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TEST : DANS QUEL ÉTAT D’ESPRIT ÊTES-VOUS ?

  1. Quelle image avez-vous de vous ?
  2. a) Plutôt bonne. Vous êtes du genre optimiste, vous avez confiance en vous et vous aimez la compagnie des autres. 5
  3. b) Elle pourrait être meilleure. Malgré les apparences, vous doutez de vous : vous voyez vos qualités, certes, mais vous ne supportez pas vos défauts et vous avez constamment besoin d’être rassuré(e). 3
  4. c) Pas fameuse. Les autres sont géniaux, superbes et ils ont de la chance. Mais pas vous ! 1
  5. En conduisant, à quoi pensez-vous ?
  6. a) À rien de particulier. Vous regardez la route, les voitures qui vous croisent, et vous circulez avec prudence, en ayant conscience de ce que vous faites. 5
  7. b) À tout ce que vous n’avez pas fait et vous vous sentez coupable. 3
  8. c) À votre soi-disant “meilleure amie” qui vous a envoyé une rosserie bien sentie, que vous avez encaissée sans rien dire mais qui trotte dans votre tête. 1
  9. Comment dormez-vous ?
  10. a) Très bien, merci, et sans problème particulier. 5
  11. b) Vous mettez un temps fou à vous endormir parce que vous êtes assailli(e) par un tas d’idées qui vous perturbent. 3
  12. c) Très mal et vous faites assez souvent des cauchemars. 1
  13. Lorsque vous vous regardez dans un miroir, vous vous dites que :
  14. a) Vous vieillissez bien et que vos rides vous donnent du charme. 5
  15. b) Belphégor ferait moins peur que vous. C’est malin ! Vous voilà maintenant angoissé(e) par vos rides pour des jours. 3
  16. c) Si vous le pouviez, vous mettriez votre tête dans un sac. D’ailleurs, à quoi bon lutter, chaque jour vous rapproche un peu plus du tombeau ! 1
  17. En rentrant chez vous, votre répondeur a enregistré 15 messages.

Quelle réaction immédiate s’impose à vous ?

  1. a) Vous vous félicitez d’avoir autant de gens qui pensent à vous, et ce sont 15 surprises à découvrir ! 5
  2. b) Vous redoutez qu’il n’y ait pas que de bonnes nouvelles, et c’est le cœur battant que vous les écoutez. 3
  3. c) Vous n’avez pas le courage d’en prendre connaissance. Ce ne peut être que 15 colossales catastrophes se profilant à l’horizon. D’ailleurs, vous les visualisez déjà ! 1
  4. Comment envisagez-vous la vie en général ?
  5. a) Comme un long fleuve tranquille agrémenté de quelques tempêtes salutaires qui vous stimulent. 5
  6. b) Comme une jungle semée de dangers qu’il faut affronter si l’on veut se faire une place au soleil. 3
  7. c) Comme une maladie dont, de toute manière, vous ne sortirez pas vivant(e). 1
  8. Votre patron vous confie un travail inhabituel. Quelle est votre attitude ?
  9. a) Vous le considérez comme un challenge stimulant, et vous ne doutez pas de votre réussite. 5
  10. b) Vous êtes content(e) que votre boss ait pensé à vous, mais maintenant votre idée fixe “si je n’y arrive pas, que va-t-il se passer ?” tourne à l’obsession. 3
  11. c) Vous avez tellement “les tripes à l’envers” que vous tombez malade avec l’espoir que votre tâche sera déléguée.

1

  1. Vous rentrez tard chez vous et êtes obligé(e) de prendre le métro. Comment vous comportez-vous ?
  2. a) Même si vous avez conscience qu’il vaut mieux ne pas traîner dans ce genre d’endroit, vous faites confiance en la vie et vous pensez à des choses agréables pour passer le temps. 5
  3. b) Vous êtes sur vos gardes: vous serrez votre sac contre vous, vous regardez par terre et vous priez tous les saints de la Création pour qu’ils viennent à votre secours. 3
  4. c) Personne ne vous fera prendre le métro le soir. Non mais, cela ne va pas la tête ! 1
  5. Comment considérez-vous un échec ?
  6. a) Comme un tremplin. Pour vous, le fort n’est pas quelqu’un qui ne tombe jamais, mais celui qui se relève et continue d’avancer. 5
  7. b) Comme une offense cuisante. Non seulement vous êtes destabilisé(e) et votre égo en prend un coup, mais vous perdez aussi la face. 3
  8. c) Cela ne vous étonne pas, tout le monde vous en veut et vous n’avez jamais eu de chance. Ce n’est pas juste. 1
  9. Parmi ces 3 réflexions, laquelle est la plus proche de ce que vous ressentez lorsque vous assistez à un enterrement ?
  10. a) La mort fait partie de la vie, c’est un cycle naturel pour toute chose. 5
  11. b) Comment voulez-vous que je profite de la vie puisqu’il y a ma mort au bout ? 3
  12. c) J’ai l’impression de jouer un rôle dans “La nuit des morts-vivants” ! 1

Verdict

Si vous avez :

De 10 à 20 points : Il serait temps de vous rendre compte que vos peurs et vos idées négatives sont comme des aimants et attirent ce que vous redoutez. N’oubliez pas que la pensée est créatrice et qu’à force de laisser à votre mental la bride sur le cou, il n’en fait qu’à sa tête. Comment arriver à voir enfin la bouteille de votre vie à moitié pleine, sans angoisse ? Continuez la lecture de ce guide et mettez tout de suite nos conseils en pratique. Et surtout, persévérez ! L’horizon se dégage au bout du chemin !

De 21 à 35 points : Pas mal, mais vous pouvez faire mieux ! Vous avez horreur de tout ce qui finit. D’où votre tendance à vous accrocher au passé et à vous projeter dans un avenir… que vous vous acharnez à vouloir maîtriser. À être ainsi écartelé(e) entre deux tendances, vous risquez de craquer ! Arrêtez de tout analyser, de chercher le pourquoi et le comment des choses et de fuir la réalité. Mettez de la conscience dans votre corps, de la volonté dans votre cœur et de la détente dans votre tête, et pratiquez la méthode du Dr Vittoz qui disait: “Accepter la vie présente, c’est être susceptible de l’améliorer dans l’avenir”. Chiche ?

De 36 à 50 points : Bravo, vous ne vous laissez pas mener par le bout du nez par la folle du logis (votre mental). Vous avez des préoccupations comme tout le monde mais vous ne vous y attachez pas. De plus, vous jouissez d’une bonne opinion de vous-même et vous êtes sûr(e) de vous. L’aphorisme d’André Gide est votre boussole: “Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions”... que vous savez trouver sans anxiété ni angoisse. Néanmoins, attention à votre tendance à l’auto-satisfaction. Ayez conscience que tout le monde n’est pas comme vous, respectez les différences de chacun et soyez un peu plus à l’écoute des autres. Et si vous appreniez la méthode Vittoz pour aider les anxieux de votre entourage ?

21 jours pour retrouver la santé

LES EXERCICES DU DR VITTOZ

Idéalement, 2 séances de 20 minutes vous permettront de tirer pleinement partie de la méthode. N’oubliez pas que constance et régularité sont les 2 conditions sine qua non de votre réussite.

Pour pratiquer les exercices de concentration et de visualisation mentale, nous vous conseillons de vous installer confortablement dans un fauteuil, dos à la lumière et les yeux fermés, en ayant pris soin préalablement de vous assurer que rien ne viendra vous déranger.

Contrôlez vos perceptions et vos mouvements

Pour qu’un exercice soit profitable, il doit être exécuté sans crispation. Accueillez ce qui vient à vous dans le calme, la détente, la sensation de votre unité et surtout, sans vouloir réussir “à tout prix”! Et si par bonheur un acte conscient vous a procuré un sentiment de plénitude, ne cherchez surtout pas à retrouver cette sensation dans la répétition du même acte. Vous vous brancheriez sur le passé et vous vous priveriez du cadeau qu’offre l’instant présent.

Voici une série de 9 exercices pour que vous contrôliez vos perceptions et vos mouvements.

Exercice Nº 1 : Scotchez la porte de votre chambre à coucher – Vous avez décidé de pratiquer dorénavant des actes en conscience, c’est bien… mais au début, vous risquez d’oublier votre bonne résolution. Donc, le soir avant de vous coucher, posez un gros morceau de scotch sur le bord de votre porte, de manière à être obligé(e) de l’ôter si vous voulez l’ouvrir. Le lendemain matin, il vous “rappellera à l’ordre” et votre volonté de pratiquer dorénavant des actes conscients où vous êtes présent(e) à ce que vous faites. Ainsi, en ouvrant votre porte consciemment, votre main sentira manœuvrer la poignée, la dureté et/ou la froideur du métal, vous écouterez le bruit de la serrure, etc.

  • Durée: plusieurs jours de suite, jusqu’à ce que vous ayez le réflexe de pratiquer un acte conscient sans ce subterfuge.

Exercice Nº 2 : Enregistrez les sons – Installez-vous confortablement, pratiquez quelques étirements et respirations profondes, et fermez les yeux.

Dans cette position, prenez conscience des bruits qui vous parviennent sans les commenter mentalement. Prenez aussi conscience de votre respiration sans la modifier, et des points d’impact de votre corps sur le fauteuil et ceux de vos pieds sur le sol.

Exercice Nº 3 : Enregistrez les images – Yeux ouverts, regardez un objet comme le ferait un appareil photo et recevez consciemment les sensations de sa forme et de sa couleur, sans les analyser. Fermez les yeux quelques instants, prenez 3 grandes respirations avant de les ouvrir à nouveau sur d’autres objets. Ne tentez pas d’attraper les sensations mais laissez-les venir à vous, sans jugement.

Exercice Nº 4 : Touchez en conscience – Prenez un objet en main (sans le tripoter) et soyez présent(e) à la sensation qu’il vous offre pendant quelques secondes. Vous pouvez le manipuler mais lentement, pour ne pas court-circuiter vos sensations. Soyez aussi attentif(ve) à vos mouvements.

Exercice Nº 5 : Goûtez pleinement un aliment – Dégustez en conscience un aliment salé, sucré ou acide, sans transformer vos sensations en mots.

Exercice Nº 6 : Savourez une odeur – Humez un parfum pour le plaisir et la sensation qu’il procure, sans chercher à savoir si c’est du Nº 5 de Chanel ou “Arpège” de Lanvin.

  • Notre conseil: Vous pouvez pratiquer les exercices 2, 3, 4, 5 et 6 dans l’ordre qui vous plaît. Mais intercalez toujours quelques respirations profondes entre chaque exercice et ayez la sensation de votre pleine présence à ce que vous faites.

Exercice Nº 7 : Marchez consciemment – Il s’agit de marcher en percevant la sensation du pied qui se pose sur le sol, du rouage de la cheville, du mouvement de la jambe, du bassin… et du corps tout entier. De plus, adaptez votre respiration au mouvement, en laissant votre vue et votre ouïe y participer. Cette marche consciente défatigue et s’avère très efficace dans l’agoraphobie (peur de la foule).

Exercice Nº 8 : Respirez consciemment – Le Dr Vittoz conseillait de pratiquer ainsi : inspiration 10 secondes – garder l’air 5 secondes – expiration 10 secondes, et ainsi de suite. Sentez l’air envahir vos narines, passer dans l’arrière gorge, la trachée, les poumons, et captez la fraîcheur de cet air régénérateur. Synchronisez votre rythme respiratoire à votre marche consciente.

Exercice Nº 9 : Affinez vos perceptions dans tous les actes de votre vie quotidienne – Tout doit être bon pour exercer votre réceptivité :

  • En vous lavant les dents: sentez le picotement du dentifrice, les poils de la brosse, la fraîcheur de l’eau, etc.
  • En serrant la main d’une personne: ressentez-en le contact (poignée ferme, molle, broyante, etc.), peau sèche, moite, etc.
  • En conduisant: sentez comment vous attrapez le volant, le changement de vitesses, captez les tensions, les mauvaises attitudes, etc.
  • En pratiquant un sport: faites “un(e)” avec votre raquette, sentez sa vibration, etc.
  • En mangeant: vous redonnerez une dimension sacrée à votre nourriture.
  • Et s’il y a bien un moment où vous devez être présent(e) à vous-même, c’est bien en faisant l’amour. En portant toute votre attention détendue à chaque caresse et chaque attouchement, vous décuplerez votre sensibilité, votre jouissance et votre amour. La méthode Vittoz est un puissant remède contre les problèmes de frigidité et d’impuissance. Qu’on se le dise !

Apprenez à vous concentrer

Pierre angulaire de cette méthode, les exercices mentaux de concentration sont incontournables. Il s’agit donc pour vous de les reproduire en imagination, yeux fermés, sur un écran ou un support mental de votre choix.

Si vous avez du mal à visualiser, nous vous conseillons d’abord de les reproduire sur du papier, puis de passer ensuite à l’imagination.

– Exercice Nº 1 : La ligne brisée continue

– Exercice Nº 2 : Les ondulations

– Exercice Nº 3 : L’infini

– Exercice Nº 4 : La spirale

– Exercice Nº 5 : Les segments de droites

Placez 2 points dans n’importe quel endroit de votre écran mental, puis rejoignez-les par un segment de droite. Gardez présents à votre esprit les segments déjà tracés.

Apprenez à vous déconcentrer

Il s’agit ici d’apprendre au cerveau à écarter et à éliminer une idée.

Exercice Nº 1 – Sur une table vide, placez de 3 à 5 objets. Après avoir pris 3 respirations profondes, observez-les attentivement, puis fermez les yeux et ressuscitez mentalement leur image. Lorsque vous y êtes arrivé, enlevez un des objets. Regardez le vide qu’il laisse, puis fermez les yeux.

Il s’agit maintenant que vous ressuscitiez l’image nouvelle sans l’objet écarté. Procédez ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune rémanence de l’objet supprimé.

Exercice Nº 2 – Répétez l’exercice précédent mais mentalement ; voyez-les disparaître un à un. En finalité, imaginez la table uniquement recouverte d’une nappe blanche.

Exercice Nº 3 – Éliminez des chiffres. Inscrivez par exemple sur votre écran mental les chiffres :

7      5       3

Éliminez un chiffre :              5       3

Un autre…                              3

Et le dernier.

Si c’est difficile pour vous, choisissez 4 chiffres et rayez-les mentalement comme suit :

9         7       5       3

9         7       5       3       (rayé)

9         7       5       3       (5 et 3 rayés)

9         7       5       3       (7, 5, 3 rayés)

9         7       5       3       (tous rayés)

Nous ne vous avons présenté qu’une partie des exercices du Dr Vittoz. Vous les trouverez recensés dans ses livres (cf. Pour en savoir plus) et dans l’ouvrage de Christian Godefroy (Éd. Édi-Inter) qui les a recensés et commentés. Nous le remercions chaleureusement de nous avoir donné l’autorisation de les reproduire ici.

DU NORMAL AU CHRONIQUE, EN PASSANT PAR LES PHOBIES

Cela dit, l’anxiété normale (d’autres parleront de craintes, de soucis ou d’inquiétudes) se voit liée à toute situation nouvelle, inhabituelle ou à un événement que vous attendez (et redoutez), et qui est limité dans le temps. Heureusement, elle disparaît dès que celui-ci s’est produit.

Mais votre anxiété peut devenir plus ou moins pathologique et se focaliser. Prenez l’exemple des phobies : il y a celle, normale (n’est-ce pas, Mesdames ?) comme la musophobie (la peur des souris) et l’arachnophobie (celle des araignées) ou la sidérodromophobie (la peur du chemin de fer dont souffrait Freud).

Plus “anormale” parce que trop récurrente, celle des “Toc” (Troubles Obsessionnels Compulsifs) où vous devenez alors l’esclave d’un rituel obsessionnel et incessant (se laver les mains, tout vérifier, etc.). Son caractère chronique peut s’exaspérer si vous êtes obnubilé(e) par trop d’objets ou soumis(e) à des situations handicapantes où vous ne pouvez plus vous maîtriser (impossibilité de prendre un ascenseur, d’entrer dans un magasin, etc.).

Mais il se peut aussi que vous vous leviez le matin avec un très fort sentiment de danger imminent et de déplaisant malaise. Ces impressions s’accompagnent généralement de manifestations pénibles telles que boule dans la gorge, palpitations, estomac noué, oppression au niveau du cœur, sueurs et mains moites qui perdurent souvent des jours, voire des mois.

Votre anxiété devient alors chronique et peut vous pousser à fuir ce qui vous angoisse ou à vous prostrer, vous interdisant ainsi toute activité.

7 jours pour destresser

QUAND PANIQUE RIME AVEC SISMIQUE

Jusque-là, nous avons constaté les désagréments et leurs degrés d’anxiété. Heureusement, ils n’ont rien à voir avec “l’attaque de panique”, véritable Waterloo du corps et de l’esprit. Cette crise d’angoisse paroxystique peut se comparer à une secousse sismique de force 8 sur l’échelle de Richter.

Très spectaculaire, elle fait vivre véritablement un cauchemar et un enfer au malade et à son entourage. Touchant une personne sur 10 et se produisant une ou deux fois (souvent à la suite d’une forte émotion), elle tend à se répéter et induit un malaise aigu, physique et psychique, très oppressant.

En général, elle opère la nuit : vous vous réveillez brutalement, vous suffoquez, gorge serrée, sueurs, tremblements, maux de ventre, pendant que s’abat sur vous en même temps cette sensation de mort imminente. L’assistance d’un entourage compréhensif et surtout d’un médecin la fait en général disparaître.

  • Notre conseil: Une prise en charge médicale et/ou psychologique se justifie dès que vous avez du mal à faire face à vos obligations, qu’un phénomène dépressif s’installe et/ou si vous souffrez d’un mal-être inexpliqué.

RADIOSCOPIE DE L’ANXIÉTÉ

Contrairement à l’idée que vous devez sûrement vous en faire, l’anxiété n’est pas particulièrement réservée aux individus stressés et soucieux. Non, elle est véritablement une composante indivise de tout être humain, parce que celui-ci sait qu’un jour, il devra quitter cette terre.

En fait, cette anxiété existentielle s’avère – mais oui ! – plutôt un “bon stress”. Inscrite en filigrane dans votre âme, elle agit sur vous à votre insu comme un puissant moteur, vous poussant à créer et à entreprendre pour combattre la mort, que vous l’occultiez par peur ou que vous l’acceptiez en conscience.