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PROSTATE : L’HYPERTROPHIE (OU HYPERPLASIE) BÉNIGNE

Outre les divers symptômes d’obstruction décrits plus haut (difficulté à uriner, etc.), avez-vous noté aussi des symptômes d’irritation : besoin d’uriner plus fréquent la nuit que le jour, incontinence, fréquence excessive de mictions peu abondantes durant le jour, etc. ?

De toute évidence, les cellules de votre prostate ont considérablement augmenté en nombre. Autrement dit, votre prostate a pris du volume.

L’hypertrophie de la prostate est ici définie comme bénigne par rapport à l’hypertrophie, dite “maligne”, associée au cancer de la prostate. Cette hypertrophie peut cependant prendre des proportions qui vont de légère à grave selon que votre prostate compresse peu ou prou l’urètre.

À vrai dire, ce phénomène s’explique mal. On sait seulement que les androgènes (hormones mâles), et plus spécialement la testostérone, stimulent la croissance de la prostate. Ce qui est d’autant plus étrange que le taux de testostérone tend à diminuer à compter de la cinquantaine !

Par ailleurs, fait intéressant, l’alimentation est un facteur causal à ne surtout pas négliger. (Voyez plus loin Comment combattre les problèmes de la prostate par l’alimentation.)

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CHASSEZ LES PROBLÈMES DE PROSTATE PAR L’EXERCICE

L’absence d’exercice est la mère de bien des maux, dont les maladies de la prostate. Si vous passez beaucoup de temps assis, il est évident que votre plancher pelvien subit une pression permanente qui comprime la prostate.

Si votre travail vous oblige à rester longtemps assis, prenez l’habitude de vous lever régulièrement pour faire quelques étirements, marcher, etc. Ces petites pauses exercices entretiendront la santé de votre prostate, mais aussi celle de vos yeux, de votre dos et de vos nerfs.

Essayez en particulier l’exercice du cerf

Les philosophes taoïstes de l’Antiquité Chinoise (le clan opposé aux confucianistes) avaient noté que le cerf mâle avait l’habitude de faire bouger sa queue. Ce mouvement leur parut causé par des contractions des sphincters anaux.

Étant donné la réputation de “virilité” du cerf mâle, ces philosophes se sont donc demandés si ce mouvement particulier ne pouvait leur apporter quelque bienfait au niveau sexuel.

De fait, cet “exercice” se révéla fort utile pour augmenter la jouissance sexuelle et même retarder l’éjaculation à volonté. Les sexologues modernes ont redécouvert d’ailleurs les vertus sexuelles des contractions répétées du pubococcygien (le bloc de muscles qui va du pubis au coccyx), qu’ils ont d’ailleurs baptisé le “muscle de l’amour”.

Mais les bienfaits de cet exercice ne s’arrêtent pas là !

Dans son ouvrage The Tao of Sexology, le Dr Stephen T. Chang, un médecin chinois adepte du taoïsme, affirme que les contractions du plancher pelvien aident en plus la prostate à rester en bonne santé.

Le Dr Chang compare cette pratique à un massage interne qui stimule l’activité de la prostate mais qui, en même temps, contrôle son expansion possible. La pratique régulière de l’exercice du Cerf peut donc contribuer à prévenir les troubles de la prostate.

Comment pratiquer cet exercice

Cet exercice consiste tout simplement à contracter le groupe de muscles qui va du coccyx au pubis. Au début, faites au minimum une dizaine de profondes et longues contractions – et ce, 2 à 3 fois par jour.

Après la phase de contraction, relâchez lentement.

Par la suite, faites des séries plus longues.

Cet exercice peut se pratiquer n’importe où: en voiture, dans une file d’attente, etc.

Mais attention à certains exercices

Comme vous l’avez vu plus haut, la vie de “rond-de-cuir” nuit à la miction. Cependant, le cuir de la selle de bicyclette ou de cheval présente aussi des risques. Le cyclisme et l’équitation “écrasent” en effet la région pelvienne.

Heureusement, dans le cas de la bicyclette, vous pouvez utiliser une selle de très bonne qualité qui soutient la pointe des fesses. Certaines selles sont même spécialement conçues pour dégager le plancher pelvien.

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LA PROSTATITE AIGUË OU CHRONIQUE

Certains microbes du type staphylocoque ou streptocoque, qui circulent dans votre organisme, peuvent aussi s’introduire dans l’urètre et causer une inflammation de la prostate.

Il s’ensuit une enflure de la prostate et donc des troubles d’obstruction urinaire, mais aussi les symptômes suivants :

  • douleur lors de la miction ;
  • forte fièvre avec frissons accompagnée de douleurs dans le périnée, la région lombaire et le bas-ventre ;
  • présence de sang dans les urines.

Ce sont là les symptômes typiques d’une prostatite aiguë, une maladie peu fréquente qui peut aussi s’expliquer par une MST comme la blennorragie.

Il existe aussi une prostatite chronique, qui est tantôt d’origine bactérienne, tantôt d’origine mal connue. Dans ce dernier cas, il pourrait s’agir, entre autres, d’une évacuation anormale de la vessie ou d’une accumulation de sécrétions prostatiques. Encore ici, il y a inflammation et donc enflure de la prostate… avec tous les troubles de miction qui s’ensuivent.

En cas de prostatite chronique, bactérienne ou non, vous aurez donc un besoin fréquent d’uriner et la miction sera douloureuse. À cela s’ajouteront une douleur ou un malaise dans la prostate, les parties génitales ou le rectum ainsi que des douleurs lombaires.

Outre ces symptômes communs aux 2 types de prostatite chronique, vous aurez en plus les symptômes suivants, si vous souffrez d’une prostatite de forme bactérienne :

  • enflure des testicules ;
  • écoulements aqueux du pénis ;
  • douleur durant l’éjaculation ;
  • sang dans le sperme ;
  • éjaculation précoce ;
  • consistance molle et spongieuse de la prostate, lors du toucher rectal.

 

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VOTRE PROSTATE, COMMENT LA RAJEUNIR ET LA GUÉRIR

Introduction

Même en l’absence de “témoin”, vous avez peut-être déjà remarqué que votre jet d’urine était plutôt faible ou intermittent. Sans doute devez-vous alors faire un effort abdominal marqué pour uriner et vous vider complètement la vessie.

De toute évidence, c’est là un symptôme d’obstruction typique d’une hyperplasie bénigne ou encore d’une prostatite aiguë. À moins qu’il ne s’agisse d’un cancer de la prostate assez avancé.

En général, cette situation n’est heureusement pas irréversible, si elle est prise à temps.

En fait, la prostate, comme toutes les glandes, peut retrouver une nouvelle jeunesse. Notamment grâce à certaines plantes, une hygiène alimentaire adaptée… ou un exercice fort simple que vous découvrirez plus loin.

Si vous ne souffrez d’aucun problème apparent de prostate, songez néanmoins à entreprendre dès maintenant quelque chose pour prévenir les divers troubles de la prostate. Surtout si vous faites partie d’un groupe à risques (voyez plus loin).

L’enjeu est de taille !

En effet, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, jusqu’à 80% des hommes sont susceptibles de souffrir de troubles prostatiques au cours de leur vie, et 1 sur 3 aura probablement besoin d’une intervention chirurgicale. Les statistiques montrent aussi que le cancer de la prostate compte pour le 1/4 des cancers masculins.

Pourtant, les méthodes de prévention sont assez simples. Mais avant d’examiner les nombreuses – et fort intéressantes – solutions qu’offrent les médecines naturelles pour rajeunir votre prostate, il est impératif de voir d’abord ce que la médecine classique peut vous offrir.

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PROSTATE : LES SOLUTIONS QUE VOUS PROPOSE LA MÉDECINE OFFICIELLE

Plusieurs des traitements présentés ici pourront vous sembler assez radicaux. N’oubliez pas cependant qu’il existe des solutions moins “brutales” ou produisant moins d’effets secondaires. Dans beaucoup de cas, celles-ci se sont avérées d’une efficacité remarquable.

Mais, voyons d’abord ce que la chirurgie et la médication classique vous offrent, afin de faire un choix éclairé.

Pour l’hyperplasie bénigne de la prostate

Le traitement varie selon la gravité de votre hypertrophie.

Votre hypertrophie est-elle mineure ?

Le médecin attendra sans doute pour voir si les choses se stabilisent ou non.

Votre hypertrophie est-elle relativement importante ?

Ici, certains médicaments peuvent vous aider. Ce sont :

les alphabloquants : ceux-ci travaillent sur le système nerveux et inhibent les contractions de la prostate et de l’urètre ;

les antispasmodiques : ceux-ci soulagent l’irritation de la vessie ;

les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase : autrement dit, la finastéride, un médicament qui bloque la production d’androgènes.

Si votre hypertrophie est très sérieuse

Ici, les risques d’obstruction complète sont très présents. Vous devrez peut-être envisager la possibilité d’une ablation partielle ou totale de la prostate (prostatectomie), si les médicaments déjà mentionnés ne parviennent pas à libérer le passage de l’urine.

En cas d’urgence (obstruction complète), vous devrez vous rendre à l’hôpital pour vous soumettre à une procédure nommée cathétérisme. Celle-ci consiste tout simplement à introduire une sonde urétrale pour laisser sortir l’urine.

Pour la prostatite aiguë ou chronique

Les antibiotiques seront employés pour traiter la prostatite aiguë et la prostatite aiguë bactérienne.

Pour la prostatite chronique non bactérienne, on pourrait notamment vous administrer des antibiotiques, si la chlamydiae est en cause. Notez par ailleurs que la thermothérapie par micro-ondes accélère la guérison dans 50% des cas, comme le démontre une étude canadienne récente. Renseignez-vous à cet effet.

Pour le cancer de la prostate

Vous aurez le choix entre diverses interventions chirurgicales ou médicamenteuses. En voici un bref aperçu.

La prostatectomie

Si vous souffrez d’une hypertrophie grave de la prostate ou si votre cancer de la prostate est très avancé, votre médecin vous proposera sans doute une prostatectomie. Celle-ci, qui consiste à enlever en tout ou en partie la prostate, est le traitement le plus fréquemment employé dans ce cas.

Étant donné qu’il y a 2 façons d’atteindre la vessie, il existe aussi 2 façons de pratiquer la prostatectomie :

– la prostatectomie transurétrale (PTUR), pratiquée via l’urètre ;

– la prostatectomie ouverte, pratiquée via l’abdomen.

La radiothérapie

Votre cancer en est à ses débuts ou vous avez de grosses tumeurs dans la prostate ? Une radiothérapie pourrait éventuellement suffire.

Dans ce cas, le spécialiste appliquera des rayonnements ionisants sur les tissus cancéreux. Cette thérapie a pour but de détruire les cellules anormales ou d’en ralentir le développement.

Les thérapies hormonales

Il se pourrait que la maladie ait atteint d’autres parties de votre organisme. La réduction du taux de testostérone peut s’avérer bénéfique. On obtient une telle réduction par :

– l’orchidectomie ou ablation chirurgicale des testicules ;

– des médicaments à base d’oestrogènes ;

– le traitement par anti-androgènes ;

– la castration chimique (heureusement réversible, contrairement à la castration chirurgicale !).

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PROSTATE : CE QU’EN DIT LA MÉDECINE OFFICIELLE

Localisée tout juste devant le rectum et sous la vessie, votre prostate est une petite glande aux grandes responsabilités !

Sans être comme telle indispensable à la reproduction, elle la facilite néanmoins. Les substances hormonales qu’elle sécrète – les prostaglandines – aident en effet la semence à nager vers l’ovule.

Et il faut bien dire aussi que son absence (en cas d’ablation) risque de se faire cruellement sentir au niveau de la libido.

Cette glande qui ne dépasse guère la taille d’une châtaigne (soit 20 grammes) entoure, à la manière d’un collier ou d’une bague, le canal d’évacuation de votre vessie. En d’autres termes, l’urètre.

C’est là justement que les choses peuvent se compliquer. Avec l’action combinée de l’âge et de divers facteurs (voyez plus loin), cette bande qui encercle l’urètre peut gonfler et donc l’ »étrangler » progressivement.

Le passage de l’urine devient donc de plus en plus difficile et ce problème caractérise les divers troubles de la prostate.

(à suivre)

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COMMENT COMBATTRE LES PROBLÈMES DE LA PROSTATE PAR L’ALIMENTATION

L’une des tendances majeures de la recherche moderne est maintenant d’examiner à fond l’impact – positif ou négatif – de l’alimentation. Et comme il se doit, elle n’a pas manqué de le faire dans le cas des maladies de la prostate. Voici ce qui en ressort.

Pour combattre l’hypertrophie de la prostate

– Mangez souvent des aliments riches en zinc : huîtres, lentilles, haricots blancs secs, viande de cheval et de veau, farine de blé, palourdes, graines de soja entières, graines de tournesol, de sésame.

– Mangez de la graine de courge (ou de citrouille). En plus d’être riche en zinc, la graine de courge contient aussi du bêtasitostérol, une substance fort importante pour la prostate.

L’idéal serait d’en consommer sous forme concentrée, vendue sous le nom de Floradix®, un produit qui a déjà l’objet d’études fort concluantes. Vous pourriez aussi assaisonner vos salades avec de l’huile de citrouille.

– Le pollen d’abeilles est un autre produit dont la recherche a démontré l’efficacité dans le traitement de l’hypertrophie de la prostate. Il pourrait même vous éviter une opération normalement prévue.

Pour la prostatite chronique non bactérienne

Ici, le temps fait bien les choses, mais vous pouvez réduire la gêne.

– Évitez d’abord les irritants que sont le café, les mets épicés et l’alcool.

– Prenez aussi du pollen de seigle. Il est reconnu que ce supplément alimentaire peut réduire l’inflammation et l’irritation.

– Les suppléments de zinc sont également recommandés.

– Notez que les bains chauds et – thérapie fort agréable – une plus grande fréquence de l’éjaculation calment également la douleur. Chez certains cependant, un nombre d’éjaculations accru aura l’effet contraire.

Pour le cancer de la prostate

Vous éviterez :

– les “mauvaises” graisses (viande rouge, produits laitiers) ;

– les abus d’alcool.

Très important aussi : réduisez autant que possible votre excès de poids. L’obésité représente un facteur de risques.

En revanche, consommez à volonté les aliments suivants :

– aliments riches en acides gras essentiels (les “bonnes” graisses) : huile d’olive, de soja, de tournesol, de colza, etc.

– ail ;

– soja et haricots noirs ;

– aliments à base de tomates cuites : sauce tomate, pizza ;

– fraises.

Ces données proviennent notamment des recherches statistiques où l’on a étudié le rapport entre l’alimentation dominante et le cancer de la prostate. La prévalence du cancer de la prostate est moindre chez les Chinois et les Japonais habitant en Asie, mais elle s’élève aussitôt qu’ils s’installent en Occident et adoptent le mode d’alimentation dominant.

Au moins 2 plantes peuvent vous aider

Se pourrait-il que des plantes médicinales en viennent à remplacer des médicaments ? Vous vous en doutiez peut-être : oui, c’est possible !

Les baies de sabal (Serenoa repens)

Tout récemment, 2 études européennes ont démontré que les baies de sabal produisaient à peu près les mêmes résultats que le Proscar®, un médicament très classique.

En revanche, les baies de sabal ne provoquaient pas l’impuissance ni ne réduisaient l’éjaculat comme le Proscar® (Quarterly Review of Natural Medicine, 1997 : pp. 101-10).

Les baies de sabal proviennent du chou palmiste nain, une plante originaire de la côte Atlantique de l’Amérique du Nord. Les Indiens l’utilisaient déjà pour traiter les problèmes du tractus génito-urinaire.

Des études cliniques ont prouvé l’efficacité des extraits de baies de sabal. En effet :

  • ils réduisent la production de dihydrotestostérone (hormone mâle mise en cause ici) ;
  • ils diminuent la fréquence du besoin d’uriner ;
  • ils facilitent la miction ;
  • ils réduisent l’inflammation et la douleur liées à l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).

Vous pouvez faire tout à fait confiance à ce remède. Voici d’ailleurs ce qu’en dit le Dr Andrew Weil, un médecin américain, spécialiste des thérapeutiques naturelles :

“Ce remède protège la prostate des effets irritants de la testostérone et, en favorisant une réduction de la prostate, améliore la fonction urinaire. Il est non toxique et vous pouvez l’utiliser indéfiniment”.

Vous n’aurez aucune difficulté à trouver dans le commerce des extraits standardisés de baies de sabal. Demandez les marques CAPISTAN® ou PERMIXON®.

Vous n’aurez aucune peine à trouver ces extraits en pharmacie et ils vous seront remboursés par la sécurité sociale à 35%.

Dose recommandée : prenez 160 mg d’un extrait (85 à 90%), 2 fois par jour. Votre traitement doit durer au moins 3 mois. Sinon, vous pouvez en prendre à des fins préventives.

Le prunier africain (Pygeum africanum)

Changeons maintenant de continent. Les extraits tirés de l’écorce du prunier d’Afrique (un grand résineux africain) traitent fort bien les troubles urinaires causés par l’hypertrophie bénigne de la prostate. Ils réduisent l’inflammation et l’enflure.

Tout comme pour les baies de sabal, les chercheurs ont bien démontré l’efficacité des extraits de pygéum. C’est ainsi que lors d’une étude récente menée en Allemagne, en France et en Autriche, environ 70% des 263 sujets testés ont ressenti une nette amélioration u flot urinaire après 8 semaines d’utilisation.

L’action du pygéum est double :

  • d’une part, il réduit la taille de la prostate ;
  • d’autre part, il traite les problèmes d’érection et d’infertilité si ceux-ci ont été causés par un trouble prostatique.

Dans le commerce, vous trouverez des extraits standardisés d’écorce de prunier d’Afrique sous le nom de TADENAN®. Ces extraits de 50 g sont disponibles en pharmacie et vous seront remboursés par la sécurité sociale à 35%.

Le TADENAN® a quelques effets indésirables mais très mineurs en comparaison de ceux qu’occasionnent les médicaments de synthèse. Soit : constipation, diarrhée, nausées.

Dose recommandée : prenez du TADENAN® 2 fois par jour, matin et soir. Étant donné qu’il s’agit d’extraits de 50 mg, votre dose quotidienne sera donc de 100 mg au total. Le traitement durera de 6 à 8 semaines.

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