pas l’esclave des mauvaises habitudes

À notre époque de compétitions acharnées, celui qui veut vaincre doit mettre le meilleur de lui-même à l’accomplissement de sa tâche.

Mais il faut prendre garde de ne pas outrepasser ses forces. Ceux qui ne s’accordent pas assez de bon temps, qui vivent continuellement tendus, s’affaiblissent et se nuisent autant que ceux qui s’accordent trop de loisirs et de plaisirs. Les extrêmes se touchent.

Je connais des hommes, fils de leurs œuvres, qui ont pris l’habitude du travail forcé lorsqu’ils ont débuté pauvres dans la vie, et qui sont devenus esclaves de cette habitude.

Comment Établir l’Harmonie Entre le Corps et l’Esprit

Peu importe qu’ils s’y sentent disposés ou non, ils se forcent à rester un certain nombre d’heures dans leurs comptoirs ou dans leurs bureaux, alors que les trois quarts de ce temps suffiraient parfaitement.

Ils surmènent ainsi leur cerveau, sans se rendre compte qu’ils pourraient accomplir plus de besogne, et de la meilleure, en moitié moins de temps. Ils ne réalisent pas qu’un esprit trop tendu, pendant de longues heures, perd son élasticité, tout comme un arc trop tendu ou trop longtemps tendu, perd la sienne.

Ils s’aperçoivent bien que ceux de leurs amis qui agissent comme eux, commettent une grave erreur en ne se reposant pas par un changement complet de milieu et d’occupations, mais ils ne savent pas s’affranchir de leur esclavage.

Un cerveau surmené s’affaiblit

Les hommes d’affaires donnent souvent comme excuse à leur surmenage qu’ils n’ont pas le temps de s’accorder des vacances, mais qu’ils le feront dès qu’ils auront un peu de loisir.

Est-ce une excuse pour l’ouvrier qui travaille avec de mauvais outils de dire qu’il n’a pas le temps de les aiguiser ?

Quelle chose étrange qu’un homme d’affaires, à forte tête, ne puisse pas se rendre compte que son cerveau surmené s’affaiblit, et que, forcément, tôt ou tard cet affaiblissement se manifestera dans ses opérations !

Une autorité médicale disait récemment : “Quoique nous connaissions beaucoup mieux les règles de l’hygiène, et que nous sachions vaincre bien des maladies, tout spécialement les maladies contagieuses, qui autrefois, grâce à notre ignorance, causaient chaque année la mort de multitudes d’être humains.

“Cependant, la lutte plus intense pour la vie, notre existence plus excitante, plus fatigante, ont accru la tension de nos nerfs, et, en conséquence, nos soucis, nos craintes et nos difficultés ont beaucoup augmenté.

“Le poids de la vie est bien plus lourd qu’autrefois, parce que notre vie est plus compliquée, et que nous nous éloignons toujours plus de la simplicité de jadis.”

Rien ne vaut une bonne santé

Une bonne santé est une puissance créatrice. Elle augmente les ressources, l’esprit d’invention et d’initiative qu’une mauvaise santé détruit.

La force physique et la force mentale signifient nouvel espoir, nouvelle vie, nouvelle puissance. Une somme énorme d’énergie est perdue dans ce monde grâce à la mauvaise santé de ceux qui ne savent pas la maintenir en bon état.

Dans toutes les conditions d’existence, nous voyons des gens qui, capables de grandes choses, végètent cependant dans la médiocrité, parce qu’ils n’ont pas assez de vitalité pour surmonter les obstacles qu’ils rencontrent sur leur chemin. Ils n’ont pas su se maintenir en bon état.

Atteindre son but sans être en bonne santé ne sert à rien

Nous sommes nos propres ennemis. Nous attendons beaucoup de nous-mêmes, tout en ne nous maintenant pas dans la condition nécessaire pour parvenir à quelque chose.

Nous sommes trop indulgents ou trop sévères à l’égard de notre corps. Nous le surmenons ou nous le négligeons ; comment un tel traitement pourrait-il produire de bons résultats ?

Des dizaines de milliers de gens arrivent presque au succès, font presque ce qu’ils avaient désiré faire, et ne peuvent aller plus loin parce que leur santé est épuisée, tandis qu’une manière de vivre scientifique les aurait conduits au but.

Il n’est pas moins triste de voir des personnes atteindre le but, mais avec une santé à tel point ruinée qu’elles ne peuvent jouir du fruit de leur labeur.

Nul ne peut arriver à grand chose dans ce monde sans avoir pris la résolution d’être un homme, de ne pas se contenter d’un succès facile, de faire le bien quoi qu’il puisse en coûter, et quoi qu’il ait à sacrifier, pour y parvenir, de ses aises ou de son plaisir.

Mais on ne doit jamais oublier que la base de toute réussite est la santé, et que même si l’on atteint le but, en perdant sa santé en route, on n’a pas vraiment réussi.

Quand votre vitalité diminue, votre courage diminue avec elle

Peu de gens comprennent l’immense influence de la santé sur le moral. Quand vous êtes forts et vigoureux, quand vous avez un robuste appétit, vous vous sentez aptes à tout entreprendre. Les obstacles ne vous effrayent pas, car votre courage est aussi vigoureux que votre santé.

Mais quand votre vitalité diminue, votre courage diminue avec elle. Les choses qui ne vous fatiguaient aucunement, vous paraissent alors formidables. Vous entrevoyez des montagnes de difficultés.

Si vous voulez être utiles dans ce monde, il faut vous débarrasser de tout ce qui vous entrave, de tout ce qui nuit à votre vitalité et diminue votre capital physique.

Des milliers de gens usent plus de leur puissance cérébrale et de leur force nerveuse à s’impatienter, à s’énerver, qu’à travailler.

Toujours pressés, ils ne peuvent jamais concentrer leurs pensées sur le moment présent : ils vivent toujours “d’avance”. Leurs pensées et leurs actes se poussent et s’entrechoquent, et leur travail ne peut être que superficiel.

Ils s’agitent beaucoup, et ne font cependant que peu de chose, parce qu’ils ne se donnent jamais tout entiers à leur tâche.

Quelles sont les attitudes qui empoisonnent notre corps ?

L’indécision amène aussi une grande déperdition de puissance. Les personnes qui pèsent toujours le pour et le contre, sans se décider à rien, savent bien peu quelle somme elles prélèvent sur leur capital de santé.

Combien d’autres, aussi, se livrent à des accès de colère et dépensent à se cabrer, à quereller, à trouver en faute leurs alentours, une somme de puissance cérébrale et de vitalité physique qui pourrait être employée, avec grand avantage, à améliorer leur condition et celle des personnes avec lesquelles elles vivent.

Une pensée morbide, pensée de haine, d’envie, de jalousie, longtemps entretenue dans l’esprit, agit comme un poison et se répercute dans tout l’organisme.

Semblables à des ulcères, de telles pensées empoisonnent tout le corps, tandis que leur mauvaise influence sur l’esprit ne peut être évaluée.

Nous devrions toujours veiller à chasser les idées sombres, déprimantes, qui nous envahissent si fréquemment. Nous savons combien une religion triste détraque l’esprit. Peu importe le caractère sacré de ce qui nous détraque, le résultat est le même.

Mais ce qui détruit peut-être le plus sûrement notre vitalité, par ses effets sur le système physique et mental, c’est un tempérament violent et ingouvernable.

Si l’on savait quels ravages un accès de colère produit dans le système nerveux, et les résultats vraiment dangereux qu’un orage de passion peut produire, on se garderait de s’y laisser aller.

En un instant, les nerfs qui entourent les vaisseaux sanguins sont paralysés par le choc qu’ils reçoivent d’un accès de colère, et le sang se porte avec une telle force au cerveau qu’il amène parfois la rupture d’un vaisseau et la mort subite.

Le Dr John Hunter, un des plus célèbres chirurgiens, mourut subitement à l’hôpital St Georges, à Londres. Un de ses collègues affirmait que le Dr Hunter avait avancé une chose inexacte ; cette insinuation éveilla un tel orage de passion chez le chirurgien, qu’elle provoqua un accès subit de l’angine de poitrine dont il souffrait, et il tomba mort.

Un célèbre médecin de Paris rapporte le cas d’un jeune homme qui, dans une violente querelle avec ses parents, se mit dans une telle colère qu’il devint subitement sourd.

Il n’est pas rare qu’un accès de jaunisse suive un accès de colère. Peu de gens réalisent combien leurs vies sont en danger, leur santé souvent sérieusement compromise, grâce aux accès de colère qu’ils ne savent ou ne veulent pas réprimer.

Le souci, la crainte, l’anxiété, la colère, la dissipation, le manque de sommeil affaiblissent. Toutes ces choses sapent notre vitalité et notre initiative, diminuent notre confiance et notre courage. Sous leur influence, chaque faculté se détériore.

Qu’est-ce qu’une santé parfaite ?

Combien d’entre nous traversent la vie en s’étonnant de ne pas avancer plus rapidement, et en se demandant ce qui les retient, alors qu’ils font tant d’efforts pour avancer !

Nous accusons telle ou telle chose d’entraver nos progrès, de ruiner notre carrière, quand, en réalité, c’est souvent une multitude de petits ennemis, auxquels nous ne prenons pas garde, qui neutralisent nos efforts.

Tout ce qui nous trouble, tout ce qui détruit notre harmonie mentale, fait un mal correspondant à notre corps. Tout ce qui exerce une maligne influence sur la santé, l’exerce aussi sur notre esprit, et vice versa.

Il est bien reconnu maintenant que la pensée n’est pas confinée dans le cerveau, et que nous pensons avec tout notre système nerveux ; en fait, chacune des cellules du corps participe à notre pensée.

Tous ces ennemis doivent être évincés avant que nous puissions donner notre mesure et être parfaitement forts, harmonieux et bien portants.

Une santé parfaite, qui assure une efficacité parfaite, entraîne aussi une morale parfaite. Si nous sommes malhonnêtes, envieux ou haineux, nous ne pouvons être en parfaite santé, parce que la santé parfaite signifie l’harmonie physique et mentale.

La nature spirituelle doit dominer la nature physique

Les fonctions physiques dépendent largement de l’état mental et moral. Par exemple, une personne souffrant des affres du remords ne peut pas être en bonne santé. Parfois, il est vrai, nous constatons des caractères vicieux qui jouissent d’une santé robuste ; mais ils ne représentent pas l’homme tel que Dieu l’a créé.

La nature spirituelle doit dominer la nature physique. Une parfaite santé signifie la plénitude, et nul ne possède cette plénitude qui n’est pas heureux ; et nul n’est heureux qui est constamment torturé par sa conscience.

Une personne très méchante peut avoir une bonne digestion et paraître physiquement bien, mais elle n’a pas la plénitude de la vie, et, en règle générale, elle n’atteint pas un âge avancé.

Surtout, elle ne réalise pas le grand but de la vie. Au lieu d’être utile à la société, ce qui est le devoir de tout homme, elle est une malédiction, pour elle-même et pour le monde.

Surveillez votre nourriture physique et mentale

Être toujours dans de bonnes conditions est le résultat d’une saine manière de vivre, d’un sommeil suffisant, de récréations bienfaisantes, d’un exercice régulier en plein air, d’habitudes de propreté et d’ordre, habitudes qui contribuent au respect de soi- même, d’une nourriture intelligemment choisie, contenant les éléments nécessaires, en proportion suffisante, à la reconstruction et au maintien des différents organes et des tissus du corps, nourriture qui produira de la vigueur, de l’énergie, de la puissance cérébrale.

À côté de notre nourriture physique, nous devons aussi surveiller notre nourriture mentale, la nourriture de l’esprit qui doit former notre corps.

Votre esprit doit être aussi pur et aussi sain que votre corps

Toutes les fois que vous pensez à vous-même, retenez l’image mentale d’un être parfait, en bonne santé, beau, noble, ne manquant de rien, et possédant toutes les qualités désirables.

Ne voyez en vous que l’homme ou la femme que Dieu a eu dans l’esprit lorsqu’il vous a créé. Certainement, il a créé un être complet, et n’a jamais décrété que cet être ne pourrait donner que le 25 ou le 50 % de ce dont il l’a créé capable ; les vies incomplètes que nous voyons autour de nous sont anormales.

Nous construisons nos corps avec nos pensées, autant qu’avec notre nourriture ; il est parfaitement exact que l’homme ne vit pas seulement de pain ; nos corps sont discordants ou harmonieux, malades ou en bonne santé, selon nos pensées habituelles.

Ceux qui ont compris cela, et ont pris l’habitude de la pensée juste, peuvent être transformés en une année, au point qu’on a de la peine à les reconnaître. Leurs visages ont perdu les rides creusées par le doute, la crainte ou le souci, les cicatrices laissées par le vice, pour refléter l’espoir, la gaîté et la joie. 14 ©MMXII www.club-editeur-internet.com Comment Établir l’Harmonie Entre le Corps et l’Esprit

Saint Paul a énoncé une loi parfaitement scientifique lorsqu’il a écrit : “Soyez transformés par le renouvellement de votre esprit”, c’est-à-dire, par l’ennoblissement et la transformation de vos pensées.

Se maintenir en bon état, signifie que l’esprit doit être aussi pur et aussi sain que le corps. C’est le devoir sacré de chacun de se maintenir dans cet état, physiquement et mentalement, autrement nul n’est capable de délivrer au monde le message divin dont il a été chargé.