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Les joies de l’amitié

Il n’est pas de trésor, de bien plus précieux,
Plus pur que l’amitié. Qui connaît sa puissance ?
Ami, écoute-moi. Elle est la confiance,
Et la sécurité ; c’est le bonheur pour 2 ;
C’est, pour des cœurs unis, une solide armure ;
c’est la richesse la plus pure.

“J’irais en enfer, s’il existe un tel lieu, avec un ami de mon choix, mais je ne voudrais pas aller au ciel, malgré toutes les descriptions que j’en ai lues, si cet ami devait rester dehors”, disait le Dr Minot J. Savage au cours d’un sermon sur les bienfaits de l’amitié.

L’intimité que crée l’amitié révèle les secrets profonds de nos cœurs.

Y a-t-il quelque chose de plus sacré dans ce monde que l’amitié dévouée et sans égoïsme, et cependant, y a-t-il une chose que nous négligions autant de cultiver et de conserver ?

Cultivez en vous des qualités attrayantes et aimables

Une des raisons pour lesquelles tant de personnes ont si peu d’amis, est qu’elles donnent peu et attendent tout des autres. Si vous cultivez en vous des qualités attrayantes et aimables, les amis viendront en foule.

Bien des gens s’occupent de toutes espèces de choses et ne donnent à leurs amis que des bribes de leur temps, quand ils devraient au contraire en faire une affaire importante. Nos amis n’en valent-ils pas la peine ?

Y a-t-il rien de plus beau dans ce monde que la certitude de posséder des amis loyaux, dont l’affection ne sera influencée ni par la fortune, ni par la pauvreté, des amis qui nous aiment encore plus dans l’adversité que dans la prospérité !

Ah ! il n’y a rien qui stimule, qui aide et rende heureux comme un véritable ami. Cicéron pouvait bien dire : “Ceux qui enlèveraient l’amitié de la vie feraient tout aussi bien d’enlever le soleil du monde, car nous n’avons rien reçu de meilleur des dieux immortels, rien de plus délicieux.”

Ce que les amis nous apportent

Qu’il fait bon d’avoir des amis enthousiastes qui s’occupent toujours de nos intérêts, qui travaillent pour nous en tout temps, qui nous supportent, nous défendent en notre absence, qui masquent nos points faibles, arrêtent les médisances, détruisent les mensonges qui nous nuiraient, corrigent les impressions fausses, essayent de nous maintenir dans le bon chemin, surmontent le préjudice causé par quelque erreur commise ou quelque mauvaise impression faite dans un moment défavorable, qui sont toujours occupés à nous aider ou à nous encourager !

Quelle triste figure nous ferions, la plupart d’entre nous, sans nos amis ! Quelle triste réputation nous aurions sans nos amis qui ont paré les coups, et nous ont prodigué le baume qui adoucit les cruelles blessures faites par le monde ! Beaucoup d’entre nous seraient aussi plus pauvres financièrement, sans les amis qui nous ont envoyé des clients ou procuré des affaires, et qui nous ont toujours favorisés de tout leur pouvoir.

Oh ! quel bienfait sont nos amis pour nos idiosyncrasies, nos déficits, et en général tous nos manquements ! Comme ils savent couvrir nos fautes et nos défauts du manteau de leur charité !

Que ce monde serait triste et froid, vide, insipide, stupide, sans les amis qui croient en nous-mêmes quand tout le monde nous accuse, qui nous aiment, non pour ce que nous possédons, mais pour ce que nous sommes !

Ceux qui nous apprécient, qui accroissent au lieu de la détruire notre confiance en nous-mêmes, doublent notre énergie et notre force. En leur présence, nous nous sentons capables de tout.

La merveilleuse influence

C’était un des secrets de la merveilleuse influence qu’exerçait Phillips Brooks. Plein d’une foi invincible dans les possibilités renfermées en tout homme, il éveillait dans le plus médiocre jeune homme la force qui dormait en lui, à tel point que celui-ci se sentait presque un géant en sa présence, et trouvait en lui-même le courage de faire des choses dont il ne se serait jamais cru capable.

Il avait l’heureuse faculté d’éveiller chez les autres le sentiment de leur dignité innée – un sentiment aussi différent de l’égoïsme que la lumière est différente des ténèbres –, de fortifier leur confiance en leurs propres forces, d’éveiller leur enthousiasme pour la poursuite du bien.

Il faisait sentir à ceux qui entraient en contact avec lui que c’est vil et méprisable de regarder en bas quand on peut regarder en haut, de ramper quand on peut s’élever, de faire le moins quand on peut faire le plus. En sa présence, les timides devenaient audacieux, les vacillants trouvaient leur équilibre, les négatifs devenaient positifs.

Qui pourra estimer la valeur d’une influence pareille ? Nos meilleurs amis ne nous font jamais sentir notre infériorité ou nos faiblesses. Au contraire, ils nous aident toujours à nous élever, à aller de l’avant.

Nos vrais amis s’occupent de nous

Oh ! comme un ami a su changer la vie de plusieurs d’entre nous ! Combien de personnes ont été préservées du désespoir et du découragement par un ami loyal et fort ! Combien d’hommes et de femmes ont été sauvés du suicide par la pensée que quelqu’un les aimait, croyait en eux ; combien ont préféré souffrir des tortures, plutôt que de déshonorer ou de désappointer leurs amis ! La pression d’une main amie, ou une parole encourageante, amicale, ont souvent été le point tournant d’une vie.

Qu’y a-t-il de plus sacré au monde que nos amitiés ? Une des choses les plus touchantes que je connaisse est la manière dont un ami exerce ses bons offices envers celui qui ne sait pas être un ami pour lui-même, celui qui a perdu le respect, la maîtrise de soi-même et s’est ravalé au rang de la brute ! Ah ! c’est un vrai ami que celui qui prend ainsi soin de nous quand nous ne savons plus prendre soin de nous-mêmes !

J’ai connu quelqu’un qui est ainsi resté l’ami d’un homme devenu l’esclave de la boisson et de toutes sortes d’autres vices, à tel point que même sa famille l’avait abandonné. Cet ami le suivait dans ses nuits de débauche, et plus d’une fois le sauva de la mort, alors qu’il était dans un tel état d’ébriété qu’il ne pouvait plus se tenir debout.

Combien de fois cet ami quitta sa demeure pour l’aller chercher dans les bouges, pour le préserver de tomber entre les mains de la police, et l’empêcher de mourir de froid quand tout le monde l’avait abandonné ! Ce grand amour releva enfin l’homme tombé, qui put recommencer sa vie décente et rentrer dans sa famille. Aucune fortune peut-elle égaler une semblable amitié ?

Rien ne peut égaler les délices suprêmes

Que savent éveiller les sources de l’esprit ;

Bienheureux l’ignorant, par son ami instruit ;

Heureux aussi celui qui sait, parce qu’il aime.

L’amitié qui recule devant la nécessité de dire la vérité, et ne peut souffrir de causer de la peine quand la justice le réclame, ne peut égaler celle qui est absolument juste, franche et sincère. La sincérité est la base de l’amitié.

Il y a dans l’amitié un baume qui peut guérir des milliers de blessures

Beaucoup de personnes semblent croire que leurs amis sont un simple incident de leur vie, qu’il ne vaut pas la peine de faire des sacrifices pour les conserver. Le résultat est que leurs vies sont infructueuses et peu satisfaisantes.

Nul ne vit, dans le vrai sens du terme, s’il n’a plusieurs amis. Nul ne peut recevoir beaucoup de la vie s’il la passe absolument seul. C’est le contact vital, la douce et agréable communion avec nos semblables, qui donnent à notre vie sa valeur.

Une des raisons pour lesquelles tant de gens sont désappointés de ce que leur vie leur apporte, c’est qu’ils n’ont jamais cherché à se faire des amis.

Quelqu’un a très bien dit que le bonheur est le besoin de donner, tandis que le malheur est le besoin de recevoir.

L’amitié est un échange des qualités du cœur ; elle ne profite pas à un seul. Il ne peut y avoir de réelle amitié sans réciprocité. Nul ne peut, en recevant tout et en ne donnant rien, ou en donnant tout et en ne recevant rien, s’attendre à éprouver toutes les joies et l’enrichissement que procure une vraie amitié.

“Plus d’un cœur est affamé et misérable, simplement parce qu’il n’a pas d’amis. Il y a dans l’amitié un baume qui peut guérir des milliers de blessures. Il y a dans la tendre sympathie d’un ami une puissance qui peut dissiper le désespoir, et faire luire le soleil de l’espoir, de telle sorte que la vie en soit transformée.”

Combien d’hommes et de femmes, affamés d’affection, s’en vont dans la vie avec une sensation d’isolement, simplement parce que quelque chose dans leur personnalité repousse ! Ces personnes sont ordinairement fières et très sensibles, et elles s’étonnent de ce qu’on les évite, mais elles n’ont jamais pris la peine de s’étudier elles-mêmes, et d’en trouver la raison.

Donnez le meilleur de vous-même à tout individu, en toute occasion

L’amitié a pour base l’admiration. Beaucoup de gens ne peuvent avoir de grandes amitiés parce qu’ils n’ont pas eux-mêmes les qualités qui attirent les nobles qualités des autres. Si vous êtes intolérant, si vous manquez de charité, de cordialité, si vous êtes étroit, peu sympathique, vous ne pouvez vous attendre à ce que des caractères généreux, au cœur large et noble, puissent vous aimer.

Un heureux tempérament, le désir de répandre la joie et la gaîté autour de soi, d’aider les autres, sont de puissants facteurs d’amitié. Les vertus qui enrichissent le cœur proviennent d’une disposition à la douceur, d’une âme ensoleillée et bienveillante. Il y a des personnes qui répandent le soleil et la joie partout où elles vont ; elles font fuir les ténèbres et illuminent les cœurs meurtris.

Combien nous hâterions le millenium si nous pouvions seulement voir un frère dans la plus misérable créature humaine, si nous pouvions considérer les autres comme la Charité le fait, elle qui sait voir Dieu dans le plus vil des hommes, un philanthrope dans le plus misérable, un héros dans le plus grand lâche, et qui dit toujours : “Ne condamnez pas cet homme ; il y a en lui quelque chose de divin qui peut être éveillé.”

Si vous voulez être heureux, cultivez une nature ouverte, des manières aimables et gaies, un esprit joyeux ; ne soyez pas avare de vos louanges, de votre cordialité, de votre aide. Donnez le meilleur de vous-même à tout individu, en toute occasion. Apprenez à dire aux gens des choses agréables, faites des actions généreuses, et vous serez surpris de voir combien votre vie s’élargira, comme votre âme se répandra, et à quel point tout votre être sera enrichi et ennobli.

Ne craignez pas de dire à vos amis que vous les aimez. Parlez-leur des qualités que vous admirez en eux. Ne présumez pas trop de vos affections. Ne permettez pas qu’elles soient mises à l’épreuve par de trop longues absences sans communications. Voyez vos amis le plus souvent possible.

C’est seulement celui qui perd sa vie, qui la donne royalement aux autres, qui la trouve. Ce sont les semailles qui donnent la plus riche moisson. L’homme qui reçoit tout ce qu’il peut, et ne donne rien, ne connaît pas les vraies richesses. Il ressemble au fermier qui trouve que son grain a trop de valeur pour le semer dans la terre et préfère le garder dans son grenier ; il agit ainsi parce qu’il ne sait pas voir la moisson dans la semence. La question n’est pas de savoir combien nous avons reçu dans ce monde, mais combien nous avons aidé les autres à recevoir.

Le succès ne vaut rien sans les amis

L’homme le plus riche qui ait vécu sur le continent américain est peut-être Abraham Lincoln, parce qu’il s’est donné lui-même à son peuple. Il n’essaya pas de vendre son habileté au plus offrant. Les gros dividendes n’exerçaient sur lui aucun attrait.

Lincoln vit dans l’histoire parce qu’il pensait plus à ses amis – et tous ses compatriotes étaient ses amis – qu’à son porte-monnaie. Il s’est donné lui-même à son pays, comme un sage fermier donne sa semence à la terre, et quelle moisson est issue de cette semence ! Personne n’en verra la fin.

Un des plus tristes effets de la vie intensive américaine est le terrible massacre d’amitiés que font nos chasseurs de dollars.

Y a-t-il rien de plus triste que d’avoir beaucoup d’argent mais point de vrais amis ? Que vaut cette chose que nous appelons le succès si nous lui avons sacrifié nos amitiés, les choses les plus sacrées de la vie ? Nous pouvons avoir beaucoup de connaissances, mais les connaissances ne sont pas des amis. De nos jours, il ne manque pas de gens riches qui ne connaissent pas le luxe d’une vraie amitié.

Soyez riche en amis

La capacité de se faire des amis est le meilleur témoignage rendu au caractère. Nous avons instinctivement confiance en ceux qui tiennent à leurs amis, envers et contre tout. C’est l’indication qu’ils possèdent de splendides qualités. Les gens mauvais sont incapables d’avoir de vrais amis.

C’est à l’effet qu’ils produisent sur le caractère qu’on peut estimer les amis à leur réelle valeur. Le Dr Hillis dit que “la destinée est influencée par l’amitié ; la fortune d’un jeune homme est faite ou compromise, suivant les compagnons qu’il choisit.”

Notre caractère est influencé par les amis auxquels nous nous attachons. Nous arborons leurs couleurs, nous acquérons leurs qualités, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. “Les hommes deviennent faux, dit Charles Kingsley, quand ils vivent avec des menteurs, cyniques, lorsqu’ils vivent avec des blasphémateurs, affectés, quand ils sont en contact avec des gens affectés ; ils prennent l’expression des visages avec lesquels ils vivent.”

Nous ne possédons que ce que nous donnons. Nos amis sont la moisson de l’affection que nous avons semée. Si la semence est pauvre, la moisson sera pauvre. L’homme qui est riche en amis a semé richement de la sympathie, de l’intérêt, de l’admiration, de l’aide, de l’amour.

“Nos amis, s’ils sont nombreux et sincères, peuvent ajouter bien plus à la richesse et au bonheur de notre existence, que toutes les richesses des Indes.”

“Le but de l’amitié, disait Sénèque, est d’avoir quelqu’un qui me soit plus cher que moi-même, et pour le salut duquel je donnerais joyeusement ma vie. Seuls, les hommes sages peuvent être des amis ; les autres ne sont que des compagnons.”

“L’amitié est une voie ouverte au bonheur. J’ai toujours pensé, dit Ella Wheeler Wilcox, qu’une riche nature est capable de cultiver plusieurs vraies amitiés. Un ami vous est cher pour une raison, l’autre pour une autre raison.

Comment reconnaître les amis qui ne sont pas sincères

“Les amitiés sont la bibliothèque du cœur. L’ami sérieux est le livre de philosophie ; l’ami gai, le livre de l’esprit ; et le poète, l’auteur et l’historien y sont aussi représentés. De même que, dans notre bibliothèque, aucun livre ne nuit à l’autre, ainsi aucun ami ne peut nuire à l’autre dans notre cœur.”

“Mais vous pouvez rencontrer des amis qui ne sont pas sincères, et dont l’amitié n’est qu’un nom, me dit le pessimiste. Vous aurez des désillusions, et elles vous seront plus amères qu’aucune amitié ne pourrait vous êtes douce. Restez seul avec vous-même, et évitez de vous livrer à une rêverie inutile.”

“En dépit de tout, je poursuivis ma route et formai bien des liens d’amitié. Quelques-uns furent brisés et je souffris ; mais j’appris une grande vérité, qui est toujours restée gravée dans mon cœur : être un véritable ami, et se sentir digne d’une vraie amitié, voilà la route qui conduit au bonheur vrai et durable.”

Saurais-tu distinguer un véritable ami
Du flatteur dangereux qui n’est qu’un ennemi ?
Écoute : Quand, un jour pour toi sonnera l’heure
Où le chagrin viendra s’asseoir à ta demeure,
L’ami toujours fidèle essuiera tes yeux ;
Pour veiller, pour souffrir, vous serez toujours deux.
(Imité de Shakespeare par L. Dunand.)

Comment arriver là où vous voulez aller ?

a) Le but du but

Reprenez votre tableau de rêves, vos domaines de vie, et demandez-vous pourquoi vous voulez atteindre ces objectifs. Ou plutôt « Pour… quoi ? », pour obtenir quoi ? Qu’est-ce que vous aurez de plus une fois que vous serez là où vous voulez être ?

C’est une étape indispensable car elle permet de s’assurer que l’on n’est pas en train de confondre un objectif et un moyen. Ne vous contentez pas de la première réponse, allez jusqu’au bout du bout. En effet, un « Pour… quoi ? », en cache souvent un autre. Reposez-vous donc la question autant de fois que vous y trouverez des réponses.

Par exemple, une de mes amies, pharmacienne, rêvait d’agrandir son officine. Elle avait déjà déposé plusieurs demandes de permis de construire à la mairie mais, étant donné que son local était situé au confluent de plusieurs rues et de plusieurs communes, ils avaient toujours été refusés. Elle se sentait coincée et aigrie par cette situation. Quand je lui ai demandé ce qu’elle aurait de plus avec une plus grande pharmacie, j’ai compris qu’elle pourrait proposer plus de services et de produits, ce qui justifierait l’embauche d’une pharmacienne supplémentaire. C’était le premier « Pour… quoi ? ».

Je lui ai demandé ensuite ce qu’elle aurait de plus quand elle aurait l’aide d’une autre pharmacienne, elle m’a répondu : « Plus de liberté ! ». Il faut savoir en effet que la réglementation impose la présence d’un pharmacien diplômé au sein de chaque officine pendant toute la période d’ouverture au public. Si l’officine est ouverte de 9h à 19h, 6 jours sur 7, cela fait 60h par semaine ! J’ai mieux compris pourquoi Nathalie voulait embaucher une collègue… C’était le deuxième « Pour… quoi ? ».

A ce stade-là, vous l’aurez compris, je lui ai demandé ce qu’elle aurait de plus, avec plus de liberté…

Et là, nous sommes arrivées au but du but : elle voulait plus de temps à consacrer à ses enfants.

Ce qu’elle aurait de plus avec ça ? Rien. C’était cela la finalité, le véritable objectif. Tout le reste n’était que des moyens d’atteindre cet objectif-là.

En résumé, voici toutes les étapes par lesquelles il aura fallu passer pour pointer du doigt le véritable objectif :

LeBonheurEstEnMoi

Après avoir découvert quel était son véritable objectif, Nathalie s’y est attelée immédiatement. La question se posait maintenant différemment :

Que pouvait-elle faire, là tout de suite, pour passer plus de temps avec ses enfants ? Recruter une pharmacienne à temps partiel ? Passer moins de temps à faire du shopping ? Fermer la pharmacie entre midi et deux pour reprendre les enfants à l’école et manger avec eux ?… Un tas de nouvelles options sont apparues. Et surtout, Nathalie* s’est aperçue qu’elle avait beaucoup plus de pouvoir entre les mains que quand elle attendait simplement l’autorisation de la mairie…

Et pour vous, quel est le but du but ? Qu’est-ce qui se cache comme motivation encore plus importante derrière les buts que vous croyez avoir ?

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*Pour info, Nathalie dispose maintenant d’une belle et grande pharmacie !…

b) Ecarts entre ce que vous voulez et où vous êtes

Reprenez à présent le bilan de vos domaines de vie. Voyez-vous toujours les choses de la même façon ?

LeBonheurEstEnMoi

Dans quels domaines vos objectifs sont-ils atteints ou presque ?

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Quels sont ceux qui ont besoin que vous leur accordiez de l’attention ?

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Ecrivez ce qui vous vient à l’esprit quand vous pensez à ces différents domaines de votre vie. Comment expliquez-vous que certains domaines aient une note supérieure à 7 et d’autres, à peine 5 ? Qu’est-ce que vous vous dites à ce propos ?

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Choisissez un ou deux domaines dans lequel votre satisfaction actuelle n’est pas très élevée. Relisez vos objectifs pour ce domaine.

Que pourriez-vous faire là tout de suite pour augmenter votre niveau de satisfaction dans ce domaine ? Choisissez une toute petite chose, facile à réaliser. De cette façon, vous obtiendrez rapidement des résultats, ce qui vous encouragera à continuer ou aller plus loin.

Notez ici ce que vous allez faire :

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Décidez que demain vous vous y mettez. Et faites-le ! Méditez sur cette citation :

« Des actions ordinaires, faites de façon constante, créent des résultats extraordinaires » Keith Cunningham

c) Transformez vos objectifs en objectifs SMART

Vous venez de définir en détails ce que vous souhaitiez dans votre vie. Je vous ai parlé d’objectifs. En réalité, un objectif, ce n’est pas n’importe quoi. Il n’est pas rare de faire l’amalgame entre un souhait, un « vœu pieux »* et un objectif. Comment différencier les deux ?

Une formule couramment utilisée, et que je vais reprendre ici, consiste à parler d’objectifs SMART.

S pour spécifique. Votre objectif est-il suffisamment clair et précis ? Comment saurez-vous que vous l’avez atteint ? Par exemple, « je veux être heureux » n’est pas un objectif spécifique, il n’est pas assez précis. Par contre, « Je veux me marier cette année » en est un.

M pour mesurable. « Je veux me marier cette année » est quelque chose de mesurable. Soit vous serez marié, soit vous ne le serez pas. Cela ne laisse pas place au doute. Un objectif SMART produit un résultat vérifiable en termes sensoriels, concrets, constatables par tous.

A pour atteignable. Cet objectif est-il bien sous votre contrôle ? Si votre objectif est « je veux que mon mari arrête de fumer », ce n’est pas un objectif atteignable car il ne dépend pas de vous. Vous n’en êtes pas l’auteur. Dans cette rubrique, demandez-vous aussi si l’objectif visé est bien en cohérence avec vos valeurs, avec qui vous êtes. Mettez également une note à votre objectif. Si vous lui mettez moins que 7/10, oubliez-le, il n’a aucune chance, vous n’êtes pas assez motivé.

R pour réalisable. Votre objectif doit être ambitieux sans pour autant être impossible à atteindre. Il doit tenir compte de vos contraintes personnelles et liées à votre contexte. Gagner 100.000 € par an si vous en gagnez aujourd’hui 30.000 n’est peut-être pas tout à fait réalisable. Par contre, en gagnez 40.000 semble tout à fait envisageable. Au besoin, renseignez-vous pour savoir ce que vous êtes en droit d’espérer.

T pour temporel. Un objectif SMART est daté. Fixez une échéance à votre objectif avec une date précise. Et prévoyez de célébrer l’événement quand vous l’aurez atteint ! (Un restaurant, une coupe de champagne, un bouquet de fleurs, un massage, n’importe quoi fera l’affaire. Ce qui compte, c’est de marquer le coup !)

*Vœu pieu : locution signifiant souhait irréalisable

d) Planifiez

Reprenez ce que vous avez défini pour vos 7 domaines de vie et estimez à présent la période à laquelle vous pourrez avoir atteint cet objectif. Pensez bien à formuler des objectifs SMART !

Ce que vous voulez faire dans 5 ans et +

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Ce que vous voulez faire dans 3 à 5 ans

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Ce que vous voulez faire dans 1 à 3 ans

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Ce que vous voulez faire d’ici 1 an… et donc commencer dès maintenant !

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e) Commencez à agir tout de suite !

Pour cela, choisissez vos quatre objectifs principaux pour l’année à venir, un par trimestre. Numérotez-les. Décrivez pour chacun en quoi cet objectif est important pour vous. Que va-t-il changer dans votre vie personnelle ou professionnelle ? En quoi va-t-il faire avancer l’un de vos autres objectifs ? A-t-il besoin d’être découpé en objectifs plus petits ? Si oui, lesquels ?

Objectif n°1

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Objectif n°2

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Objectif n°3

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Objectif n°4

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Définissez à présent la première action que vous allez mener pour atteindre votre premier objectif. Choisissez une petite chose telle qu’envoyer une lettre, passer un coup de fil, prendre un rendez-vous, ou n’importe quelle chose significative. Notez-là ici :

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Et passez à l’action !

Les aliments fournis par la nature

“Que Votre Honneur me pardonne, dit le paysan, ce dessert ne me plaît pas ; rendez-moi mon arbre creux, une croûte de pain et ma liberté !” Alexandre POPE

Les fruits et l’eau, 2 des meilleurs produits nutritifs de la nature, sortent de son laboratoire, prêts à être absorbés. Ils ne réclament aucune préparation qui les rende plus agréables au goût. Les plus savants arrangements du cuisinier le plus habile ne peuvent ajouter quoi que ce soit à leur saveur.

Tout ce qui nourrit le corps se retrouve dans la chimie du soleil, du sol et de l’humidité.

Les fruits

Les fruits sont du soleil et de la force condensés. Ils conviennent à tous les âges et à toutes les conditions, et sont tout particulièrement recommandables aux personnes avancées en âge.

Leur valeur nutritive réside dans le sucre, les sels, les acides, l’eau, la potasse, la chaux, le fer, etc., qu’ils contiennent. Quelques fruits sont particulièrement riches en éléments importants comme le fer et la chaux.

Toutes ces substances sont d’une grande valeur pour la nutrition et la reconstruction du corps, mais elles ne produisent tout leur effet que lorsque le fruit a mûri au soleil.

L’opinion générale que le fruit est salutaire est très juste. Mais trop de personnes croient que tout fruit est bon ; il n’en est rien.

Évitez de manger des fruits mal mûrs

Par exemple, un fruit qu’on cueille avant sa maturité, afin de l’expédier à de grandes distances, n’a pas été exposé au soleil assez longtemps pour que les acides nuisibles qu’il contenait aient pu être extraits.

Ces acides hâtent la digestion d’une façon anormale et font passer trop rapidement à travers le tube digestif leurs éléments nutritifs, de telle sorte qu’ils ne profitent pas au corps comme ils le devraient.

Les transformations chimiques qui s’opèrent dans de tels aliments, à moitié digérés, engendrent des poisons qui sont nuisibles.

Il en résulte que ceux qui se nourrissent de fruits mal mûrs, non seulement n’ont pas le bénéfice des sucs d’un fruit bien mûr dont l’amidon a été transformé en sucre, mais ils emmagasinent des acides qui ne leur font aucun bien.

Le soleil est le grand dispensateur de vie, et il faut lui laisser le temps d’accomplir son œuvre. Sa chaleur est aussi nécessaire pour mûrir les fruits que la chaleur du four l’est pour la cuisson du pain. Elle change leur composition chimique et développe leur saveur et les substances salutaires qu’ils renferment.

Le temps viendra où ces vérités seront reconnues officiellement, et où les inspecteurs des denrées feront détruire tous les légumes et les fruits mis en vente à moitié mûrs.

Le mot d’ordre égoïste du commerce actuel : “tout ce qui peut être vendu doit se vendre” ne sera pas toléré. Il ne sera plus possible, comme maintenant, de mûrir artificiellement des fruits pour pouvoir les expédier et les vendre à de grandes distances.

Défiez-vous de ces produits de la cupidité commerciale ! Mangez moins de fruit si cela est nécessaire, mais qu’il soit bien mûr, nourrissant et sain.

Les fruits et leurs bienfaits

Heureusement, nous avons une grande variété d’excellents fruits, de notre pays et de l’étranger, frais ou séchés, à des prix si abordables qu’ils sont à la portée de tous, même des plus pauvres.

Les bananes, quoiqu’elles aient perdu une partie de leur valeur nutritive en étant cueillies avant leur maturité, forment encore une bonne nourriture, et ce n’est pas pour rien qu’on les a surnommées le “bifteck du pauvre”. Bien mastiquées et mangées seules, elles sont facilement digérées.

Les oranges, les citrons et les raisins sont d’excellents fruits populaires ; on peut se procurer les 2 premiers presque toute l’année. Tous 3 aident à la digestion. Une orange ou un peu de raisin pris à jeun, avant le déjeuner, sont particulièrement à recommander.

Les citrons sont peut-être encore les plus sains des 3. Ils sont des stérilisateurs de substances nuisibles. Les docteurs disent qu’ils peuvent même stériliser les liquides contenant le bacille de la fièvre typhoïde ou des germes d’autres maladies.

Le jus de citron aseptise le canal digestif. La limonade est une boisson excellente, délicieuse et rafraîchissante pendant les chaleurs de l’été. Bien des personnes se porteraient mieux si elles consommaient davantage de citrons.

Rien n’est plus sain que les pommes qui, comme les oranges et les citrons, peuvent s’obtenir presque toute l’année. Elles facilitent aussi la digestion, de même que la plupart des fruits, frais ou séchés.

Les prunes, les cerises, les fraises, les poires, les raisins, les ananas, les groseilles, les framboises, les pêches doivent être consommés en grande quantité en leur saison. Les fruits peuvent-ils nourrir complètement ?

Il ne faut cependant pas manger trop de fruits, ce qui serait aussi nuisible que d’abuser de toute autre nourriture.

Trop de fruit, comme trop de légumes ou trop de viande, fatigue le foie par une trop grande sécrétion de la bile, et cause des éruptions, de la constipation, etc.

Certaines personnes, ayant lu un article sur la grande valeur nutritive des fruits, s’en nourrissent presque exclusivement, jusqu’à ce qu’elles éprouvent quelque affaiblissement.

Ce n’est pas que les fruits leur fassent du mal, mais dans notre climat ils ne peuvent nourrir complètement, et il est nécessaire de leur adjoindre d’autres aliments, plus solides, renfermant certaines substances que les fruits et les légumes ne contiennent pas en quantité suffisante.

Bien des personnes mangent les fruits avec du lait et du sucre. Cette manière de procéder change les acides naturels des fruits en un produit anormal.

En règle générale, il vaut mieux manger les fruits seuls, sans sucre ni crème, ni aucun autre assaisonnement. Chaque fruit, même le citron, renferme une certaine quantité de sucre naturel, dans la proportion nécessaire pour le rendre salutaire.

Il n’y a pas de fruit plus délicieux que la fraise, par exemple, mais tant de gens l’enveloppent de sucre ou de crème qu’ils lui enlèvent, avec sa saveur si agréable, une bonne partie de ses effets salutaires.

Le jus des fruits mûrs est particulièrement bon pour le foie, tandis que le sucre le fatigue. En hiver, où il nous est difficile de nous approvisionner de fruits frais, nous avons les fruits secs, tels que les dattes, les figues, les raisins, les pruneaux qui peuvent les remplacer avec avantage.

La Nature a pourvu à ce que nous ayons la plus grande variété de fruits, et en abondance, dans les saisons comme le printemps et l’automne où nous en avons le plus besoin, pour que notre corps soit nettoyé et rafraîchi.

La maladie de scorbut est due au manque de fruits et légumes

Il y a une centaine d’années, les marins qui entreprenaient des voyages au long cours, sur les voiliers, étaient souvent atteints de la terrible maladie du scorbut. Il leur manquait certains éléments que renferment les fruits et les légumes.

Comme il était, dans ce temps-là, impossible de conserver de la nourriture fraîche, les marins vivaient de viande salée, de biscuits secs et de boissons alcooliques. Il leur manquait les sels de potasse et de chaux nécessaires au sang pour le maintenir pur.

Le capitaine Cook, qui fit le premier le tour du monde, étudia le scorbut et en découvrit la cause, et quoiqu’il ne pût pas emporter une quantité de fruits et de légumes pour plusieurs mois, il trouva que le citron était un excellent substitut.

Après un voyage de 4 ans, le grand explorateur revint en Angleterre n’ayant perdu que 4 hommes du scorbut.

Les explorateurs d’aujourd’hui craignent le scorbut plus que tout au monde, à cause des ravages effrayants qu’il fait dans tout l’organisme.

Le commandant Evans, un des compagnons de l’héroïque capitaine Scott dans sa fameuse expédition au pôle sud, disait dans une conférence qu’il a donnée à New York : “J’aurai toujours les cicatrices que je me suis faites en me mordant les lèvres jusqu’au sang, dans l’agonie des souffrances que m’infligeait le scorbut.”

Et, montrant la valeur des fruits et des légumes pour guérir cette maladie, il continuait : “Je me rétablis assez pour pouvoir me nourrir d’oignons frits, et, 1 ou 2 jours plus tard, je pus manger un peu de fruit.”

Bien des personnes atteintes de rhumatisme ne mangent presque pas de fruits parce qu’elles en redoutent l’acidité. Mais elles découvriront, par l’expérience que certains d’entre eux, au lieu de leur faire du mal, les aideront à se débarrasser des acides déposés dans leurs tissus, amélioreront leur santé, et prolongeront leur vie. 59

L’eau

À côté de l’air, l’eau est indispensable. Son effet, en dehors de celui qu’elle exerce en purifiant les tissus et en facilitant la distribution des éléments nutritifs solides, n’est pas connu.

Nous ne savons pas que l’eau constitue plus du 70 % du poids total du corps, qu’elle entre en une grande mesure dans la structure de tous nos tissus.

D’autre part, quoiqu’il entre une assez forte proportion de minéraux dans sa composition, nous savons qu’elle ne peut ni reconstruire nos tissus, ni nous fournir de la chaleur ou de l’énergie.

Il n’en est pas moins vrai qu’une grande quantité d’eau doit faire partie de notre alimentation, et que la vie humaine peut être soutenue, pendant de longues périodes, avec de l’eau seule. Les dangers de la déshydratation

Quand, pour une raison ou une autre, l’eau manque dans notre organisme, nos muscles perdent leur élasticité, et leurs cellules se ratatinent. Toutes les cellules du corps seraient détruites si elles se desséchaient.

Aucune des cellules cervicales ne pourrait survivre à la perte de son eau. Ainsi, quoique l’eau ne soit pas une nourriture par elle- même, elle répond à un besoin urgent du corps. Quand nous en absorbons trop peu, des poisons chimiques se dégagent de l’oxydation des aliments, et s’accumulent dans l’organisme où ils causent des ravages.

Peu de personnes boivent suffisamment d’eau. Des multitudes d’employés dans les magasins, les ateliers, les bureaux, ne boivent pas une seule goutte d’eau dans la journée.

Il en résulte que les parties solides de leur nourriture ne sont pas assez diluées, que les déchets produits par l’activité musculaire et l’activité cérébrale, ne sont pas éliminés, parce qu’il n’y a pas assez d’eau dans le sang pour nettoyer les cellules. Le sang est trop épais.

Beaucoup de personnes, particulièrement des femmes, se retiennent de boire de l’eau parce qu’elles craignent d’engraisser. C’est une grande erreur, car il a été prouvé que, dans aucune circonstance, que l’on boive l’eau en mangeant ou entre les repas, cette eau n’a produit de la chair.

Quoique boire en mangeant ne soit pas aussi nuisible que tant de gens le croient, il vaut mieux boire l’eau entre les repas, en grande quantité, à moins qu’on n’ait une circulation faible.

Dans ce dernier cas, il ne faut pas boire beaucoup avant de faire un exercice violent, parce que cette quantité de liquide exercerait une pression inutile sur le cœur. Les eaux minérales ne doivent être employées qu’avec circonspection, particulièrement celles qui renferment beaucoup de sels minéraux.

Que se passe-t-il au niveau des organes digestifs lorsqu’on boit trop d’eau ?

Quelques personnes se trouvent mal d’adopter un régime aqueux. Ayant entendu dire par les docteurs que la majorité des gens souffrent de prendre trop peu de liquide, elles se lancent dans l’autre extrême et boivent beaucoup trop.

Elles diluent ainsi les sucs digestifs de l’estomac, hâtent le passage du bol alimentaire dans le canal digestif, et souffrent de digestion imparfaite et de mauvaise assimilation. Trop d’eau exerce une trop grande pression sur les organes digestifs.

Nous devons faire usage de notre bon sens et de notre jugement dans tout ce qui concerne la nourriture et la boisson, et ne jamais nous laisser aller aux régimes extrêmes.

L’organisme a besoin d’une eau pure

Quoique tout aliment renferme une certaine proportion d’eau, il est nécessaire d’en introduire dans l’organisme, sous sa forme liquide, une plus ou moins grande quantité.

Nous en perdons beaucoup par l’évaporation, et quand la quantité nécessaire à notre corps se trouve au-dessous de la normale, les tissus ne peuvent recevoir la nutrition qu’ils réclament des aliments solides.

L’homme a tout autant besoin d’eau que les plantes. Il l’absorbe comme elles. Nous avons probablement tous observé que se baigner enlève la soif, parce que le liquide est absorbé par les pores.

Une dernière recommandation : assurez-vous que l’eau que vous buvez est absolument pure. Rien n’est plus dangereux pour la santé et la vie elle-même qu’une eau impure.

Cultivez la santé et la joie

Rien ne nuit plus à notre force créatrice que l’habitude de nous apitoyer sur nous-mêmes ou de nous plaindre. Elle paralyse les facultés parce qu’elle détruit la confiance en soi et enlève le courage. Si vous désirez réussir dans vos efforts, il faut que vous puissiez vous épanouir sans aucune restriction.

Au moment où vous commencez à vous prendre en pitié, et à penser que vous ne pouvez faire telle ou telle chose, vos facultés se mettent à l’unisson avec votre esprit, et votre énergie est diminuée ou même entièrement détruite.

Les maladies imaginaires

Je connais un homme, intelligent et capable, qui, par une analyse constante de ses conditions physiques et mentales, est tombé dans un état tout à fait morbide ; il a ainsi perdu toute confiance en son habileté, et devient rapidement faible et incapable.

Il a ruiné ses digestions en pensant constamment à sa nourriture, en s’inquiétant de ce qu’il doit ou ne doit pas manger, de ce qui lui convient ou ne lui convient pas. Aussi avale-t-il une cuillerée de dyspepsie avec chaque cuillerée de nourriture qu’il prend.

Il n’use que de certaines marques de produits. Partout où il va, il emporte avec lui son thé ou son café, et dans les hôtels, il se fait faire une nourriture spéciale. Lorsque les autres souffrent de la chaleur, il ferme portes et fenêtres pour éviter les courants d’air.

Il étudie constamment des livres de médecine, et lit toutes les annonces médicales, essayant d’y découvrir les symptômes de ses maladies imaginaires, et chaque fois que vous le rencontrez, il vous parle d’un nouveau trouble physique dont il se sent atteint.

Il pense constamment à ses maux, et s’imagine que toutes espèces de malheurs vont lui arriver. Il est persuadé qu’il ne peut entreprendre quoi que ce soit sans que mal s’ensuive.

La conséquence de tout ceci, c’est qu’il est devenu un pygmée au lieu du géant qu’il aurait pu être. S’il voulait seulement briser les limites qu ’il s’est imposées, sortir de lui-même, s’évader de l’étroitesse de ses conceptions maladives, il pourrait accomplir une grande œuvre dans ce monde.

Les médecins disent qu’il n’a aucun mal physique, que tous ses maux sont dans son imagination, qu’il a tellement étudié tous les symptômes des diverses maladies dont il se croit atteint, qu’il est devenu un pauvre hypocondriaque. Ce sont ces convictions maladives qui sont la cause de sa faiblesse et des troubles physiques qu’il ressent. Il est victime de son imagination.

Et voici cet homme, magnifiquement favorisé de la nature, qui se traîne dans la carrière, quand il pourrait avancer par bonds, simplement parce qu’il s’analyse continuellement et concentre ses pensées sur lui-même, au point d’être devenu l’esclave de ses sensations.

Le meilleur remède est le traitement mental personnel

Nul homme ne peut faire quoi que ce soit de grand, tant qu’il affaiblit ses facultés par les limitations qu’il s’impose, car personne ne peut aller plus loin que ses convictions. Aussi longtemps qu’on se croit faible, physiquement, on l’est.

Tout ce qui tend à nous rendre forts et robustes est d’une grande efficacité contre les maux nerveux et imaginaires, mais le remède par excellence est le traitement mental personnel.

Riez et souriez si vous voulez guérir

Un médecin, spécialiste pour les maladies nerveuses, n’obtenant pas de résultats satisfaisants de l’emploi des remèdes, essaya de guérir ses patients en les forçant à rire en toute circonstance, qu’ils s’y sentent disposés ou non. “Relevez les coins de votre bouche”, voilà sa prescription à tous ceux qui souffrent de mélancolie.

Et elle opère comme un charme. En relevant les coins de leur bouche, les malades sont forcés de sourire, quelque déprimés qu’ils soient. “Souriez, continuez à sourire, ne vous arrêtez pas de sourire”, leur dit le docteur. “Essayez de relever les coins de votre bouche sans vous inquiéter de votre humeur, et notez ce que vous ressentez ; puis abaissez-les et faites la même observation ; vous constaterez bien vite que cela fait certainement une différence.”

Il garde ses patients suffisamment longtemps dans son cabinet pour qu’ils apprennent à sourire. Et les sentiments s’améliorent en même temps que la bouche sourit.

Ce médecin déclare que l’on peut arriver à se rendre mélancolique et même à pleurer, rien qu’en abaissant les coins de la bouche. Au contraire, on peut arriver à s’égayer et à changer son humeur en les relevant.

Enseignez aux enfants que nous sommes faits pour vivre toujours en excellente santé

Une des raisons pour lesquelles nous avons une si piètre santé, c’est que nous avons un idéal physique amoindri. Nous avons été habitués, dès l’enfance, à entretenir des pensées contraires à la santé. Nous avons été saturés de l’idée que les maladies, les souffrances faisaient partie de notre lot terrestre, et que nous ne pouvions les éviter. On nous a tellement inculqué, dès notre jeune âge, qu’une santé robuste est l’exception et non la règle, que nous nous sommes accoutumés à considérer cet état de choses comme inévitable.

L’enfant entend si souvent parler de maladies, il est si souvent mis en garde contre le danger de la contagion, qu’il grandit avec la conviction que le désordre physique est une loi de son être. Il croit fermement qu’à un moment donné la maladie pourra le surprendre et ruiner son bonheur et sa carrière.

Pensez à ce qu’une éducation opposée produirait si on enseignait à l’enfant que la santé est l’état normal, et que la maladie est la manifestation d’une absence d’harmonie ! Pensez à la force qu’il aurait, si on lui enseignait à croire qu’une santé florissante est naturelle ! Pensez à ce que cela signifierait pour lui de se développer dans ces conditions, au lieu d’entendre constamment parler de maladies, et d’être constamment mis en garde contre le danger d’en contracter une !

On devrait enseigner à l’enfant que Dieu n’a pas créé la maladie, la souffrance, et qu’il n’était pas dans ses intentions que nous souffrions ; que nous étions faits pour vivre toujours en excellente santé, faits pour être heureux, et non pour être misérables, faits pour exprimer l’harmonie et non la discorde.

Prenez l’habitude de chasser de votre esprit toute pensée désagréable

Une saine attitude mentale a beaucoup à faire avec le bonheur. La qualité de la pensée détermine la qualité de la vie. Nous ne pouvons attendre une pensée saine d’un cerveau ou de cellules nerveuses malades. Si la vitalité est au-dessous de la normale, la vie se mettra à ce niveau, et la capacité de jouir s’en ressentira.

Plus vous êtes heureux, moins vous gaspillez d’énergie, parce que, augmenter le bonheur c’est augmenter l’harmonie, et l’organisme ne gaspille aucune énergie lorsqu’il travaille dans une harmonie parfaite. Et moins vous gaspillez d’énergie, plus vous possédez de vitalité, et moins vous êtes exposé à la maladie. Lorsque tout votre organisme est pénétré de force vitale, vous ne contractez aucune maladie.

Nous devrions de bonne heure prendre l’habitude de chasser de l’esprit toute pensée désagréable, malsaine, morbide. Chaque journée devrait être une page blanche. Nous devrions ôter de notre galerie mentale toute peinture discordante, et la remplacer par des tableaux harmonieux, qui élèvent et fortifient.

La chose en nous qui n’est jamais malade et ne meurt jamais

Un célèbre médecin allemand disait qu’il y a en nous quelque chose qui n’est jamais malade, qui ne meurt jamais.

Ce quelque chose, c’est l’homme que Dieu a créé à son image. Celui-là ne peut être discordant. Il est indépendant des circonstances. Il est le siège de la santé perpétuelle. Il n’est pas l’image déformée qu’une pensée fausse et une mauvaise manière de vivre ont créée, mais il est l’homme tel que Dieu l’a fait.

Et, si nous croyions à cette plénitude, à cette perfection (ce quelque chose en nous qui ne peut être malade ni mourir), si nous savions que cet être-là est un avec le Principe créateur immortel, toutes nos discordes disparaîtraient, et nous serions dans la Vérité. Voilà la vie, la vraie vie. Alors nous participerions à sa puissance. Alors nous aurions reconquis notre droit de naissance, et nous vivrions dans une harmonie perpétuelle.

Les personnes qui souffrent de désordres nerveux ou mentaux sont ordinairement sujettes à la crainte, une crainte qui provient du sentiment de leur impuissance, dû à ce qu’elles se sentent séparées de l’Énergie divine qui nous crée, nous guérit et nous soutient.

Quand nous retrouvons la conscience de notre union avec la Divinité, avec la Vie infinie, nous éprouvons un sentiment de plénitude, une assurance qui chasse toute crainte.

Rester positif dans l’adversité

Le plus grand défi de la positivité est de rester positif lorsque nous faisons face à l’adversité. Le vrai test consiste à trouver les solutions pour surmonter l’adversité. Apprendre à rester positif dans les temps troubles peut nécessiter une vie entière, mais cela peut être réalisé.

La chose principale lorsque nous faisons face à un problème est d’aller à la source de ce qui crée la négativité et d’essayer d’y mettre fin afin de pouvoir l’endurer. Les facteurs négatifs peuvent réellement avoir un énorme impact sur tout ce que nous faisons. Ils placent dans notre esprit l’idée que nous ne pouvons pas réussir ou surmonter nos problèmes. La négativité instille en nous qu’il n’existe aucune solution pour une mauvaise situation, donc nous devons simplement nous y complaire et l’accepter. Si vous avez des soucis pour rester positif pendant un moment difficile, il est suggéré de mettre le problème par écrit et de chercher des moyens de le réduire. Vous pourriez, au cours de votre recherche, découvrir que des personnes souffrent des mêmes problèmes et que vous n’êtes pas seul.

Être positif est un des meilleurs traits qu’une personne puisse posséder. Il la garde proactive pour réussir dans sa vie en dépit des obstacles. Il active sa force intérieure et lui permet de rester en contrôle même dans les pires situations. Rester positif dans les temps difficiles est également un signe de maturité. Il faut être mature pour rester positif lorsque la négativité et les problèmes s’accumulent.

La science a montré la corrélation entre le cerveau, l’attitude positive et la réponse du corps. Être positif peut aider un corps souffrant à mieux affronter les maladies (par exemple les personnes en rémission d’un cancer) et à affronter mentalement les défis. Même si vous échouez ou n’obtenez pas les résultats voulus, il a été montré qu’il est plus facile de récupérer ou de continuer lorsque l’état d’esprit est positif. Par exemple, si vous n’obtenez pas un travail pour lequel vous avez postulé, vous ne vous effondrez pas, mais vous l’acceptez et continuez à chercher jusqu’à en trouver un.

Voici quelques astuces à utiliser pour rester positif dans des conditions défavorables :

  1. N’abandonnez jamais – En n’abandonnant pas, même dans les conditions les plus dures, vous faites ce petit pas supplémentaire pour essayer et réussir. Vous trouvez, profondément en vous, ce petit reste de force que vous pensiez avoir disparu.
  2. Utilisez des modèles pour rester inspiré – Lorsque vous trouvez des personnes ayant traversé ce que vous traverser et qui s’en sont sorties, vous pouvez utiliser leur histoire pour rester inspiré, ne pas abandonner et rester positif. Que la personne soit célèbre ou non n’est pas important.
  3. Entourez-vous d’influences positives – Les amis et la famille peuvent être une source de confort et d’assistance lorsque vous traversez une passe difficile. Si quelqu’un ne vous offre pas de renforcement positif dans les temps troublés, oubliez-le. Vous n’avez besoin de rien ni personne vous éreintant lorsque vous vous battez pour que votre vie s’améliore.
  4. Essayez de ne pas vous apitoyer sur vous-même si vous souffrez – Cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas pleurer la perte d’un être aimé ou porter le deuil, mais ne laissez pas cela vous consumer et vous empêcher de revenir vers une vision positive de la vie. Si vous avez subi une perte, dites-vous : « Comment puis-je encore donner de la valeur à ma vie ? » « Comment puis-je tirer le meilleur de ma vie maintenant, même avec la perte ? » et vous aurez également besoin de vous pencher sur le fait : « Tirez-vous le meilleur de vos relations même si vous faites l’expérience d’une perte ? » « Nourrissez-vous et donnez-vous de la valeur à vos relations actuelles ? » Si vous répondez non à n’importe laquelle de ces questions, vous devez ajuster votre état d’esprit et votre comportement pour pouvoir répondre oui.
  5. Divertissez votre esprit en direction de quelque chose de positif – Lorsque vous sentez que la négativité s’installe, faites quelque chose de positif pour la neutraliser. Suivez un cours et faites les choses que vous n’avez jamais l’occasion de faire. Lisez ou méditez. Faites ce dont vous avez besoin pour rester dans un état d’esprit positif.
  6. Faites des choses pour rester calme – La tension engendre négativité et adversité. Si vous le devez, méditez, écoutez de la musique, faites du yoga, offrez-vous un massage, pomponnez-vous, prenez un bain chaud, etc. Et continuez de vous rappeler à vous-même qu’il y a de la lumière au bout du tunnel.
  7. Même si vous ne trouvez pas de travail – Même si vous ne travaillez pas, il est recommandé de sortir chaque jour, même pour une simple balade ou respirer de l’air pur. Apprenez à apprécier les choses simples. Réalisez combien vous êtes chanceux d’être en mesure de voir, marcher et ressentir la vie malgré les déboires qu’elle amène.
  8. Comptez vos chances – Vous pouvez ne pas posséder de grandes choses matérielle, mais, parfois, nous sommes chanceux d’avoir le peu que nous avons. La gratitude aide énormément.
  9. Faire de l’exercice – Cela aide à conserver puissants votre corps et esprit. Et si vous n’avez pas d’argent, vous aurez la forme !
  10. Entourez-vous de personnes portées par un but – Il est important de vous entourer de personnes positives qui sont focalisées sur la réalisation de leurs buts. Ce sera un facteur de motivation pour vous. Ne perdez pas de temps avec les personnes qui se plaignent en permanence ou qui débinent vos rêves ; y compris vos plans pour le futur.
  11. Soyez persévérant – Si quelque chose ne fonctionne pas la première fois, n’abandonnez pas. Essayez de nouveau. Cherchez également des moyens d’améliorer l’idée pour qu’elle fonctionne la prochaine fois.
  12. Si vous avez des êtres aimés – Enlacez-les et dites-leur que vous les aimez, au moins deux fois par jour. Cela inclut vos enfants.

La meilleure manière de faire face à l’adversité est de rester concentré et organisé pour atteindre vos objectifs en dépit des difficultés. Concevez un plan pour attaquer les conditions adverses de manière positive et collez-y. Prenez les choses comme elles viennent, un jour après l’autre. Ainsi, vous ne placez pas d’attentes irréalistes sur vous-même lorsque vous vous frayez un chemin à travers l’adversité et vous gardez un point de vue positif en le faisant.

Assumer la responsabilité de sa vie

Définition :

Prendre et assumer la responsabilité de votre vie procure une sensation de pouvoir et de liberté très agréable. Cela sous- entend également que vous êtes prêt à en assumer toutes les conséquences, positives comme négatives. Cette prise de contrôle peut être source de stress puisque cela part du principe que vous êtes le seul maître de votre vie et que la façon dont vous l’abordez et vous la vivez dépend uniquement de vous et du sens que vous décidez de lui donner.

Comme le résume bien la phrase suivante de Virginia Satir (célèbre thérapeute familiale), le fait d’assumer la responsabilité de sa vie relève de l’abandon d’habitudes et de références sécurisantes.

« Une personne avec une mauvaise estime d’elle-même a développé un style de vie auquel elle s’est habitué. C’est comme un habit familier. Il n’est ni beau, ni confortable, mais il est là, on peut compter sur lui ».

Abandonner cet habit familier nécessite une volonté et un courage important. La peur de l’inconnu, la peur du regard des autres, la peur de ne pas pouvoir ou de ne pas savoir et bien d’autres peurs encore sont autant de raisons qui poussent à ne rien faire et à chercher de bonnes ou mauvaises excuses.

La longueur et la difficulté du chemin ne doivent pas vous faire oublier la beauté et la plénitude de ce qui se dessine à son extrémité. Les plus beaux points de vue ne sont jamais faciles d’accès. Les efforts qu’il faut déployer pour les atteindre participent à leur beauté et à leur valeur.

A ce stade de la formation, j’ai une demande importante à vous adresser. Je n’ai pas besoin de connaître la réponse. Seule la réponse que vous formulerez à vous-même aura de l’importance. Avant de répondre, je vous demande de regarder au fond de vous et de ressentir pleinement la réponse que vous vous donnerez.

Etes-vous prêt à assumer la responsabilité de votre bonheur ?

Dans le cas où la réponse est positive et avant de poursuivre la lecture, je souhaiterais que vous preniez quelques minutes pour fermer les yeux et respirer profondément de manière à ce que vous ressentiez pleinement, en vous-même, les effets positifs de cet engagement et la plénitude qu’il vous procurera. Laissez-vous le temps d’apprécier cet instant privilégié.

Dès le moment où vous vous sentirez prêt, vous pourrez reprendre votre lecture.

La stratégie de prise de responsabilité de sa vie se découpe en 3 étapes successives :

La définition de vos besoins par rapport à vous-même

En apprenant à développer votre niveau de conscience et en développant votre écoute par rapport à vos besoins, vous avez préparé le terrain de cette nouvelle étape. Vous serez pleinement responsable de votre vie lorsque vous aurez défini ce que vous attendez de cette vie et que vous mettrez tout en oeuvre pour atteindre cet objectif.

Vous ne pouvez vous diriger vers quelque chose qu’à condition de connaître ce vers quoi vous allez. En établissant la liste de vos besoins en accord avec qui vous êtes et ce que vous croyez, vous vous préparez à l’exécution de ces actions.

La définition de vos besoins par rapport aux autres

Tout d’abord, il est de la première importance de comprendre que les autres, les personnes qui composent votre environnement personnel ou professionnel, ne sont pas responsables de votre bien-être ou de votre mal-être. De la même manière, ils ne sont pas sensés deviner ou imaginer quelles sont vos attentes. En prenant la responsabilité de qui vous êtes et de vos besoins, vous prenez également la responsabilité d’exprimer ces besoins à votre entourage de manière claire et précise.

La définition de ce que vous êtes prêt à abandonner

Vous connaissez précisément quels sont vos besoins et, lorsque les conditions l’exigent, vous savez demander à l’autre ce qui vous est nécessaire. Cependant, l’autre a toujours la possibilité de refuser d’accéder à votre demande. Votre propre bien-être et équilibre ne doivent pas obligatoirement se construire aux dépens de votre entourage.
Cette troisième étape consiste à accepter l’abandon d’une partie de vos besoins ou à rechercher une autre solution pour les satisfaire. Accepter de lâcher prise ou de faire le deuil de certains besoins sont autant de possibilités d’épanouissement que de « voir » tous ses besoins satisfaits.

Comme l’enseigne la spiritualité orientale, tout est toujours en mouvement. S’attacher ne peut mener qu’à la souffrance puisque ce à quoi nous pouvons nous attacher est appelé a évolué ou à disparaître. En lâchant prise, vous évitez les frustrations et les sentiments d’impuissance ou de « sur place » que peut provoquer un refus ou une impasse.
Prendre le contrôle de sa vie ne signifie pas pour autant qu’il faille assumer la responsabilité de tout ce qui peut survenir. Pour prendre la responsabilité de quelque chose, vous devez impérativement vérifier que tout soit sous votre contrôle. Si vous acceptez la responsabilité d’un objectif et que les moyens pour atteindre cet objectif ne sont pas sous votre contrôle, vous acceptez de remettre les clés de votre équilibre entre les mains de quelqu’un d’autre.

Pour la personne qui est la recherche d’un emploi, elle peut prendre la responsabilité d’envoyer 10 dossiers de candidature par jour ou de contacter quotidiennement par téléphone 5 entreprises. Si, à la fin de la journée, l’objectif est atteint, cette personne ressentira une satisfaction et le niveau de son estime personnelle en ressortira grandi.
En revanche, si cette même personne avait pris la responsabilité d’être engagée, dans la journée, par un nouvel employeur et qu’en fin d’après-midi elle est toujours sans emploi, le niveau de son estime personnelle ne sera certainement pas très élevé et sa motivation pour les jours suivants en danger. En assumant la responsabilité de quelque chose qui n’était pas sous son contrôle, elle s’est mise dans une impasse, source de frustration et de mal-être.

En conclusion, je tiens à vous féliciter et à vous encourager dans votre démarche. Prendre pleinement la responsabilité de soi et de ses actes est un engagement qui mérite d’être fêté. Et si vous éprouvez parfois des difficultés ou de la peur, prenez le temps de vous arrêter, de respirer profondément et de ressentir, à nouveau, les émotions qui vous envahissent lorsque vous vous dites cette phrase :

Je suis prêt à assumer la responsabilité de mon bonheur

Exemples :

Les quelques phrases ci-dessous représentent des situations où la personne qui les dit n’est pas pleinement responsable de sa vie.

« De toute façon, le système est tellement corrompu que ce n’est même pas la peine d’essayer ! » « Quoi que je fasse, je ne serai jamais heureux. »

« Ils me demandent tous ce que je désire faire comme travail. Je ne sais pas et puis ils n’ont qu’à me dire ce qu’ils attendent de moi ! »

« Toute ma vie est consacrée à ma famille. Je ne veux rien si ce n’est leur bonheur. »

« Qu’est-ce que je fais là à me reposer et prendre du bon temps alors les autres pourraient avoir besoin de mon aide. » « Je sais bien que tu es toujours là pour m’écouter mais je n’ai pas envie de t’ennuyer avec mes histoires. »

« Je ne peux pas le changer et c’est cela qui me désole le plus ! »

Exercices :

Grâce à ces exercices, vous allez progressivement développer votre capacité à prendre la responsabilité de votre vie et à atténuer l’inquiétude qui peut en résulter. Dans tous les cas, si vous éprouvez un sentiment de peur ou d’angoisse face à la pratique de ces exercices, sachez que cela est tout à fait normal et constitue un indicateur de votre engagement et de l’utilité des exercices.

Autant que faire ce peut, évitez de repousser ou d’abandonner ces exercices.

Faites la liste de vos besoins

Pour cet exercice, vous utiliserez à nouveau notre désormais fameux cahier compagnon. Cet exercice est à répéter tous les jours de la semaine. Il vous servira comme base de travail pour le deuxième exercice ci-dessous.

Cet exercice se décompose en 2 phases distinctes : Phase 1. Inventaire

L’objectif de cette première phase consiste à faire l’inventaire de vos besoins. Ce dernier peut s’effectuer de deux manières différentes. La première alternative consiste à prendre note de ces besoins au fur et à mesure que vous les découvrez ou que vous en prenez conscience. Comme cela vous a déjà été présenté dans le cadre de la première clé, le besoin, qu’il soit satisfait ou insatisfait, se signale à vous par l’entremise d’un sentiment ou d’une émotion. Par conséquent, à chaque fois que, durant la journée, vous éprouvez un sentiment ou une émotion, identifiez le besoin sous-jacent et notez le dans votre cahier.

La deuxième alternative consiste à prendre le temps du repos et de la méditation. Une fois que vous êtes détendu et en contact avec vous-même, posez-vous les questions suivantes :

o Qu’est-ce qui est important pour moi ?
o De quoi ai-je besoin pour être pleinement celui/celle que je veux être ?
o Quelles sont mes convictions ou mes croyances ?
o De quoi ai-je besoin pour satisfaire/réaliser mes convictions ou croyances ?

Ces questions vous permettront de découvrir vos besoins

Dans cette phase d’inventaire, n’établissez aucune censure ou aucun tri. Chaque jour est un jour nouveau et notez tous les besoins sans chercher à savoir s’ils ont déjà été identifiés auparavant.

Phase 2. Classification

En fin de journée, reprenez la liste des besoins que vous avez établi durant la journée et classez chacun des besoins en fonction des questions suivantes :

o Est-ce que le besoin a déjà été identifié et classifié ? Si oui, indiquez, à côté du besoin déjà classifié, le fait qu’il a été identifié une nouvelle fois. A la fin de la semaine, vous serez en mesure de savoir le nombre de fois qu’un besoin a été identifié.
o Est-ce que la satisfaction de ce besoin est uniquement sous mon contrôle ? Si oui, reportez le dans une colonne regroupant tous les besoins qui sont uniquement sous votre contrôle.
o Est-ce que la satisfaction de ce besoin nécessite une demande à une ou plusieurs personnes de mon entourage ? Si oui, reportez le dans une colonne regroupant tous les besoins qui nécessitent la collaboration ou l’aide d’autrui.

A l’issue de cette classification, vous aurez la liste de vos besoins classés en deux catégories.

Cherchez à satisfaire vos besoins

Le matin du deuxième jour (jeudi), choisissez dans la liste des besoins (voir ci-dessus) celui que vous désirez satisfaire. Le choix dépend uniquement de votre envie et de votre motivation. Une fois le choix effectué, posez-vous les questions suivantes :

· Sur une échelle de 1 (faible) à 10 (fort), quel est mon niveau de motivation à satisfaire ce besoin ? Si la réponse se situe en dessous de 8, choisissez un autre besoin.

· Comment est-ce que je vais satisfaire ce besoin ?

· S’il me manque quelque chose pour atteindre mon objectif (satisfaction du besoin), où puis-je le trouver ?

Pour mener à bien cet exercice et prendre pleinement la responsabilité de votre vie, le plan d’action qui permettra la satisfaction du besoin doit être clairement connu et défini avant de commencer quoi que ce soit. Vous connaissez votre but et vous savez comment l’atteindre.

Les jouissances de l’appétit

“Le plus grand plaisir de la table ne provient pas de mets coûteux, mais de vous-mêmes.” HORACE

“Mieux vaut de l’herbe pour nourriture, là où règne l’amour, qu’un bœuf engraissé si la haine est là.” SALOMON

“Un regard joyeux fait de chaque plat un festin.” Georges HERBERT

“Des repas troubles procurent une mauvaise digestion.” SHAKESPEARE

Combien de gens se mettent à table pour faire connaissance avec la colique, la dyspepsie ou quelque autre maladie de la même espèce, grâce à leur ignorance complète des lois de la diététique, leur mauvaise humeur, leurs querelles, au lieu d’apprendre, et de démontrer par l’exemple, les bienfaits de la prière de la reconnaissance envers le Créateur de la nourriture, et la joie du repas pris en commun.

“Chaque bouchée de nourriture signifie dégénération ou régénération.” Cette épigramme renferme une grande vérité.

L’art de bien manger

Je ne connais rien qui soit plus en rapport avec le bien-être humain que l’art de bien manger, de manger les choses les meilleures de la façon la meilleure, en quantité exacte, au moment voulu. De l’hygiène alimentaire dépend notre bien-être, notre bonheur et notre longévité.

Quoique vous preniez une bonne nourriture en suffisance, il ne s’ensuit pas toujours que vous soyez bien nourris.

Il arrive souvent que grâce à la diminution de l’efficacité des sucs digestifs ou à l’empoisonnement mental causé par la crainte, les soucis ou d’autres troubles de l’esprit, certains tissus souffrent sérieusement de la faim, même lorsque vous avez absorbé une nourriture suffisante.

Les aliments les plus appétissants, même si nous sommes en bonne santé, ne sont pas bien digérés, bien assimilés, si nous les prenons quand nous sommes éprouvés par une grande anxiété ou des pressentiments de malheur.

La condition de l’esprit modifie très sérieusement la nutrition. Notre humeur, nos émotions, notre attitude mentale, nos joies, nos chagrins influent sur le processus digestif.

Les organes de la digestion, – le foie et l’estomac, par exemple, – dépendent à tel point de l’harmonie, que s’il existe en nous la moindre discordance, ils ne peuvent agir normalement, et la digestion se trouve compromise.

L’attitude mentale et la digestion

Un spécialiste russe, le Dr Pawlaw, a fait des expériences sur des chiens et des chats. Il a trouvé que lorsque ces animaux étaient, pendant qu’ils mangeaient, irrités, grondés ou chicanés, les sucs gastriques s’affaiblissaient ou même cessaient d’être sécrétés, et qu’ils étaient, en tout cas, d’une qualité inférieure.

Il est bien reconnu que les victimes de la crainte, de la jalousie, de la mélancolie ou de toute autre discorde mentale, sont mal nourris pour la même raison. Leurs sucs digestifs sont dilués, faibles, manquent de pepsine et des acides si nécessaires pour dissoudre les aliments solides.

Les spécialistes déclarent que l’attitude mentale, au moment du repas, exerce une grande influence sur le corps. Si l’esprit est troublé, fatigué, s’il souffre des effets aigus des passions, la digestion est imparfaite ; la nourriture est mal digérée, des poisons sont engendrés, et la débilité générale s’installe.

Je connais une mère dont l’état d’esprit est souvent très préjudiciable à son bébé. La crainte, l’inquiétude, tout ce qui la rend soucieuse a une répercussion sur le bébé, aussi bien que la nourriture qu’elle prend.

Un choc causé par un télégramme ou une lettre renfermant de mauvaises nouvelles peut arrêter complètement la digestion, qui ne pourra être rétablie que lorsque l’esprit aura recouvré sa tranquillité.

Si nous pouvions examiner l’estomac après un semblable choc, nous verrions que l’écoulement des sucs des follicules digestifs est suspendu ; ces follicules semblent desséchés et fiévreux, et privés, pour un temps, de leur pouvoir digestif.

Cela provient de ce que l’appareil digestif est en rapport très étroit avec le cerveau. En cas d’accident ou de terreur soudaine, celui-ci envoie aux organes de la digestion comme un commandement d’interrompre leur travail.

Quelques personnes s’empoisonnent elles-mêmes mentalement pendant leurs repas, au point de ne pouvoir digérer leur nourriture. Il est toujours dangereux de se quereller, de se mettre en colère, mais plus particulièrement lorsqu’on est à table.

De la bonne humeur pour une bonne digestion

N’amenez pas vos soucis à la table de famille, car il n’y a rien qui trouble plus facilement la digestion qu’un esprit préoccupé.

Les plus grandes autorités médicales sont d’accord pour dire qu’il ne faut pas manger lorsque l’esprit est agité ou inquiet, qu’il est de la plus grande importance de venir joyeux à table, de ne manger que lorsqu’on est de bonne humeur.

Elles disent aussi qu’il faut éviter la discorde mentale, le soir, surtout, quand on va se mettre au lit, parce que la mauvaise influence d’un esprit troublé sur la digestion et l’assimilation empêche le sommeil rafraîchissant.

En résumé, quelque malheureux, soucieux ou inquiet que vous puissiez être à d’autres moments de la journée, il est absolument nécessaire que vous soyez aussi heureux et harmonieux que possible pendant les repas et les heures ou s’opère la digestion.

Autrement les sucs digestifs ne posséderont pas les qualités requises, et tout votre organisme en souffrira. Les soucieux chroniques ne digèrent jamais bien.

Il vaut donc la peine de faire un effort pour acquérir l’habitude de la bonne humeur pendant les repas et avant d’aller nous coucher, car elle exercera la plus heureuse influence sur notre santé. 2 endroits où les soucis ne sont pas admis

Posez-vous donc la règle que, quoi que ce soit qui ait pu vous troubler, vous fatiguer pendant votre travail, dans la journée, il y aura 2 places où les soucis ne seront pas admis : votre salle à manger et votre chambre à coucher.

Placez dans ces 2 endroits un écriteau sur lequel on lira en grandes lettres : Aucun souci, aucun ennui, n’est admis ici. Ce lieu est consacré à la joie et au contentement, à la paix et à l’harmonie.

Faites en sorte que votre salle à manger soit un lieu de détente et d’amusement

La salle à manger devrait être considérée comme un lieu où règnent la gaîté, le badinage. Faites-vous un point d’honneur d’y apporter vos meilleures plaisanteries, vos histoires les plus amusantes. Ne les réservez pas pour votre club ou pour la table des autres. Ne craignez pas de rire en mangeant. Ne contraignez pas vos enfants à rester immobiles et sérieux. Laissez-les rire et plaisanter tant qu’ils veulent.

Cela vaut 10 fois mieux que l’indigestion et la dyspepsie. Faites de la salle à manger un lieu de détente et d’amusement. Que chacun laisse dehors ses haines, ses jalousies, ses soucis, et que la cloche du dîner soit le signal de la joie et du contentement.

Les repas sont destinés à nous procurer du plaisir

La sensation agréable que nous éprouvons à la pensée de manger quand nous avons faim, que notre palais est chatouillé délicieusement par l’odeur des apprêts culinaires, le bien-être que nous ressentons en prenant notre repas, indiquent que les repas sont destinés à nous procurer du plaisir.

Horace Fletcher dit que peu de personnes connaissent la jouissance réelle qu’un individu affamé éprouve en mangeant une croûte de pain. Il dit que, souvent, il mange un morceau de pain sec très lentement, en le mastiquant bien, et trouve du goût à chaque bouchée.

Chaque fois que vous vous asseyez pour prendre votre repas, pensez combien est merveilleux le miracle de la nutrition, et réalisez que la fonction que nous accomplissons en mangeant a été créée pour que nous en ayons de la joie.

Nous devrions nous approcher de chaque repas avec respect, en l’appréciant, et dans notre meilleure disposition.

Nous devrions nous dire : “Je vais, en mangeant, emmagasiner de la vie, de la force et de la vigueur fournies par le soleil et réglées par un Pouvoir plus grand que celui du soleil.” Faites de l’acte de manger une fête mentale et spirituelle

Le miracle perpétuel que la Nature opère dans notre corps par l’action de la nourriture, de l’air pur et du sommeil étonnerait un ange ; cependant nous n’y pensons jamais. Beaucoup de gens semblent croire qu’ils ont été créés une fois pour toutes.

Ils ne réalisent pas qu’ils se recréent eux-mêmes avec chaque bouchée qu’ils avalent, avec chacune des bouffées d’air qu’ils respirent; que la vie est une perpétuelle récréation, et que si cette puissance créatrice nous était retirée, une seule seconde, notre vie s’éteindrait immédiatement.

Il n’y a rien de plus beau, de plus merveilleux que la transformation du pain, de la viande, des légumes ou du fruit en tissus vivants ; rien de plus étonnant que les choses en apparence inertes que nous avalons puissent, en très peu de temps, penser, agir, vivre et créer.

Mais combien peu d’entre nous pensent à ces miracles ! La majorité des gens mangent par nécessité, et n’en retirent qu’une satisfaction animale. Au lieu de faire de l’acte de manger une fête mentale et spirituelle, un sacrement de l’âme, ils n’y voient qu’une fonction purement corporelle.

Il est regrettable que la belle coutume de rendre grâce avant le repas soit tombée en désuétude, car quoiqu’on ait souvent dît que ce n’était qu’un acte fait pour avoir l’esprit tranquille, elle était cependant une halte d’un instant qui nous procurait l’occasion de penser à ce que nous allions faire, et d’exprimer une pensée de gratitude au Créateur de tout ce dont nous jouissons.

N’oubliez pas de penser au Créateur lorsque vous mangez

Mais en dehors de tout ce que renferme de merveilleux et de sacré l’acte de manger, le fait qu’il renferme aussi une re-création entre bien rarement dans la tête des gens.

La prochaine fois que vous mangerez, ne fût-ce qu’une pomme ou une orange, pensez à l’Intelligence merveilleuse qui l’a préparée pour vous. Considérez que la même puissance créatrice, qui a fait ces fruits délicieux, a aussi adapté vos sens, votre être physique, pour qu’ils puissent en jouir.

De même, toutes les fois que vous verrez un beau visage, un beau paysage ou toute autre belle chose, souvenez-vous que c’est la Puissance qui vous a créés qui a fait ces choses pour réjouir votre vue.

La prochaine fois que vous vous assiérez pour prendre votre repas, à haute voix ou silencieusement, offrez à votre Créateur l’hommage de votre gratitude et de la jouissance que vous éprouvez.

Vous serez surpris de constater combien votre nourriture vous profitera mieux si vous lui adjoignez l’appréciation de l’amour de Celui qui vous la fournit et une douce gaîté, si vous prenez l’habitude de considérer un repas comme la participation à un sacrement, comme quelque chose qui recrée votre vie, renouvelle votre pensée, votre vigueur, et vivifie en les augmentant toutes vos facultés.

Que faut-il apprendre aux enfants ?

On devrait apprendre aux enfants ce que cela signifie que de se mettre à table dans la vraie attitude mentale. On devrait leur enseigner à prendre leur nourriture avec gratitude, amour et bonne humeur.

Cela aurait une merveilleuse influence sur leur santé, leur bien- être général et leur bonheur.

Si les pères de famille comprenaient ces choses, ils ne se permettraient pas de lire leur journal pendant le repas ou d’apporter à la maison les préoccupations de leurs affaires, et d’en parler à table.

Et les mères ne se borneraient pas à commander à leurs enfants de se bien tenir et de ne pas parler, ni rire aux repas. Les querelles, les reproches, les picoteries pendant le repas seraient considérés comme des péchés. On ne se permettrait pas mieux ces choses qu’on ne se les permet dans un temple.

Nous ne devrions jamais perdre de vue le fait – et nous devrions l’inculquer à nos enfants, à la maison et à l’école – que le processus digestif suit le processus mental, et coïncide avec lui.

Si nous entretenons avec persistance des pensées de joie, de contentement, de bienveillance, qui travailleront toujours en nous pour maintenir notre santé et pour produire l’harmonie, la sérénité et l’équilibre, nous assurerons notre santé mentale.

D’autre part, des pensées discordantes, inharmonieuses, se manifesteront dans le corps sous différentes formes, telles que le rhumatisme, la dyspepsie, les maux de tète, etc.

Il nous faut un repas attrayant à la vue et agréable au palais

L’appétit est aussi puissamment affecté par notre humeur et par la vue. Un soudain accès de colère nous enlève l’appétit, quelque envie que nous ayons eu de le satisfaire. La découverte, dans nos aliments, de choses qui dégoûtent, produit le même effet.

En voyage, nous avons tous expérimenté combien du nappage sale, dans un hôtel ou un restaurant, nous enlève l’appétit, combien vite une mouche ou quelque insecte trouvé dans le lait nous ôte l’envie de le boire !

Considérez quelle puissance possède la pensée pour qu’elle puisse ainsi occasionner la suspension ou la complète cessation du processus digestif !

Beaucoup de personnes sont plus ou moins affectées par l’apparence et l’arrangement de la table ou de l’endroit où elles mangent.

Impossible, par exemple, de trouver la nourriture bonne et d’avoir du plaisir à la manger dans un restaurant plein de mouches ; et cependant nous prendrions cette nourriture avec plaisir dans un hôtel de première classe, lorsqu’elle serait servie dans de la porcelaine fine, au milieu de corbeilles de fleurs.

Non seulement notre appétit est augmenté par un milieu attrayant, mais notre santé en est aussi fortifiée, car un environnement plaisant a une influence qui égaye et qui élève l’esprit.

La table, la porcelaine, le nappage, tout ce qui est associé à notre repas devrait être aussi propre et agréable à la vue que possible. Même un repas, composé de pain, de fromage et de lait, peut être servi de façon à solliciter l’appétit.

Une nappe peut être propre, même si son tissu est rude ; s’il n’y a ni verres taillés, ni porcelaine, les plats peuvent être sans éraflure, ni taches ; et si la maison se trouve à la campagne, la table peut être décorée de quelques simples fleurs des champs qui ajouteront au repas une grâce que n’aura pas une table plus riche, où le goût manquerait.

Quoique tout ce qui est possible doive être fait pour rendre le repas attrayant à la vue et agréable au palais, l’appétit ne doit cependant pas être indûment stimulé, car cela conduirait à une alimentation trop copieuse, alors que l’estomac demande peut-être à avoir du repos.

Par conséquent, il faut bannir les apéritifs qui font manger trop et semblent fortifier l’estomac quand au contraire ils le ruinent. Il ne faut jamais forcer l’appétit

Tout ce qui tend à forcer l’appétit est mauvais, et même dangereux. Les mères ne savent pas le mal qu’elles font lorsqu’elles forcent leurs enfants à manger quand ils n’en ont pas envie, en leur disant que s’ils ne mangent pas ils ne grandiront pas ou n’auront point de force.

La plupart de nos maux sont accrus par une nourriture trop copieuse quand nos organes souffrent déjà de plénitude ou ne sont pas en état d’absorber autant.

La Nature nous avertit quand nos tissus sont suffisamment nourris ou qu’ils ne sont pas en état de prendre de la nourriture. Chaque cellule du corps réclame quand elle sent le besoin d’être nourrie.

Mais afin d’éviter le danger de ne pas suivre les avertissements de la Nature, nous devons manger très lentement et bien mastiquer nos aliments.

Quand nous mangeons trop vite, la salive et les autres sucs gastriques n’ont pas le temps de dissoudre la nourriture, et les cellules qui réclamaient la nourriture n’ont aucun moyen de déterminer quand l’estomac en contient suffisamment. Alors l’appareil digestif est obligé de faire un travail inutile qui le fatigue. Il suffit d’obéir à l’appel de la Nature

La Nature connaît son affaire mieux que nous, et si nous obéissons à son appel, non seulement elle nous dira combien nous devons manger, mais quand nous devons manger.

Nous avons tous expérimenté que la salive nous vient à la bouche quand nous avons faim lorsque, rentrant peut-être d’une bonne promenade, nous sentons le fumet des aliments.

C’est l’appel de la Nature qui nous convie au repas. Mais combien de personnes prennent leur repas uniquement parce qu’il est l’heure de manger, sans éprouver aucun appétit !

La régularité dans les repas a une grande importance, mais il vaut mieux supprimer un repas, en se contentant de quelque chose de très léger, comme un verre de lait, une orange ou un autre fruit, que de prendre un repas uniquement parce qu’on a l’habitude de manger à cette heure-là.

L’ignorance de nos besoins physiques ou de la merveilleuse construction de notre corps et des lois qui président à sa croissance et à son entretien, est un des grands ennemis de l’humanité.

Une multitude d’hommes et de femmes pourraient, s’ils étaient instruits sur ces questions, doubler ou tripler leur habileté, leur originalité, leurs capacités, leur puissance cérébrale et leur bonheur. Comment faire pour avoir un corps en parfaite santé ?

Pour atteindre le plus haut type d’homme ou de femme, il est aussi nécessaire de cultiver le corps, de développer sa force et sa beauté, qu’il l’est de développer l’intelligence et de l’élever à sa plus haute puissance.

Et puisque le corps est renouvelé, recréé par la nourriture que nous prenons, il est facile de voir quel rôle important elle doit jouer dans notre existence.

Pour avoir un corps en parfaite santé, on doit posséder un esprit gai, optimiste, sain. Tous 2 dépendent dans une grande partie de ce que nous introduisons dans notre estomac.

L’amour, la paix, la joie, la gaîté, la bonté, le contentement, la sérénité, le dévouement, tous ces attributs mentaux, en maintenant l’harmonie entre toutes les fonctions, produisent un corps robuste et sain. Tous ceux qui le veulent peuvent obtenir ces attributs par la pensée juste et par une bonne alimentation.

La puissance des mots et de la pensée positive

La pensée positive est un processus par lequel nous créons des pensées concentrées et manifestées en nous afin d’émettre de l’énergie pour les transformer en réalité. Lorsque vous créez une pensée positive, vous faites ce qui est nécessaire pour que cette pensée devienne réalité ; la positivité donne des avantages en nature, à vous et aux autres. Afin de bien comprendre la positivité et ses effets, nous devons comprendre comment fonctionne l’esprit. En maîtrisant la façon dont fonctionnent la conscience et l’inconscient, nous aidons la manifestation de la positivité dans nos vies.

Pour de créer de l’énergie positive en nous pour pouvoir émettre cette positivité à l’extérieur, nous devons examiner la façon dont nous utilisons notre énergie telle qu’elle est exprimée mentalement et émotionnellement à travers nos pensées et comment nous les exécutons physiquement dans nos vies. Toutes ces choses impliquent l’apprentissage de la manière dont nous maximisons notre potentiel de positivité. En essence, la positivité est une attitude mentale qui est le noyau de nos pensées, y compris les mots et actions qui permettent de transformer les idées positives en réalité.

Lorsque nous possédons un état d’esprit positif, nous pouvons nous attendre à rien de moins qu’un résultat favorable dans nos vies. Lorsque nous vivons dans un état positif, nous pouvons nous attendre à la joie, à la santé et à un résultat favorable pour les choses que nous souhaitons. En vérité, ce qu’attend l’esprit est ce qu’il trouve. Ne vous y trompez pas, être positif demande du travail, spécialement dans le monde d’aujourd’hui. Mais plus la positivité est inclue dans nos vies, plus elle devient facile. En fait, beaucoup de gens pensent que la notion d’inclure de la positivité dans leurs vies n’est qu’un tas de foutaises et d’âneries. C’est parce que beaucoup de gens qui sont au fond du trou, diminués ou en grande difficulté, entendent « Penses de façon positive » de personnes qui elles-mêmes ne croient pas vraiment ces mots.

Tous nos sentiments, croyances et connaissances viennent de nos pensées à la fois conscientes et inconscientes. Cela crée notre état d’esprit qui se manifeste dans la manière dont nous nous présentons à nous-mêmes et au monde extérieur. Lorsque vous dites « La vie ne vaut rien » ou « J’aimerais être mort » ou n’importe quoi de négatif, cela se reflète dans notre comportement et dans la manière dont nous nous affairons dans le monde. C’est nous, personne d’autre, qui contrôlons notre esprit et ce que nous pensons. Le conditionnement est un renforcement de notre état d’esprit. Ou nous sommes conscient de ce fait, ou nous ne le sommes pas. Si nous pensons qu’il n’y a aucun moyen de sortir du trou, que nous y mettions de la volonté ou pas, nous ne serons jamais capables de sortir du trou. Ceci dit, nous pouvons soit être positif soit être négatif, enthousiaste ou maussade, actif ou passif. C’est notre choix et celui de personne d’autre. C’est ce qui se passe lorsque nous entendons des histoires où les chances s’accumulent pour une personne qui gagne sans cesse. Il est plus que probable que ce qui rend leur histoire différente de la vôtre est leur état d’esprit.

Le plus grand facteur faisant que nous obtenons ou pas ce que nous voulons dans la vie est la manière dont notre attitude est déterminée à changer les choses. Ce sont nos attitudes plus les impressions remontant à notre passé lointain, en commençant par nos parents, nos amis et la société, qui affectent notre « moi » et la manière dont nous nous voyons. Ces choses aident à nourrir notre image de nous-mêmes et la manière dont nous nous projetons dans le monde.

L’autre chose qui nous empêche de changer notre état d’esprit est les discours intérieurs constants que nous avons avec nous-mêmes, qui font que la mauvaise idée que nous avons de nous-mêmes prospère. Nous avons ces discours avec nous-mêmes à la fois consciemment et inconsciemment, tout comme nous avons des pensées qui nourrissent notre état de conscience. La première étape vers la positivité consiste à changer les discours négatifs que nous avons en permanence avec nous-mêmes et qui se reflètent dans notre attitude. Cela peut être réalisé en suivant ces trois principes.

  1. Engagement – Réalisez l’engagement conscient d’être positif. Cela signifie vous engager dans des choses positives, telles que l’apprentissage, les amis, la famille, l’environnement et les causes positives. Lorsque vous donnez aux autres des encouragements positifs, cela nourrit votre propre positivité.
  2. Contrôle – Contrôlez « votre » esprit. Conservez votre esprit focalisé sur ce qui est important dans votre vie. Vous pouvez encourager cela en définissant vos objectifs et vos priorités puis en vous y collant. Apprenez à développer des stratégies pour gérer les problèmes. Soyez honnête avec vous-même et apprenez à vous détendre.
  3. Défi – Ayez du courage et soyez courageux dans la vie. Faites de votre mieux et ne regardez pas en arrière. Cherchez la connaissance et considérez les changements comme des opportunités, sans vous retourner. Considérez vos options pour savoir si elles correspondent à vos rêves et vos buts. Ne laissez rien ni personne faire obstacle à ce que vous voulez. Essayez de nouvelles choses. Tenez consciemment à jour votre santé mentale et physique. Soyez optimiste et ne vous entourez pas de personnes, choses ou situations négatives.

Des études ont montré que les personnes suivant ces principes sont des gagnants lorsque l’époque est bonne et des survivants lorsqu’elle est mauvaise. La recherche a également montré que les gens qui commencent à modifier et changer leurs discours internes connaissent une amélioration immédiate dans leurs performances et situations. Leurs niveaux d’énergie changent aussi immédiatement. C’est l’engagement, le contrôle et le défi qui aide une personne à devenir meilleure pour elle-même, puis pour le monde.

L’autre considération est l’idée de bonheur contre paix intérieure. Ces deux choses sont-elles les mêmes ou deux choses différentes ? Beaucoup de gens confondent les deux. Elles ne sont pas la même chose. Exemple concret : quelqu’un possède une existence misérable, mais est toujours en paix au plus profond de lui-même. C’est ce qui lui donne la force de poursuivre cette misérable existence, mais ne crée aucun bonheur. Vous pouvez souffrir de la perte d’un être aimé que ce soit à cause d’un décès ou une rupture, et être toujours en paix à l’intérieur. La paix intérieure est ce qui nous permet d’accepter la douleur avec résignation. Le bonheur est une émotion éphémère obtenue d’une chose, d’une position ou d’un confort. La paix, d’un autre côté, est une qualité interne ressentie profondément que le matériel ou le physique ne peuvent définir. La paix intérieure est la partie de nous-mêmes, profondément à l’intérieur de nous, qui dit « c’est ainsi » lorsque la vie semble nous gifler et se retourner contre nous.

Une autre chose affectant notre existence est notre vision du bien et du mal. Avant tout, nous ne pensons pas tous que la même chose est bonne ou mauvaise. Une personne peut trouver que quelque chose est horrible alors qu’une autre l’appréciera. C’est personnel. Donc, pour aider à trouver notre paix intérieure, nous devons apprendre à abandonner la notion de bien et de mal et nous dire « et bien, c’est ce que c’est ». Vous avez besoin de mauvaises expériences pour savoir ce que sont les bonnes. La vie est une question d’équilibre créant de l’harmonie qui, au final, nous apportera la paix.

Vivre un mauvais moment nous aide à comprendre que nous avons des illusions que nous devons abandonner afin de tirer paix et sens de ce mauvais moment. Cela ne signifie pas que nous tolérons tout. Cela signifie que lorsque nous voyons ce que nous considérons mauvais, nous devons découvrir ce qui nous l’a enseigné ainsi afin de pouvoir apprendre de l’expérience, puis avancer.

C’est ce qui est appelé « laisser aller », « abandonner ». La somme de toutes ces mauvaises expériences que nous affrontons dans nos vies, si nous les cultivons et continuons à nous y coller, peut vous anéantir et vous empêcher d’avancer dans votre vie, tout en ruinant la vie qui nous reste. Nos esprits et nos corps n’ont pas été conçus par la nature pour conserver les expériences et sentiments débilitants stockés dans nos corps et esprits pour notre existence entière. C’est ce qui fait la différence entre souffrir pendant toute sa vie et vivre une expérience douloureuse et s’appuyer dessus pour avancer et continuer à vivre votre vie.

La négativité est une forme de résistance à ce qui est Positif. Ce sont en fait des extrêmes opposés. Regardez une pile. Un bout est négatif et l’autre est positif. Mais vous avez besoin des deux pour faire que la pile fonctionne et que surviennent des charges ionisées. Vous ne pouvez pas avoir le bon sans le mauvais, est la même idée que négativité et positivité. La différence est le choix que vous faites pour dévider quelle charge vous choisissez d’être. La meilleure manière de laisser aller une énergie négative est de définir où elle prend racine.

La négativité peut aller de l’irritabilité à l’agitation, l’impatience, la colère violente, la haine et le désespoir total. Vous devez aller jusqu’à la source déclenchant la négativité dans votre vie et vous en débarrasser. Cela peut être difficile parce que certaines négativités sont déclenchées par des choses que nous ne pouvons pas contrôler telles que des douleurs et des personnes refusant de s’en aller. C’est ici que survient l’esprit plus fort que la matière. Une fois la source identifiée, qu’elle soit physique, émotionnelle, mentale ou spirituelle, et que vous décidez de ne pas l’abandonner, vous choisissez de conserver la négativité dans votre vie. Cela signifie que vous ne voulez pas de changement positif. Plus facile à dire qu’à faire, c’est, bien entendu, un processus, mais être ainsi est un auto-sabotage.

Le premier pas sur la route de la positivité est de rester dans l’instant. Cédez au moment en acceptant et en restant dans le présent. Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons choisir le futur.

L’effort fait pour sauver les apparences tue le bonheur

Vous pouvez acheter une somme de bonheur familial à peu de frais, mais un bonheur fashionable coûte toujours plus que vous ne pouvez le payer. Vous ne pouvez diminuer les dépenses quand vous avez à sauver les apparences, c’est-à-dire l’apparence d’être ce que vous n’êtes pas.

Ne vivez pas au-dessus de vos moyens

Il n’y a pas longtemps qu’à New York, on vendait aux enchères la maison et tous les biens d’une veuve. On découvrit que cette ambitieuse mère, dans le but de marier ses filles avec des jeunes gens au-dessus de leur condition, avait fait des efforts désespérés pour sauver les apparences, et contracté des dettes qui, finalement, lui coûtaient tout ce qu’elle possédait. Elle devait de grosses sommes aux fleuristes, aux fournisseurs, à la couturière ; elle avait, pendant longtemps, mené un train de vie bien au-dessus de ses moyens, sauvant les apparences par de perpétuels mensonges. Et tout ceci, grâce à sa folle ambition de marier ses filles avec des hommes riches.

Cette famille aurait pu vivre confortablement avec ses modestes revenus, sans la stupide ambition de la mère. Des milliers d’euros furent dépensés pour maintenir un luxe semblable à celui d’autres jeunes filles beaucoup plus fortunées. Et maintenant, la mère n’a plus de maison, et les filles n’ont point de maris.

C’est l’ambition effrénée, l’égoïsme, la lutte mauvaise pour sauver les apparences, qui font le malheur de bien des foyers.

Pourquoi tant de gens, dans les grandes villes, se rendent-ils la vie dure et difficile pour sauver les apparences, quand ils pourraient connaître de réelles jouissances, être contents et heureux, être quelqu’un et faire des choses utiles dans de plus petites villes, où les habitants sont moins ambitieux et moins acharnés à gagner de l’argent et à vivre somptueusement ?

Ne vous préoccupez pas de ce que pensent les autres

Je connais, à New-York, 2 jeunes mariés qui sont parfaitement malheureux parce qu’ils ne peuvent pas s’introduire dans la société fashionable, et vivre et s’habiller comme ceux qu’ils envient. Ils sont toujours soucieux et tourmentés, et ne jouissent de rien à moins qu’ils ne puissent faire une impression sur les autres. Ils font tout pour sauver les apparences, parce qu’ils sont les esclaves de l’opinion du monde.

Ce n’est pas tant notre manque de confort, de luxe, que notre envie, notre égoïsme, nos fausses ambitions, qui nous rendent malheureux.

Quelle terrible souffrance, quelle gêne nous endurons en sacrifiant à l’opinion ! Quels esclaves, quels fous nous sommes, quand nous nous préoccupons de ce que pensent les autres, quand nous les forçons à nous croire supérieurs à ce que nous sommes réellement !

C’est l’opinion des autres qui coûte cher, qui nous rend mécontents de notre lot, qui nous fait lutter en esclaves pour sauver les apparences.

La fortune rapporte le plus souvent le malheur et une mauvaise santé

La lutte pour égaler ceux qui sont plus fortunés que nous constitue une des tragédies de notre époque. Les dettes sont une des plus grandes sources de malheur, spécialement pour les jeunes époux.

Dans les grandes villes, beaucoup de gens se sentent perdus. Ils ne peuvent garder le rang que comporterait leur éducation, leurs goûts et leur culture. Ils ne peuvent frayer avec la société qui répondrait à leurs goûts, et ne désirent pas se mêler aux gens vulgaires et non cultivés. Ils ne sont pas à leur place.

Bien des familles, à New-York, vivent dans une misère perpétuelle à cause de cet état de choses. Je connais un homme d’affaires qui n’a qu’un modeste revenu. Sa femme et lui sont des personnes cultivées, bien élevées, aux goûts raffinés, et ils ne veulent pas vivre dans une des parties de la ville qui correspondraient à leur revenu. Il en résulte qu’ils sont obligés de lutter pour vivre dans un quartier riche, et qu’une fois le loyer payé, ils ont peu de chose à consacrer à leur nourriture, à leurs vêtements et à leurs plaisirs.

Beaucoup de personnes semblent croire qu’il est déshonorant de ne pas avoir un gros revenu, et que le bonheur de la vie consiste à dépenser beaucoup d’argent pour des objets de luxe. Mais, après tout, qu’est-ce que la fortune rapporte le plus souvent ? Le malheur, une mauvaise santé, grâce aux excès de table ou de plaisirs.

Ne soyez pas l’esclave d’une fausse économie

D’autre part, beaucoup de personnes se privent de jouissances parce qu’elles sont les esclaves d’une fausse économie et d’un travail excessif. Une économie mesquine, frisant l’avarice, les prive de tout, même dans leur propre foyer.

Elles voient partout de la dissipation, conseillent à chacun de ne pas trop user de ceci ou de cela, et rendent leurs alentours malheureux.

Je connais un homme qui, à force de répéter dans son ménage qu’on emploie trop de beurre et trop de viande, fait du moment des repas une terreur pour sa famille. Sa femme et ses enfants n’osent acheter des souliers ou tout autre article d’habillement, tant le chef de la famille fait de difficultés et d’objections à chaque achat.

Un des plus vilains traits des maris avares est la censure qu’ils aiment à exercer sur les dépenses de leur femme, leur enlevant ainsi toute joie et tout intérêt pour le bien du ménage. S’il arrive à la femme de faire un mauvais marché, le mari se fâche si fort qu’elle en est malheureuse, tandis que lui-même fait toutes espèces de folles dépenses, et apporte parfois à la maison des objets absolument inutiles qui représentent de l’argent gaspillé.

Un mari de ma connaissance ne demande jamais à sa femme ce dont elle peut avoir besoin dans la maison, et ne lui donne jamais d’argent pour acheter elle-même ce qui lui manque. Par contre, il achète des meubles chez des marchands de bric-à-brac, et, dans des ventes aux enchères, toutes sortes d’objets absolument hors de saison. Et cependant la femme n’ose pas critiquer son mari.

Il achètera, par exemple, toute la collection des livres d’un auteur, parce qu’il les a obtenus à bon marché, alors que cette collection ne renferme peut-être pas un volume qui intéresse les membres de la famille, et que sa femme sache parfaitement que quelques volumes, choisis parmi les bons auteurs, auraient bien plus de valeur que toute la collection de rebut apportée par son mari.

Il n’y a peut-être pas de qualité qui soit plus mal comprise que l’économie. Et ceci est tout particulièrement vrai en ce qui concerne le foyer. Une fausse économie est fatale à sa joie. Chez plusieurs, l’économie devient du fétichisme. Une multitude de choses qui ne serviront jamais et qui devraient être détruites sont remisées dans des greniers et des armoires.

Ne vous privez pas des conforts sous prétexte de faire des économies

J’ai présent à la mémoire un intérieur où l’atmosphère de pauvreté et de privations prédomine. La famille n’a aucun des conforts de la vie. De fausses idées sur l’épargne ont infesté chacun de ses membres, au point qu’il est vraiment pénible de leur rendre visite.

Je dînais chez eux, dernièrement, lorsque le petit garçon, âgé de 6 ans, fit remarquer qu’on servait du maquereau parce qu’il coûtait meilleur marché que les autres poissons. Même les petits enfants se préoccupaient du prix des denrées devant les hôtes !

Beaucoup d’hommes laissent leurs femmes se surmener pendant les premières années du mariage, dans le but d’économiser quelque argent qui leur permettra de tenir un certain rang. Puis, lorsqu’ils prospèrent ensuite, ils ont honte de leurs femmes parce que le rude travail auquel elles se sont astreintes, et leur oubli d’elles-mêmes, ont détruit leur éclat, qui les rendait attrayantes. Alors le mari se figure que sa femme n’est plus assortie avec lui, et il se divorce pour épouser quelque jeune fille plus jolie qui pourra briller en société.

Les maris égoïstes

J’ai vu, à Washington, des hommes qui se sont élevés sur l’échelle sociale et sont devenus membres du Congrès, grâce à une économie rigoureuse dont ils ont eu beaucoup moins à souffrir que leurs femmes. Je les ai vus dans les réceptions publiques, où ils auraient dû être fiers de conduire leurs épouses, non seulement éviter de les y introduire, mais encore se dévouer à des femmes plus jeunes et plus attrayantes.

Il n’y a pas longtemps, dans une réception, je vis un multimillionnaire, sorti de la plus extrême pauvreté, et dont la femme a sacrifié sa beauté, sa grâce et ses charmes dans la lutte terrible qu’ils ont dû soutenir pour arriver à la position qu’il occupe. Elle avait un doux visage, mais l’expression en était triste. Il révélait un caractère, mais n’avait plus rien de ce qui plaît aux hommes.

Le mari était très correctement vêtu ; il paraissait frais et vigoureux, car sa constitution était beaucoup plus solide que celle de sa femme. Il était si occupé à converser et à rire avec des femmes plus jeunes et plus gracieuses, qu’il en oubliait de prendre le temps de les présenter à sa pauvre femme, qui semblait pleinement consciente d’avoir perdu l’attrait qu’elle avait autrefois pour son mari, grâce aux années de dur labeur et d’économie qu’elle avait dû supporter. 2 fois seulement, de toute la soirée, je vis cet homme présenter quelqu’un à sa femme, et comme par acquit de conscience.

Il semblait à peine possible que cette femme, si peu mondaine en apparence, et chez laquelle la joie de vivre paraissait éteinte, fût l’épouse de cet homme beau et attrayant qui, soit dit en passant, ne s’était pas tué de travail pour parvenir à la position qu’il occupait.

L’égoïsme et l’économie exagérée détruisent le bonheur

Je pus me renseigner sur l’histoire de ce couple, et j’appris que leur fortune était due bien plus à la sagacité, au dur travail et à l’oubli d’elle-même de la femme, qu’à l’habileté du mari. Et, maintenant que celui-ci possède la fortune, il met pratiquement son épouse de côté. Il court le pays en automobile ; sa société est très recherchée parce qu’il dépense sans compter, mais sa pauvre femme, sauf en de rares occasions, reste seule à la maison.

C’est ainsi qu’il conserve son attrait physique et sa robustesse, et maintenant qu’ils sont au faîte de leur prospérité, au moment de jouir de ce qu’ils possèdent, la femme est déjà “finie”. Elle paraît âgée, quoiqu’ils soient du même âge, tandis que lui est dans la fleur de sa virilité.

Sa jeune épouse a été trop peu égoïste, trop dévouée, trop anxieuse d’économiser et d’aider son mari à s’élever, pour économiser ses forces et conserver sa beauté. Elle lui a tout donné, et il ne l’apprécie plus. Ainsi l’égoïsme et une économie exagérée ont détruit le bonheur de leur âge mûr.

De nos jours, les foyers sont sollicités par Charybde et Scylla, – en péril d’être entraînés dans le gouffre de l’extravagance, ou d’être mis en pièces sur le roc d’une fausse économie.

Le bonheur du foyer consiste à poursuivre sa course sur la mer plus calme du contentement d’esprit, de la simplicité, et d’une saine jouissance de la vie.

HYDROTHÉRAPIE DU COLON. Deuxième partie

Indications

Toute personne devrait effectuer une série complète d’irrigations du colon au moins une fois dans sa vie, puis, quand elle en éprouve le besoin.

Cette technique fait du bien à tout le monde!

On l’évite chez les enfants pour ne pas les « médicaliser ». Mais dans certains cas, c’est une aide précieuse (paralysie, grosse constipation, acné, grosseur du ventre…).

Contre-indications

Il y en a peu pour peu que le thérapeute ait une bonne expérience et soit délicat.

Une opération sur l’intestin de moins de six mois.

De grosses hémorroïdes, si la canule ne peut passer. Mais si elle peut passer, la technique améliore beaucoup cette pathologie.

L’insuffisance rénale: pour ne pas surcharger le rein. Ceci est vrai quand on utilise de l’eau douce car celle-ci rentre dans le corps par l’intestin, ce qui augment beaucoup la diurèse. Si le rein suit, cela lui fait du bien et cela hydrate le corps. Peu de gens boivent suffisamment.

Si le rein ne suit pas, il est surchargé, il fatigue et l’insuffisance peut s’aggraver.

Pour éviter cela et faire quand même des séances, il faut utiliser de l’eau salée à légèrement plus de 9 grammes par litre pour attirer l’eau du corps vers l’intestin.

Le problème est le même pour les insuffisances cardiaques sévères.

Les fistules et les fissures graves.

Les nécroses par irradiation.

Les suites d’hémorragie importante.

Pour les grossesses, pas de réelle contre-indication :

Quelques femmes font une séance la veille d’un accouchement afin de le faciliter.

Dans les rectocolites ulcéro hémorragiques, il faut être très délicat. Mais cela peut beaucoup les améliorer.

A quel rythme?

Les spécialistes en hygiène intestinale recommandent une à cinq séances, à raison d’une fois par semaine, de préférence aux changements de saisons, principalement au printemps et à l’automne, et ce, une ou deux fois par an.

Ce rythme est une bonne façon de procéder.

Il y a aussi des cures de 4 à 6 séances, à raison de une ou deux par jour…L’effet n’est pas le même.

Il est surprenant de constater, alors que chaque séance se termine quand plus aucun déchet ne sort de l’intestin, qu’il en revient encore en quantité souvent très importante à la deuxième, troisième, quatrièmes quelquefois jusqu’à la sixième séance, y compris chez des personnes qui jeûnent depuis quelques jours…

L’effet de régénération est tel que les gens retrouvent des sensations perdues comme si quelque chose se libérait en eux, comme s’ils sortaient d’une sorte d’enlisement.

Nous leur demandons juste de rester attentifs à ces sensations.

Quand ils se sentent à nouveau encombrés, c’est le moment d’une nouvelle libération. Cela peut se faire au bout d’un an, de deux ou plus.

Nous stockons dans les intestins ce que nous stockons dans la tête. Plus nous apprenons à lâcher prise, à ne pas retenir dans la vie ce qui ne lui convient pas mais à le laisser partir, moins notre intestin se surcharge et moins les toxines physiques et émotionnelles viennent nous empoisonner le corps et l’existence.

Pendant la cure

Pendant la cure, nous invitons à une mono diète de fruits ou de riz, voire à un jeûne complet.

Les personnes urinent souvent beaucoup quand les irrigations se font à l’eau douce: celle-ci rentre dans le corps par l’intestin.

Faite avec de l’eau trop salée, au contraire, donne soif par déshydratation.

Après la cure

Il faut reprendre une alimentation douce, biologique, en évitant les produits laitiers de vache, souvent le gluten, les sucres raffinés ainsi que la viande.

Après une irrigation du colon, le corps réagit très vite aux produits qui ne lui conviennent pas. Ceux-ci entraînent immédiatement une pesanteur digestive, un éternuement, une obstruction nasale ou un écoulement, une douleur ou une démangeaison qui se réveille. Une attention à ces sensations permet à chacun de repérer ce qui ne lui convient pas, des éventuelles intolérances…

Évidemment alcool et tabac ne sont pas souhaitables.

Résultats

Tout programme conçu pour nettoyer, détoxiquer et reconstruire le côlon s’adresse à plusieurs zones clefs :

-Aider à revivifier le côlon en stimulant ses mouvements péristaltiques.

-Stimuler la matière à se mouvoir dans le système.

-Freiner la putréfaction.

-Évacuer les vieilles matières fécales de la paroi du côlon et hors des interstices des intestins.

-Désinfecter.

-Éliminer les poisons et les toxines.

-Aider à expulser les métaux lourds comme le mercure et le plomb.

-Éliminer les résidus chimiques.

-Éliminer même les substances radioactives comme le strontium 90.

-Apaiser et stimuler la guérison de la muqueuse de tout le tube digestif.

-Aider à stimuler le corps à commencer à guérir et réparer ses hernies internes.

-Augmenter le flux de bile pour aider à nettoyer la vésicule biliaire, les conduits biliaires et le foie.

-Stimuler une flore intestinale saine.

-Détruire et expulser les parasites.

-Détruire l’excès de Candida albicans.

-Maintenir la régularité.

-Amener à réduire les efforts d’évacuation.

-Accélérer le temps de transit des selles par le gros intestin.

-Stimuler la croissance de colonies de bactéries bénéfiques dans le tube digestif.

-Autres effets :

La peau devient plus vivante, plus tonique, plus lumineuse,

Les yeux sont plus lumineux également.

Le cerveau semble se libérer. La pensée s’éclaire. Des prises de conscience se font, une meilleure créativité/concentration.

Les organes se régénèrent.

Le bassin est libéré.

La libido s’améliore.

Les règles peuvent se régulariser. La fécondité revenir.

Le transit se régularise.

Une meilleure respiration (plus profonde).

Une sensation de légèreté.

Certaines douleurs disparaissent.

Une régulation de l’humeur.

Le ventre est plat.

Le cœur s’ouvre…