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Procrastination dans les relations humaines

Astuce # 63      Bien, vous n’êtes pas impulsif, mais…

 » Je veux réfléchir plus longtemps. Je ne veux pas le blesser.  » Combien de fois avez-vous entendu ça ? Les hommes et Les femmes ne veulent rien faire – spécialement mettre fin à une relation – de façon impulsive.

Le problème est que vous êtes le problème. Admettez-le. Votre relation s’éteint depuis les 12 derniers mois. Vous mourrez d’envie d’être libre, mais ne pouvez pas le dire à votre compagnon.

Arrêtez de prétendre que vous avez besoin de réfléchir. Peu importe comment vous l’analyser, le problème est toujours le même: il est temps de passer à autre chose. Voici quelques exemples de ce que vous cause la procrastination:

  • Vous vous privez de la liberté mentale nécessaire à vous concentrer sur les autres aspects de votre vie,
  • Vous vous privez de l’opportunité de rencontrer celui ou celle qui partage vos intérêts et avec qui votre relation aura un sens,
  • Vous privez votre conjoint sur la vérité de vos sentiments,
  • Vous privez votre conjoint de l’opportunité de rencontrer de nouvelles personnes,
  • Vous privez votre conjoint et vous-même de connaître à nouveau le bonheur.

Rassemblez simplement votre courage et dites-le. Le temps soigne les blessures.

Astuce # 64      Ce n’est pas ce que vous dites, mais la façon dont vous le dites

Personne ne dit qu’il est simple de mettre fin à une relation. Il existe de nombreux exemples de personnes devenant suicidaires après des ruptures. Elles sombrent dans la dépression et peu sont capable de s’en remettre totalement.

Mais si vous remettez à plus tard parce que vous vous inquiétez des retombées, vous ne rendez service à personne. Parlez à votre partenaire lorsque vous avez le contrôle de vos émotions. L’honnêteté est toujours la meilleure politique. Choisissez vos mots et insistez sur le positif.

Astuce # 65      Marié à votre travail ? Ou remettez-vous le jeu des rendez-vous galants à plus tard ?

Trouver un équilibre entre travail et plaisir est toujours considéré comme l’idéal, peu importe combien vous pensez que l’éthique du travail est sacrée. Si vous êtes sans attache, il est fort probable que votre mode de vie ne vous favorise pas trouver ou former des relations solides.

Que vous soyez homme ou femme, vous êtes simplement trop investi dans votre travail pour avoir le temps de penser à la relation qui vous manque tant.

La procrastination vous empêche-t-elle d’avoir des relations significatives ?

Astuce # 66      Problèmes père/mère ?

L’un des pires formes de la procrastination, est quand vous portez le ressentiment de l’enfance à l’adolescence et l’âge adulte. Aujourd’hui vous êtes peut-être dans la quarantaine et le ressentiment de la petite enfance n’est toujours pas réglé à l’intérieur de vous-même. Toutes ces années, vous vous êtes laissé devenir un « cancre » parce que vous ne gérez pas ce ressentiment.

Ne laissez pas votre procrastination éroder toute l’amour qui vous reste. Si vous êtes contre quelque chose, dites-le. S’ils vous expliquent leur point de vue, peut-être que vous blâmerez d’avoir fait une grosse montagne d’une petite taupinière. Vous ne pouvez pas continuer à accuser vos parents de tous vos malheurs.

Astuce # 67      Et avec vos frères et sœurs…

Ne remettez pas non plus à plus tard. Au lieu reprogrammer un projet dans lequel votre sœur vous a demandé de l’aide, pourquoi ne pas lui dire directement que vous n’avez pas le temps à cause de votre travail et d’autres engagements. Dites-lui maintenant et pas plus tard. Vous éviterez ainsi des nouvelles frictions.

Astuce # 68      Tata Annie vous veut du bien, mais…

Tout le monde a une tata gâteau. Elle ferait tout pour vous et vous donnerait tout – y compris sa trousse de maquillage usée, ses vêtements ou ses sacs à main des années 70… Entre les générations, le fossé des goûts et de la mode est bien trop évident pour ne pas en tenir compte.

Ne remettez pas à plus tard et dites à votre tante que vous ne voulez pas son rouge à lèvre rouge pompier, sa robe de dîner rugissante ou son sac à main en peau de léopard. Si vous ne lui dites pas maintenant, elle va vous combler des cadeaux les plus indésirables. Et souvenez-vous ce que nous avons dit auparavant : attention au superflu ! Ou votre placard se transformera en décharge.

Astuce #69       « Viens avec moi faire les boutiques »

Ou « allons voir un film.  »  » Allons au bar.  »  » Tu veux venir avec moi au concert ?  »  » Viens manger avec ma belle-mère et moi, je ne veux pas être seule. « 

Avez-vous des amis qui veulent vous faire participer à toutes – et je dis bien toutes ! – leurs activités ? Est-ce leur besoin constant de compagnie ou simplement parce que ce sont des « parasites » ? Si vous n’êtes pas capable de dire poliment mais fermement, non, vous recevrez plus d’invitations que vous pouvez gérer. Cela vous incite à remettre à plus tard des choses essentielles.

Astuce # 70      Sort de ma cuisine !

Une femme se plaignait que sa belle-mère tournait toujours autour d’elle lorsqu’elle préparait le dîner pour son mari.

Cette femme a enduré les visites importunes de sa belle-mère – sans parler de ses paroles acerbes – pendant six mois, mais elle estime que sa corde va céder.

Cette femme m’a confié, « Elle dit des choses comme, mon petit Albert (c’est mon mari) aimerait plutôt un steak au poivre. Un jour, alors que j’avais travaillé si dur pour lui faire un bon dessert, elle me dit, oh, je ne pense pas qu’il apprécie beaucoup les desserts britanniques, il a plutôt une faiblesse pour la pâtisserie française. Je suis surprise que tu ne le sache pas encore. « 

Si cette femme était aussi intelligente dans ses relations que dans sa cuisine, elles sauraient comment gérer sa belle-mère. Et agir immédiatement sous peine de devoir la jeter dans la marmite de soupe bouillante !

Astuce # 71      Nouveau testament

Pas de religion ici, mais un réel testament, ou les dernières volontés. Votre père est mourant et est sur le point de le signer.

Vous savez aussi qu’une partie de ses biens vont à votre grand frère. Mais ce frère a été arrêté plusieurs fois pour des dettes de jeu et des fraudes à la carte de crédit. La famille a gardé le secret en raison de la maladie de votre père.

Si vous remettez à plus tard et que votre père signe son Testament et décède, votre inaction équivaut à gaspiller l’argent durement gagné de votre père. Pire encore, la situation de votre frère va se détériorer davantage. Vous donnez de l’argent à un joueur chronique, que pensez-vous vraiment qu’il va en faire?

Astuce # 72      Les parents âgés et malades ont besoin de plus de votre temps

Vos parents ont perdu leur autonomie et sont dans une maison de retraite. Avez-vous visité une de ces institutions récemment ? Les personnes âgées malades ne peuvent pas se déplacer et sont confinés à leur fauteuil roulant toute la journée.

Regardez leurs visages – le regard qui dit qu’ils ont besoin de compagnie, de quelqu’un qui peut lire pour eux, ou les écouter. Les enfants ayant leurs propres familles et qui mènent des vies trépidantes viennent moins souvent. Certains plus du tout. Quelle dommage de remettre vos visites à plus tard…

Astuce # 73      La santé n’a pas de prix

Les problèmes de santé nécessitent une attention immédiate. Ne remettrez pas votre visite chez le médecin à plus tard pour toute excroissance, tumeur, changement d’appétit, douleur thoraciques continuelle, engourdissement qui ne disparaît jamais, sang dans les selles, vertiges fréquents, selles irrégulières, perte d’appétit, toux persistante, changements inhabituels de la peau ou sensation général de malaise.

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Le Courage et l’Indifférence

Synopsis

Le Courage – C’est le niveau de l’autonomisation. C’est le premier niveau dans lequel vous ne puisez pas l’énergie vitale de ceux qui vous entourent. Le courage, c’est quand vous réalisez que vous n’avez pas besoin d’être balloté d’un côté à l’autre par vos conditions étrangères. Cette autonomisation vous permet de réaliser que vous êtes le seul serviteur de vous-même, et que vous êtes le seul responsable de votre développement et de votre succès. C’est ce qui vous rend intrinsèquement humain : de réaliser qu’il y a un fossé entre la stimulation et la réponse et que vous seul avez la capacité de décider comment répondre.

L’Indifférence – c’est le niveau de la souplesse. Être neutre, la plupart du temps, pas impliqué dans les résultats. A ce niveau, vous êtes satisfait par votre vie, mais n’éprouvez pas le besoin de vous motiver pour monter en grade au travail par exemple. Vous reconnaissez les possibilités mais ne faites pas les sacrifices nécessaires à cette amélioration.

Plus de Niveaux

Le Courage

C’est le premier niveau d’une vraie force. C’est là que vous commencez à considérer votre vie comme un challenge passionnant plutôt que comme une catastrophe naturelle. Vous commencez à avoir un soupçon d’intérêt pour votre croissance personnelle, bien que à ce stade vous pourriez appeler ça un panel de compétences, de l’avancement de carrière, de l’éducation, etc. vous commencez à voir votre avenir comme une amélioration sur votre passé, au lieu de la perpétuation de la même chose.

Définissez quelle sorte de courage vous recherchez. Si vous ne définissez pas ce que le courage signifie pour vous, vous pourriez avoir la tentation de rechercher des formes de courage socio-idéalisées qui, si vous les trouviez, ne feraient pas de vous un être meilleur. La définition du courage la plus digne d’intérêt est le “courage moral”. Vous voudrez peut-être aussi ajouter l’intrépidité face aux défis quotidiens, ou ne pas hésiter à aider quelqu’un dans le besoin. Tout cela est très personnel et dépend uniquement de votre personnalité et de vos buts.

Soyez à la fois réaliste et optimiste. Soyez optimiste quand cela vous sera le plus utile. Soyez réaliste quand vous avez besoin de développer un plan d’action. Choisissez selon ce qui vous aidera le mieux dans une situation donnée. Mais ne soyez jamais pessimiste. Le pessimisme, c’est le doute, qui est l’ennemi du progrès.

L’Indifférence

La devise de ce niveau est “vivre et laisser vivre”. C’est clair, net et sans engagement. Quoiqu’il advienne, vous ramasserez les pots cassés. Vous n’avez rien à prouver. Vous vous sentez en sécurité et en bonne compagnie avec les autres. De nombreux sans-emploi sont à ce stade. Une situation très confortable. D’auto-satisfaction et de fainéantise. Vous vous occupez de vos besoins, mais vous ne vous forcez pas trop.

Vous enfoncez votre sens de l’auto-satisfaction si vous abandonnez vos désillusions, et vous vous concentrez sur les petites choses qui sont plus accessibles, faisables et gérables. De cette façon, les choses se déplieront graduellement devant vous d’une façon juste pour vous, à un moment précis de votre vie. Donc, l’un des outils-clés pour mener une vie prospère et enrichissante, est de vous assurer que vous êtes souple à la fois en pensée et en action. Faites ce qui est essentiel pour que l’ascension soit naturelle, car les récompenses sont déjà autour de vous, si vous êtes assez fin pour les remarquer.

Alors, cher lecteur, vous ne devez pas abandonner, vous ne devez pas agoniser devant ceux que vous rêvez d’égaler, vous ne devez pas vous sentir incapable à n’importe quel stade de votre vie, tant que vous restez fidèle à vous-même, que vous travaillez dur, car vous voyez à présent que la Vie n’est pas un long fleuve tranquille.

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Planning et gestion du temps

Planifier signifie vous préparer avec des théories, des idées et des concepts qui vous permettront de réaliser le travail. Un planning réalisé avec soin ne coûte ni temps, ni effort. Planifier implique gérer les ressources et mettre à plat les étapes logiques dans la réalisation d’un projet. Ceci nécessite également de la créativité et de la patience, puisque vous ne voudriez pas commencer avec les mains vides.

Maintenant que vous êtes prêt et plein d’énergie au niveau des plans, votre prochaine étape est de gérer votre temps lorsque vous les exécutez. Dans ce cas, vous devriez posséder des moyens efficaces de gérer le temps. Vos stratégies devraient suivre un chemin logique, pertinent et intelligent, qui vous permettra de vous ajuster aux changements et aux délais. Un bon plan n’est pas assez, sauf s’il est bien exécuté. Vous vous retrouverez juste avec un bon plan et des résultats médiocres si vous vous contentez de lire et de relire vos plans. Dans les stratégies de gestion du temps, vous devriez :

  1. Connaître vos forces et vos faiblesses.
  2. Essayer de fuir les complications.
  3. Éviter les contradictions mentales.

Ces trois aspects importants vous aideront à déterminer les meilleurs mouvements possibles. En regardant, en tant qu’individu, vos forces et vos faiblesses, vous saurez également quoi éviter (comme la procrastination, l’ennui, la paresse et la mauvaise estime de soi) et sur quoi vous appuyer (créativité, flexibilité et joie). Vous devriez également faire de votre mieux parce que vous souhaitez finir avec succès. En vous connaissant vous-même, vous saurez aussi comment vous ajuster pendant les essais.

Rendez les choses simples. Ceci ne signifie pas que vous ne pouvez pas penser à des choses compliquées pendant la période de planification ou pendant l’exécution de vos plans. Simplicité signifie réduire la complication autant que possible. En construisant votre calendrier d’activité, n’incluez pas d’agenda hors de propos ou de tâches non nécessaires. N’inscrivez pas trop de variables dans vos plans. Pensez juste aux ressources nécessaires. Finalement, pensez aux moyens d’atteindre vos objectifs sans trop de directions ou de stratégies. Concentrez-vous seulement sur ce que vous pensez être la façon la plus efficace d’exécuter votre plan de travail.

Vous êtes votre propre ennemi. Les contradictions mentales sont également appelées dissonances cognitives. Ceci signifie que si vous pensez à vos objectifs et que quelque chose se passe mal, causant des délais ou des changements de plans, ne vous mettez pas sous pression avec des pôles de pensées opposées. En d’autres termes, retirer toute anxiété de votre esprit.

Il existe des scénarios idéaux dans votre esprit (comme remodeler votre maison pendant vos vacances et passer une semaine dans une maison refaite à neuf). Mais il existe des réalités à affronter (à cause du délai pour obtenir des matériaux, un retard d’une semaine est survenu et vous n’avez pas pu apprécier la période de repos plaisante que vous aviez envisagée). Dans ce cas, ne grommelez pas et ne vous plaignez pas. Au contraire, pensez au futur ou aux jours de réussites quand vous pourrez étendre votre repos et votre divertissement. Faites taire la dissonance cognitive ou la contradiction mentale que vous ressentiriez chaque fois qu’un problème croise votre chemin souhaité. Ceci ne fera qu’embrouiller vos plans et vous retirer de l’énergie à cause du mécontentement. Souvent, ce genre de déplaisir vous ne mènera nulle part et consommera votre temps destiné à atteindre des objectifs nécessaires.

Maintenant, en gardant tout cela à l’esprit, vous êtes prêt à exécuter votre plan.

Un plan, spécialement conçu pour un résultat précis dans une entreprise ou pour un but personnel (comme économiser de l’argent ou penser à une activité estivale), devrait être mis sur le papier en vue de réaliser des actions concrètes. Ne sous-estimez jamais la valeur de la planification, parce qu’elle est le point de départ de la création de stratégies destinées à réaliser les actions nécessaires pour accomplir ce que vous avez pensé.

Un plan à long terme implique un effort pendant toute sa vie ou une projection à long terme. Ceci peut faire partie d’un parcours individuel pour atteindre ce qu’il considère comme le succès. Ceci pourrait inclure les ambitions, le style de vie que veut une personne ou la philosophie qui définit le succès pour quelqu’un. Les plans à long terme peuvent également faire partie de plans plus larges qu’une société souhaiterait créer pour mieux organiser la vie humaine. Ceci peut courir sur une longue période de temps et nécessité beaucoup de changements.

D’un autre côté, les plans à court terme impliquent un plan pour demain, pour la semaine, pour le mois ou pour l’année. C’est un plan personnel définit par sa brièveté ou les limites de temps d’un jour ou d’une semaine. La planification à court terme demande beaucoup de compétences pour équilibrer les tâches et devoirs demandant du temps. Elle réclame également une vision du bon usage des ressources et de ses relations avec le temps, comme la disponibilité des fournitures nécessaires ou les délais dans la communication de messages.

Il existe toujours des manières de créer un plan sensé, à la fois simple et complexe. Voici quelques exemples :

 Utilisez un Calendrier

L’utilisation d’un calendrier peut être maximisée. Les calendriers peuvent aider à planifier les choses que vous ferez dans le futur. Assurez-vous que, dans votre maison, sur votre bureau, votre portefeuille ou via des gadgets, vous êtes constamment conscient des dates et des plans importants.

Utilisez des Agendas et des Semainiers.

Similaires à un calendrier, un agenda ou un carnet de poche où vous pouvez noter vos activités importantes ou le programme du jour, de la semaine ou du mois. Utilisez cet outil efficacement et n’aurez plus à vous battre pour gérer votre programme. Souvenez-vous, ils ont été inventés pour être utilisés, non pas pour être stockés dans une zone sombre, froide et humide de votre maison.

Des Agendas.

Des agendas électroniques hautement sophistiqués tels que les agendas électroniques de poche (PDA), peuvent vous offrir confort et efficacité dans la gestion de votre calendrier. Vous pouvez utiliser ces gadgets pour retrouver les détails de vos plans ou vous rappeler les dates importantes sans avoir à chercher sur beaucoup de pages ou l’écrire avec un stylo. Les PDA sont construits pour vous offrir la méthode la plus logique et la plus moderne pour retrouver et organiser vos données en vue de créer de meilleurs emplois du temps et projections d’objectifs.

Dressez une Liste de l’Ordre du Jour.

Une « Liste des choses à faire » est un moyen simple de planifier votre journée de manière très organisée. Vous pouvez mettre par écrit les activités prévues pour demain, spécialement si vous avez des tâches variées à réaliser dans la journée. Vous pouvez aussi conserver cette liste comme outil initial pour vous souvenir de ce que vous devez faire, jusqu’à ce que, pour un travail simple, vous ayez créé une note mentale. Toutefois, pour les ordres du jour plus gros et plus compliqués, mieux vaut posséder un petit bloc-notes ou un PDA où vous pourrez conserver une liste des choses à faire ou à finir avant une certaine date.

Études de Viabilité.

Ce genre de planning implique des détails techniques et beaucoup de questions de logique au sujet d’un plan projeté. Les établissements de commerce, les développements organisationnels et les études personnelles demandent ce genre d’étude, ou plan, qui permettra de créer des emplois du temps, des projections et des stratégies qui seront employés pour obtenir un résultat concluant. Ce genre de planning demande beaucoup de préparation et de recherches. Toutefois, les études de viabilité peuvent également être employées pour créer des projections simples, comme la possibilité de gagner ou d’économiser de l’argent via certaines opportunités de business. Une étude de viabilité simplifiée sera également utile pour créer un plan de carrière annuel, impliquant un déploiement de possibilités de réalisations dans l’année. Un exemple : travailler lorsque vous étudiez (ou terminez un diplôme) et, en même temps, se faire plaisir dans d’autres activités ou s’engager comme bénévole dans une organisation. Un plan annuel pourrait être le squelette vous rappelant quels sont vos priorités dans la vie.

En faisant des plans, vous devez vous souvenir des points clés importants qui vous aident à devenir un meilleur organisateur de vos ressources et de votre temps. Voici quelques éléments clés de la planification stratégique.

Productivité.

Souvenez-vous que, dans votre marche vers le succès, il devrait toujours y avoir un résultat clair ou concret. Même si le résultat ne sera pas toujours en votre faveur, rappelez-vous que vous faites quelque chose parce que vous voulez atteindre quelque chose. La productivité signifie également que vous ne perdez pas votre temps à faire quelque chose lorsque vous avancez dans vos plans. Vous gagnez quelque chose. Vous avancez. En créant des plans d’affaires, vous devriez considérer le résultat de vos efforts, les limites et l’augmentation éventuelle de vos ressources. La productivité est une clé qui devrait suivre la règle « il n’y a pas d’autre jour qu’aujourd’hui » pour obtenir ce que vous voulez ou rester focalisé.

Décisions Logiques.

Un plan devrait être basé sur la pratique et non pas sur des présomptions ou vos fantasmes (devenir millionnaire en un mois de travail ou obtenir la maison de vos rêves sans rien réaliser de concret). La règle de la logique suit également la règle des prises de décisions intelligentes. Vous devez minimiser les erreurs en utilisant la logique et l’analyse pas-à-pas des choses et des situations. Vous devez baser vos décisions après avoir pesé le pour et le contre. Ne prenez pas de décisions hâtives. Les étapes logiques créent des résultats logiques et ces résultats suivent efficacement les lois du temps. Suivre ce processus vous permettra d’atteindre vos objectifs en temps et en heure.

Ressources.

La disponibilité de vos ressources peut affecter l’exécution d’un plan. En estimant l’emploi du temps, vous devez penser à tout. Les bons gestionnaires sont sagaces quant aux conditions limitées dues à la quantité limitée de matériaux, de main-d’œuvre et, plus important, de temps. Mais parce qu’il y a des limites prévues, un bon plan peut aider un individu qui attend des problèmes possibles à mieux se préparer.

Le temps, même s’il n’est pas une ressource de base, est un facteur qui affecte la disponibilité de ces ressources nécessaires. Par exemple, des délais dans la livraison ou l’absence d’un matériau particulier peut signifier beaucoup pour un entrepreneur. Pour gérer cette situation efficacement, une bonne estimation ou un attente initiale peut causer moins de panique chez les gens impliqués dans l’opération.

Au final, vous plans sont juste des plans et ils ne sont pas des produits de votre réalisation tant que vous n’avez pas commencé à agir. De plus, vos plans devraient être flexibles et n’être pas une source d’anxiété ou de frustration si jamais vous n’atteigniez pas ce que vous attendiez.

Les Plans d’Action.

Les plans d’action ne se résument pas à créer une « liste des choses à faire » puisque, dans ce cas, vous ne faites qu’une liste relative à un projet particulier. Vous devez vous focaliser sur ce dont vous avez besoin pendant une période donnée en vue de réaliser vos objectifs. Les plans d’action vous donneront une concentration et une ligne claire sur comment commencer et utiliser votre énergie pour devenir un gagneur. Lorsque vous réalisez un plan d’action, considérez ceci :

  1. Revenez sur vos objectifs, quels sont vos buts ?
  2. Revenez sur vos stratégies, comment allez-vous vous y prendre?
  3. Quelles sont les manières les plus logiques de réaliser vos plans? Quels sont les points menant de A à Z ?
  4. Comment allez-vous réaliser vos plans dans un période donnée? Un jour, une semaine, un mois, un an? Êtes-vous réaliste quant au résultat poursuivi?

La vision la plus importante et précieuse d’un plan d’action, en tant que stratégie ou outil de gestion du temps, est de vous focaliser et vous motiver à finir la tâche plus rapidement. Il vous donnera aussi une sensation d’organisation pour finir le projet. Vous avez besoin d’une liste de tous les mouvements possibles et de l’emploi du temps nécessaire à réaliser de telles actions. Par exemple, si vous établissez un plan et que vous êtes toujours confus au niveau de l’exécution de cet emploi du temps, essayez de résoudre les choses basiques en premier.

Pour organiser un événement, vous pouvez compartimenter les différents groupes de tâches qui doivent être terminées à temps. Faites la liste des actions que vous devrez réaliser sur chacune des tâches. Essayez ensuite de vous représenter la situation de manière plus générale et vous devriez réaliser qu’en fait, vous définissez l’architecture de vos démarches et, grâce à cela, vous devenez plus organisé en vue d’atteindre le succès.

Souvenez-vous qu’établir des plans est un aspect très important de ce que vous faites, que ce soit pour des projets compliqués ou des activités banales. Gardez juste à l’esprit que vous êtes ici dans un but précis et essayez d’être aussi positif que possible, chaque jour de la semaine, chaque minute de chaque heure. Les plans mentaux vous donneront un sentiment de sécurité, spécialement face aux scénarios impliquant de rencontrer des gens, votre patron ou vos beaux-parents. Toutefois, ne devenez pas esclave de vos plans au risque de devenir obsessionnel et anxieux. Assurez-vous que si votre plan ne fonctionne pas ou que vous n’êtes pas en mesure d’atteindre vos attentes, avancez jusqu’au prochain objectif. Plus vous avez de choix, plus vous êtes un bon organisateur.

Scénarios.

Vous vous sentez démotivé parce que toute démarche semble futile. Vous pensez que vous ne rajeunissez pas et que vos accomplissements sont aussi hauts que le gazon fraichement coupé de votre jardin. Vous semblez n’aller nulle part, vous êtes sur un bateau qui flotte et dont le gouvernail est cassé. Vous êtes malade et fatigué de votre routine au bureau. Vous sentez que le temps ne coopère pas avec vous, qu’il est un scélérat vous forçant à terminer vos tâches en retard et qu’il vous ennuie avec son lent mouvement.

Solutions.

Ce que vous pouvez maintenant faire est vous bagarrer contre ce style de vie et commencer avec un sursaut de foi pour changer votre destinée. Vous pouvez débuter en prenant un stylo et du papier pour faire le bilan de votre passé et de votre présent, en surlignant ce que vous attendez du futur. Motivez-vous via des objectifs qui vous donneront du cœur à l’ouvrage et un sourire joyeux. Chassez vos peurs avec une projection positive et en pensant à ce que vous voulez en tant qu’individu, comme part de votre famille, amis et société. Écrivez le mot SUCCÈS en gras et agissez !

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Puissance du moment présent. Réflexions finales

Être dans l’instant présent n’est pas une formule magique qui va résoudre tout vos problèmes en une nuit.

C’est un mode de vie et une alternative plus véridique que de « vivre dans le passé, en regarder l’avenir ».

Finalement

Le moment présent nous impose de conditionner notre esprit. Comme Mark Twain l’a dit, « j’ai connu beaucoup de problèmes, mais beaucoup d’entre eux n’ont jamais eu lieu ». Les individus, la plus part du temps, ont imaginé ces préoccupations. Ces préoccupations sont seulement dans notre tête et pourraient ne jamais exister.

Etre dans le moment présent transfère automatiquement l’attention de nos préoccupations pour en faire le meilleur usage possible du présent. Quelqu’un a dernièrement cité les choses sérieuses de la vie dans l’instant présent, « nous sommes des saints et nous déjeunons, ne nous souciant pas du dîner. » « Nous nous reposons, ne nous souciant pas de la literie. » Nous allons en pèlerinage, ne nous souciant pas du voyage ni des conditions météorologiques. » Nos esprits sont absorbés dans l’instant. Ce n’est donc pas étonnant que les hommes saints sont plus sages. Ils vivent plus heureux, en meilleure santé et plus longtemps.

Comprenez que notre présent est un résultat du succès ou de l’échec de notre passé. Nos futurs projets sont basés sur notre présent. La réalité est que toutes les actions sont à venir dans l’instant présent.

Alors faîtes bon usage du présent, avant qu’il ne devienne passé. La clé du succès est de mettre tous vos efforts à essayer de profiter du présent. Eleanor Roosevelt à dit juste titre, « hier est de l’histoire, demain est un mystère et aujourd’hui est un cadeau». Modifier nos perspectives dès le début apporte de la douleur et des inquiétudes. Mais en avançant, nous réaliserons qu’un changement progressif au présent aide à réaliser nos objectifs et améliore notre qualité de vie.

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La Puissance cachée de la fixation d’objectifs. Etape 3

Agissez

Un plan donne forme à votre vœu, l’action lui donne vie. L’étape 1 était de choisir un vœu, l’étape 2 était de dresser un plan pour réaliser votre vœu, l’étape 3 est de prendre les mesures préconisées dans votre plan.

Quand vous agissez, vous mettez les causes en marche. Quand vous mettez les causes en marches, vous êtes récompensé par des effets. Quand vous agissez, vous faites un pas de géant entre penser à votre vœu et le vivre. Vous vous transformez de rêveur en faiseur. Pour faire ce pas, vous devez dépasser l’une des plus grandes forces de la nature : l’inertie.

Quand Janie était à la fac, elle avait décidé de devenir écrivain. Quand elle a fini ses études, elle a obtenu un poste d’infirmière. Durant des années, elle a élevé ses enfants et fait tout ce qu’elle devait faire, sauf écrire. En vieillissant, elle s’est rendu compte qu’elle devait se mettre à écrire ou abandonner son rêve de devenir écrivain. Elle décida de s’en tenir à son rêve, mais cela ne réglait pas son problème : Comment allait-elle faire en sorte qu’elle écrive ?

C’est alors qu’elle se rappela quelque chose qu’elle avait appris en cours de physique au lycée : la loi d’inertie. Un corps en mouvement a tendance à rester en mouvement, un corps au repos a tendance à rester au repos. Elle a commencé à se demander si cette loi s’appliquait au comportement humain, comme elle s’appliquait au comportement des comètes qui s’élancent au-delà du soleil. Et si sont problème était l’inertie ? Et si elle n’avait qu’à passer d’un corps au repos à un corps en mouvement ?

Elle décida de le découvrir. Elle s’engagea à écrire quelque chose tous les jours. Peu importe que ce fût court. Cela aurait pu être une phrase ou deux ou même un seul mot si c’était tout ce qu’elle pouvait faire. Mais bien qu’elle fût occupée, distraite ou fatiguée, elle devait écrire quelque chose tous les jours. Elle se fit la promesse d’essayer de faire ça pendant trente jours et de voir le résultat.

Ça avait fonctionné, elle avait appris l’une des plus grandes leçons de sa vie. L’inertie est la seule grande barrière au succès. Et c’est aussi la plus facile à dépasser. Tout ce que vous avez à faire est d’agir. N’importe quelle action que vous ferez, peu importe qu’elle soit futile, fera l’affaire.

Plus vous vous rendez la tache facile, plus dépasser l’inertie sera facile. Janie s’est tellement facilité le fait d’écrire qu’elle n’avait plus aucune raison de ne pas écrire. Au lieu de faire une grande réalisation elle l’a faite aussi petite que possible. Elle s’est autorisée à ne rien faire de plus que d’écrire quelques phrases à la fois.

Le simple fait d’écrire était ce dont elle avait besoin pour vaincre l’inertie. En écrivant la première phrase, elle est passée d’un corps au repos à un corps en mouvement. Une fois en mouvement, la chose la plus naturelle qu’elle ait eu à faire est de rester en mouvement et continuer à écrire. Elle aurait pu s’asseoir avec l’intention de n’écrire qu’une seule phrase et se lever après avoir fini toute une page.

Vous pouvez surmonter votre inertie de la même façon. Pensez petit. Au lieu d’essayer d’achever votre vœu en un seul jour, concentrez-vous sur une seule étape, la plus petite possible. Une fois que vous agissez (quoi que vous fassiez) vous battrez l’inertie. Vous deviendrez un corps en mouvement et aurez tendance à rester en mouvement. Il vous sera naturel d’entamer alors l’étape suivante, puis celle d’après, jusqu’à achever votre vœu.

Faire la première action

Un voyage de mille kilomètres commence par un seul pas. Votre plan, qu’il soit simple ou compliqué, commence de la même façon.

La première action que vous faites est celle qui surmonte l’inertie, celle qui vous fait passer d’un corps au repos à un corps en mouvement. Faites cette action et vous aurez l’élan nécessaire pour faire l’action suivante. C’est tout ce qui doit vous préoccuper. Vous n’avez pas besoin d’assez d’élan pour finir le plan, mais juste assez pour faire l’action suivante. Alors cet élan vous poussera à faire l’action suivante, puis la suivante, puis la suivante jusqu’à ce que vous ayez achevé votre vœu.

Le secret de cette première action est de la rendre si simple que vous n’aurez aucune raison de ne pas la faire. Par exemple, si votre vœu est de devenir un batteur professionnel, dites-vous que vous allez juste pratiquer quelques notes. Si vous voulez un nouveau poste, dites-vous que vous allez juste mettre à jour la première ligne de votre CV. Si vous voulez devenir un acteur, dites-vous que vous allez juste regarder des films pour voir comment les acteurs professionnels s’y prennent.

Vous ne pourrez jamais finir ce que vous n’avez jamais commencé. Plus la première action sera simple, plus vous aurez de chances d’arrivez à la dernière, celle qui achèvera votre plan et réalisera votre vœu.

Prendre de nouvelles habitudes

Les actions les plus faciles à faire sont celles que nous faisons par habitude. La façon la plus simple de vous accorder un vœu est de transformer en habitudes les actions que vous devez accomplir.

Vous pouvez créer de nouvelles habitudes de la même façon avec laquelle vous avez créé les anciennes, à travers la répétition. Chaque habitude que vous avez a été créée en faisant quelque chose encore et encore jusqu’à ce que ça devienne une seconde nature. Pour créer de nouvelles habitudes, tout ce que vous avez à faire est d’appliquer le même principe.

Supposons que votre vœu soit de marcher tous les matins pour vous remettre en forme mais que vous ayez du mal à abandonner votre rituel matinal (votre habitude) de lire le journal. Ce dont vous avez besoin est d’une nouvelle habitude pour remplacer l’ancienne. Pendant trente jours, marchez au lieu de lire le journal. Au début, vous vous sentirez mal à l’aise car votre ancienne habitude aura encore une emprise sur vous. Mais au bout de deux ou trois semaines, vous commencerez à trouver plus naturel de marcher le matin que de lire le journal.

Si vous essayez et que vous ne sentez pas la nouvelle habitude prendre, c’est que vous avez sauté des jours. Cela ne marchera pas. Vous ne pouvez pas vous permettre de sauter un seul jour. Si vous le faites, votre élan sera réduit à zéro et vous devrez alors tout recommencer dès le début. Durant ces trente premiers jours, si vous sautez un seul jour, vous devrez alors remonter votre comptage à zéro. Et cette fois, ne ratez pas un jour. Au bout du trentième jour, vous vous serez donné une nouvelle habitude.

Le plan des trente jours

Vous pouvez faire de n’importe quoi une habitude si vous exécutez le plan des trente jours. Tout ce que vous avez à faire c’est de décidé quelle nouvelle habitude vous voulez acquérir puis de consentir à pratiquer cette nouvelle habitude tous les jours durant trente jours. Si au bout de trente jours vous n’êtes pas satisfait du résultat, renoncez.

Assurez-vous d’inclure dans votre agenda de pratiquer cette nouvelle habitude tous les jours puis suivez votre agenda. Ne vous laissez pas sauter des jours à cause des weekends, des vacances, d’une maladie qui ne vous rend pas invalide ou parce que vous deviez quitter la ville. N’acceptez aucune excuse pour rater un jour. Si vous sautez quand même un jour, recommencez tout dès le début.

La magie du plan des trente jours c’est qu’il minimise votre résistance naturelle au changement. Vous n’exigez pas de vous-même d’abandonner quelque chose, vous voulez simplement essayer quelque chose de nouveau pendant un moment. Vous pouvez supporter quasiment tout si c’est temporaire. Après trente jours, si vous n’êtes pas satisfait de votre nouvelle habitude, vous êtes libre de reprendre l’ancienne. Mais il est plus probable que votre nouvelle habitude vous paraitra plus confortable que celle qu’elle remplace.

Les affirmations

Même si nous détestons d’avoir à l’admettre, nous nous parlons à nous-mêmes. Encore plus fort, nous écoutons. Les psychologues appellent cela affirmation. Cela veut dire que : Si vous vous dites quelque chose assez souvent, vous finissez par le croire.

La plupart d’entre nous sont assez forts pour affirmer leurs défauts. Par exemple, nous renversons une boisson dans une fête et disons « Je suis désolé… Je suis vraiment lourd maladroit ». Nous oublions d’apporter des papiers importants à une réunion et disons « J’oublierais ma tête si elle n’était pas accrochée ! »

Nous n’avons pas à n’affirmer que nos défauts, nous pouvons affirmer nos forces aussi. Nous pouvons même affirmer des forces que nous n’avons pas encore pour les développer et en faire des habitudes.

Par exemple, si vous voulez devenir de ces personnes qui sautent du lit tous les matins à six heures, vous pouvez vous dire : J’adore me réveiller tous les matins à six heures, frais et revigoré pour toute la journée. Si vous êtes un vendeur et que vous voulez apprendre à aimer prospecter de nouveaux client dites-vous : J’adore prospecter de nouveaux clients.

J’ai utilisé les affirmations pour créer toutes sortes d’habitudes utiles. Par exemple, je détestais parler en public. J’évitais de m’adresser à un groupe autant que possible. Au bout de plusieurs années à cacher ma tête dans le sable, j’ai réalisé que je n’allais jamais obtenir de la vie ce que je voulais si je n’apprenais pas à apprécier de parler en public. Ce n’était pas assez pour moi de simplement parler en public, je voulais apprendre à le faire avec plaisir, alors j’ai conclu ce marché avec moi-même :

Durant trente jours, au moins dix fois par jour, je consentis à me dire : J’adore parler en public. Je consentis à le dire avec une conviction venant du fond de mon cœur et qui ne laisse place à aucun doute. Au bout des trente jours, si je déteste encore avoir à parler en public, je m’autorise à m’attacher à cette habitude pour le restant de mes jours.

En une semaine, j’ai commencé à aimer me répéter cette affirmation. En deux semaines, j’ai commencé à attendre avec impatience de le dire. Au bout des trente jours, je me suis surpris à chercher des occasions pour parler en public. A chaque fois que j’en trouvais une, je m’entendais dire : J’adore parler en public ! Mon affirmation s’est réalisée et cela m’a permis de faire un bond en avant dans ma vie.

La première étape pour créer une affirmation est d’être certain qu’elle suit vos valeurs. Si vous avez le sentiment qu’elle est immorale ou indésirable, cela ne fonctionnera pas. L’étape suivante est de suivre le même processus que celui de rendre votre vœu présentable. Soyez précis. Affirmez ce que vous voulez et non pas ce que vous ne voulez pas. Parlez au présent. Donnez-lui un impact émotionnel intense.

Le dernier point est le plus important. Le vrai pouvoir des affirmations vient de la profondeur avec laquelle vous les ressentez et non pas du nombre de fois que vous les dites. Vous voulez un contenu émotionnel et non pas répéter pour répéter. Mais comment ressentir de l’émotion à propos de quelque chose que vous ne croyez pas vraiment ?

Ne vous souciez pas du fait que vous croyez ou non à une affirmation, souciez-vous du fait que vous voulez y croire. Si vous voulez y croire (si vous voulez intensément y croire) et que vous vous le répétez avec la même intensité, alors vous allez vite commencer à y croire, de la même façon avec laquelle vous avez fini par croire tout un tas de bêtises négatives à propos de vous-même. Si vous devez de toutes les façons vous remplir la tête de propagande, pourquoi ne pas choisir de la remplir avec de la propagande servant un but utile ?

Se donner le temps de réussir

Vous avez votre vœu, vous avez votre plan et vous agissez comme il est nécessaire pour réaliser votre vœu. Maintenant, tout ce que vous avez à faire c’est lui donner le temps.

Il existe deux sortes de temps. La première est mesurée par le nombre d’heures que vous êtes prêt à passer à faire une tâche durant une seule journée. Nous l’appellerons le temps vertical. La seconde est mesurée par le nombre de jours que vous êtes prêt à consacrer à une tâche pour l’achever. Nous l’appellerons le temps horizontal. Le temps vertical a pour maximum 24 heures car c’est le temps que dure un jour. Le temps horizontal a pour maximum une vie entière. D’après vous, quel est le temps le plus puissant ?

Quelques tâches nécessitent du temps vertical. D’autres nécessitent du temps horizontal. Choisir le bon type de temps pour un travail c’est en faire la moitié. La plupart des gens voient leur vœu comme s’ils réparaient une digue sur le point de lâcher face à leur maison. Mais la plupart des vœux sont comme entretenir un jardin plutôt que de réparer une digue. Vous pouvez mieux accomplir l’essentiel de ce que vous voulez accomplir dans la vie, et en y prenant du plaisir, si vous prenez le temps de le faire au lieu d’essayer de tout faire à la fois.

Malheureusement, le rythme effréné de la vie nous oriente vers la mauvaise direction. La précipitation est devenue une fin en soi. Nous préférons travailler fiévreusement sur un projet pendant quelques jours que régulièrement sur plusieurs semaines. Nous préférons devenir riches tout de suite que tout doucement. Et c’est là que nous ratons les plus belles opportunités.

Il est plus difficile de devenir riche rapidement que de devenir riche doucement. Il est plus difficile d’accomplir quelque chose d’important sur quelques jours que d’accomplir la même chose sur quelques mois. Quand vous essayez de trop bûcher durant un jour, ou plusieurs jours, le temps joue contre vous. Mais quand vous répartissez vos efforts sur le temps, il est à vos côtés.

Consacrez même quelques minutes par jour à un projet, et au bout d’un nombre suffisant de jours, vous pourrez accomplir quasiment n’importe quoi. Ne vous souciez pas du temps que cela va vous prendre, ce n’est qu’une autre façon de faire dérailler vos rêves. Si vous travaillez votre vœu au fur et à mesure du temps, il se réalisera au fur et à mesure du temps.

Trouver le temps

Comme il a été dit plus tôt, le succès est une question de temps, même quelques minutes par jour. Il est possible que vous ayez l’impression de ne pas avoir beaucoup de temps. Il est possible que vous vous sentiez pressé, même écrasé par le rythme de la vie. Il est possible que vous vous demandiez : Comment vais-je trouver le temps de travailler sur mon vœu dans un emploi du temps comme le mien ?

Ce n’est pas la bonne question à vous poser. Au lieu de commencer par votre emploi du temps et d’essayer de travailler sur votre vœu, commencez par votre vœu puis essayer de travailler sur le reste des activités dans votre agenda. Quitte à donner moins de temps à quelque chose, autant que ça soit les choses en bas de la liste des priorités, pas celle du haut. Apportez ce changement à la façon avec laquelle vous passez votre journée (faites les choses importantes avant de vous occuper d’autre chose) et vous constaterez que votre agenda prend la forme d’une vie, plutôt que de voir votre vie prendre la forme d’un agenda.

Se faire aider par les autres

Vous seul êtes responsable de réaliser vos vœux. Vous seul devez faire que les choses arrivent. Vous seul faites ou défaites votre succès. Mais les autres personnes sont l’une de vos ressources les plus importantes.

Quelques soient les efforts que vous fournissez, vous pouvez les multiplier en mobilisant l’aide des autres. Les autres ont des ressources que vous n’avez pas : un point de vue différent, des idées différentes, des compétences différentes, des expériences différentes, des contacts différents. Quand vous mobilisez les autres dans votre cause, leurs ressources deviennent les vôtres.

Les gens que vous connaissez déjà peuvent vous aider à demander de l’aide à pratiquement n’importe qui dans votre pays. Par exemple, supposons que vous soyez un lycéen et que vous vouliez demander une faveur au président de votre pays. D’abord, vous devez parler à quelqu’un que vous connaissez : un prof, le principal du lycée, un entraineur ou peut-être même le patron de votre job d’été. Supposons que vous ayez choisi de parler au parton. Il y a de fortes chances qu’il connaisse quelques personnes influentes de votre communauté. L’une d’elles pourrait connaître un membre d’un ministère qui vient de votre région. Vous pouvez être sûr que cette personne a assez d’influence pour passer un coup de fil à votre président.

Votre plan d’action pourrait être de demander au patron, de demander à une personne influente, de demander au membre du ministère, de demander une faveur au président en votre nom. Quatre étapes et vous y êtes. Si vous pouvez aborder le président avec autant de facilité, vous pouvez aborder n’importe quelle personne que vous voulez aborder.

Penser à quelqu’un qui pourrait vous aider à réaliser votre vœu. Si vous voulez obtenir le poste de vos rêves, il faut aborder la personne qui recrute. Si vous voulez devenir un acteur célèbre, vous devez aborder un producteur de films. Si vous avez écrit un livre, vous devez aborder un éditeur. Pensez à la personne qui peut vous aider à réaliser votre vœu, puis penser à une façon de la contacter à travers les gens que vous connaissez déjà.

Les gens peuvent vous aider de nombreuses façons. Ils peuvent vous donner des conseils, des instructions, de l’argent, leurs réactions, des contacts et du soutien moral. Ils font la différence entre le succès spectaculaire et l’échec solitaire. Ils peuvent vous donner tout ce dont vous avez besoin pour réaliser votre vœu. Mais il y a un hic : Si vous voulez de l’aide, il faut la demander. Quand vous le faites, il est possible que vous ayez envie de tricher un peu. Voici une stratégie en cinq étapes pour obtenir un oui plutôt qu’un non quand vous demandez quelque chose.

  1. Demandez quelque chose de précis.

La meilleure façon d’aider quelqu’un à vous aider est d’être précis dans ce que vous demandez. Si la personne qui doit vous aider ne sait pas exactement ce que vous voulez, comment pourrait-elle vous aider ? D’ailleurs, si vous-mêmes ne savez pas ce que vous voulez, comment allez-vous le demander ?

Soyez précis. Si vous demander de l’argent, demandez exactement le montant dont vous avez besoin et quand. Si vous demandez à être présenté à quelqu’un, précisez qui, pourquoi, et ce que la personne qui doit vous aider doit dire en votre nom. Si vous demandez un conseil, demandez à la personne qui doit vous conseiller une solution précise à un problème précis. Si vous n’êtes pas précis à propos de ce que vous demandez, vous ne l’aurez pas.

  1. Demandez à la bonne personne.

Avant de demander quelque chose, posez-vous d’abord cette question : Cette personne peut-elle me donnez ce dont j’ai besoin ? Si la réponse est non alors trouvez quelqu’un d’autre qui le peut.

Si vous voulez de l’argent, demandez à quelqu’un qui peut vous en procurer ou vous aider à en obtenir. Si vous voulez une promotion ou un nouveau poste, demandez à quelqu’un qui peut vous augmenter, vous embaucher ou vous mettre en contact avec quelqu’un qui le peut. Si vous voulez vendre quelque chose, demandez à quelqu’un qui peut l’acheter. Quand vous prenez la peine de demander quelque chose, faites en sorte que ce soit à quelqu’un qui peut vous l’obtenir.

  1. Faites que cela soit digne d’intérêt pour la personne à qui vous le demandez.

Les gens peuvent vous aider par amour, par compassion, mais il est certain qu’ils vous aideront par intérêt personnel. Si vous voulez que quelqu’un vous aide, faites que ça soit digne de son intérêt.

Quand vous demandez quelque chose, la question la plus susceptible de passer par l’esprit de la personne à qui vous le demandez est : Que pourrais-je en tirer ? La réponse que vous donnerez à cette question sera très déterminante dans la décision de la personne de vous aider ou pas. Si vous trouvez le moyen d’apporter quelque chose à la vie de cette personne, elle sera enthousiaste à apporter quelque chose à la vôtre. Si vous trouvez un moyen de lui rendre service, vous serez impressionné de voir à quel point elle sera prête à vous rendre service de bon cœur. Vous n’aurez pas à la convaincre, ni à la persuader, ni à la forcer. Vous n’avez qu’à faire en sorte que cela soit digne de son intérêt. Le reste viendra tout seul.

  1. Soyez sincère

Je n’ai pas dit faites semblant d’être sincère, j’ai dit soyez sincère. La question n’est pas de savoir quelle impression vous donnez, mais là question est de savoir ce que vous ressentez. Voulez-vous vraiment obtenir ce que vous demandez ? Si la réponse est non, comment pouvez-vous vous attendre à ce que quelqu’un vous le donne ? Etes-vous convaincu de ce que vous voulez ? Si la réponse est non, la personne à qui vous demandez de l’aide ne sera pas convaincue de vouloir vous la donner.

A chaque fois qu’il y a un conflit à l’intérieur de vous, il se reflètera à l’extérieur. Cela poussera les gens à vous fuir plutôt qu’à vous aider. Si vous avez des doutes à propos de ce que vous voulez, essayez de vous convaincre vous-même avant de convaincre les autres. Ainsi, quand vous serez sûr de ce que vous voulez, vous pourrez le demander sincèrement avec une conviction absolue. Plus vous êtes convaincu de ce que vous voulez, plus vous êtes susceptible de convaincre quelqu’un d’autre de vous aider à l’obtenir.

  1. Continuez à essayer jusqu’à obtenir ce que vous voulez.

Quelques personnes entendent le mot non et abandonnent. D’autres entendent non et se disent qu’ils ont juste besoin d’un marteau plus gros. Quand ils en trouvent un, ils continuent à battre jusqu’à obtenir un oui. Aucune de ces deux approches n’est recommandée.

Si ce que vous faites ne fonctionne pas, essayez autre chose. Vous n’avez pas besoin d’un plus gros marteau, vous avez besoin d’une clé, celle qui ouvre le cœur de l’autre.

Peut-être n’avez-vous pas encore posé la bonne question. Peut-être n’avez-vous pas fait que cela soit digne de l’intérêt de la personne. Peut-être n’avez-vous pas été assez précis. Peut-être n’avez-vous pas été sincère. Quelque part le long de la ligne, vous avez dû négliger quelque chose que vous deviez faire pour pousser la personne à vous aider. Alors essayez autre chose. Ou quelqu’un d’autre. Et continuez à essayer jusqu’à ce que vous obteniez ce que vous voulez. Si vous continuez à essayez jusqu’à obtenir ce que vous demandez, vous aurez toujours ce que vous demanderez.

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La Puissance cachée de la fixation d’objectifs. Etape 2

Faites un plan

Vous savez quoi souhaiter. Vous vous êtes décidé à payer le prix. Vous avez rendu votre vœu présentable. Maintenant vous devez dresser un plan pour mettre en œuvre votre vœu.

Pour créer un plan efficace, vous devez dresser un plan simple dans lequel vous allez divisez votre vœu en étapes persuasives si petites que vous aurez hâte d’entamer la première, puis la suivante, puis celle d’après, jusqu’à ce que, sans vous en apercevoir, vous ayez réalisé votre vœu.

En réalité, votre plan est un pont entre la réflexion et l’action. Il traduit votre vœu d’une idée vers les actions nécessaires pour transformer cette idée en réalité.

Un bon plan vous motive à tout faire dans les moindres détails car il enveloppe chaque détail dans un but plus vaste. Quand vous faites une étape du plan vous sentez que vous faites tout le plan, donc chaque étape vaut vos meilleurs efforts.

Mais la magie d’un plan n’est pas dans les détails, mais dans la liberté que ces détails vous donnent. La liberté de ne pas vous inquiéter de savoir quoi faire après. La liberté de concentrer toute votre énergie et votre attention sur l’étape en cours, sachant que chaque étape vous rapproche un peu plus de là où vous voulez aller. La liberté d’essayer, parce que vous savez que vous allez réussir. Un bon plan met l’esprit à l’aise et le corps en action. Il élimine la confusion, l’incertitude et le doute pour que vous puissiez vous concentrer sur le travail.

Faire du brainstorming pour un plan

Quand je dresse un plan, je commence par avoir mon objectif en tête puis je fais du brainstorming pour savoir comment y arriver à partir d’ici. En haut d’une feuille, j’écris cette question : Quelles sont les étapes par lesquelles je dois passer pour arriver à … ? Ensuite, je remplis simplement le vide, je me pose la question et j’écris mes réponses.

Prenons un exemple. Supposons que vous souhaitiez devenir le directeur du centre commercial XYZ. Sur le haut d’une feuille, écrivez cette question : Quelles sont les étapes par lesquelles je dois passer pour arriver à devenir le directeur du centre commercial XYZ ? Posez-vous cette question, puis écrivez vos réponses. Elles devraient ressembler à ceci :

  • Appeler mes amis et voir si l’un d’entre eux a des contacts chez XYZ.
  • Définir quelles personnes précises je dois contacter chez XYZ.
  • Trouver les références les plus susceptibles de m’aider à obtenir ce poste.
  • Mettre à jour mon CV.
  • Faire des recherches sur XYZ.

Une fois que vous avez énuméré autant d’étapes que vous pouviez trouver, mettes-les dans un ordre plus logique :

  • Faire des recherches sur XYZ.
  • Appeler mes amis et voir si l’un d’entre eux a des contacts chez XYZ.
  • Définir quelles personnes précises je dois contacter chez XYZ.
  • Mettre à jour mon CV.
  • Trouver les références les plus susceptibles de m’aider à obtenir ce poste.

Ensuite, divisez les étapes les plus grandes en des étapes plus petites. Par exemple, l’étape 4 pourrait ressembler à ceci :

Etape 4 : mettre à jour mon CV :

  • Lire un livre sur comment rédiger un CV.
  • Participer à un séminaire sur comment rédiger un CV.
  • Demander de l’aide à un ami.
  • Faire un premier brouillon.
  • Faire lire ce brouillon à quelques amis.
  • Compléter mon CV.
  • Faire autant de copies que nécessaire.

Quelques une de ces étapes peuvent être divisées en étapes plus petites qui à leur tour peuvent être divisées en étapes encore plus petites. L’intérêt est de diviser les grandes étapes en étapes si petites que vous n’aurez aucun mal à les accomplir. Vous voulez être sûr de pouvoir passer d’une étape à la suivante sans contraintes injustifiées. Aucune étape ne doit être si intimidante que vous n’arrivez pas à la faire, ou alors à aller au-delà sans arrêter le processus.

Après avoir divisé une grande étape de cette façon, répétez le processus pour chacune des autres étapes, jusqu’à ce que chaque étape soit divisée en une série de petites tâches gérables. Vous obtiendrez alors une liste de toutes les étapes nécessaires pour aller de là où vous êtes à là où vous voulez aller. Une fois que vous regarderez cette liste et réaliserez à quel point il est facile de gérer tout cela, vous commencerez à comprendre à quel point il est facile de réaliser votre vœu.

Dates limite

Vous n’avez pas de plan si vous n’avez pas de date limite. Le but de la date limite est de vous donner le sentiment d’urgence. Il faut que vous réalisiez à quel point vous êtes sérieux sur le fait de vouloir réaliser votre vœu. Cela allume la lumière au bout du tunnel pour que vous accélériez votre pouls pour l’atteindre.

Etablissez une date limite raisonnable. Si vous voulez un nouveau poste, donnez-vous six mois, pas six semaines. Si vous voulez avoir une indépendance financière alors que vous commencez à zéro, donnez-vous une décennie, pas un an. Une date limite est établie pour vous faire vous concentrer et non pour vous faire paniquer.

L’avantage des dates limite est de fixer votre vœu dans le temps et pas seulement dans votre esprit. Vous commencez à organisez votre vie autour, comme vous le feriez pour n’importe quel événement important. Votre vœu devient réel, comme un rendez-vous, un jour férié ou un voyage d’affaire prévu pour le mois prochain. Plus votre vœu devient réel, plus vous êtes convaincu d’être capable de le réaliser.

Jalons (étapes importantes)

Les jalons sont des cibles intermédiaires qui vous gardent en bonne voie vers votre but final. Ils vous aident à faire un progrès continuel pour que vous n’ayez pas à tout faire à la dernière minute. Par exemple, supposons que vous ayez décidé en novembre de perdre quinze kilos avant les vacances du mois de juillet prochain. Pour vous aider à respecter vos délais vous pouvez établir des jalons pour perdre une livre par semaine. Si vous respectez les jalons hebdomadaires, vous arriverez à perdre vos quinze kilos avant juillet. Si vous dépassez un jalon ou deux, vous aurez le temps de vous rattraper avant qu’il ne soit trop tard.

Calendarisation (tenir un agenda)

Une fois que vous avez énuméré les étapes par lesquelles vous devez passez pour réaliser votre vœu et établi les jalons qui vous garderont en bonne voie jusqu’à la date limite, vous devez reporter vos étapes et vos jalons sur votre agenda. Tenir un agenda comble le fossé entre la planification et le passage à l’acte. C’est la différence entre l’intention et le rendez-vous. Au lieu de dire à un vieil ami « Nous déjeunerons ensemble un de ces jours », la Calendarisation vous fait dire « Nous déjeunons ensemble mardi prochain à treize heures ».

Si vous avez déjà utilisé un planificateur ou un agenda de poche, vous savez déjà comment classer les étapes et les jalons dans votre plan. Écrivez tout simplement chaque étape dans votre agenda exactement de la même façon qu’une réunion, un déjeuner ou un rendez-vous chez le médecin. Vous n’avez pas à écrire le plan entier dans votre agenda, n’y inscrivez que la semaine ou les deux semaines suivantes. Du coup, si une des étapes prend plus de temps que prévu ou votre agenda est perturbé d’une autre façon, vous n’aurez pas beaucoup à reclasser.

Quand vous classez une étape dans votre agenda, vous avez rendez-vous avec vous-même. Ne le ratez pas. Considérez-le comme un rendez-vous avec la personne la plus importante au monde, car c’est le cas.

Prenez-vous au sérieux. Si vous ne le faites pas, qui le fera ? Prenez-vous autant au sérieux que vous voulez que les gens vous prennent au sérieux. Après tout, pourquoi les autres devraient vous traiter mieux que la façon avec laquelle vous vous traitez vous-même ? Si vous n’aimez pas que les gens avec qui vous avez rendez-vous vous posent un lapin, ne vous posez pas de lapin à vous-même. Si vous voulez que les gens soient là pour vous quand vous avez besoin d’eux, soyez là pour vous-même.

Le Facteur Limitant

Le Facteur Limitant est l’obstacle qui affecte la vitesse à laquelle vous réalisez votre vœu. Pour que votre plan fonctionne, il doit être conçu pour aller au-delà de ce Facteur Limitant.

Examinez ces exemples : Gus est un avocat d’une cinquantaine d’années dont le vœu est de se remettre en forme en s’exerçant tous les matins à six heures avant d’aller au bureau. Mais Gus déteste sortir du lit si tôt, alors chaque matin il s’invente une nouvelle excuse pour dormir plus, et chaque matin il rate ses exercices. La grasse matinée est le Facteur Limitant dans son plan. S’il veut se remettre en forme, il doit d’abord se lever.

Mary est une vendeuse, elle planifie de doubler ses ventes pour l’année prochaine, mais elle a peur de démarcher des prospects au téléphone. La peur est sont Facteur Limitant. Elle doit faire face à cette peur si elle veut réussir à doubler ses ventes.

La caractéristique distinctive d’un Facteur Limitant est qu’une fois dépassé, tout se met en place. Si Gus prend l’habitude de sortir de son lit tous les matins à six heures, il sera vite capable de se remettre en forme. Si Mary apprend à savourer le démarchage téléphonique au lieu d’en avoir peur, ses ventes vont monter en flèche.

Maintenant examinez votre vœu. Qu’est-ce qui pourrait être le plus limitant dans votre progression ? Cela pourrait être une habitude qu’il faut que vous changiez, comme pour Gus, ou une façon de voir le monde, comme pour Mary. Quand vous aurez mis le doigt sur le facteur limitant dans votre vœu, concevez votre plan de façon à le dépasser.

Planifiez des rapports de progression

Une fois les étapes de votre plan énumérées et classées dans votre agenda, vous devez prévoir des rapports réguliers de progression pour voir comment vous vous en sortez.

Un rapport de progression est comme regarder par la fenêtre d’un train. En observant ce qui se défile devant vos yeux, vous pouvez déterminer si le train va dans la bonne direction ou non. Mais si vous ne faites pas attention, vous pouvez arriver au terminus et vous rendre compte que vous n’êtes pas dans la bonne ville.

Pour planifier des rapports de progression, vous devez estimer combien de temps il vous faut pour réaliser votre vœu et diviser ce temps en intervalles réguliers. Si votre vœu prend un an, faites un rapport de progression chaque mois. S’il prend un mois, faites un rapport par semaine. Intégrez ces rapports à votre plan et classez-les dans votre agenda, comme vous le feriez pour les autres étapes de votre plan.

Quand il sera l’heure de faire un rapport de progression, écrivez vos réponses aux questions suivantes :

  1. Ai-je atteint les jalons que j’avais prévu d’atteindre depuis mon dernier rapport de progression ?
  2. Ai-je besoin de changer mon plan pour atteindre mes jalons ?
  3. Ai-je besoin de changer mes jalons ?

La situation change en permanence. Votre plan pourrait devoir changer en fonction de la situation. Si vous estimez que vous devez apporter des changements, faites-le. Si vous devez revoir votre plan, faites-le. C’est à cela que servent les rapports de progression.

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La Puissance cachée de la fixation d’objectifs. Introduction

Ne trouvez-vous pas intrigant de voir qu’autant de personnes parlent de la puissance de se fixer des objectifs, alors que très peu le font réellement ?

Je faisais partie de ces personnes-là. Durant des années, j’ai lu chaque livre traitant de la fixation d’objectifs que j’avais sous la main. J’ai assisté à chaque séminaire auquel je pouvais assister sur le sujet. Je savais tout ce qu’il y avait à savoir sur la fixation d’objectifs, mais je ne m’en suis jamais réellement  fixé. Je savais que ça marchait, mais je n’avais pas la volonté de faire en sorte que ça fonctionne.

Puis, une nuit, tandis que j’essayais de dormir, je me suis mis à fantasmer sur la « belle vie » que j’aurais eue si seulement je pouvais réaliser mes désirs, comme dans un conte de fées. C’était un très beau fantasme, mais ça restait un fantasme ! Dans un conte de fées, vous pouvez toujours compter sur l’aide de votre marraine la fée ou d’un lutin. Malheureusement, dans la vraie vie, on ne peut compter que sur soi-même. Mais cette pensée a attiré mon attention ! Et si je pouvais vraiment compter sur moi-même ? Et si je pouvais déterminer ce que j’attends de la vie et faire en sorte que cela se réalise ? Et si se fixer un objectif était aussi simple que de faire un vœu ?

Les vœux sont des objectifs, mais avec plus d’allure. Les objectifs donnent le chemin à suivre pour aller là où vous voulez, mais ils leur manque la motivation pour y arriver. Les vœux sont un peu différents. Ils ont plus d’impact.

Les vœux donnent à rêver. Ils donnent des ailes. Les vœux libèrent une source d’opportunités sans limite et des forces énormes qui vous donnent le pouvoir d’accomplir ce que vous n’auriez jamais imaginé accomplir autrement. Si vous voulez vraiment que les bonnes choses vous arrivent, pensez à fixer des objectifs et à faire des vœux.

Les vœux étaient la motivation supplémentaire que je cherchais. Je n’avais jamais senti d’enthousiasme en moi en me réveillant le matin et en me disant « Youpi ! Aujourd’hui, je vais travailler sur mes objectifs ». Mais me dire « Aujourd’hui, je vais réaliser mes vœux », c’était une autre histoire. Cette façon de penser me faisait sentir comme si je pouvais accomplir n’importe quoi.

Cette nouvelle façon de penser a changé ma vie de façon soudaine et drastique. Elle m’a catapulté de la ligue mineure du succès à la ligue majeure de la réussite. Dès l’instant-même où j’ai changé mon comportement et ma façon de penser, le monde autour de moi s’est mis à changer à son tour. Les choses que je voulais voir arriver ont commencées à se produire. La vie dont j’ai toujours rêvé s’est mise à se réaliser, comme dans un conte de fées.

Le but de ce livre est de partager avec vous l’incroyable pouvoir de faire que vos rêves et vos objectifs deviennent réalité. Afin d’obtenir ce que vous voulez de la vie, en dépit de votre niveau social, votre formation, votre âge ou de votre situation, nous allons vous donner une stratégie concrète et non pas un discours sur combien le succès est « génial ».

Beaucoup de gens pensent que le hasard et la chance sont seuls à déterminer notre sort. Ce n’est que légèrement vrai.

La chance apporte sa contribution à ce qui vous arrive, mais ce que vous allez apprendre ici c’est comment apporter votre contribution. La chance distribue les cartes. Le but de ce livre est de vous apprendre à les jouer. En dominant, le sort favorise ceux qui apprennent les ficelles. Et ce livre se concentre sur la chose la plus importante, la loi de cause à effet.

L’importance de la loi de cause à effet

Avez-vous déjà grillé un feu rouge sans en payé les conséquences ? La chance était à vos cotés, vous vous en êtes tiré. Avez-vous déjà sauté d’un avion sans parachute ? Si vous l’aviez vraiment fait, vous n’auriez certainement pas eu autant de chance. Vous pouvez violer les lois de l’homme et, occasionnellement, vous en tirer, mais vous ne pouvez pas défier les lois de la nature.

Prenez en considération la loi de cause à effet. Pour chaque effet, il doit y avoir une cause. Cette cause se produit toujours avant l’effet. C’est simple, il s’agit de la loi la plus facile à retenir, et la plus facile à oublier.

Qui pourrait se tenir devant une cheminée et s’attendre à y voir jaillir du feu sans y avoir mis du bois ? Certainement pas une personne raisonnable. Mais combien de fois avez-vous entendu quelqu’un dire qu’il ne fera que ce qu’il est payé pour faire, et rien d’autre, à moins d’obtenir une augmentation ? D’après la loi de cause à effet, cette personne peut attendre un bon moment. Elle doit d’abord faire plus que ce dont elle est payée pour faire, afin de valoir plus que ce qu’elle perçoit.

Qui pourrait vouloir à faire un retrait de sa banque sans avoir d’abord fait un dépôt ? Pas une personne normale. Avez-vous déjà vu un époux qui en attend plus de sa relation amoureuse, mais qui n’a même pas la volonté de s’investir dedans ? A cause de la loi de cause à effet, ce genre d’époux aura toujours une amère désillusion.

Qui pourrait se tenir devant une parcelle de terre et s’attendre à y voir pousser du maïs sans avoir d’abord planté de graines ? Pas une personne qui a toute sa tête en tout cas ! Mais avez-vous déjà rencontré une personne qui pense mériter une récompense sans fournir le décuple d’efforts qu’il faut pour réussir ? D’après la loi de cause à effet, l’investissement vient d’abord, la récompense ensuite.

La vie nous apprend qu’il faut mettre du bois dans la cheminée avant d’espérer avoir du feu, qu’il faut faire un dépôt avant de faire un retrait, qu’il faut planter des graines, les irriguer et les nourrir avant de pouvoir récolter du maïs. Trop souvent, malheureusement, nous n’appliquons pas ce savoir pratique dans la façon avec laquelle nous gérons nos vies.

Si vous voulez un effet particulier, qu’il concerne une relation amoureuse, une carrière ou autre, vous devez d’abord mettre en œuvre la cause de cet effet. Quand vous n’obtenez pas l’effet désiré, vous pouvez être sûr que vous n’avez pas fait ce qu’il fallait.

Vous pouvez être certain qu’une fois la cause mise en œuvre, l’effet suivra. La cause doit d’abord se produire, puis ensuite, l’effet se produira.

L’une des décisions les plus importantes que vous devez prendre dans la vie c’est celle-ci : voulez-vous être la cause ou l’effet ? Quand vous choisissez d’être la cause, vous réaliser les choses. Quand vous choisissez d’être l’effet, vous les subissez.

Quand vous choisissez d’être la cause dans le match de la vie, vous êtes sur le terrain et vous jouez. Mais quand vous choisissez d’être l’effet vous ne faites que regarder le match de la vie, vous ne le contrôlez pas. Vous vous contenez de rire ou de pleurer, de vivre ou de mourir selon les actions des autres.

La différence entre être la cause et être l’effet est semblable à la différence entre être le tournevis et être la vis. L’un agit, l’autre subit. Ce livre expose une stratégie pour ceux qui préfèrent être le tournevis plutôt que la vis.

Le processus pour réaliser un vœu

Comme il a été mentionné plus tôt, ce livre vous montrera comment mettre en œuvre les causes qui produiront les effets que vous désirez. Quand vous aurez fini ce livre, vous comprendrez pourquoi vous n’avez pas besoin d’une discipline de fer pour réussir dans la vie. Vous apprendrez également pourquoi vous n’avez pas besoin d’avoir un talent ou un don pour réaliser vos vœux. Vous avez juste besoin de suivre ces étapes :

Etape1 : Faites un vœu

Déterminez ce qu’est votre vœu. Voyez cela comme si vous deviez choisir l’effet que vous voulez causer. Une fois l’effet sélectionné, tenez-vous-y.

Etape 2 : Faites un plan

Dressez un plan d’action pour réaliser votre vœu

Etape 3 : Agissez

Mettez en œuvre les causes qui réaliseront votre vœu

Etape 4 : N’abandonnez jamais

Finissez ce que vous avez commencé et persistez toujours. Ne laissez jamais tomber.

Gardez à l’esprit le principe suivant :

Pour obtenir ce que vous voulez de la vie vous n’avez qu’à mettre en œuvre les causes appropriées, les effets s’occuperont de la suite.

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La nature de la force magnétique

Pour la plupart des personnes, le Magnétisme Personnel véhicule l’idée d’une énergie qui émane de la personne qui le possède, attirant à elle tous ceux qui se trouvent dans le rayon de sa force magnétique. Pour être fausse, dans l’ensemble, cette conception n’en contient pas moins une part de vérité.

Il est vrai que le rayonnement magnétique émanant d’un individu a une puissance d’attraction indéniable, mais il ne s’agit pas d’une force magnétique au sens où le terme « magnétisme » est compris dans ce qui touche à l’aimant naturel ou à l’électricité.

Le courant magnétique humain, tout en ressemblant dans ses effets à ces 2 forces familières, en diffère entièrement dans son origine et sa nature.

Ce que nous appelons le Magnétisme Personnel est le courant subtil des ondes ou des vibrations de pensée projetées par l’esprit humain.

Chacune de nos pensées est une énergie d’une intensité plus ou moins grande, dont le degré varie selon la force de l’impulsion initiale. Quand nous pensons, nous émettons un courant subtil, qui se propage comme un rayon de lumière.

Même très éloignée de nous dans l’espace, une pensée intense suivra son cours chargée d’une forte puissance, et affaiblira ou vaincra la résistance instinctive des autres aux influences extérieures, tandis qu’une pensée faible ne pourra pas pénétrer dans le château mental des autres, à moins qu’il ne soit très mal gardé.

Les pensées répétées à intervalles réguliers, pénètreront là où une seule vibration de pensée, même très puissante, sera refoulée.

Ceci est la manifestation d’une loi physique dans le monde psychique, et elle illustre le vieux proverbe sur la goutte d’eau qui tombant continuellement sur une pierre parviendra finalement à l’user et la trouer à cet endroit.

Les pensées sont des choses

Nous sommes tous beaucoup plus influencés que nous le pensons par la pensée des autres. Je ne veux pas dire par leurs opinions, mais par leurs pensées.

Selon l’expression d’un grand spécialiste du sujet, les « pensées sont des choses. » Elles sont des choses et, de plus, des choses extrêmement puissantes. Si nous ne comprenons pas cela, nous serons les victimes de ce phénomène, sur la nature duquel nous ne savons rien et dont bon nombre d’entre nous nient l’existence.

Si au contraire nous comprenons la nature et les lois qui régissent cette force merveilleuse, nous pourrons la maîtriser et en faire notre instrument et auxiliaire.

Nos pensées nous affectent autant que les autres

Chacune de nos pensées, faible ou forte, bonne ou mauvaise, saine ou malsaine, détermine des vibrations qui affectent, avec plus ou moins d’intensité, ceux qui sont près de nous ou qui se trouvent dans le rayon de ces vibrations.

Les vibrations de pensée ressemblent aux rides que produit une pierre tombant dans un étang sur la surface de l’eau. Elles forment des cercles de plus en plus larges autour du point de chute central. Mais si l’impulsion initiale les dirige vigoureusement dans une certaine direction, leur force se concentrera sur ce point.

Nos pensées n’affectent pas seulement les autres, elles nous affectent nous- mêmes aussi, pas seulement temporairement, mais aussi de manière permanente. Nous sommes ce que nous pensons être. La Bible a raison quand elle dit « tel un homme pense dans son cœur, tel il est ».

Nous sommes tous les produits de notre propre création mentale. Vous savez comme il est facile de susciter, par la pensée, un état d’âme « mélancolique », ou l’inverse, mais vous ne réalisez pas qu’un type de pensée répété pendant un certain temps se manifestera non seulement dans le caractère (ce qui est certain), mais également dans l’apparence physique du penseur. Ceci un fait démontrable, et vous n’avez qu’à regarder autour de vous pour vous en assurer.

Le changement d’apparence et de caractère

Vous avez certainement pu remarquer que le métier d’un homme se révèle dans son apparence et son caractère. Qu’est-ce qui, selon vous, produit ce phénomène ? Rien de plus ni de moins que la pensée.

Si vous changez de métier, votre caractère et votre apparence générale suivront la modification de vos habitudes mentales. Votre nouveau métier crée un nouvel ordre de pensées, et les « Pensées prennent forme dans l’Action. »

Vous n’avez peut-être jamais vu les choses sous cet angle, mais c’est la réalité et vous en trouverez les preuves qu’il vous faut pour vous convaincre en observant simplement autour de vous.

La pensé est la plus grande puissance sur terre

L’homme qui pense « Énergie » manifeste de l’énergie. L’homme, qui pense « Courage » manifeste le courage. L’homme qui pense, « Je veux, donc je peux » réussit, tandis que l’homme de la pensée « Je ne peux pas » échoue. Vous savez que cela est vrai.

Maintenant, qu’est-ce qui fait la différence entre ces 2 ? La pensée – rien d’autre que la pensée. Mais pourquoi ? – parce qu’il n’en peut être autrement. L’action est le produit naturel d’une pensée énergique. Vous pensez avec force et ardeur, et l’action se met en route et fait le reste. La pensée est ce qu’il y a de plus puissant au monde. Si vous ne le saviez pas déjà, vous le saurez avant d’avoir terminé ce livre.

« Je veux, donc je peux » contre « je ne peux pas »

Vous pourrez dire que je ne vous apprends rien de nouveau – que vous savez tout et depuis bien longtemps sur l’influence des pensées et le sujet en général. Alors pourquoi ne l’avez-vous pas mis en pratique et fait quelque chose de vous-même ? Je vous dirai où est le problème.

Vous avez pensé « Je ne peux pas » au lieu de « Je peux. » Maintenant, il vous faut changer ce « Je ne peux pas » en un grand « Je peux » et un plus grand « Je veux » C’est la raison de ma démarche, et j’ai l’intention de vous « transformer » avant la fin de cet ouvrage.

Instructions pratiques au lieu de théories abstraites

Je suppose que vous vous attendiez à une théorie élaborée, raffinée, abstraite sur des phénomènes de nature céleste, et que vous espériez apprendre comment absorber assez de magnétisme pour pouvoir allumer le gaz du bout de vos doigts, ou attirer, tel le petit aimant un grand morceau d’acier, tout le monde à vous, n’est-ce pas ?

Eh bien, il n’en est rien. Mais j’ai l’intention de vous dire comment vous pouvez générez, à l’intérieur de vous-même, une force comparée à laquelle le magnétisme est de faible puissance ; une force qui fera un homme de vous ; une force qui vous fera comprendre le JE SUIS à l’intérieur de vous ; une puissance qui vous permettra d’être un homme de fortes qualités personnelles ; un homme d’influence ; un homme de réussite.

Je vous dirai comment acquérir ce que vous appelez le Magnétisme Personnel, à condition que vous vous le vouliez ardemment et pas qu’à moitié. Cela en vaut la peine, et quand vous sentirez cette nouvelle force grandir en vous, vous n’échangerez pas votre nouvelle connaissance pour une fortune colossale.

Vous vous sentez déjà un peu plus fort, n’est-ce pas ? Bien sûr. Je n’ai jamais parlé 5 minutes à une classe d’étudiants sans qu’ils aient déjà ressenti ce même frémissement intérieur que vous. Je n’ai jamais parlé 5 minutes à une classe d’étudiants de la pensée « Je peux et je veux » et de la pensée JE SUIS sans qu’ils aient redressé les épaules, levé la tête, pris une inspiration profonde, et m’aient regardé droit dans les yeux comme un être humain digne de ce nom devrait faire. Je voyais de mes yeux « la pensée se manifestant dans l’action. » Voyez-vous ce que je veux dire ? J’avais à peine planté la petite graine de la connaissance de soi, qu’elle poussait déjà.

La puissance adductrice de la pensée

Avant de conclure cette leçon, je souhaite attirer votre attention sur un autre aspect très important de la pensée, que je nommerai la Puissance Adductrice de la Pensée. Retenez-le, s’il vous plaît, car c’est de la plus haute importance.

En prenant soin d’éviter toute explication scientifique et la terminologie technique, j’exposerai le sujet avec concision comme il suit : Les pensées attirent leurs semblables ; une bonne pensée attire d’autres bonnes pensées ; une mauvaise pensée, de mauvaises ; les pensées de force, de même ; les pensées de découragement et de doute suivent la règle, et ainsi de suite à travers toute la gamme de pensées.

Votre pensée attire à elle la pensée similaire des autres et augmente votre « stock » de ce genre de pensées. C’est simple à comprendre.

La crainte est la pensée-racine des autres pensées négatives

Ayez des pensées de crainte, et vous vous attirerez toutes les pensées de crainte environnantes. Plus cette pensée est forte, plus le flot des pensées indésirables qui se dirige vers vous grossit. Pensez « Je ne crains rien, » et toute la force-pensée courageuse présente dans votre champ de rayonnement se dirigera vers vous pour vous aider et soutenir. Expérimentez cette dernière. N’ayez pas de pensée de crainte.

La Crainte et la Haine engendrent toutes les autres viles pensées. J’étudierai le sujet avec vous plus en détail dans les leçons suivantes, mais permettez moi dès maintenant de vous recommander vivement, avec toute la conviction dont je suis capable, d’arracher de vous ces graines toxiques – la Crainte et la Haine. Éradiquez-les sans façon. Elles abîment tout votre jardin et engendrent une foule d’autres herbes, telles que le Souci, le Doute, la Timidité, l’Irrespect de soi, la Jalousie, le Dépit, la Méchanceté, l’Envie, la Calomnie et les idées morbides.

Je ne sui pas en train de vous faire un sermon, mais je sais que ces pensées abjectes entravent votre progrès et si vous y accorder un instant de réflexion vous le réaliserez aussi. Ouvrez les persiennes et laissez le soleil pur des pensées Lumineuses, Gaies et Heureuses pénétrer à flots, et les microbes du Doute et du Désespoir et de l’Échec s’enfuiront à la recherche de lieux où ils peuvent prospérer.

Si vous étiez mon ami le plus cher et si je savais que ce message est le dernier de mon vivant, je crierais à votre intention, aussi fort que mes cordes vocales me le permettent : « Lâchez les pensées de la Crainte et de la Haine. »

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Les éléments essentiels de la personnalité

Le problème de la personnalité s’est déjà trouvé posé par notre Leçon précédente, qui vous a signalé combien il importe de penser par soi-

même. Avoir une personnalité, dans le langage courant, c’est ne pas dire ou faire m’importe quoi, ne pas se laisser mener au hasard par les choses ou les gens, mais marquer de son empreinte propre ses actes ou ses affirmations.

1. Qu’est-ce que la Personnalité ?

Ici surgir une difficulté, qui est plus dans les mots que dans les choses. En un sens, Chacun a de la personnalité, car chacun diffère à maints égards de tous les autres. Il n’existe pas deux visages identiques, ni deux écritures pareilles.

En un autre sens, la personnalité est l’apanage d’une élite, de ceux qui ne sont pas « insignifiants » ou « quelconques » et qui se distinguent par quelque chose qui fait que les autres hommes les regardent comme supérieurs à eux. C’est dans ce sens que Napoléon disait à Goethe: « Vous êtes un homme ».

Nous emploierons le mot « individualité » pour désigner l’ensemble des manières d’être qui distinguent un homme de ses semblables, en réservant le mot « personnalité » pour désigner cette qualité plus rare qui rend l’homme fort et original par la culture de son individualité.

L’individualité est une résultante qui ne dépend pas de nous, c’est-àdire de notre pouvoir intérieur de réaction. La personnalité, elle, commence quand ce pouvoir intérieur de réaction intervient, et se manifeste par l’usage qu’elle fait des ressources que lui fournissent son hérédité, son milieu, son tempérament.

2. Les Eléments de l’Individualité.

1° De notre famille nous tenons l’hérédité qui façonne notre tempérament. Il ne dépend pas de nous de refuser ou d’accepter l’héritage biologique à nous transmis par les générations qui nous ont précédé. Sans croisement, il ne naît pas de nègre dans une souche blanche ; et l’arthritisme chez un enfant s’explique d’ordinaire par l’arthritisme d’un de ses parents ou grands-parents. Ce n’est pas à dire que l’hérédité implique une fatalité inéluctable: on aurait tort de le croire, car notre tempérament résulte d’un entrecroisement d’influences en quantité illimitée, sans compter qu’il se modifie, dans une mesure assez large, par régime et discipline.

Nous conviendrons d’appeler tempérament l’ensemble des manières d’être, natives ou naturelles, du corps et de ses réactions aux excitations soit externes, soit internes. Elles agissent beaucoup sur le psychisme, et nous le savons bien quand nous parlons de sanguins, de bilieux, de nerveux, etc…

2° De notre ambiance sociale nous tenons les préjugés, c’est-à-dire l’ensemble des convictions indiscutées qui fixent notre attitude à l’égard de l’opinion. Nous pouvons chercher à nous affranchir de ces convictions irraisonnées, soit en nous évadant de notre groupe, soit en faisant abstraction de la pression qu’il exerce sur nous, soit surtout en portant sur nos préjugés un examen critique ; mais longtemps ou toujours la marque nous restera de notre origine sociale.

3° Le caractère est une disposition générale et permanente de notre esprit, qui résulte du mélange des influences vitales et sociales dont nous sommes issus et des tendances psychologiques individuelles. Si l’on n’a pas le caractère correspondant à son tempérament, c’est parce que l’ambiance collective a modifié le sujet, ou parce que celui-ci s’est modifié spontanément. Le caractère est donc plus modifiable que le tempérament: d’apathique on peut devenir curieux et zélé ; de pessimiste on peut devenir optimiste.

3. Les Eléments de la Personnalité:

Le Pouvoir de Réaction.

Aucun de ces éléments considérés séparément, ni tous ensemble ne suffisent à définir la personnalité.

Ce qui annonce celle-ci, c’est la manière personnelle de réagir à ces éléments, de s’y opposer ou de les accepter, de les modifier ; c’est en somme le vouloir-être, d’après une formule plus ou moins consciente.

Ce pouvoir de réaction présente donc une certaine unité et s’assigne par conséquent un plan préalable, avoué ou non.

De même l’enfant naît avec différentes dispositions psychologiques plus ou moins favorables. S’il réagit à ces tendances, suivant un plan obscur, peut-être, mais qui les coordonne, on pourra parler d’une personnalité naturelle qui s’ignore, mais qui s’impose cependant dans la mesure où elle s’affirme.

Voici un garçon de quatre ans, qui tremble à l’idée de passer dans une chambre obscure. S’il essaye spontanément de vaincre sa peur, de faire plusieurs tentatives jusqu’à remporter la victoire, il promet d’avoir de la personnalité.

Si, dans chacun de ses actes, on sent chez lui le besoin de dominer une situation selon certaines idées directives, il manifeste déjà une personnalité.

Développer sa personnalité sera prendre de plus en plus conscience du plan qui convient le mieux à ses dispositions naturelles et organiser ses efforts pour assurer l’exécution et l’élargissement de ce plan.

Ainsi, le milieu naturel peut être corrigé, compensé par notre propre réaction ; l’hérédité, capital inné plus ou moins propice à notre épanouissement, sera aussi amendée, car une bonne méthode, des habitudes saines, nous permettront d’élaguer les mauvaises herbes, de raffermir le terrain et d’y faire pousser une récolte plus riche. De même pour le caractère: il s’agira de consolider nos capacités, d’encourager nos goûts et surtout de les orienter ; aussi de discipliner notre corps par une hygiène, une gymnastique appropriées.

Tous ces points ont été étudiés par vous, chers Pelmanistes, et nos conseils ont fait l’objet de votre application. Continuez, mais ajoutez-y cette force d’unité, d’originalité qui fait de l’individu une personne.

4. Profession et Vocation.

La profession doit devenir un facteur important de la personnalité, car elle accentue ou contrarie nos tendances profondes. Mais veillez à ce que la profession choisie d’abord, peut-être, au hasard, prenne bientôt une forme qui corresponde à vos goûts, à vos aptitudes, et devienne votre vocation, tendance de l’être tout entier vers un certain idéal, comme il a été dit dans notre deuxième leçon. Avoir un but de valeur et se consacrer à le réaliser, c’est l’un des facteurs les plus puissants de la personnalité. Celui qui se laisse vivre sans tendre à un idéal, et sans faire un effort pour y atteindre, ne sera jamais « quelqu’un ».

Ainsi les éléments multiples de la personnalité et de l’individualité se classent en deux groupes: ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir. Il ne faut sous-estimer aucun de ces deux facteurs. Rien ne se fait qu’au moyen de ressources natives ou acquises. Sans nous bercer d’illusions sur nos capacités naturelles ou obtenues par entraînement, gardons-nous de les déprécier par fausse modestie. « Je sais ce que je vaux et crois ce qu’on m’en dit ». Mais sachons aussi que celui qui renonce à toute ambition, à tout progrès ultérieur, abdique par là même toute personnalité. Il est aussitôt débordé et bientôt piétiné par autrui dans la rivalité universelle.

5. On fait sa Personnalité.

Pour devenir ce que nous devons être, nous ne pouvons partir que de ce que nous sommes. Mais un effort long et méthodique est nécessaire pour atteindre notre idéal. S’il suffit de se laisser vivre pour être un individu, ce n’est pas assez pour devenir une personnalité.

Comprenons-nous bien: Il faut à chacun de la volonté pour devenir vraiment soi-même. Si au lieu d’agir, nous nous contentons d’être « agi » par les circonstances ; si, au lieu de chercher à comprendre, nous ne pensons que ce qu’on pense autour de nous, nous ne sommes pas « quelqu’un », mais « n’importe qui ».

L’autonomie et l’indépendance de l’esprit ne s’obtiennent que par un effort d’affranchissement des idées courantes et des préjugés de toute sorte. Nous serons d’autant plus nous-mêmes que nous aurons davantage peinés et travaillés pour le devenir.

Peiné, certes ! Et pourtant, ce dur labeur est la source de joies intenses. Représentez-vous la légitime fierté des hommes qui peuvent se dire: « Je me suis fait moi-même. Ce que je suis, c’est à moi, à mon travail, à ma persévérance, que je le dois ! »

La personnalité n’est pas une faculté spéciale ; elle consiste bien plutôt dans l’orientation que nous donnons à notre esprit, à notre activité, à toutes nos énergies. Sans doute, nous sommes tous mentalement une synthèse de facultés ; mais nous ne devenons une personnalité que par la façon dont nous conduisons nos actes et toute notre vie, par la profondeur et l’originalité de nos jugements et par leur application intelligente aux problèmes de la vie quotidienne.

La méthode Pelman d’éducation et de rééducation mentale, nous l’avons dit à plusieurs reprises, est essentiellement un effort de synthèse consciente. Elle se donne pour but de faire que chacun atteigne son maximum de valeur en se réalisant soi-même intégralement.

C’est ce qu’avait fort bien compris l’un de nos Etudiants, qui nous écrivait, en sincérité:

« J’approche du but ! Certes, mon travail est toujours lent… Cependant, je puis dire que cette fois, je me sens heureux. Pourquoi ?… Mais…je progresse !… Je suis plus fort, plus ardent, plus enthousiaste pour ma tâche, j’ai aussi plus d’aplomb ; un grand changement s’opère en moi ; il me semble que des forces mystérieuses me poussent plus que jamais à l’action ; une grande espérance habite mon âme ; je me connais, maintenant. N’est-ce pas déjà une source inépuisable de progrès, à condition, bien entendu, de vouloir se corriger ? Il reste beaucoup à faire encore, ce sera long, pénible, laborieux, mais je parviendrai au but que je me suis assigné: votre doctrine me pousse à l’action ; je veux être un homme, et, grâce à vous, je le deviendrai. »

6. Personnalité et connaissance de Soi.

Mais pour arriver à développer sa propre personnalité, sinon à un degré élevé, du moins jusqu’à un niveau honorable, il faut bien se connaître, savoir vraiment de quoi on est capable, et ne pas craindre de s’avouer qu’il y a des limites qu’on ne saurait dépasser sans danger, fait qu’on oublie trop souvent.

C’est ainsi que le romantisme a fini par déterminer dans des êtres trop faibles ou trop incomplets une forme presque maladive de la personnalité, à laquelle le subtil philosophe Jules de Gaultier a donné, d’après un roman de Flaubert, le nom de bovarysme.

Cette déviation consiste en ceci que l’on se fait de soi-même une idée fausse ; on s’attribue par exemple des sentiments élevés, on se croit énergique, intelligent, artiste, organisateur, courageux, alors qu’à l’épreuve on ne se montre que médiocre, peu instruit, brouillon et lâche. Flaubert a étudié les diverses formes du bovarysme dans plusieurs de ses romans: les déviations de l’orgueil dans L’Education sentimentale, les déviations de l’intelligence dans Bouvard et Pécuchet.

Ceux qui essaient ainsi de « construire leur personnage » sont ensuite le jouet de toutes sortes de désillusions ; ils n’osent pas manifester leur opinion véritable, ni « avouer, comme l’observait William James, qu’ils s’ennuient à l’audition d’une symphonie, par crainte de passer pour manquer d’âme et d’intelligence ».

Mais surtout, en se faisant d’eux-mêmes une idée inexacte, ils rendent malaisé leur propre perfectionnement. Comment résoudre un problème si les données sont fausses ?

Nous sommes d’ailleurs tous plus ou moins sujet à nous faire de nous-

mêmes une image qui ne correspond pas exactement à la réalité. Mais celui qui s’analyse avec soin, qui fait sincèrement cet examen de conscience que nous avons recommandé dans la Leçon II, peut réagir contre sa tendance au bovarysme et éliminer les éléments inutiles ou nuisibles. Cette élimination est la condition principale de la formation d’une personnalité vraiment forte. Qui se connaît bien, peut se développer harmonieusement. Il acquiert la maîtrise de soi, le courage de ses opinions, dûment motivées par la réflexion, et aussi le courage de ses sentiments.

7. Comment se Connaître ?

Il faut se réformer graduellement et avec patience, ne pas s’imaginer que par une affirmation solennelle et un geste théâtral, on éliminera d’un coup tous ces obstacles. Ils ne se présentent d’ailleurs pas isolément, mais sont, pour chacun de nous, groupés de diverses manières et agissent en nous à des degrés eux aussi divers.

Le premier pas consistera donc à s’étudier soi-même et à faire le compte de ses forces positives et de ses forces négatives. Rien de plus difficile, certes, si l’on veut être sincère. Il faut refaire, de ce point de vue spécial, l’examen de conscience conseillé dans la Leçon II, se soumettre soi-même à un interrogatoire rigoureux, énumérer les choses qui éveillent ou tendent à éveiller en vous la peur et la timidité ; chercher pourquoi on est paresseux d’esprit, pourquoi dans certains cas on bégaie ou on « bafouille » ; bref, déterminer avec le plus grand soin la nature et l’origine des causes de l’état d’infériorité où l’on se trouve actuellement.

Voici d’ailleurs deux réponses d’Etudiants qui nous sont parvenues et qui mettent en lumière quelques éléments du problème:

« 1. Je tremble de perdre ma situation et d’être incapable de gagner ma vie te celle de ma famille.

« 2. Je redoute de tomber malade et de perdre mes appointements, dont je ne peux me passer.

« 3. Je crains de ne jamais réussir en rien, parce que tous mes efforts passés ont échoué, bien que j’aie vraiment essayé. »

Analyse. Cet homme était d’une nervosité excessive, modeste, et sans

confiance en soi, mais possédait des qualités réelles et solides. Ses grandes faiblesses étaient l’absence d’ambition et la facilité avec laquelle il se laissait décourager par les événements malheureux. Son état de santé en était partiellement la cause, mais une stricte discipline physique et mentale en fit un autre homme, de corps et d’esprit.

Autre exemple:

« 1. J’ai souvent peur, mais je ne sais pas toujours de quoi, ni pourquoi.

« 2. Parfois, j’ai peur de rencontrer certaines gens qui, je le sais, sont bien disposés à mon égard. Je préfère prendre une autre rue plutôt que d’être obligé de leur parler. « 3. La mort m’effraye, non pour ce qu’elle peut apporter, mais parce que l’acte de renoncer à la vie, contre ma volonté, m’est infiniment pénible. »

Analyse. Voila qui a tout l’air d’être un cas de neurasthénie ; il serait bon, par conséquent, de se renseigner sur l’état nerveux, qui nécessite des soins médicaux.

Mais les cas extrêmes comme celui-ci sont relativement rares. Ce qui arrive souvent, c’set qu’on a été très fatigué ou surmené à un moment de sa vie, et qu’on ne s’est pas soigné a temps mentalement ; on a ainsi conservé comme une faiblesse intellectuelle chronique, comparable à la bronchite chronique qui vient d’un fort rhume négligé.

En réagissant systématiquement, on arrive à éliminer peu à peu ses faiblesses, comme le prouve la lettre suivante d’un autre de nos Etudiants, magasinier, âgé de 26 ans, qui, après avoir suivi d’un bout à l’autre le cours Pelman, nous écrivit:

« J’ai acquis:

« 1° Une ardeur nouvelle de vivre et de progresser ;

« 2° Une grande confiance en moi, parfois dans des circonstances difficiles. Je ne crains plus la lutte ;

« 3° J’ai vaincu une grande partie de ma timidité ;

« 4° J’ai développé mes facultés d’observation pour ma plus grande joie, une meilleure connaissance de moi-même et des autres, une meilleure appréciation des faits, des événements ;

« 5° J’ai perdu l’habitude de la rêverie ;

« 6° C’est devenu un plaisir pour moi que de faire un effort de volonté, grâce à l’autosuggestion ;

« 7° J’ai appris à connaître mes << moments favorables >> ;

« 8° A ordonner, à classer, à contrôler, à analyser, à penser par moi-

même ;

« 9° A comprendre mieux une lecture, à mieux profiter des livres, à ordonner mes loisirs ;

« 10° Enfin, à me former tel que je désirais être ; et Maintenant, à devenir ce que je veux être. »Il avait donc complètement renouvelé les éléments de sa personnalité.

8. L’Affirmation de Soi.

On reconnaît une personnalité à ce qu’elle s’affirme. Elle a une ligne de conduite, quels que soient les événements, quels que puissent être les jugements que l’on porte sur elle.

Il faut compter avec elle, comme avec quelque chose qui existe, et qui résisterait si on le traitait comme inexistant.

L’un des éléments fondamentaux de la personnalité est donc une affirmation, par laquelle on se distingue de tous les autres êtres humains et, parfois, on s’oppose à eux. Remarquons toutefois que si cette prétention ne se justifie pas par un savoir approfondi et méthodique, et plus généralement encore par une action coordonnée, elle est symptôme, non de force mais de faiblesse ; on reconnaît là les « incompris », les « ratés ». Avant de s’affirmer contre les autres, il faut s’être mis à l’épreuve sur soi-même, avoir repéré ses faiblesses et ses forces ; et il faut que le bilan soit et demeure favorable, pour que vous ayez le droit de dire: « Je vaux mieux que la moyenne ».

L’individu de forte personnalité se connaît dans la mesure où il possède, car il sait ce qu’il veut et ce qu’il peut. Qu’importe qu’il ne discerne point tous les ressorts de son esprit ? On est « quelqu’un » si l’on tend ardemment à un idéal, en pleine confiance et lucidité ; c’est cela, pour le moraliste pratique, sinon pour le psychologue spéculatif, se connaître soi-même.

Si vous demandez à quoi l’on s’aperçoit que l’individu hautement personnel tend avec force à un idéal, nous vous invitons à contempler la continuité de son effort. A travers des buts secondaires ou provisoires, il poursuit un but principal. Vous supposerez d’abord qu’il s’agit d’un objet, d’une situation. Mais quand cela est atteint, notre homme persévère: donc il visait au-delà. Le résultat obtenu, toujours insuffisant, ouvre accès à une aspiration plus profonde, donc de réalisation plus lointaine ; et il n’y a là, pour le vaillant réalisateur, aucune cause de découragement, bien au contraire.

Les anticipations de son intelligence entrevoient le progrès à effectuer, et son patient travail, méthodiquement, construit les moyens de les accomplir.

9. La Personnalité et la Sincérité.

L’affirmation de soi exige la sincérité.

Il y a deux manières d’être sincère: vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis des autres. La première marque l’une des difficultés de l’examen de conscience ; la seconde se heurte aux conventions sociales. Pourtant une personnalité bien équilibrée a sur les autres l’avantage de la sincérité aussi absolue que possible, vis-à-vis de soi ; mitigé par les circonstances et les interlocuteurs, vis-à-vis d’autrui.

Une personnalité ferme n’est pas agressive ; elle sait se conduire de manière à ne froisser personne, sans perdre pour cela aucune de ses qualités. Mai si on lui demande son avis en toute liberté, la sincérité est son devoir. Un être fort ne craint pas qu’on s’oppose à lui, qu’on ait des opinions différentes, car il ne risque pas d’être absorbé par autrui.

Les gens sont très sensibles aux manifestations de ce calme intérieur.

Une telle sincérité est familière à l’Etudiant Pelmaniste ; il sait bien que pour profiter de notre Cours, pour obtenir de nos professeurs des conseils conformes à ses besoins personnels, la première chose qu’il a à faire est d’être à la fois sincère avec lui-même et avec nous.

10. La Personnalité et l’Oubli de Soi.

La personnalité, nous l’avons dit, ne doit pas être confondue avec l’individualité.

C’est à tort qu’on attribue de la personnalité à celui qui singularise par son aspect extérieur, s’empare des meilleures places, tâches de s’imposer par des manières brutales ou grossières. Celui qui prend pour ligne de conduite des principes supérieurs: dévouement, probité, justice, devoir arrive, au contraire, à al plus haute personnalité.

Cela paraît paradoxal. Et pourtant les plus authentiques personnalités peuvent être prises en modèles par l’humanité. La plus vraie personnalité favorise par son action et par son exemple la personnalité des autres, sans s’imposer comme arbitraire et tyrannique.

On a dit avec raison que le grand artiste est celui qui pense, souffre et crée pour l’humanité entière. On peut le dire aussi du grand savant. Le héros sacrifie sa vie au profit de ses semblables. Le saint dépouille tout égoïsme pour s’absorber en Dieu. Ainsi, la personnalité diffère autant de l’individualité que, selon l’expression de Spinoza, le Chien, constellation céleste, diffère du chien, animal aboyant.

La forme la plus élevée de la personnalité naît donc de l’oubli de soi. C’est en ce sens qu’on a pu dire du « moi »qu’il est « haïssable », comme mobile de l’égoïsme et obstacle à notre développement supérieur.

Le Pelmanisme ne vise pas, d’ailleurs, à créer des saints, des héros, des artistes ou des savants génies. Nous ne demandons à personne le sacrifice de sa vie, ni même de ses intérêts matériels.

Mais, comme éducateur nous devons y insister: pour être un homme dans la pleine acceptation du terme, il faut viser au-dessus de la médiocrité. Ne fût-ce que pour rester loyal et probe, que de fois on est obligé de sacrifier certains désirs légitimes !

11. Les Limitations subjectives de la Personnalité.

L’équilibre, hautement désirable, entre les éléments de la personnalité, la rend puissante, efficiente. Par contre, n’importe quelle rupture de cet équilibre nous prive de cette supériorité que nous avons obtenue par progrès sur nous-mêmes. Les limitations de la personnalité vont nous montrer, par une sorte de contre-épreuve, de quoi elle se compose normalement. Envisageons d’abord les limitations intérieures, en nous-mêmes.

Nous avons constaté que parmi les éléments de la personnalité il en est de simplement personnels: tous ceux qui constituent l’individualité. Mais il en est aussi de supra-personnels: les principes, les règles à la mesure desquels nous jugeons notre conduite. La personnalité se compromet, se détruit si elle tombe au-dessous d’elle-même ou si elle prétend, sans précaution, se hausser hors de ses ressources normales.

Subordonner l’égoïsme de l’individu à des valeurs élevées, nobles, impersonnelles, c’est le triomphe de la plus haute de la plus haute personnalité, comme c’est l’oeuvre de la civilisation. Au point de vue du savoir, nous atteignons à de l’impartialité, donc à plus de vérité, quand, cessant de nous tenir pour le centre du monde, nous nous intéressons aux choses en elles-mêmes, sans nous obséder du rapport qu’elles ont à nous. Au point de vue de l’action, nous mettons de la sagesse, de la beauté dans notre conduite, quand nous faisons passer avant notre intérêt grossier le vrai, le beau, le bien.

Il n’y a pas de façon plus sûre de créer en nous la véritable personnalité. C’est pourquoi le Pelmanisme accorde tant de prix, si utilitaire soit-il, à la vérité, à l’action désintéressée, ainsi qu’à la primauté des biens spirituels, les moins égoïstes de tous.

12. Le Problème Littéraire et Social de la Personnalité.

Dans les querelles littéraires, on a opposé la spontanéité, l’élan particulier, l’inspiration, le « moi » au jugement universel et à la raison, comme s’il n’était pas possible sans sacrifier le sentiment et l’inspiration, de les soumettre au contrôle de la raison, de mettre de l’art et de la rigueur dans leur expression. Dans les querelles sociales, on a opposé l’individu à la collectivité, comme si le suprême épanouissement de l’individu était incompatible avec une intelligente organisation collective.

Le problème est donc: faut-il exalter les fortes personnalités aux dépens des autres ? Ou vaut-il mieux réaliser une adaptation uniforme au milieu ?

En littérature, l’opposition des deux doctrines a été représentée par deux écoles: le classicisme et le romantisme. Le classicisme du XVIIe et du XVIIIe siècle n’estime que les vérités impersonnelles auxquelles tous les individus doivent se subordonner ; les grandes oeuvres de Corneille et de Racine décrivent surtout les sentiments permanents et ont pour but de démontrer que les individus doivent se soumettre aux règles de la raison, ainsi qu’aux lois de leur époque. Par contre le dernier quart du XVIIIe siècle et la première moitié du XIXe ont vi sévir, en Europe, un engouement prodigieux pour certaines attitudes littéraires, philosophiques, religieuses, qui offraient toutes ce caractère commun: donner le pas à l’individualité sur la personnalité.

Plus de règles impersonnelles ! Adoration des forces natives, haine de la réflexion et de la civilisation en tant qu’elle a des origines sociales ! Prédominance de la puissance et du génie sur la raison et le droit ! Primauté du sentiment et de l’instinct sur la réflexion !

Excès temporaires, influence d’une mode ? – Oui, mais ces excès ont tant duré, ils ont impressionné tant de consciences, ils ont aussi fait apercevoir tant de points de vue nouveaux qu’il comprendre comment ils furent possibles. L’explication, nous la tenons dans notre analyse antérieure: par réaction contre un classicisme desséché, on a révéré, au lieu des valeurs personnelles, des énergies individuelles ; mais le fait est que si l’on enlève à la personnalité les facteurs impersonnels qu’elle recèle, on lui enlève sa principale force et sa grandeur.

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13. Les Limitations extérieurs: l’Esprit de Groupe.

Mais voici un problème aussi grave: N’y a-t-il pas, par exemple dans l’esprit de groupe, des limitations extérieures à la personnalité ? Les partis politiques, les syndicats agricoles et ouvriers, les associations de tout ordre, la plupart sur la base professionnelle, ont des mandats impératifs. Un individu qui n’est pas enrégimenté dans le groupement de son métier ou de sa profession est en butte à plus de difficultés pour trouver du travail et ne profite pas des avantages (retraite, soins médicaux, indemnités de toute sorte, coopératives alimentaires, etc…) que le groupe distribue à ses membres. Cette tendance aux grands groupements s’étend de plus en plus et transforme la vie des masses.

Dans ces conditions, l’individu ne risque-t-il pas de perdre une partie de sa liberté d’action, c’est-à-dire de sa personnalité ? Oui, quand il s’agit de groupements politiques ; non quand il s’agit de groupements économiques, car, dans ce dernier cas, on ne demande pas compte au membre nouveau de ses opinions… du moins en principe.

L’Etudiant agira selon ses opinions, sur lesquelles nous ne voulons exercer aucune pression. Mais ceci dit, il ne doit pas permettre au groupe comme tel, à la masse, d’amoindrir sa personnalité ; bien au contraire, il doit donner le plus possible au groupe, mais en même temps profiter le plus possible lui-même du travail collectif. Cela revient à dire que dans son groupe, il doit être membre actif et non passif.

Une personnalité puissante n’a pas besoin d’être agressive ; elle exposera ses idées, elle indiquera les voies et les moyens qui lui paraissent propres à atteindre un certain but, elle usera de son influence personnelle, de son autorité morale et scientifique aux mieux des intérêts du groupe. Mais elle le fera avec calme. Et si la collectivité persiste dans la routine, s’oppose aux idées neuves, aux perfectionnements, inutile de pousser au tragique un lutte qui ne servirait à rien: il reste bien des tribunes, les journaux, les revues, les salles de conférences, les réunions simplement amicales, où l’on peut répandre ses idées et montrer comment améliorer ses idées et montrer comment améliorer telles ou telles conditions que l’on regarde comme périmées ou nuisibles.

Dans les réunions ne craignez jamais se donner votre avis s’il est motivé ; faites-le en peu de mots ; et concluez toujours par des formules nettes et claires, qu’on pourra utiliser comme bases de discutions ultérieures.

14. Le Respect de la Personnalité.

Dans la conversation, comme dans la vie sociale tout entière, il convient de prendre une certaine attitude vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis d’autrui: il faut respecter sa propre personnalité, et il faut aussi respecter sa propre personnalité, et il faut aussi respecter la personnalité des autres. Il est entendu que le premier devoir de l’individu est de se développer intégralement ; mais c’est à condition de ne pas gêner le développement intégral des autres. Cette limitation de chacun par tous et de tous par chacun constitue les bases mêmes de la vie civilisée ; c’est elle qui est à la racine des lois, des usages, de la politesse, de la conversation, bref de tous les rapports sociaux.

L’individu ne peut pas vivre en dehors de la société ; il dépend d’elle à la fois matériellement et intellectuellement ; c’est la société qui lui fournit la nourriture du corps et de l’esprit. Cet état d’indépendance réciproque fait que l’homme le plus fort et le plus libre est celui qui est le plus utile à la société ; l’égoïste ne sert à personne, aussi personne n’éprouve-t-il de la sympathie à son égard. Le développement de la personnalité diffère de l’égoïsme en ce qu’il fait de l’individu une force utile à tous.

L’égoïste est celui qui concentre sa pensée et ses forces à satisfaire à un certain nombre de besoins qui sont en lui, à l’exclusion d’autres besoins, d’autres sentiments dont le développement est indispensable à l’épanouissement de la personnalité. La sympathie, l’amitié, le désintéressement, la générosité ; autant de richesses que l’égoïste essaye d’ignorer, aux dépens même de sa propre culture, de sa propre plénitude.

On l’a dit: ce n’est pas en s’amputant le coeur qu’on le sent mieux battre. Les rapports d’affection et de dévouement qui naissent entre l’individu et la famille ou la société, sont des conditions favorables à la personnalité pourvu que l’on sache les intégrer dans l’unité de sa conduite et de sa pensée. Si la société pose des limites à notre action, elle constitue par contre un milieu dans lequel le caractère prend conscience de ses forces comme de ses faiblesses et trouve l’occasion de se parfaire.

Il semble d’abord paradoxal d’affirmer que développer sa personnalité s’obtient en lui imposant des limites, en la rétrécissant. Mais un peu de réflexion montre qu’à moins de se trouver dans la situation de

Robinson Crusoé, qui dans son île pouvait, en théorie au moins, sinon en pratique, développer sa personnalité intégralement et sans entraves, aucun de nous ne peut se passer de sa famille, de ses amis, de ses voisins, de l’Etat, de la société en général. Puisqu’il en est ainsi, plus chacun est instruit, dévoué au bien de tous, prêt à aider les autres, bon, moralement ferme, en un mot: altruiste, plus chacun des individus qui composent la société y gagne, et plus cette société comme groupe est puissante et capable de durée. Ceci à une importance toute particulière en France, où la population est relativement faible par rapport à celle des autres Etats de premier rang, et où, comme on la dit, « un citoyen doit à lui seul en valoir trois ou quatre des autres grands pays pour compenser par l’intelligence et l’instruction l’équilibre détruit par le nombre et la masse ».

Si je me donne pour but de former et de cultiver ma personnalité, il importe que les autres individus ne m’opposent pas d’obstacles, qu’ils respectent min but.

Ceci ne peut être obtenu que si moi, de mon côté, je respecte le leur. Le facteur essentiel du progrès global est donc un respect mutuel de la personnalité de chacun.

Ce qui ne veut pas dire qu’on puisse cultiver sa personnalité sans une surveillance de soi continuelle, ni qu’on puisse la laisser pousser comme un chêne dans une forêt. Nous avons tous une grande part d’insuffisances et de faiblesses ; ce n’est pas une raison de les admirer parce qu’elles sont, elles aussi, des composantes de notre personnalité. Tout au contraire, nous devons élaguer ces excroissances et ces malformations, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi à cause des autres ; se laisser aller, par exemple, à des colères irraisonnées n’est pas seulement se faire du tort à soi-même, mais c’est aussi faire du mal à sa famille, à ses voisins, c’est détruire l’arrangement normal des sentiments et des pensées qui est nécessaire à la vie en société.

Donc entraînons notre personnalité à devenir forte et sage en l’adaptant à la vie et en la rendant capable de contribuer à la fois au bien individuel et au bien collectif.

15. Solution du Conflit apparent.

Ce qui nous importe, c’est de constater qu’à l’intérieur des limites imposées à chacun de nous par les formes actuelles de la société et par l’ensemble des idées courantes d’une certaine époque, il existe un grand nombre de possibilités de développement individuel, dont la plupart des hommes ne se doutent pas, ou dont ils font fi. Dans chaque profession, par exemple, il y a ceux qui l’exercent d’une façon machinale, au jour le jour, sans chercher à la perfectionner ni à se perfectionner eux-mêmes ; et il y a ceux, très per nombreux, qui se donnent pleinement à cette profession, la font progresser et se veulent supérieurs au train-train de la vie matérielle.

En se plaçant à notre point de vue, l’opposition entre le romantisme et le classicisme d’une part, entre les écoles individualiste et sociale d’autre part, se résout plutôt en une discussion de mots qu’en un antagonisme de choses. On peut acquérir une personnalité extrêmement riche et forte sans vouloir pour cela sacrifier tous ses devoirs à une seule passion, ou tyranniser sa famille, ses ouvriers ou la société en général. D’autre part, on peut développer sa personnalité en se conformant aux moeurs de son époque, sans pour cela devenir ce que Nietzsche appelait un « animal grégaire », une « bête de troupeau » ; on peut obéir aux lois, suivre la mode et les usages reçus, tout en conservant ce bien précieux qu’est l’originalité interne.

16. L’Unité de Vous-même.

Avoir, à la base de sa conduite et de ses affaires, des principes qu’on est prêt à rectifier selon m’expérience, pour les adapter à un idéel plus élevé, c’est fortifier et assouplir son action.

Lorsqu’on a précisé ses idées directrices et qu’on leur a soumis progressivement tous ses actes, on réalise l’unité de sa personnalité.

Vous pouvez dire de vous-même et on peut dire de vous que dans telle circonstance vous ne sauriez prendre que telle attitude. Conscient de vos principes et de votre idéal, vous êtes décidé d’avance à ne pas abandonner un ami qui, tombé dans la neurasthénie, a besoin de votre soutien, bien qu’il soit devenu encombrant et que vous n’ayez, à le fréquenter, aucune perspective intéressante. Car il s’agit avant tout de demeurer fidèle à vous-même, et de bon coeur.

Ainsi seul celui qui ne risque pas de désavouer ses principes, ne s’expose pas à se manquer à lui-même. Son unité fait la simplicité de sa personnalité. Sentiment et intelligence ne l’écartèlent pas, comme deux chevaux tirant l’un à hue, l’autre à dia. Deux fois dans son oeuvre, dans le Cid et dans Polyeucte, Corneille a exprimé en stances les tiraillements d’une personnalité incomplète. Nous disons incomplète, car elle n’est pas unifiée ; nous disons déjà personnalité, car il faut aspirer à l’harmonie pour se sentir déchiré. Quiconque n’est qu’ « individu »s’aperçoit à peine que les événements ou que ses propres caprices le harassent et le dispersent.

Un conseil pourtant: ne fixez pas des cadres rigides à votre personnalité. Elle doit pouvoir s’accroître dans des directions que vous ne sauriez prévoir. Etudiez vos forces personnelles, « sentez-les », oserons-nous dire, et profitez des leçons que vous donneront les circonstances. Allez dans le sens qui traduit le mieux votre moi et l’orientation générale de votre vie.

La définition de la force de volonté

Avant de poursuivre l’enseignement de sujets psychiques ou mentaux, il importe de définir en tout premier lieu ce dont on va traiter. C’est la seule méthode rationnelle à employer, surtout si l’on désire éviter des malentendus qui retarderaient les progrès de l’élève.

La Force de Volonté est donc cette Faculté que tout mortel possède à un degré plus ou moins grand et qui lui permet de sélectionner ses actes et ses pensées d’une façon consciente, afin qu’ils deviennent l’expression exacte de sa personnalité.

Lorsqu’un homme dit : « Je veux faire cette chose », il exprime la Force de sa Volonté. Par contre, s’il dit : « Je suis certain de ne pas réussir », il dévoile sa faiblesse morale.

Depuis le début, nous avons pu constater que toute pensée se formant dans l’esprit, y prenant racine et y fleurissant, influence la tendance générale de notre personnalité, soit en Bien, soit en Mal, favorisant le Bonheur ou le Malheur, le Succès ou l’Insuccès.

Ceci nous ramène donc à notre premier exposé établissant que le premier pas à faire pour développer la Force de Volonté est de sélectionner ses pensées. Ce fait aidera grandement l’élève à se rapprocher du but et sera pour lui un concours précieux, car « la pensée est toute puissante « .

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