Articles

DETOXINEZ-VOUS

 Fonctionnement de l’organisme

Nous pouvons comparer le corps à un transformateur énergétique à travers lequel circulent différentes sortes d’énergies, qui fonctionne en 3 étapes :

  1. Réception des énergies externes (aliments, air, soleil, …)
    • par voie digestive
    • par voie respiratoire
    • par voie cutanée
  2. Transformation de ces énergies de façon à les rendre utilisable pour l’organisme (principalement celle qui entre par la voie digestive)
    • digestion
    • les métabolismes
  3. Dépense des énergies transformées et élimination des déchets
    • les 5 émonctoires

Pour que notre organisme fonctionne correctement, il faut :

  1. que l’apport énergétique soit adapté à ses capacités de transformation
  2. que cette transformation se fasse correctement
  3. que ces énergies transformées soient toutes dépensées ou éliminées

Sinon les énergies ne circulant pas convenablement, provoquent une accumulation de déchets dans notre organisme.

Tant que la quantité de déchets produits quotidiennement reste dans les limites de la capacité d’élimination de l’organisme, la circulation des énergies peut se faire correctement mais dès que la production de déchets dépasse la capacité d’élimination, il s’ensuit une accumulation de toxines dans l’organisme, avec, comme conséquence, un fonctionnement organique perturbé.

Les émonctoires

Les émonctoires sont les portes de sortie des toxines.

Le foie est le plus important, il neutralise les substances toxiques contenues dans le sang, filtre le sang de ses déchets et les élimine sous forme de bile dans les intestins.

Les reins pompent continuellement les déchets qui se trouvent dans le sang, les diluent dans du liquide et les éliminent sous forme d’urine. En cas de surcharge une partie des déchets s’accumulent dans le filtre et le reste pénètre dans le sang, lequel à défaut d’être épuré normalement, laisse les déchets s’accumuler dans les tissus organiques.

La peau est une double voie d’élimination puisqu’elle élimine la sueur par les glandes sudoripares et le sébum par les glandes sébacées. Ces éliminations sont en général discrètes, mais permettent vu l’étendue de l’émonctoire cutané, de libérer l’organisme d’une masse importante de toxines. Si la transpiration ne peut s’effectuer ou se fait mal, l’organisme est contraint de conserver des déchets qui auraient pu s’effectuer par cette voie.

Les voies respiratoires, 5ème porte de sortie, éliminent principalement les déchets gazeux (gaz carbonique, …) qui résultent des combustions organiques. Lorsqu’une personne est trop sédentaire et/ou ne prend pas assez l’air frais, le gaz carbonique n’est pas entièrement éliminé et l’organisme s’asphyxie lentement.

Chaque fois qu’un émonctoire ne travaille pas assez, des toxines s’accumulent dans l’organisme et empêchent celui-ci de travailler correctement.

Les déchets

Presque tous les déchets proviennent de l’extérieur du corps et pénètrent dans notre organisme :

  • par les voies digestives
    • suralimentation
    • alimentation qualitativement inadaptée
    • fermentations et putréfactions intestinales
    • café, alcool, limonades, sucreries, …
    • excès de sel
    • additifs alimentaires
    • eau trop calcaire
    • pollution des aliments par les insecticides, herbicides, engrais, …
    • médicaments donnés au bétail que l’on retrouve aussi dans les sous produits (oeufs, lait,…)
    • médicaments chimiques, de synthèse, les vaccins, …
  • par les voies respiratoires
    • pollution de l’air, fumée des usines, gaz d’échappement
    • l’air dévitalisé dans les appartements mal aérés ou dans les locaux publics très fréquentés
    • fumée du tabac
  • par la voie cutanée
    • produits cosmétiques, maquillage, d’entretien du corps,…

La source interne de production des déchets est provoquée par l’usure organique (débris de cellule, cadavres de globules rouges, déchets de protéines, des minéraux usés, …)

Il existe 2 groupes de déchets :

  1. les cristaux
  2. les glaires

Les CRISTAUX:

Ces déchets durs et blessants, sont solubles dans les liquides et évacués par les reins et les glandes sudoripares qui, avec l’urine et la sueur offrent un abondants supports à leur dissolution.

Les cristaux sont des résidus (acide urique, …) provenant de la digestion et de l’utilisation d’aliments riches en protéines (tels que viande, poisson, oeufs, produits laitiers, légumineuses et céréales), d’un excès d’aliments acides ou de mauvais glucides (sucre raffiné,…)

Lorsqu’ils s’accumulent dans l’organisme, ils causent des maladies généralement douloureuses et qui ne coulent pas comme les rhumatismes aigus et chroniques, les sciatiques, les calculs, les névrites, les eczémas secs,

La thérapeutique à appliquer sera la suivante :

  • correction du régime alimentaire en diminuant ou supprimant les aliments à risque
  • stimulation des éliminations au niveau des reins et des glandes
  • consommation généreuse de liquide

Les COLLES:

Ces déchets sont des glaires (matière visqueuse) non solubles dans les liquides et s’élimine par le foie, les intestins et les glandes sébacées. La bile, les selles et le sébum sont donc des supports à l’élimination des colles. Si ces émonctoires n’éliminent pas suffisamment, ce sont les voies respiratoires et l’utérus qui prendront le relais.

Les colles proviennent d’une alimentation trop riche en glucides (céréales, pain, pâtes,…) et lipides (graisses).

Les maladies de colles ne sont en général pas douloureuses comme celles des cristaux. Par contre, elles coulent. Les catarrhes des voies respiratoires tels que l’asthme, les bronchites, les sinusites, … Les catarrhes de la peau tels que les eczémas coulants, l’acné, les catarrhes de l’utérus et des voies digestives.

La thérapeutique à appliquer sera la suivante :

  • correction du régime alimentaire en diminuant ou supprimant les aliments à risque
  • drainer les colles excédentaires par les émonctoires adéquats
  • assécher l’organisme. Les colles étant non solubles, ont tendance à s’accumuler dans la lymphe et en buvant peu pendant quelque jour, on va obliger l’organisme à puiser du liquide dans la lymphe pour maintenir le volume sanguin normal, de ce fait les colles transportées par la lymphe pénètrent plus abondamment dans le courant sanguin que normalement.

A la base le travail spécifique de chaque émonctoire est soit d’éliminer les cristaux soit les colles. Mais à la longue, avec la fatigue et l’usure du filtre, les émonctoires perdent de leur spécificité et finalement les colles et les cristaux sont éliminés par n’importe lequel des émonctoires (mixité émonctorielle).

Déterminer le type de déchets à drainer et les émonctoires à faire travailler :

  • les caractéristiques des troubles présents (maladies de colles ou cristaux ?)
  • les caractéristiques les maladies antérieures
  • l’analyse du régime alimentaire
  • les faiblesses organiques connues
    • faiblesse rénale = problèmes de cristaux
    • faiblesse hépatique = problèmes de colles

Les toxines

Les toxines sont dites circulantes lorsqu’elles sont localisées dans des régions du corps où la circulation des énergies se fait à un rythme rapide. Elles sont situées dans des endroits facile à drainer (sang, émonctoires, …)

Les toxines sont dites non circulantes les toxines qui se trouvent dans les liquides du réseau lymphatique. Ces toxines sont plus difficiles à éliminer, car elles doivent d’abord quitter le milieu cellulaire, passer dans les courants lents du sérum extra cellulaire jusqu’au capillaire sanguin avant de s’acheminer vers un émonctoire par la circulation générale. Plus les émonctoires et le sang sont libres de toxines, plus il est facile aux toxines profondes de remonter.

Les crises curatives ou maladies

Il faut savoir :

  • que l’organisme animé par la fonction vitale, cherche toujours à se débarrasser des substances qui lui sont nuisibles, en les expulsant par les émonctoires
  • que les déchets non éliminés sont poussés dans les profondeurs tissulaires, car il est impératif pour la vie de l’organisme que le sang garde une composition stable

Cette auto-intoxication est provisoire et la force vitale attend la première occasion pour faire remonter ces toxines à la surface.

Le drainage adapté à chaque situation permet d’imiter les efforts curatifs de la fonction vitale, de maintenir la santé, de prévenir efficacement les maladies voire de participer activement à leur guérison.

Le drainage des émonctoires

Il existe divers moyens de nettoyage des émonctoires mais l’important est de le faire régulièrement au printemps et à l’automne dans un idéal.

Pour cela, plusieurs techniques naturopathiques peuvent être utilisées indépendamment les unes des autres ou ensemble pour une plus grande efficacité. Dans les premiers temps de la cure, il est indispensable de réduire les surcharges et la toxémie, notamment les surcharges alimentaires, ce qui peut se faire sous différentes formes. On peut opter pour un réglage alimentaire (quantitatif et qualitatif), pour une mono diète (consommation d’un seul aliment pendant 24 heures, carottes ou raisins ou pommes ou riz ou jus de chou), ou encore pour un jeûne (pas de nourriture solide pendant 24 heures).

Cette diète, outre le fait d’augmenter les processus d’élimination et donc la détoxination, permet de favoriser, d’améliorer et d’accélérer la digestion, de diminuer la production de toxines digestives, d’économiser de l’énergie nerveuse, glandulaire et enzymatique mais aussi de renforcer l’immunité.

Parallèlement à cela, il est important d’ouvrir les émonctoires qui sont des organes chargés, entre autre, d’évacuer les déchets de notre organisme afin de maintenir son équilibre. Nous possédons cinq émonctoires majeurs, le foie, les intestins, les reins, la peau et les poumons.

Il est possible d’ouvrir un ou plusieurs émonctoires en même temps, cela dépend de la nature et de la quantité de toxémie à évacuer et de l’énergie vitale disponible. Pour solliciter nos émonctoires, il existe différentes techniques. On peut par exemple les drainer grâce à la Phytologie (utilisation de plantes) et/ou les stimuler par le biais de différentes techniques telles que l’Hydrologie (utilisation de l’eau, par voie interne ou externe) ou la Réflexologie (action sur des points ou zones réflexes du corps).

Pour chaque émonctoire on peut également ajouter deux techniques naturopathiques indispensables à leur bon fonctionnement : la Kinésilogie qui concerne l’exercice physique et la Pneumologie qui repose sur les techniques respiratoires.

Voici également quelques conseils à base de plantes :

Si l’on souhaite drainer le foie, on utilise des plantes hépatiques comme l’artichaut qui est plutôt réservé aux bonnes Forces vitales car puissant, le romarin, la fumeterre ou le pissenlit qui est également un excellant diurétique, c’est-à-dire qu’il draine aussi les reins. Seule ou en association ces plantes augmentent la filtration des produits chimiques par le foie et éliminent les colles. On utilise également l’hydrologie chaude (bouillotte, bain) pour le stimuler.

Pour l’intestin, les plantes laxatives douces permettent de faciliter l’évacuation intestinale. On notera les plus courantes, les graines de lin ou de psyllium, la réglisse, la mauve…

Pour les reins on choisit des plantes diurétiques (bouleau, aubier de tilleul, sureau, pissenlit…) Toutefois il convient d’être vigilant car le drainage des reins diminue l’énergie vitale et peut être à l’origine d’une déminéralisation.

Concernant la peau on pratique l’exercice physique, l’hydrologie chaude (sauna, bain chaud…) pour augmenter l’effet de transpiration. On peut y associer des plantes sudorifiques telles que la bourrache, le sureau, la bardane, la reine des prés…

Même si de nombreuses plantes sont expectorantes et/ou fluidifiantes des sécrétions bronchiques, l’exercice physique est la technique à privilégier pour les poumons. Il est bien sur important de consommer suffisamment d’eau, c’est-à-dire 1 litre à 1,5 litres par jour et plus si l’on fait de l’exercice physique.

La cure de détoxination s’adresse à tous. Toutefois, chez l’enfant en pleine croissance, elle n’est ni forcément utile ni prudente. De même avec l’âge, la force vitale diminue et la toxémie augmente. Ainsi même si la cure est possible, il convient d’être particulièrement vigilant avec les personnes âgées. Enfin, elle est contre indiquée chez la femme enceinte ou allaitante puisque ce sont deux périodes durant lesquelles les besoins nutritionnels et énergétiques augmentent. On optera donc plutôt pour la cure de revitalisation.

Même si la cure de détoxination peut être effectuée à n’importe quel moment de l’année, tant à titre préventif que curatif on privilégie le printemps pour le drainage du foie. En effet, associé à la vésicule biliaire, il est l’organe qui souffre le plus de nos excès hivernaux.

Avant le drainage, il convient cependant de veiller à ce que l’énergie vitale de la personne concernée soit suffisante afin de ne pas l’épuiser. De même, il est important de bien avoir défini l’importance et la nature de la toxémie car la réduction alimentaire associée à l’ouverture d’un ou plusieurs émonctoires peut entraîner ce que l’on appelle une « crise curative ».

Celle-ci peut être plus ou moins importante (toux grasse, éruption cutanée, diarrhée…). Ces réactions ne sont pas forcément négatives ou alarmantes. Au contraire, cela signifie que la toxémie remise en circulation est éliminée par les émonctoires.

Néanmoins, le but de la cure de détoxination n’est pas de provoquer une crise curative trop forte.

En effet, cela signifierait que la quantité de toxines remise en circulation est trop importante par rapport à l’énergie vitale de la personne et/ou à sa capacité émonctorielle.

Dans ce cas, il conviendrait de réadapter la cure au potentiel de la personne ou de la stopper si les signes sont trop importants ou persistants.

Notons que si elle est bien menée, la cure de détoxination procure des bienfaits indéniables. Elle sera souvent suivie d’une cure de revitalisation afin de combler les éventuelles carences qui pouvaient exister avant ou qui ont pu, selon la durée et l’intensité de la cure de détoxination, êtres induites par elle.

Aussi, il peut être intéressant et prudent de prendre conseil auprès d’un praticien de santé compétent afin d’adapter au mieux la cure à ses besoins et à ses capacités.

7 jours pour les tisanes