Articles

Agir en leader de sa vie

Définition :

La langue française utilise un mot très précis pour définir ce que j’appelle « agir en leader » qui est congruence. Lorsque l’on dit d’une personne qu’elle est congruente, cela signifie qu’il y a accord ou alignement entre ce qu’elle est et ce qu’elle montre, verbalement et non verbalement, d’elle-même. Cela signifie que la congruence ne peut se résumer à l’adoption d’une attitude. C’est un état de fait qui se vit et s’expérimente « de l’intérieur ». Pour être pleinement congruent et agir en leader, vous devez avoir pris conscience de qui vous êtes, d’avoir identifié quels sont vos besoins, vos valeurs et de construire votre vie de manière à respecter qui vous êtes tout en respectant votre entourage. Globalement, cela correspond au travail que vous avez réalisé à travers les 5 clés précédentes. L’objectif de cette sixième clé étant d’apporter les finitions à l’ensemble du travail réalisé.

Le leader ne parle pas, il agit. C’est par l’entremise de vos actions et de votre attitude que vous développerez votre leadership et que vous renforcerez votre estime personnelle. En vous engageant à prendre le contrôle de votre vie, vous développerez les attitudes suivantes :

  • Congruence
  • Ecoute active
  • Développement d’une relation gagnant-gagnant

La notion de congruence a déjà fait l’objet d’une définition ci-dessus. A ce stade, j’aimerais simplement vous indiquer que le fait d’être congruent ne survient pas d’un coup de baguette magique. Seul le temps et votre volonté d’agir en accord avec vos valeurs et vos besoins pourront y contribuer. De plus, j’ajouterais qu’il n’est pas judicieux de vouloir précipiter le mouvement. En effet, le fait de vivre conformément à qui nous sommes nous oblige à « tomber » le masque et à montrer notre vrai visage. Bien que cela soit, à terme, positif, il est recommandé de laisser le temps au temps et de consolider patiemment le niveau de confiance en soi et d’estime personnelle pour progressivement devenir de plus en plus congruent. La progression s’effectue en parallèle.

L’écoute active permet de construire une relation de communication avec les autres, ce qui assure un échange authentique et une possibilité de développement mutuel. En adoptant l’écoute active, vous donnerez la possibilité à votre correspondant d’approfondir sa pensée et de vous exprimer pleinement ce qu’il ressent tant au niveau de ses besoins que de ses émotions. Comme nous avons déjà eu l’occasion de le constater par l’entremise d’une des clés précédentes, les émotions sont des indicateurs très importants qui nous font souvent peur. Que ce soit nos propres émotions ou celles exprimées par autrui, nous cherchons le plus souvent à les éviter. N’avez-vous jamais utilisé ces types de réponse lorsque la personne avec qui vous parlez partage une de ses émotions ?

  • Tu ne devrais pas être découragé par ce qui arrive.
  • Si tu n’es pas capable de dire quelque chose de positif, alors ne dit rien.
  • Ne t’inquiète pas, ça ira mieux demain.
  • Il n’y aucune raison d’avoir peur
  • Serre les dents
  • Mets ton orgueil dans ta poche
  • Calme-toi, s’il-te-plaît
  • etc.

Dans les relations de travail, cette aversion des sentiments est même parfois érigée en dogme. C’est comme si le monde du travail ne devait être qu’un univers de non-dit et de superficialité. Malheureusement, ces tendances et attitudes sont sources de problèmes psychologiques de plus en plus courants dans l’univers professionnel. Le sentiment joue généralement le rôle d’indicateur pertinent. La peur ou l’inquiétude ne survient pas par hasard mais sont la manifestation d’un problème de fond.

L’objectif de l’écoute active est de recevoir avec empathie et bienveillance l’émotion transmise et de permettre, par un questionnement et/ou une reformulation, à la personne de découvrir, par elle-même, les raisons de ce sentiment. Comme le souligne très bien Thomas D’Ansembourg, auteur de « Cessez d’être gentil, soyez vrai », « dans le chemin vers l’autre, je ne peux faire l’économie du chemin vers moi ». Pour ma part, je trouve que cette phrase résume bien la puissance de l’écoute active puisqu’elle s’applique autant dans la relation avec soi que dans la relation avec les autres. En prenant l’habitude de recevoir et d’écouter pleinement vos émotions et en vous questionnant de manière à découvrir les raisons de ces émotions, vous prendrez soin de vous-même.

Pour développer une écoute active, prenez garde aux comportements suivants :

  • Etre actif dans l’échange. Se concentrer sur ce que dit l’interlocuteur
  • Etablir un contact visuel avec la personne (se regarder)
  • Ecouter pleinement. Ne pas parler soi-même ou préparer la réponse à l’avance
  • Chercher à comprendre sans risque d’ambiguïté le message transmis.

Un des éléments essentiels de l’écoute active réside dans la recherche constante à comprendre complètement et totalement le discours de la personne. Pour ce faire, il faut lever tout risque d’ambiguïté et inciter la personne à aller au bout de sa pensée. Deux techniques sont généralement utilisées :

  1. Questionnement
  2. Reformulation

Le questionnement doit privilégier des questions ouvertes permettant à l’interlocuteur d’approfondir sa réflexion. Par opposition aux questions fermées qui limitent généralement le champ de réponses à deux alternatives possibles : oui ou non. Il est important que votre questionnement soit le plus neutre possible et que la question n’intègre pas, dans son contenu, des éléments incitatifs d’une réponse préférée ou attendue. Dans la section réservée aux exemples, vous retrouverez des exemples de questions. Certaines permettent réellement à la personne écoutée d’approfondir sa réflexion alors que d’autres ouvrent un champ nettement plus restreint.

La reformulation consiste à reprendre le coeur du message transmis par l’interlocuteur et à le lui répéter en utilisant nos propres mots et nos propres phrases. L’objectif de la reformulation est double :

  1. Vérifier que le message que nous avons compris correspond effectivement à celui formulé par notre interlocuteu

Il permet de dissiper les risques de malentendu.

  1. Inciter l’interlocuteur à poursuivre sa réflexion et à continuer son discours. En démontrant à l’autre, par la reformulation, que nous sommes pleinement à son écoute, celui-ci sera naturellement conditionné à poursuivre son discours.

Dans la section réservée aux exemples, vous retrouverez quelques exemples de reformulations. Certaines sont tout à fait adéquates alors que d’autres ne permettent pas d’atteindre l’objectif visé par cette technique d’écoute active.

En décidant de faire des sentiments vos amis et d’adopter l’écoute active comme base de communication avec votre entourage (personnel et professionnel), vous développerez des relations qui feront de vous un être apprécié et source d’inspiration.

Pour développer une relation gagnant-gagnant, il est nécessaire de connaître ses propres besoins et d’identifier sans ambiguïté les besoins de l’autre. La découverte des besoins de l’autre s’en trouvera grandement simplifiée en appliquant les techniques de l’écoute active présentées ci-dessus.

Une fois les besoins respectifs identifiés, le travail consiste à passer en revue les alternatives possibles de manière à ce que chacun y trouve son compte tout en acceptant certaines concessions. Sans en être toujours vraiment conscient, cette technique est fréquemment utilisée dans les relations de couples ou les relations parent/enfant.

Le processus de fonctionnement de cette méthode pourrait être résumé selon les étapes ci-dessous :

  1. Identifier et définir le problème
  2. Enumérer les solutions possibles
  3. Evaluer ces solutions
  4. Prendre une décision
  5. Appliquer la décision
  6. Evaluer les résultats par la suite

La sixième étape assure un apprentissage constant. Grâce à cette dernière évaluation, il deviendra possible d’établir des relations gagnant-gagnant toujours plus bénéfiques pour chacune des parties.

Exemples :

Exemples de questions :

  • Quelles sont les alternatives possibles ? (bonne question ouverte incitant à la réflexion)
  • En quoi est-ce que cet objectif est important ? (bonne question ouverte)
  • Comment fais-tu pour être aussi agressif ? (malgré la question ouverte, il y a un jugement)
  • Qui envisages-tu pour le poste ? Paul ou Pierre ? (question fictive de choix)

Pour les exemples de reformulation présentés ci-dessous, le collègue exprime toujours un point de vue personnel traduisant un sentiment spécifique. Deux exemples de reformulation, une bonne et une moins bonne, sont à chaque fois proposés.

  1. Le collègue : Ca suffit ! je ne veux plus entendre de reproches sur le travail que nous avons réalisé.
    1. Le leader : Allons, Paul, accepte cela comme un soutien à votre amélioration constante (le leader fait la morale).
  1. Le leader : J’ai le sentiment que tu te sens dans le rôle de l’accusé (écoute active).
  1. Le collègue : Je ne me sens pas prêt pour cette présentation
    1. Le leader : connaissant tes capacités, je t’en sais capable. Encourage-toi ! (tente d’encourager ou de ressurer).
  1. Le leader : Tu as peur d’être pris au dépourvu par une question non prévue (écoute active)

Les livres consacrés à la CNV (Communication Non Violente), dont voici les liens, contiennent de nombreux exemples d’écoute active.

  • Les mots sont des fenêtres, initiation à la communication non violente par Marshall Rosenberg
  • Cessez d’être gentil, soyez vrai par Thomas d’Ansembourg

Exercices :

Votre vie quotidienne constitue votre meilleure source d’exercices pour entraîner votre capacité à agir en leader. Utilisez les nombreux échanges que vous avez quotidiennement avec diverses personnes pour entraîner votre écoute active et votre congruence.

Expérimentez la puissance du sentiment que procure le fait de prendre en main sa vie et de chercher à établir des relations de qualité avec son entourage. Le plaisir qui en découlera sera la meilleure source de motivation pour vous inciter à progresser sans cesse.

Assumer la responsabilité de sa vie

Définition :

Prendre et assumer la responsabilité de votre vie procure une sensation de pouvoir et de liberté très agréable. Cela sous- entend également que vous êtes prêt à en assumer toutes les conséquences, positives comme négatives. Cette prise de contrôle peut être source de stress puisque cela part du principe que vous êtes le seul maître de votre vie et que la façon dont vous l’abordez et vous la vivez dépend uniquement de vous et du sens que vous décidez de lui donner.

Comme le résume bien la phrase suivante de Virginia Satir (célèbre thérapeute familiale), le fait d’assumer la responsabilité de sa vie relève de l’abandon d’habitudes et de références sécurisantes.

« Une personne avec une mauvaise estime d’elle-même a développé un style de vie auquel elle s’est habitué. C’est comme un habit familier. Il n’est ni beau, ni confortable, mais il est là, on peut compter sur lui ».

Abandonner cet habit familier nécessite une volonté et un courage important. La peur de l’inconnu, la peur du regard des autres, la peur de ne pas pouvoir ou de ne pas savoir et bien d’autres peurs encore sont autant de raisons qui poussent à ne rien faire et à chercher de bonnes ou mauvaises excuses.

La longueur et la difficulté du chemin ne doivent pas vous faire oublier la beauté et la plénitude de ce qui se dessine à son extrémité. Les plus beaux points de vue ne sont jamais faciles d’accès. Les efforts qu’il faut déployer pour les atteindre participent à leur beauté et à leur valeur.

A ce stade de la formation, j’ai une demande importante à vous adresser. Je n’ai pas besoin de connaître la réponse. Seule la réponse que vous formulerez à vous-même aura de l’importance. Avant de répondre, je vous demande de regarder au fond de vous et de ressentir pleinement la réponse que vous vous donnerez.

Etes-vous prêt à assumer la responsabilité de votre bonheur ?

Dans le cas où la réponse est positive et avant de poursuivre la lecture, je souhaiterais que vous preniez quelques minutes pour fermer les yeux et respirer profondément de manière à ce que vous ressentiez pleinement, en vous-même, les effets positifs de cet engagement et la plénitude qu’il vous procurera. Laissez-vous le temps d’apprécier cet instant privilégié.

Dès le moment où vous vous sentirez prêt, vous pourrez reprendre votre lecture.

La stratégie de prise de responsabilité de sa vie se découpe en 3 étapes successives :

La définition de vos besoins par rapport à vous-même

En apprenant à développer votre niveau de conscience et en développant votre écoute par rapport à vos besoins, vous avez préparé le terrain de cette nouvelle étape. Vous serez pleinement responsable de votre vie lorsque vous aurez défini ce que vous attendez de cette vie et que vous mettrez tout en oeuvre pour atteindre cet objectif.

Vous ne pouvez vous diriger vers quelque chose qu’à condition de connaître ce vers quoi vous allez. En établissant la liste de vos besoins en accord avec qui vous êtes et ce que vous croyez, vous vous préparez à l’exécution de ces actions.

La définition de vos besoins par rapport aux autres

Tout d’abord, il est de la première importance de comprendre que les autres, les personnes qui composent votre environnement personnel ou professionnel, ne sont pas responsables de votre bien-être ou de votre mal-être. De la même manière, ils ne sont pas sensés deviner ou imaginer quelles sont vos attentes. En prenant la responsabilité de qui vous êtes et de vos besoins, vous prenez également la responsabilité d’exprimer ces besoins à votre entourage de manière claire et précise.

La définition de ce que vous êtes prêt à abandonner

Vous connaissez précisément quels sont vos besoins et, lorsque les conditions l’exigent, vous savez demander à l’autre ce qui vous est nécessaire. Cependant, l’autre a toujours la possibilité de refuser d’accéder à votre demande. Votre propre bien-être et équilibre ne doivent pas obligatoirement se construire aux dépens de votre entourage.
Cette troisième étape consiste à accepter l’abandon d’une partie de vos besoins ou à rechercher une autre solution pour les satisfaire. Accepter de lâcher prise ou de faire le deuil de certains besoins sont autant de possibilités d’épanouissement que de « voir » tous ses besoins satisfaits.

Comme l’enseigne la spiritualité orientale, tout est toujours en mouvement. S’attacher ne peut mener qu’à la souffrance puisque ce à quoi nous pouvons nous attacher est appelé a évolué ou à disparaître. En lâchant prise, vous évitez les frustrations et les sentiments d’impuissance ou de « sur place » que peut provoquer un refus ou une impasse.
Prendre le contrôle de sa vie ne signifie pas pour autant qu’il faille assumer la responsabilité de tout ce qui peut survenir. Pour prendre la responsabilité de quelque chose, vous devez impérativement vérifier que tout soit sous votre contrôle. Si vous acceptez la responsabilité d’un objectif et que les moyens pour atteindre cet objectif ne sont pas sous votre contrôle, vous acceptez de remettre les clés de votre équilibre entre les mains de quelqu’un d’autre.

Pour la personne qui est la recherche d’un emploi, elle peut prendre la responsabilité d’envoyer 10 dossiers de candidature par jour ou de contacter quotidiennement par téléphone 5 entreprises. Si, à la fin de la journée, l’objectif est atteint, cette personne ressentira une satisfaction et le niveau de son estime personnelle en ressortira grandi.
En revanche, si cette même personne avait pris la responsabilité d’être engagée, dans la journée, par un nouvel employeur et qu’en fin d’après-midi elle est toujours sans emploi, le niveau de son estime personnelle ne sera certainement pas très élevé et sa motivation pour les jours suivants en danger. En assumant la responsabilité de quelque chose qui n’était pas sous son contrôle, elle s’est mise dans une impasse, source de frustration et de mal-être.

En conclusion, je tiens à vous féliciter et à vous encourager dans votre démarche. Prendre pleinement la responsabilité de soi et de ses actes est un engagement qui mérite d’être fêté. Et si vous éprouvez parfois des difficultés ou de la peur, prenez le temps de vous arrêter, de respirer profondément et de ressentir, à nouveau, les émotions qui vous envahissent lorsque vous vous dites cette phrase :

Je suis prêt à assumer la responsabilité de mon bonheur

Exemples :

Les quelques phrases ci-dessous représentent des situations où la personne qui les dit n’est pas pleinement responsable de sa vie.

« De toute façon, le système est tellement corrompu que ce n’est même pas la peine d’essayer ! » « Quoi que je fasse, je ne serai jamais heureux. »

« Ils me demandent tous ce que je désire faire comme travail. Je ne sais pas et puis ils n’ont qu’à me dire ce qu’ils attendent de moi ! »

« Toute ma vie est consacrée à ma famille. Je ne veux rien si ce n’est leur bonheur. »

« Qu’est-ce que je fais là à me reposer et prendre du bon temps alors les autres pourraient avoir besoin de mon aide. » « Je sais bien que tu es toujours là pour m’écouter mais je n’ai pas envie de t’ennuyer avec mes histoires. »

« Je ne peux pas le changer et c’est cela qui me désole le plus ! »

Exercices :

Grâce à ces exercices, vous allez progressivement développer votre capacité à prendre la responsabilité de votre vie et à atténuer l’inquiétude qui peut en résulter. Dans tous les cas, si vous éprouvez un sentiment de peur ou d’angoisse face à la pratique de ces exercices, sachez que cela est tout à fait normal et constitue un indicateur de votre engagement et de l’utilité des exercices.

Autant que faire ce peut, évitez de repousser ou d’abandonner ces exercices.

Faites la liste de vos besoins

Pour cet exercice, vous utiliserez à nouveau notre désormais fameux cahier compagnon. Cet exercice est à répéter tous les jours de la semaine. Il vous servira comme base de travail pour le deuxième exercice ci-dessous.

Cet exercice se décompose en 2 phases distinctes : Phase 1. Inventaire

L’objectif de cette première phase consiste à faire l’inventaire de vos besoins. Ce dernier peut s’effectuer de deux manières différentes. La première alternative consiste à prendre note de ces besoins au fur et à mesure que vous les découvrez ou que vous en prenez conscience. Comme cela vous a déjà été présenté dans le cadre de la première clé, le besoin, qu’il soit satisfait ou insatisfait, se signale à vous par l’entremise d’un sentiment ou d’une émotion. Par conséquent, à chaque fois que, durant la journée, vous éprouvez un sentiment ou une émotion, identifiez le besoin sous-jacent et notez le dans votre cahier.

La deuxième alternative consiste à prendre le temps du repos et de la méditation. Une fois que vous êtes détendu et en contact avec vous-même, posez-vous les questions suivantes :

o Qu’est-ce qui est important pour moi ?
o De quoi ai-je besoin pour être pleinement celui/celle que je veux être ?
o Quelles sont mes convictions ou mes croyances ?
o De quoi ai-je besoin pour satisfaire/réaliser mes convictions ou croyances ?

Ces questions vous permettront de découvrir vos besoins

Dans cette phase d’inventaire, n’établissez aucune censure ou aucun tri. Chaque jour est un jour nouveau et notez tous les besoins sans chercher à savoir s’ils ont déjà été identifiés auparavant.

Phase 2. Classification

En fin de journée, reprenez la liste des besoins que vous avez établi durant la journée et classez chacun des besoins en fonction des questions suivantes :

o Est-ce que le besoin a déjà été identifié et classifié ? Si oui, indiquez, à côté du besoin déjà classifié, le fait qu’il a été identifié une nouvelle fois. A la fin de la semaine, vous serez en mesure de savoir le nombre de fois qu’un besoin a été identifié.
o Est-ce que la satisfaction de ce besoin est uniquement sous mon contrôle ? Si oui, reportez le dans une colonne regroupant tous les besoins qui sont uniquement sous votre contrôle.
o Est-ce que la satisfaction de ce besoin nécessite une demande à une ou plusieurs personnes de mon entourage ? Si oui, reportez le dans une colonne regroupant tous les besoins qui nécessitent la collaboration ou l’aide d’autrui.

A l’issue de cette classification, vous aurez la liste de vos besoins classés en deux catégories.

Cherchez à satisfaire vos besoins

Le matin du deuxième jour (jeudi), choisissez dans la liste des besoins (voir ci-dessus) celui que vous désirez satisfaire. Le choix dépend uniquement de votre envie et de votre motivation. Une fois le choix effectué, posez-vous les questions suivantes :

· Sur une échelle de 1 (faible) à 10 (fort), quel est mon niveau de motivation à satisfaire ce besoin ? Si la réponse se situe en dessous de 8, choisissez un autre besoin.

· Comment est-ce que je vais satisfaire ce besoin ?

· S’il me manque quelque chose pour atteindre mon objectif (satisfaction du besoin), où puis-je le trouver ?

Pour mener à bien cet exercice et prendre pleinement la responsabilité de votre vie, le plan d’action qui permettra la satisfaction du besoin doit être clairement connu et défini avant de commencer quoi que ce soit. Vous connaissez votre but et vous savez comment l’atteindre.

Prendre contact avec soi

Définition :

Dans le terme « confiance en soi », il y a le mot « soi » qui vient du verbe ETRE. Pour développer le niveau de confiance que vous avez en vous-même, vous devez tout d’abord vous (re)connecter avec vous-même et découvrir ou redécouvrir qui vous êtes et quels sont vos spécificités ou particularités. Pour avoir confiance en vous, vous devez d’abord vous accepter et. Pour vous accepter, vous devez vous connaître et, pour vous connaître, vous devez posséder de vous-même une image qui soit nette et dénuée de toute interférence héritée du passé.

A sa naissance, le bébé ne sait pas qui il est et à quoi il ressemble. Peu à peu, au fur et à mesure qu’il grandit, il prend conscience de son corps et il découvre qui il est. Cette découverte s’effectue le plus souvent par l’entremise des miroirs/images que son entourage lui renvoie. Ce bébé grandit pour devenir enfant, puis adolescent et, pour terminer, adulte. Tout au long de son développement, il se construit une image de lui-même. Une partie de cette image est basée sur son expérience subjective personnelle et une autre partie est basée sur l’image subjective que son entourage lui renvoie. En conséquence, l’image que vous avez de vous-même est une production mentale qui est basée, pour une partie au moins, sur des miroirs déformants qui vous ont été malencontreusement tendu. L’objectif de cette clé est que vous repreniez progressivement contact avec vous-même en étant conscient qu’une partie de l’image que vous avez de vous-même ne reflète pas la réalité mais uniquement le résultat d’une perception faussée.

Le dialogue interne que vous entretenez avec vos voix intérieures est le produit de l’image que vous avez de vous-même. Si vous avez facilement tendance à utiliser les phrases présentées dans la section suivante (exemple) pour définir votre propre image, cela signifie que cette clé va vous permettre de faire un grand pas en avant.

« La carte n’est pas le territoire ». Cette phrase signifie que l’image que vous avez de vous-même n’est qu’une représentation partielle et, par extension, sujette à erreur de qui vous êtes vraiment. Par exemple, une carte routière donne une image du territoire en se concentrant sur les routes carrossables alors que l’image du même territoire donnée par une carte géologique sera très différente puisque l’accent sera porté sur le sous-sol et ses caractéristiques.

En changeant l’approche que vous avez de vous-même ou en envisageant les événements sous un angle différent, vous vous construirez une image de vous-même qui sera automatiquement différente. Reprendre contact avec soi consiste à appréhender notre image sous un éclairage nouveau et positif.

Il est important que vous sachiez que vous avez la possibilité de programmer vos pensées et, par conséquent, d’influencer vos émotions et vos comportements. Ce n’est absolument pas réservé à une élite mais bel et bien accessible à toutes et tous. En changeant simplement votre perception du territoire (réalité) et en modifiant votre discours, vous avez la possibilité de reprendre contact avec la partie de vous-même dont vous êtes fière et qui est source de confiance.

Selon la sagesse ancestrale des Toltèques qui est concentrée en quatre accords (quatre accords Toltèques1), la liberté personnelle et le vrai bonheur dépend de ces quatre accords fondamentaux :

  1. Que votre parole soit impeccable
  2. Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle
  3. Ne faites pas de suppositions
  4. Faites toujours de votre mieux

Le premier accord, qui nous intéresse plus particulièrement dans le cas présent, vous demande d’utiliser la puissance de la parole uniquement avec un objectif d’amour et de vérité. Il spécifie également qu’il faut éviter d’utiliser la parole contre soi-même ou pour médire autrui. Prenez l’habitude de vous parler à vous-même avec une parole qui soit impeccable. Dans ce contexte, le terme impeccable signifie que votre parole doit être dénuée de tout jugement ou de toute critique. Une parole qui soit inconditionnellement positive et constructive. Ayez pour objectif d’être, pour vous-même, votre plus fidèle allié.

Avec la première clé, vous avez développé votre niveau de conscience et découvert vos besoins. Avec cette deuxième clé, vous reprenez contact avec qui vous êtes vraiment sans pour autant vous cacher la vérité puisque votre conscience est bien présente pour vous éviter tout travers condescendant par rapport à vous-même. Avoir une parole impeccable et prendre contact avec la partie de vous dont vous êtes fier ne signifie nullement que vous deviez éviter ou ignorer les parties plus sombres. Malgré cela, le succès et la progression se fondent sur les points forts et les capacités. Pour rehausser le niveau de confiance que vous avez en vous-même, vous aurez nettement avantage à prendre appui sur vos forces en lieu et place de vos faiblesses.

Le mental ou esprit est indissociable de la partie physique. En acceptant d’accorder la même importance à votre partie physique (votre coeur, votre ressenti) qu’à votre partie mentale (raisonnement, analyse), vous vous donnerez également la possibilité de vous reconnecter avec une partie de vous-même qui est (trop) souvent ignorée. La civilisation occidentale et l’école donnent une place centrale à l’analyse et à l’interprétation et conditionnent les enfants à se déconnecter de leur partie physique. Celle-là même qui leur avait permis d’établir leur premier contact avec le monde (odorat, toucher, goût, etc.). En vous reconnectant avec cette partie de vous même, vous redécouvrirez progressivement une nouvelle facette de votre identité.

Pour discerner et comprendre la complexité de la nature humaine, il est possible de la décomposer en niveaux appelés niveaux logiques2. L’empilement de ces niveaux complémentaires permettent de faire un tout complet. L’image négative que vous pouvez avoir de vous-même peut provenir d’une confusion entre ces différents niveaux.

TRANSPERSONEL A quoi est-ce que je me rattache de plus vaste ?
IDENTITE Qui suis-je ?
CROYANCES & VALEURS A quoi est-ce que je crois ? Quelles sont mes valeurs ?
CAPACITES – STRATEGIES De quoi suis-je capable ?
COMPORTEMENTS Qu’est-ce que je sais faire ?
ENVIRONNEMENT Où ? Quand ?

Cette grille peut se lire de haut en bas ou de bas en haut. Elle vous permet de découvrir, par exemple, que votre identité ne se situe pas au même niveau que vos comportements. Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas capable de faire quelque chose (comportement) dans un certain environnement que vous êtes incapable ou bête (identité). Lorsque vous vous donnez une certaine image de vous-même, veillez à toujours vérifier que vous ne mélangez pas les niveaux et que les éléments comparés pour forger cette image peuvent vraiment être comparés sur un pied d’égalité.

Exemples :

Les phrases ci-dessous sont des exemples de paroles caractérisant une image de soi négative. En apprenant à identifier les discours internes (ce que vous vous dites à vous-même) porteurs d’une charge négative, vous identifierez les possibilités de changement et d’amélioration.

« Tu es vraiment trop maladroit »

« Tu n’as de nouveau pas respecté ta parole. Tu ne changeras donc jamais ! » « Avec ces kilos en trop, comment veux-tu que quelqu’un aie envie de toi ? »

« Encore ces mains moites et cette peur de parler. Tu n’arriveras donc jamais à combattre cette timidité maladive ? »

Dans le même ordre d’idée, il y a les phrases que vous dites à d’autres et par l’entremise desquelles vous donnez une image de vous-même dégradée et réductrice.

« J‘ai encore besoin de vous/toi car j’ai un problème avec cet ordinateur. Je suis vraiment trop bête, je n’y arriverai jamais. » « J’ai encore échoué dans ma tentative de régime. Tu as/Vous avez raison de penser que je n’y arriverai jamais ! »

« Je ne peux malheureusement pas répondre à ta/votre question. Vraiment, ma connaissance est très limitée »

Exercices :

Par ces exercices, apprenez à développer une parole impeccable par rapport à vous-même. Découvrez l’être fantastique et plein de ressources que vous êtes. Rappelez-vous que c’est sur les forces et les capacités que vous pourrez progresser. Ce n’est pas en cherchant à approfondir vos faiblesses que vous atteindrez vos buts et que vous développerez votre niveau de confiance en vous.

Faites l’inventaire de vos forces et capacités

Reprenez le petit carnet que vous avez commencé à remplir à l’occasion de la première clé. Définissez, à l’intérieur du carnet, une section qui vous permettra de faire l’inventaire et d’énumérer vos qualités, forces et capacités. Une des tentations serait de réserver un espace trop restreint en vous disant que de toute façon il n’y aura pas beaucoup à noter. S’il vous plaît, veuillez réserver au moins 4-6 pages. Ce serait trop dommage de vous retrouver bloqué pour manque de place à disposition. Emportez votre carnet avec vous aussi souvent que vous le pouvez.

Pour que cet exercice puisse être efficace, vous devez vous accorder une attention toute particulière. Prendre pleinement conscience de vos qualités et de vos capacités. A chaque fois que vous remarquez, de votre part, une capacité, une attitude ou une action qui mérite d’être retenue, notez-la immédiatement dans votre carnet ou faites en sorte de ne pas oublier de la noter plus tard.

En fin de journée, prenez environ 15 minutes avec vous-même pour relire ce que vous avez noté durant la journée. Découvrez et prenez conscience de toutes vos qualités et capacités. Prenez le temps de bien intégrer ces découvertes de manière à progressivement modifier l’image que vous avez de vous-même.

Regardez le territoire d’un autre oeil

Comme cela vous a été décrit précédemment, l’image que vous avez de vous même est le résultant d’une production mentale conditionnée par votre angle de vue ou votre histoire. Le but de cet exercice est de permettre de développer progressivement une autre vision de vous-même.

A chaque fois que vous exprimez une parole ou avez un comportement qui ne vous plaît pas, veillez à conserver une parole impeccable pour vous même et répondez à la série de questions suivantes :

· Changement de sens

  • Qu’est-ce que cela dérange/bafoue le fait d’avoir fait ceci ou dit cela ? (valeur non respectée)
  • Quelle valeur pourrait être satisfaite par l’entremise de cette parole ou de cet acte ?
  • Quelle est l’intention positive ?

· Changement de contexte

  • Dans quel contexte ce comportement ou cette parole pourrait être bénéfique ?

Si vous n’avez pas la possibilité de passer en revue immédiatement ces questions, utilisez votre petit carnet pour y inscrire le comportement ou la parole qui pose problème afin de pouvoir la traiter ultérieurement.

Développez une parole impeccable

En apprenant à développer une parole impeccable pour vous-même et pour les autres, vous ferez progressivement disparaître la médisance de votre vie et vous apprendrez à vous respecter tout en respectant les gens autour de vous. Chaque soir, prenez environ 10-15 minutes pour compléter les phrases suivantes3 :

Ma parole n’est pas impeccable quand je …

                                      _                                       _                                       _                         

                                      _                                       _                                       _                          `

Ma parole serait impeccable si …

                                      _                                       _                                       _                         

                                      _                                       _                                       _                          `

Je peux utiliser la puissance de ma parole dans le sens de la vérité en …

                                      _                                       _                                       _                         

                                      _                                       _                                       _                          `

Je peux utiliser la parole pour partager mon amour en …

1 : Les quatre accords toltèques, Don Miguel Ruiz, Jouvence éditions 2 : élaboré par Gragory Bateson et complété par Robert Dilts

3 : Pratique de la voie toltèque, Don Miguel Ruiz, Jouvence éditions

Affirmation de soi

Définition :

Le sens donné à l’affirmation de soi dépend de vous et de vos valeurs. Pour une personne, ce sera « ma vie m’appartient », alors que pour une autre, ce sera « mes parents n’ont pas à me dire ce que je dois faire ».

En guise d’introduction à cette définition, je vous invite à reprendre les résultats du deuxième exercice de la clé no 1 (découvrez vos besoins et valeurs) et d’en reprendre conscience si vous aviez eu tendance à les oublier. La connaissance de vos besoins et valeurs constitue le pré-requis indispensable à l’affirmation de soi. C’est en basant votre affirmation de vous-même sur qui vous êtes (besoins, valeurs) que vous serez en intégrité avec vous-même.

Dans certaines cultures ou traditions, il y a confusion entre l’affirmation de soi et l’individualisme ou l’égocentrisme. Dans ces mêmes cultures ou traditions, la générosité et le souci de l’autre sont généralement préférées au développement de l’estime personnelle et à l’affirmation de soi. En développant l’amour pour l’autre, des gens pensent pouvoir faire l’économie de l’amour pour soi. Malheureusement, cette croyance ne se vérifie que très rarement dans les faits. C’est en étant conscient de nos besoins et valeurs que nous pourrons chercher à les satisfaire et à être pleinement heureux et disponible pour l’autre. Les textes sacrés, tels que la Bible, insistent d’ailleurs sur ce fait. N’est-il pas écrit : « Aime ton prochain comme toi-même ». Comment une personne qui manque de respect et d’amour pour elle-même pourrait-elle aimer et respecter les autres ?

S’affirmer ne signifie pas pour autant qu’il faille être égocentrique et vouloir « prendre le pouvoir » sur l’autre, votre entourage. Une affirmation de soi saine et bénéfique se fait dans le respect mutuel. En vous donnant le droit d’exposer et de défendre votre point de vue, vous donnez également la possibilité à l’autre d’exprimer sa vision et de le respecter pour cela. Les personnes qui, sous couvert d’une forte personnalité, crient et imposent leurs idées souffrent généralement d’un manque de confiance en elle-même dont elles ne sont généralement pas conscientes.

Affirmer sa personnalité implique, pour certaines personnes en tout cas, une concession importante qui consiste à accepter de ne pas vouloir plaire à tout le monde. En vous affirmant, vous vous donnerez la possibilité d’exprimer vos idées et vos points de vue. Cependant, ces derniers ne peuvent plaire à chacun et peuvent provoquer, parfois, des réactions négatives de la part des personnes auprès desquelles vous les avez exprimés. Oser l’affirmation de soi implique l’authenticité et la vérité par rapport à soi-même.

Sous prétexte de s’affirmer, il ne serait ni judicieux ni bénéfique de se mettre dans une situation inconfortable ou difficile. La prise en compte du contexte et la conscience de la réalité permettra d’adapter la forme de votre affirmation. Un silence poli ou un sourire d’approbation refusé constituent des moyens d’affirmation autant puissants que la parole. L’important réside dans la connaissance et le respect de sa vérité personnelle.

Comme cela a déjà été souligné en début de définition, la connaissance de vos besoins et valeurs est absolument indispensable. Par l’affirmation de soi, vous choisissez d’être celui que vous voulez être et d’honorer votre conscience. Vos besoins et vos valeurs constituent les fondations de votre conscience. C’est la raison pour laquelle il est important de les connaître avant de chercher à s’affirmer. En prenant la liberté de penser, de regarder et de projeter votre conscience vers l’extérieur, vous vous affirmez. Penser par soi-même et faire ses choix sont également des actes d’affirmation de soi.

Attention !!! L’affirmation de soi ne se résume pas à la capacité à dire NON à l’autre ou aux propositions que l’on vous fait. L’objectif ultime de l’affirmation de soi se situe dans le développement de votre bien-être et la construction d’une vie qui vous apporte satisfaction et bonheur. Sous prétexte de vouloir vous affirmer, il ne serait absolument pas judicieux de systématiquement refuser les propositions que l’on vous fait. Cela ne travaillerait pas dans le sens de votre objectif ultime. Apprenez à prendre du recul et à envisager vos échanges avec votre entourage sur la base de vos besoins et valeurs tout en respectant la différence et les attentes de l’autre.

Une saine affirmation de soi n’arrive jamais par hasard. Elle est le résultat d’un travail, d’une série d’actions qui se mènent au quotidien. Ce n’est pas en rêvant votre vie ou votre affirmation personnelle que vous l’atteindrez. Mettez-y toute votre énergie et votre motivation, le résultat en vaut vraiment la peine. En acceptant de voir la réalité en face et d’envisager les opportunités qui s’offrent à vous, vous vous ancrez plus intensément dans votre vie et développez naturellement votre affirmation personnelle.

Exemples :

Les exemples présentés dans le cadre de cette clé diffèrent des exemples présentés dans le cadre des clés précédentes. Cette fois-ci, les exemples décrivent des comportements ou des réactions caractéristiques d’une affirmation de soi défaillante.

« Pierre entre dans la salle de conférence dans laquelle doit se dérouler une séance dont il ne sait rient. Il rase les murs et transpire car il se demande bien ce que l’on peut vouloir de lui. »

« Brigitte croit fondamentalement aux qualités des produits issus de cultures biologiques. Lors d’une conversation avec des amis, ces derniers ont critiqué et jugé les produits biologiques comme étant une grande tromperie. Brigitte n’a pas osé prendre la parole pour défendre son point de vue. »

« Paul vient d’assister à la projection d’un film plein d’émotion et d’amour. Ce film l’a transformé et énormément ému. A la sortie du cinéma, il croise un collègue de travail qui lui demande comment il a trouvé le film. Au lieu d’exprimer ses vraies émotions, Paul répond simplement qu’il l’a trouvé pas mal. »

« Annie visite le salon du livre. Au hasard de sa visite, elle croise et reconnaît son auteur préféré. Au lieu de s’adresser à lui comme elle a toujours rêvé de le faire, elle tourne les talons et l’évite. Un écrivain aussi connu n’a pas besoin de son avis ou de ses considérations. »

Exercices :

Être capable de s’affirmer de manière sereine et naturelle demande de la persévérance. Vous devrez sans cesse remettre le métier sur l’ouvrage pour transformer ces efforts en automatisme. Donnez-vous cette chance, le résultat en vaut la peine.

Identifiez et corrigez vos habitudes

Votre désormais fidèle petit carnet vous sera toujours d’un grand recours dans le cadre de cet exercice. Grâce à votre niveau de conscience désormais très affuté, vous serez désormais en mesure d’identifier et de prendre note des situations ou des contextes dans lesquels vous avez manqué de courage ou de volonté pour vous affirmer pleinement. L’objectif n’est pas de développer un sentiment de culpabilité par rapport à ces manques mais bel et bien d’en faire l’inventaire afin de pouvoir, par la suite, découvrir des comportements de remplacement.

En fin de journée, prenez du temps pour reprendre chacune des situations inscrites dans le petit cahier. Cherchez à déterminer en quoi ce comportement n’a pas respecté votre identité. Définissez quelle valeur a été bafouée par ce comportement. Une fois cette phase d’identification de la ou des valeurs terminée, cherchez à définir quel comportement, dans le contexte donné, aurait permis de satisfaire votre valeur. Prenez un engagement par rapport à vous-même pour adopter le comportement défini la prochaine fois que vous serez face à la même situation.

Veillez à prendre en compte la totalité de la situation (votre comportement + le contexte). Faute de quoi, la solution imaginée risque de produire des résultats médiocres.

Après quelques semaines, vous commencerez à changer automatiquement vos comportements et à vous affirmer davantage sans même vous en rendre compte.

Développez une affirmation positive

Les premiers changements importants s’effectuent d’abord dans votre tête. Grâce aux affirmations positives, vous développerez un ensemble de phrases fortes qui habiteront votre esprit et qui engendreront automatiquement des changements de comportement.

Lors de la formulation d’une affirmation positive, respectez les points suivants :

  1. Les affirmations doivent être formulées au présent
  2. Les affirmations doivent être personnelles et utiliser le pronom « je »
  3. Les affirmations doivent être positives.
  4. Les affirmations sont meilleures lorsqu’elles sont courtes
  5. Les affirmations doivent avoir un sens et une signification précise pour celui qui les dit
  6. Les affirmations doivent être spécifiques
  7. Les affirmations doivent être répétées jusqu’à 100 fois par jour durant les 3 premiers mois

Puissance de l’Esprit Implique Volonté de l’Esprit

Penser est le désir d’obtenir la réalité au moyen des idées.
José Ortega Y Gasset

Un autre pouvoir stupéfiant de l’esprit est qu’il pousse notre corps à faire ce qu’il ‘dicte’. C’est la raison pour laquelle avec le bon pouvoir de l’esprit, il est simple d’atteindre ce que nous voulons. Que nous voulions réussir un examen, être remarqué par son patron, perdre du poids en quelques semaines et que nous pensons que cela peut réellement avoir lieu, notre esprit activera notre corps, ce qui fera que ces choses surviendront – notre volonté.

Ce pouvoir est le processus réel qui convertit nos pensées en réalité. Donc, si nous voulons exceller et que nous croyons réellement que nous allons exceller lors d’un examen, l’acte d’étudier et de nous préparer est causé par notre volonté, qui est déclenchée par l’esprit. Si nous pensons que notre patron va nous remarquer, nos actes nous préparent, le travail que nous réalisons est ce que nous dicte notre esprit et ce que réalise notre volonté. Ou, un autre cas : si nous voulons perdre du poids, l’acte de nous engager dans différents types d’exercices physiques et de manger de manière plus équilibrée est dû à la volonté gouvernée par l’esprit.

Ci-dessous, quelques situations face auxquelles la puissance de l’esprit est habituellement en difficulté. Ce qui manque uniquement est la volonté pour transformer ces Je peux en Je vais.

Je peux avoir bonne allure, me sentir bien et être bien

La véritable beauté ne consiste pas uniquement en l’apparence extérieure d’un individu, mais également intérieure. C’est une qualité innée, une façon d’être, une manière d’agir. Un malentendu habituel de ce concept est qu’il ne se réfère qu’à la perfection des caractéristiques physiques. En fait, pour atteindre l’équilibre de la beauté, les apparences intérieures et extérieures doivent se confondre de telle manière que l’amour, le bonheur, la grâce et l’expression de soi resplendissent dans les mouvements du corps.

Observez les gens autour de vous. Même sans les voir, je sais que certains ont de belles personnalités et je peux justifier mes observations. Certains sont physiquement attrayants – maigres, le teint clair, de longs cheveux brillants, un beau sourire – qui fait que les autres les regardent à deux fois. D’autres sont des gens amicaux, animés et agréables. D’autres encore sont dotés intellectuellement. Enfin, il y a ceux qui possèdent des talents tels que jouer d’un instrument, jouer la comédie, etc.

Les personnes qui possèdent une de ces qualités, ou une combinaison, sont considérées comme ayant de belles personnalités. Mais pour qu’une personne soit réellement une belle personnalité, elle doit posséder toutes ces qualités. Voyez cela comme un diamant qui doit être taillé afin de briller dans tous ses éclats. Chaque face doit être proportionnée de telle manière que la beauté resplendisse.

Atteindre une réelle beauté n’est pas aussi dur qu’il y paraît. En fait, pensez que vous êtes une belle personnalité et vous serez une belle personnalité. Tout ce dont vous avez besoin est d’avoir la bonne attitude vis-à-vis de la façon dont vous vous sentez et vous apparaîtrez comme une belle personnalité. Les semences de la beauté sont parmi les plus précieuses graines de pensée que vous pouvez semer et cultiver dans votre esprit. Simplement en pensant et en affirmant “Je suis beau”, vous avez ensemencé les graines.

Ensuite, vous devez commencer à cultiver, ce qui comprend votre responsabilité et votre engagement à faire de la beauté une réalité de votre vie. Cela demande du temps et du travail, spécialement parce qu’il est nécessaire de travailler sur tous les aspects de votre être – physique, émotionnel, mental et esthétique. Cultiver la pensée “Je suis beau” demande une auto-analyse, la définition d’objectifs, de la discipline, du dévouement et de la patience jusqu’à pouvoir enfin dire “Je me sens bien. Je vais bien.”

Ce qui est essentiel pour atteindre une belle personnalité, de beaux sentiments et de bonnes vibrations, c’est de vous aimer vous-même avant tout. Le respect et l’amour de votre moi et la compréhension de votre nature sont les premières étapes pour bâtir le respect, l’amour et la compréhension chez les autres. Vous ne sentirez l’amour des autres que lorsque vous commencerez à vous sentir bien à propos de vous-même. Et vous ne deviendrez une personne intéressante et nécessaire aux autres que lorsque vous commencerez à vous aimer vous-même. Le secret est de développer une relation amicale avec vous-même. Si vous ne vous voulez pas en tant qu’ami, qui le voudrait ?

Dites-vous, « Je peux devenir une belle personnalité et Je vais le devenir». Ce n’est réellement pas difficile.

Je peux avoir beaucoup d’amis

Qu’est-ce qu’un ami, au fait ? Je ne sais pas comment le définir, mais je suis d’accord avec la chanteuse de jazz Billie Holiday : “Si je n’ai pas d’ami, alors je n’ai rien.” Un véritable ami est votre allié, votre professeur et votre frère. Il peut croire en tout ce que vous lui dites, rester avec vous quoique cela coûte, vous remonter le moral et ne jamais vous laisser tomber, savoir que n’importe quel secret sera conservé et que vous ne conserverez aucune rancœur. Les vrais amis sont de vrais trésors. En avoir beaucoup signifie être riche et plein d’amour, de respect et de compréhension.

Se faire beaucoup de nouveaux amis commence en rencontrant de nouvelles personnes. Et rencontrer de nouvelles personnes implique la construction sage de relation avec eux qui, au final, établiront de bons rapports. Laissez-moi vous demander ceci : n’êtes-vous jamais allé dans une fête ou un événement où vous vous êtes senti à l’écart parce que personne ne vous parlait ? Et vous n’approchiez personne de peur d’être ignoré ? En fait, c’est un problème commun chez beaucoup de personnes lorsqu’il s’agit de rencontrer de nouvelles personnes. Mais la vérité est que cela peut également être la pierre angulaire pour avoir de nombreux amis.

Donc, que faut-il pour se faire beaucoup d’amis ? En vérité, cela demande beaucoup de temps, d’effort et d’énergie. La plupart des gens sont trop occupés à faire quelque chose de “plus” important que de rencontrer de nouvelles personnes et sortir avec elles est la dernière de leurs priorités. D’autres réclament une confiance mutuelle, mais trouve qu’il est difficile de l’offrir ou de l’accepter. Ainsi, pour ces personnes, l’amitié est quelque chose sans valeur. Bon sang… Ils ratent énormément de choses.

Se faire et conserver des amis repose sur quatre principes : prendre l’initiative pour aller vers les autres, montrer un intérêt véritable, traiter les autres avec respect et gentillesse et apprécier les gens autant que vous vous appréciez vous-même. Ces actes peuvent demander du temps et des efforts, mais au final, vous réaliserez que tout cela vaut le coup. Les amis sont plus utiles que n’importe quelle autre chose matérielle dans le monde. Ils viendront et partiront, mais de vrais amis ne vous laisseront jamais tomber.

Donc, prenez le temps d’y penser. Après quoi, vous pouvez penser que “Je peux me trouver beaucoup d’amis. Donc je vais le faire.”

Je peux trouver le véritable amour

Le dicton veut que vous ne saurez jamais quand vous tomberez amoureux… Vous le sentirez. C’est vrai que l’amour est un sentiment puissant. C’est un lien spécial entre deux personnes mutuellement attirées l’une vers l’autre, pas seulement physiquement, mais au niveau émotionnel, mental et spirituel également. Beaucoup croient en le concept d’âmes sœurs – il y a dans ce monde, une personne unique destinée à chacun de nous. D’autres croient en les signes et signaux qu’ils appellent destin. Et d’autres encore sont juste sûr de tomber amoureux et de faire les efforts pour établir une relation. Quelque soit l’idée de l’amour dans laquelle nous croyons, je suis sûr que chacun de nous espère trouver le véritable amour qui nous est destiné, prévu, parce que l’amour, comme l’amitié, est également un trésor précieux.

Peu importe combien l’amour peut être doux, combien il apporte de lumière et de couleur dans nos vies ou combien il nous rend fort et inspiré, certains ne l’acceptent pas ou ont abandonné la recherche. Ce n’est pas qu’ils ne croient pas en son existence, mais certains facteurs les ont poussés à croire qu’ils ne trouveraient jamais le véritable amour.

C’est ici que les pensées négatives prennent de nouveau place : Je ne suis pas beau. Personne ne m’aimera. J’ai un appareil dentaire, personne ne voudra m’embrasser. Je ne suis pas riche, personne ne voudra sortir avec moi. Les personnes qui pensent ainsi doivent être réellement tristes. Et si vous êtes une d’entre elles, je vous le dis dès maintenant, si vous voulez toujours trouver le véritable amour, vous devez changer la manière dont vous pensez.

Vous devriez garder à l’esprit que le véritable amour ne se réduit pas à apprécier l’apparence physique de quelqu’un, mais aussi d’accepter sa personnalité intérieure. A des fins de simplicité, utilisons la version masculine. L’aimer signifie tout aimer en lui – pas uniquement ses forces, mais aussi ses faiblesses. Pas uniquement ses perfections, mais également ses défauts. Pas uniquement sa justesse, mais également ses erreurs. Donc, si quelqu’un que vous aimez fait que vous vous sentez inférieur, stoppez tout. Il n’est pas digne de votre amour. En aucune façon. Parce que s’il vous aime en retour, peu importe votre allure ou ce que vous croyez, il vous acceptera pour qui vous êtes. C’est ainsi que fonctionne le véritable amour – accepter et comprendre. Personne n’a le droit de vous faire sentir inférieur en aucune façon, ni vous ni celui que vous aimez.

La manière principale et la plus simple de faire que quelqu’un vous aime véritablement est de vous aimez vous-même. Déterminez qui vous êtes. Connaissez-vous mieux. Acceptez vos défauts et vos faiblesses. Et lorsque vous aurez assez confiance en vous, il ne sera pas difficile de trouver quelqu’un qui vous remarquera et vous verra d’une manière différente. La plupart des gens se sentent attirés par quelqu’un qui peut être lui-même à n’importe quel moment.

Après avoir réalisé votre travail sur vous-même, vous pourrez certainement définir les standards probables de la personne que vous cherchez – quelqu’un avec qui vous voulez passer la majorité de votre vie. Prenez chaque personne que vous rencontrez chaque jour une par une. Passez du temps avec elle. Au final, vous trouverez celle qui peut posséder les qualités que vous cherchez. Faites-en votre ami. L’amour qui commence avec une amitié est plus fort que n’importe quelle relation soudaine. L’amour demande également du temps, de la patience et la bonne attitude pour bien fonctionner, spécialement lorsque vous rencontrez quelques personnes qui ne vous conviennent pas ou la bonne personne au mauvais moment. Après tout, le véritable amour vaut, au final, les douleurs et les maux de tête.

Vous savez ce qu’il faut dire : “Je peux trouver le véritable amour. Donc je vais le trouver.

Je peux atteindre mes objectifs

Le succès ne se réalise pas en une nuit. Mais il peut pourtant être atteint. Il est amusant de constater combien les gens peuvent être impatient. Observez les étudiants au milieu de leurs scolarités. Au lieu d’être excités à l’idée de bientôt finir leurs éducations, ils se plaignent, disent s’ennuyer et veulent arrêter l’école pour travailler, ou pire, jouer. Les employés et les personnes travaillant dans un bureau, dès qu’ils pensent avoir gagné assez d’argent pour leur famille, envisagent de quitter leur emploi juste pour rester à la maison. Avec ce genre de pensée et d’attitude, comment quelqu’un peut-il espérer atteindre ses objectifs ?

La vie est trop précieuse pour perdre son temps sans plan ni objectif. Elle est trop courte pour ne pas la vivre pleinement.

Disons que vous avez un objectif, un rêve, un souhait que vous voulez réaliser. Vous vous demandez est-ce suffisant ? La réponse est oui, tant que vous avez la certitude de l’atteindre. Cela ne s’appellerait pas un objectif si vous n’aviez pas l’intention d’y parvenir, n’est-ce-pas ? Avoir un objectif sans la volonté de l’atteindre dans la réalité n’est pas assez.

Un autre problème à ce sujet est que les personnes possèdent un objectif, mais n’ont pas ce qu’il faut pour l’atteindre ou c’est ce qu’ils pensent. De nouveau, ils sont aveuglés par la négativité de leurs esprits. Argent, statut socio-économique, race, âge, genre – ce ne sont que quelques facteurs qui poussent les individus à croire qu’ils n’ont pas ce qu’il faut pour atteindre le succès dont tout le monde rêve. Donc, que se passera-t-il si vous ne gagnez pas beaucoup d’argent ? Serait-ce un raison suffisante pour ne pas aller à l’école ou trouver un  travail ? Et si vous ne faisiez pas partie des autorités de votre société ? Ou si vous êtes d’une race différente ? Ou si vous êtes encore trop jeune ? Ou si vous êtes une femme? Tout cela doit-il être considéré comme des raisons pour vous décourager et ne pas essayer de faire de vos rêves une réalité ? Je ne pense pas. Seul votre esprit affirme cela. Par conséquent, combattez-le.

Ce que vous devez faire est focaliser votre esprit sur quelque chose que vous voulez réaliser. Disons que vous voulez être un écrivain. Pensez donc comme un écrivain, ressentez comme un écrivain et soyez un écrivain. Entraînez-vous. Lisez beaucoup. Sautez sur toutes les opportunités qui peuvent faire de vous un écrivain. Comme tout le reste, si nous voulons que quelque chose se produise, pour atteindre un objectif, nous devons faire des sacrifices – temps, effort, responsabilités, etc. Le succès ne viendra pas en une nuit, mais il viendra.

Vous devez penser : “Je peux atteindre mes objectifs. Par conséquent, je les atteindrai.”

Finalement, je peux être reconnu

L’homme a besoin d’être estimé. Son besoin d’obtenir approbation et reconnaissance est un de ses besoins basiques. Puisque personne n’est parfait dans ce monde, nous nous battons et faisons beaucoup d’efforts pour nous rapprocher de cette perfection. Nous essayons de nous embellir, d’avoir plus d’amis, de trouver l’amour véritable et d’atteindre des objectifs élevés. Et tout revient au fait que nous voulons être reconnus.

Le voulez-vous ? Si oui, la question est : le pouvez-vous ?

Imaginez comme vous vous sentiriez bien si vous étiez reconnu, non seulement par vos proches, mais aussi par ceux que vous ne connaissez pas personnellement. C’est comme si vous vous sentiez supérieur, meilleur que les autres et aimé de tous. Qui n’aimerait pas ce genre d’attention ?

Ce désir est semblable aux quatre situations précédentes. Cela demande également beaucoup de temps, d’efforts, d’énergie et de responsabilité de la part d’un individu. Après tout, le résultat final est la combinaison des quatre autres. Mais avec la bonne concentration et la bonne attitude, atteindre un tel désir ne demande pas beaucoup de temps.

Ayez confiance. Battez-vous. Allez au devant des autres. Apprenez à aimer et à être aimé en retour. Respectez les autres autant que vous vous respectez vous-même. Aimez votre travail. Faites de votre mieux dans toute tâche dans laquelle vous vous impliquez. Soyez reconnaissant. Souvenez-vous : la vie est trop courte et précieuse pour la gaspiller avec des pensées et des actes inutiles. Vivez chaque jour comme le dernier – une autre façon de dire vivez votre vie à son maximum. Jusqu’à ce que tout le monde constate que vous êtes quelqu’un qui peut atteindre le ciel avec ses pieds sur terre et peut bouger des montagnes. Ensuite, ils vous reconnaitront avec enthousiasme.

Tout commence avec “Je peux être reconnu. Donc je le serai.”

Je peux vaincre ma peur

Est-ce que des peurs irrationnelles et des phobies vous empêchent de maintenir la normalité de votre vie ? Vous empêchent-elles de vivre la vie que vous voulez ?

Savez-vous qu’il existe des outils et des méthodes efficaces disponibles pour vaincre l’inquiétude et vivre une vie sans peurs et sans phobies ? Les affirmations sont parmi les quelques outils puissants à votre disposition. Voyons comment vous êtes en mesure d’utiliser la puissance des affirmations, pour vivre une vie libérée de la peur.

Quand il s’agit de répondre à nos craintes, les affirmations sont des déclarations influentes que nous faisons, avec l’intention de détourner notre attention de nos pensées lâches et préoccupantes, vers un état plus paisible, joyeux et optimiste. Il existe déjà plusieurs affirmations que vous pouvez utiliser pour surmonter vos peurs, ou vous pouvez créer vos propres affirmations. N’importe qui peut créer ses propres affirmations. Il suffit simplement d’une petite explication sur la façon d’en créer une qui soit efficace.

Même si les affirmations sont simples à créer et à utiliser, elles demandent de la cohérence et de la détermination lors de leur utilisation. Vous êtes seulement capable de modifier votre état d’esprit très progressivement, ce qui veut dire que d’aller d’un état de peur vers un état positif prendra un certain temps. Vous devez être prêt à répéter vos affirmations autant de fois qu’il le faudra pour obtenir les résultats que vous cherchez. Toutefois, si le concept de conquête des craintes à l’aide des affirmations vous intéresse, le résultat final en vaut la chandelle. Vous pouvez conquérir vos peurs avec des affirmations. Utilisez les sources disponibles qui sont à votre portée. Vous pouvez conquérir vos peurs!

reussite_7j_force_caractere_L

Se fixer des buts, des objectifs

Définition :

Pour atteindre une cible, il est primordial de connaître très précisément les caractéristiques de la cible à atteindre. L’objectif de cette 5ème clé est de vous présenter l’importance que revêt la définition d’objectifs personnels correctement définis dans le processus d’amélioration de la confiance en soi. Comme je l’ai déjà souligné précédemment, vous devez accumuler les petits succès pour progressivement accroître la confiance que vous avez en vous-même. Comment savoir si vous avez réussi si vous n’avez pas défini, au préalable, les critères permettant de mesurer cette réussite. Seule la définition d’un objectif correctement formulé vous fournira les repères concrets et impartiaux pour mesurer votre progression et votre succès.

En organisant votre vie, qu’elle soit professionnelle ou personnelle, autour d’objectifs spécifiques, cela vous permet de prendre le contrôle et la responsabilité de vos besoins et de ne rien laisser au hasard. La définition correcte d’un objectif nécessite la prise en compte de l’ensemble de la problématique et du contexte liés à l’objectif. Cette dimension très pragmatique permet de diminuer considérablement les risques de définir un objectif idéaliste qui ne serait que le reflet d’un rêve ou d’un souhait.

A travers ces 6 clés, une attention toute particulière est portée aux besoins. Vous avez appris à les découvrir, à les comprendre et à les exploiter. En prenant l’habitude de vous fixer des buts, des objectifs, vous en prendrez tout particulièrement soin. L’objectif, c’est l’outil efficace qui vous permettra de satisfaire vos besoins de manière à ce que vous puissiez vivre une vie dans laquelle vous vous sentez en harmonie et en équilibre. Une vie qui vous correspond.

Si vous vous fixez un objectif sans vous discipliner de manière à atteindre votre objectif, l’amplitude du sentiment d’échec risque d’être encore plus important car le fait d’avoir formulé votre but/objectif vous rapprochait du résultat et rendait celui- ci plus concret.

« Les coûts de l’inaction et plus important que les coûts de l’action »

Vous avez certainement déjà eu l’occasion de vérifier le bien fondé de cette phrase. Je trouve qu’elle résume bien les conséquences d’un manque d’autodiscipline. Soyez économe et choisissez ce qui vous coûte le moins même si, dans un premier temps, cela semble le contraire.

Une des solutions pour augmenter le niveau d’autodiscipline consiste à découper votre objectif principal en sous-objectifs très courts et très focalisés. Le sous-objectif idéal devrait pouvoir être atteint dans la journée. De la sorte, il sera plus facile de mobiliser un niveau d’énergie et de discipline suffisant pour atteindre votre but et en éprouver de la satisfaction. Progressivement, jour après jour, vos objectifs quotidiens sources de plaisir et de confiance vous amèneront à l’atteinte de vos objectifs les plus ambitieux.

Autodiscipline n’est pas synonyme de peine, de fatigue et de souffrances. Apprenez également à vous discipliner dans la recherche d’un équilibre entre effort et repos et entre vie professionnelle et vie personnelle.

Pour être bénéfique et vous donner toutes les chances de progresser, les objectifs que vous vous fixerez doivent répondre à un certain nombre de conditions. Si, par hasard, votre objectif venait à être mal formulé, il pourrait ne pas fournir les résultats attendus. Le « fiche de définition d’un objectif », disponible dans la liste des outils ci-dessous, vous propose un ensemble de questions visant à valider votre objectif. Voici son mode d’utilisation:

Enoncé de l’objectif

L’énoncé de l’objectif joue un rôle prépondérant dans la mise en condition psychologique qui lui est associée. Si l’objectif est formulé négativement (arrêter de fumer par exemple), l’objectif sera perçu comme l’abandon de quelque chose. Implicitement, la notion de souffrance ou de peine risque de lui être associée.

En revanche, si l’objectif est formulé positivement (retrouver le souffle par exemple) il sera générateur de plaisir et d’envie. Formulez vos objectifs de manière positive afin qu’ils soient sources de satisfaction.

Objectif sous contrôle

Voilà certainement l’une des raisons majeures de la frustration et de la mauvais estime de soi

: la définition d’un but dont la réalisation n’est pas sous votre contrôle. Les exemples ne manquent pas:

  • Garder mon travail
  • Etre aimé de mon conjoint
  • Obtenir une promotion
  • Gagner la prochaine course à pieds
  • etc.

Tous les exemples ci-dessus sont formulés de manière positive et sont sources de motivation et d’envie pour celles et ceux qui se les fixent. Malheureusement, ce sont des « bombes » à retardement puisqu’ils ne dépendent pas de la personne. Etre dépendant de l’action de quelqu’un d’autre pour atteindre un objectif est problématique. Si l’objectif n’est pas atteint, vous risquez de vous dévaloriser alors que vous n’y êtes absolument pour rien.

D’un autre côté, définir un objectif qui n’est pas sous son contrôle peut également être l’indication d’un manque de conscience et de responsabilité: « ce n’est pas de ma faute si cet objectif n’est pas atteint puisque je n’en ai pas le contrôle complet ».

Veillez à définir des objectifs qui soient totalement sous votre contrôle et assumez-en pleinement la responsabilité.

Mesure de l’atteinte de l’objectif

Avant même de travailler à l’atteinte d’un objectif, vous devez être au clair concernant les indicateurs qui vous permettront de savoir précisément lorsque ce dernier sera atteint. Idéalement, d’autres personnes que vous devront également être en mesure de vous annoncer si oui ou non vous avez atteint votre objectif. Cela signifie que votre interprétation de doit pas entrer en ligne de compte.

Contexte nécessaire à l’objectif

Tout en étant sous votre contrôle, l’objectif peut nécessiter l’intervention de personnes ou de ressources externes. Dans ce cas, vous êtes responsable des demandes à formuler pour obtenir de tels soutiens. Le fait de les identifier par avance vous permet de vous y préparer et de ne pas les oublier.

Objectif respectueux

Il peut arriver parfois que l’on soit plein de bonnes dispositions lors de la définition d’un objectif. Cela peut même aller jusqu’à une certaine euphorie. Soyez raisonnable et vérifiez sereinement que votre objectif ne mette pas « en danger » votre entourage, votre environnement ou vous-même.

La personne fumant 3 paquets de cigarettes par jour et qui se fixe comme objectif de participer à marathon qui se déroulera dans 2 mois n’est pas respectueuse de son corps et de sa santé.

Avantage à ne pas atteindre l’objectif

Malgré tout l’enthousiasme et l’envie que peut provoquer un objectif, il peut y avoir des avantages à ne pas l’atteindre. Pour répondre à cette question, prenez du temps. Respirez profondément à plusieurs reprises et soyez honnête avec vous-même. S’il y a des avantages à ne pas atteindre l’objectif, cela ne signifie pas obligatoirement qu’il faille l’abandonner. En revanche, cela veut dire qu’il faudra trouver d’autres façons de compenser l’éventuel avantage perdu.

Inconvénients éventuels

D’un autre côté, il se peut que l’atteinte d’un objectif provoque des inconvénients. La perte d’une certaine tranquillité ou l’abandon de certains loisirs peuvent être des inconvénients dont vous devez être conscient avant de vous lancer à l’ascension de votre but.

Prix à payer

Quel que soit l’objectif, il y a toujours un prix à payer. Il peut se mesure en temps, en énergie, en argent ou que sais-je. Serez-vous prêt à payer le prix qu’il faut ?

Objectif de l’objectif

La majorité des objectifs que nous nous fixons participent à la satisfaction d’un besoin ou d’une valeur personnelle. L’amour, le partage, le plaisir, la réalisation de soi sont autant d’exemples de valeurs. L’objectif de l’objectif permet d’identifier en quoi le présent objectif est important pour vous et quelle est sa mission, son rôle. Connaître le besoin ou la valeur qui sous-tend l’objectif évalué permet, si c’est le cas, de lui donner encore plus d’importance.

Objectif de remplacement

En ayant passé en revue votre objectif à travers la grille de questions ci-dessus, vous constaterez peut-être que, par exemple, le prix à payer ou les inconvénients inhérents à l’atteinte de l’objectif sont trop importants. Cependant, l’objectif de l’objectif (ci-dessus) est important et vous ne désirez pas l’abandonner. Le but de ce dernier point consiste à passer en revue les objectifs de remplacement qui, tout en satisfaisant l’objectif de l’objectif, seraient moins coûteux ou plus simple d’accès.

Une fois l’objectif formulé et validé, il vous reste à le transformer en action et en réalisation. L’atteinte d’un objectif n’arrive pas par hasard. Cela nécessite, comme nous l’avons vu ci-dessus, de l’autodiscipline et de la rigueur. Une bonne approche et une stratégie correcte s’avèrent également fortes utiles. La proposition du plan d’action ci-dessous possède le mérite d’avoir fait ses preuves:

  1. Fractionner l’objectif en tâches
  2. Traduire chaque tâche en sous-objectif
  3. Planifier la réalisation de chaque tâche
  4. A la fin de chaque tâche, faire le point et identifier ce qui a bien fonctionné et ce qui a moins bien fonctionné.

Apprendre des expériences.

N’hésitez pas à faire preuve de souplesse. Si un plan d’action ne présente pas les résultats attendus, n’hésitez pas à le remettre en question. Seule l’atteinte de l’objectif et la satisfaction que cela procure sont importants.

Selon plusieurs études, il a été démontré que l’être humain peut se concentrer au plus sur 3 objectifs/buts simultanés. Par conséquent, je vous conseille de sélectionner 3 objectifs qui ont de la valeur pour vous et de vous engager à les réaliser avant de passer à d’autres objectifs. L’outil proposé ci-dessous (objectifs et tâches) est lui-même organisé autour de cette notion de 3 objectifs maximums.

En conclusion, je souhaite attirer votre attention sur le fait que le niveau d’accomplissement de soi ne dépend pas du nombre de buts ou d’objectifs atteints mais de la satisfaction, du plaisir et du sentiment de réalisation qu’ils ont générés. La quantité n’a pas d’importance, seule la qualité importe.

Outils :

La section habituellement réservée aux exemples a, pour une fois, été remplacée par une section consacrée aux différents outils que je met à votre disposition. Ils vous permettront de plus facilement valider vos objectifs et définir des plans d’actions.

Les deux outils proposés sont disponibles au format PDF. Pour les ouvrir et les imprimer, Acrobat Reader doit être installé sur votre poste de travail. Si ce n’est pas encore, vous pouvez le télécharger en cliquant sur lien ci-dessous:

Fiche de définition d’un objectif

Les règles d’utilisation de cette fiche sont indiquées ci-dessus. Grâce à elle, vous aurez, en une seule page, la possibilité de passer en revue votre but et de vérifier sa cohérence.

Pour télécharger la fiche de définition d’un objectif

Objectifs et tâches

La définition seule d’un objectif n’est pas suffisante. Encore faut-il traduire cet objectif en tâches concrètes et s’engager à les réaliser. Le document disponible en cliquant le lien ci-dessous vous aidera dans votre travail de décomposition d’objectifs en tâches et dans le suivi de la réalisation de ces tâches.

Pour télécharger le feuille de définition des tâches d’un objectif.

Exercices :

Pratiquer la règle des 3

L’idée maîtresse de cette règle consiste à formuler 3 objectifs importants. Ils doivent tous être réalisables dans un délai de 3 mois. Une fois ces 3 objectifs définis, vous les décomposerez chacun en 3 tâches principales (1 tâche par mois). Chacune de ces tâches sera ensuite formulée sous la forme d’un objectif.

Une fois vos 3 objectifs mensuels pour les 3 prochains mois formalisés sur papier (n’hésitez pas à utiliser l’outil proposé ci-dessus), une double tâche quotidienne vous attend :

Matin

Commencez chaque journée en définissant vos 3 objectifs de la journée. Dans la mesure du possible, ces 3 objectifs doivent participer à la réalisation des 3 objectifs mensuels définis ci-dessus. Si, pour une raison ou pour une autre, il ne vous est pas possible de consacrer vos 3 objectifs quotidiens à la réalisation de vos objectifs mensuels, n’augmentez en aucun cas le nombre d’objectifs quotidiens.

 Apprenez à ne conserver que l’essentiel et à supprimer le superflu. En simplifiant et en se concentrant sur l’essentiel, vous diminuez le nombre de « je dois » ou « il faut » qui sources de frustrations et de baisse du niveau de confiance.

 Soir

Reprenez les 3 objectifs du matin et vérifiez s’ils ont été atteints en utilisant les critères de mesure associés à cet objectif. Si l’objectif n’est pas réalisé à 100%, posez-vous les questions suivantes :

  • Qu’est-ce qui a posé problème ?
  • Quel est mon niveau de responsabilité ?
  • Comment faire pour que cela ne se reproduise plus ?
  • Quel est l’apprentissage que je peux en retirer ?

Sans cesse, remettez l’ouvrage sur le métier. Grâce à ces 3 objectifs quotidiens, vous apprendrez à progressivement maîtriser les techniques de définition d’un objectif. Si au début cela paraît astreignant et difficile, continuez.

Il est impératif de ne pas mettre de côté le travail du soir même si vous êtes déçu de ne pas avoir atteint tout ou partie de vos objectifs. C’est uniquement lors de cette étape de l’exercice que vous transformerez l’expérience en apprentissage et que vous pourrez progresser.

reussite_7J_nouveaux_objectifs_L

L’exemple des milliardaires

Nous ne pouvons insister ici sur l’art de réus­sir. Cette étude mériterait un ouvrage spécial. Ce que nous faisons ici est une œuvre plus générale et nous devons nous borner à des considérations pratiques résumées en quelques mots.

Il faut, avant toute chose, détruire une erreur qui s’est donné force de loi dans les esprits routiniers : on ne peut réussir dans la vie que si l’on possède une fortune. Il n’est rien de plus erroné.

Il n’y a qu’à regarder autour de soi pour cons­tater que beaucoup d’enfants riches, ayant ces possibilités données par l’argent, s’empressent de ne rien faire. Nous voyons aussi quantité d’hommes qui, aussi bien dans les arts que dans les affaires, ont commencé sans nul apport, sont réellement les fils de leurs œuvres.

Cherchez des buts élevés

En Amérique particulièrement, les sommets appartiennent à des hommes qui sont nés pau­vres. Edison, le plus grand inventeur des temps modernes ; Rockefeller, le roi du pétrole ; Carnegie sont nés dans une condition modeste. Henry Ford, le dernier venu, le roi de l’automobile, a commencé avec rien et tous affirment avec una­nimité que le Capital-Argent n’est rien ou qu’il est de bien peu de prix auprès du Capital-Intelligence.

Carnegie affirme cette vérité en ces termes :

« Les millionnaires qui travaillent ont débuté pauvres, et ont été élevés à la plus dure, mais à la plus efficace des écoles : celle de la pauvreté… Ni le capital, ni les relations, ni la science acquise au collège, ni même tous ces avantages réunis, n’ont été capables de triompher dans les affaires, de l’énergie et de l’indomptable volonté que donne la pauvreté qui conquiert tout. » (10)

Nous avons dit plus haut qu’une nécessité première est d’avoir un idéal élevé, de ne pas se limiter aux petites satisfactions du moment, mais à chercher des buts élevés, des horizons vastes. Ce n’est pas seulement notre avis.

Carnegie, dont les doctrines ont fait leurs preu­ves, le dit aussi :

« Que chacun de vous se dise : « Ma place est au sommet. » Soyez roi dans vos rêves. Faites le vœu d’atteindre cette situation, avec une répu­tation sans tache et ne faites pas d’autre vœu qui puisse distraire votre attention. » (id.)

Ces quelques mots, venant d’une bouche au­torisée, résument notre enseignement.

La foi

Il faut, avant toute chose, avoir foi, foi en soi-même, foi en l’avenir. Avoir une foi tellement assurée que rien ne puisse faire fléchir la volon­té qui repose sur cette confiance. On aurait beau être « roi dans ses rêves », le trône s’écroulerait vite si on laissait le réveil pénible détruire l’effet de ce rêve. Il faut tenir devant les réalités diffi­ciles ; tenir le temps qu’il faut, des mois ou des années.

Tous les milliardaires qui maintenant réalisent de si grandes choses ont eu des débuts plus que difficiles. Ils ne se sont cependant pas découragés. Ils ont gardé une foi entière dans le résultat de leur travail, et ce travail ne pou­vait manquer d’être couronné par le succès.

Le travail assidu

Le travail assidu est la seconde nécessité. Non pas un travail d’amateur, mais un travail achar­né, qui ne refuse rien en vue de sa réussite, sauf ce qui pourrait blesser la conscience.

Rien ne vient sans effort. Celui qui veut réus­sir ne l’ignore pas. Il sait aussi que cet effort, si dur soit-il, est passager et que la récompense sera au-dessus de la peine. Il sait encore que la foi facilite le travail, que l’intelligence le soutient. Il lutte donc. Il lutte sans trêve. Il lutte sans défaillance, avec la certitude de la victoire prochai­ne, avec la vision glorieuse de la complète réus­site, une fois accomplis les pas difficiles.

L’intelligence

La foi et le travail ne suffisent cependant pas. Il est des qualités intellectuelles que rien ne sau­rait suppléer.

Il faut, naturellement, une intelligence suffisante pour comprendre le travail auquel on s’adonne, voir les améliorations dont il est susceptible, les moyens de l’accomplir mieux et, s’il se peut, avec un moindre effort. Cette intelligence pratique comporte une grande part de réflexion. Il ne faut pas s’emballer trop sur une soi-disant découverte qui ne mènerait à rien ou demanderait des travaux et des frais disproportionnés avec le résultat que l’on peut en espérer. Cette réflexion vous fait voir l’objet ou l’action sous toutes ses faces avec toutes les possibilités que l’on peut y trouver.

Il faut, pour donner à cette réflexion intelli­gente un poids encore plus grand, l’étayer sur une forte logique, qualité entre toute construc­tive et sans laquelle les meilleurs efforts man­quent toujours de calme et de coordination.

L’initiative

Une fois le plan déterminé par l’intelligence et la logique, il ne suffit pas de s’y complaire pour le faire aboutir. La qualité la plus utile alors est l’initiative.

Il ne faut pas, quand on a découvert soit une idée nouvelle, soit le perfectionnement utile d’une ancienne formule, se dire soudain que l’on a tort et que le mieux sera toujours de faire comme on a fait avant vous. L’initiative ne se laisse pas limiter ainsi. Elle brise les vieux moules et crée des formes inédites. Mais, avant de lui laisser libre cours, il est bon de savoir où l’on va, ce qui est le fait de l’intelligence, car l’initia­tive sans frein est un torrent débordé.

Lorsqu’on a reconnu, après lent et sûr examen, l’excellence du plan choisi, il ne faut pas se laisser arrêter par des vétilles. Il est bon que l’ini­tiative se transforme en audace, en audace opi­niâtre et volontaire, car une action entreprise doit toujours être menée à bien.

Voyez haut et grand

Rockefeller dit à ce sujet :

« Jeunes gens, rappelez-vous que la loi élémentaire du succès dans les affaires est de voir toujours haut et grand. Ne songez pas à rempor­ter des avantages temporaires. Ne gaspillez pas votre effort pour aboutir à de petits triomphes, à moins que votre ambition ne soit jamais que de remporter de petits succès.

« Regardez toujours devant vous. Étudiez avant de vous risquer : c’est une chose prodigieuse que de voir combien il y a d’hommes, même très intelligents, qui se lancent dans une affaire sans en avoir balancé les chan­ces. Gardez aussi tout votre sang-froid. Ne vous laissez pas emballer parce que vous obtenez un petit succès et ne vous laissez pas abattre parce que vous essuyez un petit revers.

« Dites-vous bien, dites-vous surtout que pour réussir dans les affaires, il n’y a ni mystères ni trucs. Il y a des lois inflexibles, des lois d’étude, de connais­sance, de travail, d’endurance, de mesure, de calme, d’honnêteté. Si vous manquez à une seu­le de ces lois, vous pourrez remporter une victoire passagère, vous ne remporterez jamais de victoire décisive et durable… » (11)

Ayez confiance en vous

Pour réussir, il faut avoir confiance en soi. Cette confiance est absolument indispensable et on ne fera rien d’utile, même si les circons­tances étaient favorables, avec la pensée qu’on ne réussira jamais. Cette idée déprimante fait partie de ces impulsivités que nous devons détruire en nous avant toute chose.

Napoléon avait, en son étoile, une foi aveugle. Dans sa jeunesse, il ne doutait nullement que l’empire du monde dût lui appartenir. Aussi ne s’arrêta-t-il jamais dans les actions qu’il com­mençait. Mais, à un moment donné de sa carrière, quand un mariage impérial et la naissance d’un héritier auraient dû lui donner le plus de confiance, il sentit pâlir cette étoile qu’il avait toujours vu rayonner et, du même coup, sa for­tune quasi miraculeuse en fut enrayée. Il se confia à Las Cases qui nous a transmis ses entretiens avec l’Empereur dans son exil de Sainte-Hélène.

À ce moment, évoquant le désastre de Waterloo, Napoléon s’exprimait en ces termes :

« Il est sûr, disait-il, que dans ces circonstan­ces, je n’avais plus en moi le sentiment du succès définitif. Ce n’était plus ma confiance première : soit que l’âge, qui d’ordinaire favorise la fortu­ne, commençât à m’échapper, soit qu’à mes pro­pres yeux, dans ma propre imagination, le mer­veilleux de ma carrière se trouvât entamé, toujours est-il certain que je sentais en moi qu’il me manquait quelque chose. Ce n’était plus cette fortune attachée à mes pas qui se plaisait à me combler, c’était le destin sévère auquel j’arrachais encore, comme par force, quelques faveurs, mais dont il se vengeait tout aussitôt. Car il est remarquable que je n’ai pas eu alors un avanta­ge qui n’ait été immédiatement suivi d’un re­vers. » (12)

Cependant les capacités de l’Empereur n’étaient nullement amoindries. Sa merveilleuse campagne de France en 1814 le démontre clai­rement. Mais la confiance l’avait fui. Des épreu­ves constantes avaient peut-être fait fléchir le riche métal de cette volonté presque surhumaine.

Aussi, quelques lignes plus loin, rappelant ses insuccès militaires, Napoléon dit encore :

« J’avais en moi l’instinct d’une issue malheureuse, non que cela ait influé en rien sur mes déterminations et mes mesures, assurément ; mais j’en portais le sentiment au-dedans de moi. »

C’est sans doute que Napoléon se trouvait en proie au désordre qui se trouve suscité par les ambitions matérielles. Mais celui qui ne désire que son propre et juste épanouissement ne se trouvera pas en butte à des forces de cette sorte. Celui-là peut suivre sa voie sans que les autres se sentent molestés par une ambition tout intérieure et qui n’empiète sur les désirs de personne. Celui qui vit de la sorte n’a pas besoin de se soucier des envieux. Sa vie ne peut porter om­brage qu’aux esprits chagrins et ceux-là portent en eux-mêmes leur juste et prompte condam­nation.

C’est le sentiment de cette floraison intérieure échappant à la méchanceté des hommes et du sort qui a fait dire à Marc-Aurèle :

« Tu peux vivre exempt de toute violence, dans la profonde paix du cœur, quand même tous les hommes vocifèreraient contre toi tous les outrages imaginables. Car qui empêche que la pensée ne se maintienne dans un plein calme, jugeant au vrai ce qui se passe autour d’elle ? »

Ayez une nature forte et une conscience haute

Comment pouvons-nous être sûrs que nous n’avons jamais dépassé ce qui nous est permis, ce qui peut nous laisser vivre en paix avec les hommes, quelle que soit la jalousie inhérente à leur nature ? Nous le saurons facilement si nous prenons soin d’examiner chaque jour l’emploi que nous avons fait des heures et des forces qui nous ont été accordées.

Pythagore donne, à cet égard, des conseils que tout adepte se trouvera bien de suivre :

« Que tes yeux appesantis ne donnent jamais entrée au sommeil avant que tu n’aies passé en revue toutes tes actions de la journée. Quelle loi ai-je violée ? Quel acte ai-je fait ? À quel devoir ai-je failli ? Pars de là et continue. Puis, si tu as fait du mal, reproche-le toi ; si tu as fait du bien, sois-en content. »

Ce faisant, l’homme est assuré de se connaître pleinement. Il ne doit pas se complaire dans des erreurs qu’il est bien forcé de reconnaître et dont il se corrigera s’il a compris qu’il ne peut arriver à réussir sans conscience nette et pure.

Il faut être et demeurer soi-même, se dévelop­per dans son propre sens en tendant toujours à se perfectionner, mais en respectant les limites que la Nature nous a fixées.

Ce qui fait l’homme supérieur, ce n’est pas telle ou telle faculté spéciale, tel ou tel talent, mais une nature forte, une conscience haute qui lui donnent les facultés nécessaires à son labeur et l’ascendant moral de l’être honnête. Celui qui a ces qualités et qui les développe en soi n’entreprend que des tâches auxquelles il est adapté et, travaillant avec acharnement et luci­dité, ne perdant aucun moment ni aucune force, il est assuré du succès.

Le vrai bonheur est en soi-même

Celui qui pense de la sorte considérera-t-il l’argent comme le but visé par ses efforts ? On peut dire hardiment non.

On ne saurait nier que l’argent offre à celui qui l’a gagné des moyens de travail et de bien­-être qui sont très appréciables. Mais le vrai bon­heur est en soi-même.

Celui qui, satisfait de sa journée, le cœur plein d’affections familiales et de la paix naturelle à une conscience pure, écoute le chant des oiseaux, regarde une fleur de l’herbe, ravi de sa couleur, de sa dé1icatesse, de son parfum délicieux, celui-là est plus riche que ne peut être un roi si le cœur de ce monarque est bourrelé de craintes, de remords, d’inquiétudes.

La vraie conquête du monde, c’est de goûter ces belles heures avec l’ivresse d’un poète et la paix d’un sage.

Que souhaiter quand on a cela ?

reussite_7j_faire_fortune_L

Je peux me donner des priorités

Il y a plusieurs priorités dans la vie, et chacune a une valeur différente pour chacun de nous.

* Mariage

* Carrière

* Enfants

* Santé/Forme Physique

* Foi/Spiritualité

* Voyager

* Athlétisme

* Amis/Engagements Sociaux

* Loisirs

* Services Publics

* Philanthropie

Avant que vous puissiez être en mesure d’apporter des modifications dans votre vie, vous devez décider ce qui est le plus important pour vous. Déterminez ce que vous devez absolument avoir dans votre vie pour être heureux, et ce dont vous pouvez vous passer. Seriez-vous dévasté si vous aviez perdu votre emploi, ou seriez-vous heureux et satisfait avec un travail médiocre, mais avec une vie de famille chaleureuse et renforcée ?

Si vous êtes honnête avec vous-même, vous devez être en mesure de définir vos priorités d’une façon relativement facile. Déterminez quel est la chose la plus cruciale dans votre vie. Imaginez que vous ne puissiez garder qu’une seule de vos priorités et déterminez ainsi laquelle vous choisiriez. Une fois que vous avez trouvé la priorité la plus importante dans votre vie, déterminez la seconde plus importante pour vous. Puis la troisième et ainsi de suite. Trouvez deux ou trois domaines dans votre vie que vous voulez absolument maintenir pour assurer votre bonheur et hiérarchisez-les.

reussite_7j_auto_ameliorer_L

Zen

La vérité spirituelle derrière cela est qu’en tant qu’êtres spirituels, nous sommes dans un état constant de sérénité. Avoir l’expérience humaine peut quelques fois brouiller cette vérité, lorsque nous sommes pris dans des conflits émotionnels ou mentaux. Lorsque nous nous souvenons que ces conflits n’ont pas leur place dans notre « être », nous revenons à notre état naturel. Zen.

La visualisation créative et les affirmations peuvent vous aider à traverser les conflits humains et vous aider à revenir à votre état naturel. Cette vérité s’applique aussi à tous ceux qui nous entourent. Nous pouvons également connaitre cette vérité pour eux. Elle peut parfois exiger un certain déni du chaos évident que l’on peut apercevoir, dans le but d’atteindre cet objectif.

Cela exige une certaine objectivité envers votre environnement, et vous devez tout simplement décider que tout ce chaos n’est absolument pas nécessaire. Le déni est une astuce très pratique à votre disposition, et puisque nous parlons d’affirmations, le mot « pansements », je pense, est approprié. Connaitre la vérité spirituelle de toute situation peut nous apporter plus de paix pour nous-mêmes et nos proches. Sachez seulement que la vérité est la paix, mieux connue sous le mot Zen.