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L’ARTHROSE (deuxième partie)

La prise en charge de l’arthrose

Il n’existe pas en rhumatologie de méthode unique capable de résoudre tous les problèmes rencontrés. Il convient donc d’associer les techniques les plus performantes en les adaptant à l’articulation malade.

La prise en charge de l’arthrose doit obéir à 3 impératifs :

  • supprimer la douleur,
  • redonner de la mobilité aux articulations par produits médicamenteux ou par moyens physiques,
  • et modifier le terrain pour obtenir des cicatrisations lésionnelles plus rapides.

Apprenez à vous servir de la phytothérapie

Le recours aux plantes médicinales, dans les présentations modernes sous forme de poudre, d’extrait sec ou de teinture-mère, a profondément modifié l’attitude des thérapeutes qui savent maintenant y trouver des principes actifs connus et fiables.

Vous prendrez donc, par cures de 6 semaines, en gélules de 0,30 gr. – sur les conseils du médecin qui s’occupe de vous – 2 à 4 gélules par jour ou 50 à 100 gouttes s’il s’agit de teinture-mère :

  • du Cassis,
  • de la Reine-des-Près,
  • de la Griffe du Diable ou de l’Harpagophytum,
  • de la Racine d’ortie,
  • du Pin,
  • ou du Saule

en répartissant vos prises dans la semaine de la façon suivante :

  • Lundi, mardi et mercredi : Pin, Saule et Ortie
  • Jeudi, vendredi et samedi : Cassis, Reine-des-Prés, Griffe du Diable ou Harpagophytum

De préférence sans les mélanger et toujours avant les 3 repas.

Faut-il encore utiliser l’aspirine ?

L’aspirine a été le premier produit proposé dans les arthroses, parce qu’elle associait une action antalgique à une action anti-fièvre et qu’elle améliorait indirectement la circulation sanguine, dans la mesure où elle rendait le sang plus fluide.

Il fallait autrefois avoir un estomac solide et ne présenter aucune tendance allergique. Il est parfaitement autorisé de nos jours, de faire des essais successifs pour s’arrêter aux présentations et formes apparentées qui sont les mieux acceptées par notre tube digestif, en cas d’échec des médecines naturelles.

Même les anti-inflammatoires sont autorisés pendant une courte période, si des douleurs inutiles vous rendent la vie impossible. Considérez toutefois la cortisone comme votre ennemie personnelle et ne la laissez jamais envahir vos organes, que ce soit par la bouche ou par des infiltrations. Le rapport qualité/prix à payer est trop lourd pour que vous ayez le droit de vous laisser tenter.

Pourquoi ne pas choisir l’acupuncture ?

L’aiguille d’acupuncture peut stimuler ou calmer, suivant la manière dont elle est manipulée. L’acupuncteur, en vous palpant, cherche dabord l’endroit le plus sensible de votre articulation, s’efforce de suivre les trajets douloureux quand ils existent et plante une ou plusieurs aiguilles à faible profondeur… puis il attend.

Si vous le voyez manipuler les aiguilles, il stimule la région et lutte contre un manque de tonus local ; s’il n’y touche pas, il a choisi de vous soulager et d’évacuer l’excès d’énergie Yang que représente pour lui les douleurs que vous ressentez.

Les résultats sont obtenus, en règle générale, au bout de la 4ème séance, qu’elle soit hebdomadaire ou bihebdomadaire.

Les récidives sont variables et dépendent de chacun d’entre vous.

Le Thermalisme a-t-il sa place dans le traitement de l’arthrose ?

Les cures thermales soulagent souvent de façon durable les arthroses, à condition de les répéter à intervalles réguliers. Elles associent une action antidouleur à une action anti-inflammatoire et permettent aux articulations de retrouver une souplesse qui n’existait plus.

Les techniques utilisées sont variables. Elles comportent des bains, des cures de boisson, des applications de boue, des massages sous l’eau et, lorsqu’ils se font en milieu marin, des soins spéciaux qui obligent les oligo-éléments à pénétrer en profondeur et à intervenir de façon efficace au niveau articulaire dans cette lutte permanente menée par les médecins contre les radicaux libres, facteurs redoutés et connus de lutte contre le vieillissement.

Comment protéger et renforcer votre terrain pour guérir l’arthrose ?

L’arthrose peut guérir et nous disposons pour y parvenir de cures d’oligo-éléments et de certaines tactiques annexes, dites immunologiques.

Ingérez pour guérir les oligo-éléments antirouille

Comme nous l’avons déjà expliqué, aucune réaction biochimique ne peut se produire à l’intérieur de votre organisme en l’absence de 12 oligo-éléments indispensables, apportés autrefois sous forme active par l’alimentation, mais de plus en plus dénaturés de nos jours par la productivité et l’industrialisation.

Il faut donc obligatoirement fournir les oligo-éléments sous forme de complément alimentaire et choisir ceux dont le corps a besoin pour bloquer l’action des radicaux libres qui, avant de s’attaquer au cerveau, au cœur ou au foie, viennent perturber le métabolisme articulaire et créer des lésions qui ne demandent qu’à s’étendre.

Votre choix sera donc orienté vers des solutés d’oligo-éléments à base de cuivre – pour son action anti-inflammatoire –, de fluor – qui lutte contre la déminéralisation –, de manganèse – qui intervient dans la synthèse du tissu cartilagineux comme le silicium – et surtout du zinc – à qui vous devrez une remise en état de vos systèmes de défense et la stabilisation des arthroses les plus complexes.

Les oligo-éléments sont prescrits pendant de longs mois à la dose d’une ou deux ampoules par jour, à prendre loin des repas dans très peu d’eau, et à garder en bouche quelques instants avant d’avaler.

Vous les associerez régulièrement à de la poudre de germe de blé ou à la levure de bière, riches en vitamines B, avec lesquelles vous prendrez l’habitude de saupoudrer toutes vos salades et toutes vos crudités.

Augmentez vos défenses avec la Prêle et le Bambou

La Prêle et le Bambou sont riches en Silice,          indispensable à la synthèse du collagène, trame du tissu cartilagineux et du tissu osseux, dont il facilite ainsi la reconstitution.

C’est à la Silice que vous devrez de retrouver la souplesse de vos articulations et l’élasticité de vos tissus.

La carence en Silice augmente avec l’âge, d’où l’intérêt de cures régulières de 4 semaines dans le mois qui précède tout changement de saison.

Les besoins en Calcium de l’organisme sont compensés par une alimentation lactée à base de fromage, de yaourt ou de lait, et lorsqu’il y a intolérance ou contre-indication, par une algue riche en carbonate de calcium facilement assimilable, comme le Lithothame, que l’on trouve dans tous les magasins diététiques.

Conclusion

L’arthrose n’est plus une fatalité. La médecine a fait des progrès sensibles et offre à vous tous qui souffrez, êtes enraidi et marchez avec peine, le moyen d’aller mieux et de profiter pleinement de la vie de tous les jours grâce aux médecines naturelles et à leur usage régulier.

L’ARTHROSE (première partie)

Les causes de l’arthrose

Comment expliquer la survenue de l’arthrose ?

Il y a des arthrosiques dans tous les pays et sous tous les climats. Le froid et le manque d’ensoleillement jouent cependant un rôle prépondérant.

Le froid est responsable de spasmes artériels et veineux, et il a été observé que l’arthrose était beaucoup plus fréquente chez les individus porteurs de varices, d’œdème des jambes et mal protégés du vent et des changements brutaux de climat.

Le soleil agit sur les articulations de toute autre façon. Votre peau est normalement recouverte d’une mince couche protectrice aqueuse et graisseuse, appelée “film hydro-lipidique”, qui provient de vos glandes sébacées et de vos glandes sudoripares.

Les rayons solaires transforment une partie de cette graisse en vitamine D, sans laquelle le calcium et le phosphore de votre alimentation ne peuvent être absorbés.

En absence de soleil, votre tissu osseux ne reçoit donc pas les éléments dont il a besoin pour se renouveler et se reconstituer. Petit à petit s’installe une déminéralisation qui entre pour une grande part dans le développement d’une arthrose.

Méfiez-vous de l’hygiène moderne

Les mesures d’hygiène moderne qui préconisent – par souci de propreté – un savonnage soigneux quotidien des enfants et des adultes, leur enlevant à chaque fois ce film hydro-lipidique de protection, contenant dans ses lipides de surface toute la provitamine D fabriquée par l’organisme, sont, à coup sûr, les grands responsables de l’arthrose chez les jeunes et chez les moins jeunes.

S’y ajoutent des erreurs alimentaires par carence en oligo-éléments. De façon générale, aucune transformation ne peut se réaliser dans votre organisme sans l’intervention d’enzymes qui ont la propriété d’accélérer le métabolisme et de permettre une reconstitution ou une cicatrisation de bonne qualité dans l’ensemble de vos tissus.

Ces enzymes ont besoin, pour être efficaces, d’oligo-éléments qui sont des activateurs physiologiques. Une insuffisance d’apport de potassium, de fer, de silicium, d’iode, de magnésium ou autre, ralentissent considérablement les échanges et bloquent aussi bien le renouvellement des cellules que l’élimination des déchets.

Comprendre les mécanismes de l’arthrose

Vous avez dit : articulation

Les articulations sont toutes différentes les unes des autres mais cependant, elles ont un certain nombre de points en commun.

Une articulation comporte en général deux extrémités osseuses qui vont, dans les conditions normales, glisser souplement l’une sur l’autre dans certaines directions et avec une certaine amplitude suivant leur localisation.

Chaque surface articulaire est recouverte d’une couche de cartilage dont l’élasticité et la résistance permettent d’amortir les pressions et les chocs que subissent les os.

Ce cartilage est une sorte de gel élastique et compact dans lequel baignent des cellules qui fabriquent des molécules très avides d’eau (les protéoglycanes).

Une capsule tapissée par une fine membrane, la membrane synoviale qui sécrète à petite dose un liquide visqueux, la synovie chargée de lubrifier l’espace intercarticulaire, enferme les extrémités osseuses.

La capsule est renforcée extérieurement par des bandelettes plus ou moins épaisses ou ligaments qui assurent l’emboîtement des surfaces articulaires. Enfin, l’ensemble est maintenu solidement par les muscles qui environnent l’articulation.

Comment s’installe le processus arthrosique ?

Au début, sous l’effet de certains enzymes dont l’action a été détournée, apparaît un œdème du cartilage qui se voit petit à petit digéré, puis des fissures, qui augmenteront de taille et pourront devenir de véritables ulcérations mettant l’os à nu.

Dans un deuxième temps, l’os s’érode puis réagit dans sa façon maladroite de cicatriser et de se réparer, par des excroissances osseuses ou ostéophytes qui se localisent presque toujours au pourtour de l’articulation.

L’observation au microscope met en évidence à chaque fois, des tentatives de régénération locale qui n’aboutissent pas, en absence d’un traitement correct.

Quelles sont les manifestations et les localisations les plus fréquentes de l’arthrose ?

Sachez interpréter vos douleurs

Le signe le plus courant de l’atteinte arthrosique est une douleur d’apparition progressive qui amène à consulter. Cette douleur que vous connaissez sans doute, n’apparaît qu’à l’effort, au moment de la marche, ou après une immobilisation prolongée en mauvaise position. C’est une douleur mécanique qui s’atténue lorsque vous êtes au repos.

Ses caractères sont différents suivant la localisation de votre arthrose.

  • Si vous avez une arthrose cervicale, vous aurez souvent des douleurs de la nuque pouvant irradier à l’épaule et au bras, jusqu’à la main, par crises intermittentes.
  • Si vous avez une arthrose dorsale, vous pourrez présenter des dorsalgies aiguës, et des névralgies intercostales pendant des semaines entières.
  • L’arthrose lombaire peut donner des lumbagos aigus spontanés ou à l’effort, ou des crises de sciatiques qui se caractérisent par une douleur postérieure qui descend dans la fesse puis dans la cuisse et la jambe et se termine au niveau des orteils. L’intensité de la douleur peut empêcher tout mouvement et même s’accompagner d’une paralysie de certains muscles de la jambe qui gêne considérablement la marche.
  • L’arthrose de la hanche est une affection redoutable qu’il faut dépister très tôt. Au début, la douleur ne survient qu’à la marche, n’apparaît qu’au bout d’une certaine distance. Elle existe aussi au lever le matin : c’est la douleur du “dérouillage”, très caractéristique de l’atteinte arthrosique.

Cette douleur qui siège à l’aine et à la pointe de la fesse peut descendre jusqu’au genou et s’accompagnera d’une boiterie, puis d’une raideur progressive des mouvements. Si vous la laissez évoluer, vous aurez du mal à vous chausser, à mettre des bas ou des collants, à vous accroupir ou à sortir d’une voiture.

Le premier signe qui amène à consulter dans l’arthrose du genou est la douleur à la descente d’un escalier, un agenouillement ou un accroupissement difficiles, une gêne en se relevant d’un siège.

L’évolution de la douleur est capricieuse et irrégulière, pour devenir permanente au fil des ans sans cependant jamais vous rendre impotent.

L’arthrose peut encore atteindre les épaules, les pieds ou les mains et associe à chaque fois douleurs d’abord puis, raideur et diminution de la force et de la mobilité.

(à suivre)