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LES ANTIOXYDANTS : LES VITAMINES, LES OLIGO-ÉLÉMENTS, ET LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES

Les nutritionnistes et les médecins insistent de plus en plus sur les réels bénéfices à consommer des aliments riches en vitamines, minéraux et oligo-éléments, pour assurer les multiples fonctions physiologiques qui leur incombent. Ils se trouvent en quantités importantes dans certaines structures de l’organisme telles que les os, les dents, les ongles, mais aussi dans les muscles et le sang.

Le rôle spécifique de certains minéraux et oligo-éléments reste encore à préciser.

Comment pouvons-nous intervenir contre le stress oxydatif ?

Pour lutter efficacement contre le stress oxydatif, deux solutions s’offrent essentiellement à nous :

  • diminuer les facteurs de risque (tabac, stress, pollution, …) par une meilleure hygiène de vie.
  • augmenter les capacités de défense de notre organisme par une alimentation variée, équilibrée (adaptée aux besoins de chacun), et riche en antioxydants.

Quels sont les principaux antioxydants naturels ?

Les vitamines antioxydantes

La vitamine C (acide ascorbique)

La vitamine C est un nutriment essentiel, ce qui signifie que les êtres humains sont incapables de la synthétiser, et qu’elle doit donc être obtenue à partir de l’alimentation. On trouve beaucoup de vitamine C dans la goyave, le persil, les poivrons, le brocoli, le kiwi, le chou, la papaye, la fraise, le chou-fleur, le cresson, les agrumes, le fenouil et l’épinard. Une orange et demie ou un kiwi par jour peuvent être suffisants pour couvrir nos besoins quotidiens en vitamine C.

La vitamine E

La vitamine E n’est synthétisée que dans les plantes. Parce que les êtres humains ne sont pas capables de fabriquer leur propre vitamine E, celle-ci doit être apportée par l’alimentation. La vitamine E est présente dans les huiles végétales, les pépins, le germe et les grains de blé. Les huiles végétales et les aliments qui en contiennent, comme la margarine et la mayonnaise, sont de bonnes sources ainsi que les fruits oléagineux (surtout les amandes et les noisettes). Le manque de vitamine E est rare et la dose journalière recommandée est fournie, par exemple, par une cuillère à soupe d’huile de tournesol, ou deux cuillères à soupe d’huile de colza, ou une petite tasse de noix.

Les microconstituants des végétaux

Les caroténoïdes

Ce sont des pigments naturels allant du jaune au rouge présent en abondance dans les plantes.

Les principaux sont:

  • l’a et b carotène (carotte, persil, salades, bette, fenouil, chou frisé, épinard, patate douce, melon, citrouille, mangue, abricot)
  • la lutéine et la zéaxanthine (épinard, poivron rouge).
  • le lycopène (tomate, pastèque, goyave).

Les polyphénols

Ce sont des pigments naturels présents en abondance dans les plantes. Les polyphénols représentent une grande famille de composés (la principale étant les flavonoïdes) dont :

  • les anthocyanes (myrtille, sureau, raisin, cassis, hibiscus, baies d’aronia).
  • les tanins et dérivés (raisin, vin, thé).
  • les isoflavones (soja, germe de blé).

Les oligo-éléments

Le sélénium

La viande, le poisson, les crustacés, les coquillages, le lait, les œufs sont généralement une source importante de sélénium. On en trouve en moindre quantité dans les céréales complètes, le germe de blé, l’oseille, les champignons, l’ail et les noix.

Le zinc

Le zinc est un puissant antioxydant qui joue un rôle de premier plan dans l’immunité et la croissance. Viande, lait, œufs, céréales complètes, légumes secs et germe de blé en sont les meilleures sources.

Le cuivre

Le cuivre est un oligo-élément qui participe au maintien des systèmes antioxydants de défense dans l’organisme. Le foie, le cacao, les légumes secs, les céréales complètes, le germe de blé, les fruits et les légumes constituent les principales sources de ce nutriment.

Le manganèse

Les céréales, le germe de blé, les légumes secs, les fruits, les légumes, les noix et le thé sont reconnus pour être une excellente source de manganèse.

Les antioxydants synthétiques   

Il arrive parfois que des nutriments aux effets antioxydants soient extraits des aliments ou synthétisés chimiquement et vendus sous formes de suppléments. Il semblerait cependant que ces nutriments soient beaucoup plus efficaces lorsqu’ils agissent en synergie avec les autres nutriments présents dans les aliments.

Parmi les antioxydants synthétiques disponibles sur le marché, outre le ginseng et le ginkgo biloba, la coenzyme Q10 et l’extrait fermenté de papaye nous semblent particulièrement dignes d’intérêt :

La coenzyme Q 10

Proche parente de la vitamine E, la coenzyme Q10 (CoQ10) est aussi un antioxydant, c’est- à dire qu’elle protège l’organisme des dommages causés par les radicaux libres. Elle active la production d’énergie par les mitochondries qui sont notamment chargées d’assurer l’oxygénation des cellules. Lorsque cette oxygénation ne se fait pas ou se fait mal dans un organe donné, il y a un risque certain de défaillance de cet organe. La CoQ10 contribue également à prolonger l’effet antioxydant de la vitamine E. Tous les processus physiologiques qui exigent une dépense énergétique requièrent la CoQ10. Elle est d’ailleurs présente dans l’ensemble du corps, notamment dans le coeur, le foie, les reins et le pancréas d’où son autre nom, ubiquinone (de même étymologie que le mot « ubiquité », qui veut dire omniprésence).

Toutefois, chez l’Homme, les taux de CoQ10 de l’organisme diminuent progressivement à partir de 20 ans pour devenir pratiquement nuls vers 50 ans.

L’organisme humain peut normalement synthétiser la CoQ10 et constituer des réserves grâce à une alimentation appropriée, mais on suppose qu’avec le temps, l’organisme a de plus en plus de difficultés à la synthétiser.

Les aliments les plus riches en CoQ10 sont le cœur, le foie, les abats, Mais ce sont des aliments que certaines personnes n’aiment pas consommer. Il y en a aussi dans le jaune d’œuf, les graisses laitières, les poissons gras, l’huile de foie de morue, l’huile de germe de blé, certains végétaux. Cependant, comme l’assimilation de cette substance vitale présente dans certains aliments est réduite avec l’âge et que plusieurs médicaments anti cholestérol ont un effet destructeur sur la CoQ10 présente dans l’organisme.

L’extrait fermenté de papaye

Recommandé par le Professeur Luc MONTAGNIER au Pape Jean-Paul II, il a des propriétés antioxydantes intéressantes et aiderait l’organisme à renforcer ses défenses immunitaires. Commercialisé depuis environ un an, l’extrait fermenté de papaye remporte un certain succès mais reste coûteux (environ 59 euros) pour une cure d’un mois.

LA BECHE-DE-MER

La bêche-de-mer, c’est ce que les anglophones appellent le Cucumber Sea (ou “concombre de mer”), et les habitants d’Extrême-Orient le tripang. Il s’agit en fait d’une grosse holothurie, animal marin très proche de l’étoile de mer.

La bêche-de-mer est bien connue des Chinois et des Japonais et ce, depuis des millénaires.

Ceux-ci l’utilisent non seulement en cuisine (dans les soupes et les hors-d’œuvre, notamment), mais aussi comme remède pour soigner les douleurs articulaires en général.

La bêche-de-mer contient des mucopolysaccharides, un constituant entre autres du tissu conjonctif et du cartilage des os.

Son utilisation à des fins thérapeutiques est assez récente. Elle est due principalement aux Australiens, qui l’ont commercialisée sous forme de poudre mise en capsule.

Elle est surtout recommandée dans les cas d’arthrose, de polyarthrite rhumatoïde et de spondylarthrite ankylosante.

Selon le Dr Donald J. Carrow, médecin en Floride, elle donne des résultats inespérés.

Après l’avoir lui-même prescrite à ses patients atteints d’arthrose (“Je dois avouer qu’au début, j’étais quelque peu sceptique quant à l’usage que l’on m’en proposait”, dit-il), il a constaté une nette amélioration chez 65 à 75 % de ceux-ci.

Où pouvez-vous trouver la bêche-de-mer ?

N’étant pas réglementée, elle est normalement disponible dans les boutiques diététiques, sous forme de capsules.

À noter : comme il s’agit d’un reconstituant du cartilage, les fabricants la proposent de plus en plus en formule comprenant sulfate de chondroïtine et sulfate de glucosamine (voyez un peu plus bas).

Bref, vous pourriez faire d’une pierre… 3 coups.

 

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LA CAPSICINE

La capsicine est le principe actif du piment de Cayenne (Capsicum annuum ou C. frutescens). C’est un puissant analgésique que les médecins, d’ailleurs, n’hésitent plus à recommander dans les cas de douleurs articulaires et musculaires de tous ordres.

Selon le Dr Irwin Ziment, de la faculté de médecine de l’Université de Californie à Los Angeles, tout le secret de la capsicine réside dans le fait qu’elle favorise la libération des endorphines, ces substances bien connues que le cerveau produit spontanément pour contrer la douleur.

La capsicine, si vous ne vous sentez pas l’âme d’un herboriste, est disponible dans le commerce sous forme de baume ou de crème que l’on applique localement (voyez l’encadré).

Autrement, si vous réussissez à mettre la main sur suffisamment de piments, vous pouvez, bien sûr, faire votre propre crème ou onguent. Ce n’est pas très difficile et l’effet, n’ayez crainte, sera le même.

Mais il y a 2 petites précautions à prendre : si vous l’employez par voie externe, évitez d’en appliquer 1) sur les seins, durant la période d’allaitement et 2) sur les lésions de la peau (sinon, vous vous en souviendrez longtemps !).

La capsicine dans le commerce

En France, la capsicine est présente dans 2 produits : le Baume Kamol® crème et Algipan® baume.

Les contre-indications mentionnées par les fabricants sont les suivantes :

– allergie aux salicylés (aspirine et médicaments de la même famille) ;

– présence d’une dermatose ou d’une lésion cutanée.

Ils font également cette mise en garde : évitez d’appliquer sur le pourtour des yeux et les muqueuses.

Enfin, ils indiquent les réactions secondaires possibles :

– allergie locale (l’arrêt du traitement est dès lors obligatoire) ;

– érythème local (tout à fait normal, car passager) ;

– agitation (chez les sujets âgés ayant recours à de fortes doses) ;

– confusion mentale (les dérivés terpéniques présents dans le baume Kamol® en seraient la cause, mais uniquement chez les sujets âgés outrepassant la dose prescrite).

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LE CARTILAGE DE REQUIN

Peu de gens en ont entendu parler. Pourtant, si l’on se fie à ses partisans, c’est un produit qui gagne à être connu.

Le cartilage de requin aurait une propriété : inhiber l’angiogenèse. En d’autres mots, il empêche la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, un phénomène toujours suspect lorsqu’il survient passé l’adolescence.

Lorsque de nouveaux vaisseaux sanguins se forment chez un adulte, en effet, cela indique la présence, ni plus ni moins, d’une tumeur ou d’une maladie inflammatoire (comme l’arthrite).

Ces nouveaux vaisseaux remplissent alors une fonction précise : nourrir la tumeur (ou la maladie) par voie sanguine.

Mais pourquoi le cartilage de requin a-t-il cette propriété ?

Parce qu’un cartilage, qu’il soit de requin ou de tout autre animal, par définition, n’est pas vascularisé. Il est donc à l’abri de nombreuses maladies, dont le cancer et, bien sûr, les pathologies de type inflammatoire.

Selon certains chercheurs, d’ailleurs, l’immunité proverbiale dont jouit le requin viendrait de sa structure anatomique particulière : au lieu d’un squelette, il a un cartilage.

Le pour et le contre

Bien entendu, dès qu’il s’agit d’un produit comme le cartilage de requin, qui n’a pas reçu l’aval des autorités scientifiques, tout le monde n’est pas d’accord.

Quoi qu’il en soit, il semble donner de bons résultats, si l’on s’en remet à J. William Lane, un autre médecin américain qui, lui, consacre une bonne partie de ses efforts à promouvoir ce produit.

Selon ce médecin, qui cite de nombreuses expériences, le cartilage de requin peut être très efficace dans les traitements non seulement du cancer mais également des pathologies inflammatoires.

C’est aussi, dit-il, un bon supplément alimentaire, car il contient du calcium et du phosphore, 2 minéraux essentiels à la bonne santé des os.

Bref, à retenir.

Notez que vous retrouverez ce produit sous 3 formes : poudre, capsule et comprimé.