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Comment maîtriser la timidité et le trac

Connaissez-vous le trac ?

C’est d’abord l’angoisse, que tout le monde connaît et qui se localise tantôt à la gorge, tantôt dans la région du cœur, tantôt au creux de l’estomac; elle est souvent accompagnée d’une sensation d’étouffement et de constriction thoracique.

La sensation de palpitations est fréquente. Les troubles circulatoires sont ressentis comme une bouffée de chaleur au visage. On note parfois un malaise physique indéfinissable.

Le plus appréciable des symptômes moteurs est le tremblement, qui affecte de préférence les bras, les mains, les mollets, la langue, et peut, dans certains cas, devenir généralisé.

Il existe aussi un certain degré de faiblesse et de raideur musculaire: chez le pianiste intimidé les doigts peuvent se raidir au point de rendre l’exécution impossible. Chez le violoniste, les doigts se crispent, se déplacent, et le son monte.

La raideur musculaire qui se produit au moment de l’émotion donne lieu au phénomène suivant, signalé par Hartenberg: si dans une rue déserte, on est sur le point de croiser un passant qui vient en sens inverse sur le même trottoir, et si on le regarde fixement, il n’est pas rare qu’au moment du croisement l’inconnu laisse traîner une ou plusieurs fois son talon sur le sol: c’est un timide troublé par le regard fixe et chez qui une ébauche d’émotions a provoqué une raideur subite des jambes.

L’émotion peut provoquer de l’incoordination musculaire; les mouvements perdent leur harmonie; le timide n’a plus le contrôle de ses gestes; il devient gauche et maladroit; ses pieds se prennent dans le tapis, il se heurte aux meubles, fait rouler son chapeau par terre, en voulant le relever casse un bibelot. Au buffet il renverse sa tasse de thé ou sa coupe de champagne sur la robe de sa voisine, il ne sait plus ni marcher ni s’asseoir, ni que faire de ses pieds, de ses mains, de toute sa personne.

Les troubles de l’élocution sont fréquents; ils relèvent d’une quadruple cause:

  • psychique (confusion mentale)
  • laryngée (spasme des cordes vocales)
  • respiratoire (dyspnée) – linguale et labiale.

Le timide présente, au moment de l’accès, des troubles de l’idéation, en même temps que ses cordes vocales se crispent, et dans certains cas refusent tout service, occasionnant un véritable mutisme.

La respiration devient plus rapide, le chanteur a du mal à tenir sa note, à filer les sons, il se sent essoufflé, la voix s’affaiblit et souvent détonne.

L’orateur trébuche dans ses périodes, la langue, les lèvres, les joues participent aux troubles musculaires; la langue a perdu sa souplesse, les lèvres tremblent, d’où hésitation, bredouillement, bégaiement.

1 Le trac des examens

Les variétés de trac sont nombreuses. Nous allons passer en revues les plus fréquentes.

Trac des examens tout d’abord. Bien peu de candidats y ont échappé. Rappelez-vous, timides, le calvaire des concours, la détresse infinie de tout l’être devant l’impuissance à rassembler les idées, à retrouver les souvenirs. A la première question, on voit le candidat pâlir, s’embrouiller dans les phrases les plus simples, qu’il n’arrive pas à terminer. Un examinateur malveillant peut lui faire dire les sottises les plus invraisemblables. « Le Rhône se jette bien dans la Manche ?… — Oui Monsieur ! » répondait un jour à un examen Anatole France intimidé.

Il arrive que le timide, pour masquer son trouble ou pour triompher, parle sans discontinuer, parfois avec brusquerie, et prend une attitude agressive. Il semble se moquer et indispose son examinateur, alors qu’au fond il a perdu tout contrôle.

Et vous, automobiliste, ancien aspirant au permis de conduire, évoquez vos souvenirs plus ou moins récents. Souvenez-vous de ce jour mémorable où, après une attente prolongée et une conversation qui roulait sur la sévérité de plus en plus grande de l’examen, l’ingénieur vous invita à prendre place près de lui.

Vous qui étiez si fier de la façon dont vous aviez conduit les jours précédents, vous considériez ce jour-là avec anxiété tous les organes de manœuvre. Jamais, au grand jamais, votre voiture n’avait possédé tant de boutons, de commandes, de pédales, de cadrans !

Essayons tout de même de partir !… Après quelques tâtonnements, on retrouve le bouton du démarreur.

Le démarreur tourne longtemps sans résultat…  » – Vous avez oublié de mettre le contact… » Vous faites un bond brutal, et la voiture s’immobilise…  » – Il faut penser au frein à main… » Puis vous partez délibérément.., en marche arrière… Vous appuyez à fond sur l’accélérateur quand vous auriez voulu freiner. Vous calez votre moteur un certain nombre de fois, et l’ingénieur vous prie de vouloir bien repasser un mois plus tard, après avoir reçu quelques leçons supplémentaires. Et pourtant, quand vous étiez seul, tout allait si bien !

Le trac vous a paralysé !

2 Le trac des artistes

Certains artistes – mais ils sont rares ceux-là tiennent à leur trac et le considèrent comme un élément nécessaire qui leur permet de développer au maximum toutes leurs qualités et de faire passer leur émotion jusqu’au plus profond de l’âme des spectateurs, tel Signoret, dont vous avez souvent applaudi le merveilleux talent.

A mes questions, Signoret répondit: « Le trac est une maladie qu’il faut avoir. Il faut plaindre les artistes qui ne l’ont pas. Voyez-vous, Monsieur, je pense que le trac est en corrélation exacte de l’importance qu’un artiste donne à son art. C’est vous dire que j’ai toujours eu le trac, que je l’ai encore, et que j’espère l’avoir toujours.

Je ne regrette pas de souffrir un peu de cette terrible maladie qui, heureusement, n’est que passagère. Je ne le regrette pas car je bénéficie presque toujours d’une rapide et bienfaisante réaction qui me conduit vers le SUCCES ».

Il est fort probable que Signoret n’a jamais connu le vrai trac, le trac qui fait bondir le cœur, coupe la respiration, rend aphone, fait un trou béant dans la mémoire. Mais il est un trac léger, une émotion presque inévitable qu’un bon artiste ressent au moment de paraître en public et qui, loin d’être nuisibles lui donnent une sensibilité plus vive, une compréhension plus poussée du rôle, et lui permettent de jouer avec plus de brio. L’acteur est comme grisé. Si donc le vrai trac est un désastre sur la scène, une certaine émotion doit être considérée comme utile et jamais nous ne chercherons à détruire cette émotion.

C’est sans doute ce premier degré de trac auquel Signoret fait allusion; dans ce cas je me déclare pleinement d’accord avec lui.

Edmée Favart, tout en souffrant du trac, en considère surtout le côté utile: c’est, sans qu’elle s’en doute, un moyen indirect de lutter contre lui.

« Le trac, dit-elle, maladie des débutants, pense le commun des mortels. Quelle erreur ! Il s’accroît au contraire avec la notoriété: plus on monte en grade, plus on en est la victime. La grande Sarah Bernhardt elle-même en a souffert jusqu’à son dernier jour. Ceci est très explicable: la responsabilité de la bataille étant réservée au général et non aux soldats ».

« Ainsi que l’a enseigné Coué, on peut arriver à maîtriser le trac par l’éducation psychique. Pour ma part, je crois que nous devons subir ce divin supplice : il est un stimulant qui nous incite à mieux faire. »

3 Le trac des avocats et des conférenciers

Qui pourrait croire que des hommes bavards par tempérament et doivent chaque jour prendre la parole en public pour défendre la veuve et l’orphelin, sont sujets à des tracs particulièrement angoissants ? Et pourtant cela est.

On se rappelle Cicéron dans toute la possession de ses moyens, incapable de prononcer son discours le mieux préparé: la Milonienne.

« Il faut citer, dit Dugas, ce que maître Cléry raconte des émotions, des angoisses qui précédaient les plaidoiries des maîtres du Palais, émotions se révélant chez quelques-uns par de véritables souffrances physiques. Paillet » par exemple, le jour d’une affaire importante, s’en allant à pied au Palais, rasant les murs en construction, dans le vague espoir qu’une poutre mal dirigée lui casserait la jambe, en disant: « c’est ça qui serait un bon prétexte pour ne pas plaider ! »

« Et Chaix-d’Est-Ange, dont la main tremblait si fort qu’il pouvait à peine se raser sans se mettre la figure en sang. Et Bethmont, que j’ai vu au moment d’aborder la barre pris de vomissements presque incoercibles… »

Au Palais, on dit que Waldeck-Rousseau, avant de prendre la parole dans une affaire importante, éprouvait les affres du trac.

Notons encore la fréquence des débâcles intestinales de Sarcey, qui devait choisir, pour se rendre à sa conférence, un itinéraire qui lui permettrait de passer devant des maisons amies… Il est d’usage, paraît-il, d’indiquer aux prédicateurs qui vont faire un sermon dans une paroisse étrangère, la retraite où ils pourront donner libre cours aux conséquences de leur émotion.

Les conférenciers aussi peuvent avoir le trac, mais c’est en général un trac moins violent que celui des artistes. Cela se conçoit aisément: le conférencier ne fait que parler sans jouer, et en cas de défaillance, il peut toujours compter sur ses notes.

Le professeur Mosso nous fait, dans son livre La Peur, un récit pittoresque de son trac lors de sa première conférence : « Je me souviens toujours de ce soir, et je m’en souviendrai longtemps… Je regardais derrière le rideau d’une porte vitrée qui donnait dans le grand amphithéâtre bondé d’auditeurs… J’étais nouveau venu dans ma chaire, je me sentais humble et presque repentant de m’être exposé à l’épreuve d’une conférence dans ce même amphithéâtre où avaient parlé maintes fois mes plus célèbres maîtres.

« A mesure que l’heure approchait, ma crainte augmentait ; j’avais peur de me troubler et de rester bouche béante et muet. Mon cœur battait avec force; j’éprouvais l’angoisse de celui qui regarde au fond du précipice. Je voulus alors jeter un coup d’œil sur mon discours, et me recueillir. Mon effroi fut grand en m’apercevant que j’avais perdu le fil de mes idées, et que je ne parvenais pas à relier les fragments de mon discours. Les expériences que j’avais répétées cent fois, de longues périodes que je savais par cœur, tout s’était évanoui comme si je n’y eusse jamais songé.

« Cette absence de mémoire fut pour moi le comble de l’inquiétude. Je vois encore l’appariteur prendre le bouton de la porte et ouvrir, puis, la porte à peine ouverte, je sens un frisson dans le dos, et un bourdonnement d’oreilles, je me trouve enfin près de la table, au milieu d’un silence terrifiant. Il me semblait que j’avais fait un plongeon dans une mer orageuse et que, sortant la tête de l’eau, je me fusse jeté sur un récif au milieu de ce vaste amphithéâtre ».

« Mes premières paroles produisirent sur moi une singulière impression. Il me semblait que ma voix se perdait dans une immense solitude Où elle s’éteignait aussitôt émise. Après quelques paroles prononcées presque machinalement, je m’aperçus que j’avais déjà terminé mon exorde et je restai effrayé de ce que la mémoire avait pu me trahir à ce point, sur le passage où je me croyais le plus sûr; mais il n’était plus temps de retourner en arrière, et je poursuivis tout confus… L’amphithéâtre m’apparaissait comme un grand nuage ».

« Peu à peu l’horizon s’éclaircit, et dans la foule je distinguai quelques visages bienveillants et amis sur lesquels mes yeux se fixèrent comme le noyé à une planche qui flotte… Puis, à côté, des personnes attentives qui approuvaient de la tête et rapprochaient leurs mains de l’oreille pour mieux cueillir mes paroles ».

« Enfin, je me vois dans l’hémicycle, isolé, infime, chétif, humble, comme si je me confessais de mes fautes.

La première et la plus vive émotion était passée, mais quelle sécheresse à la gorge et quelle flamme au visage !…

Comme ma respiration était entrecoupée et ma voix éteinte et tremblante! L’harmonie des périodes étaient souvent suspendue par une rapide inspiration, et j’arrivais péniblement à trouver assez d’haleine pour prononcer les dernières paroles qui achevaient ma pensée ».

« Vers la fin, je sentis de nouveau le sang circuler, puis quelques minutes d’inquiétude s’écoulèrent encore; ma voix qui tremblait beaucoup, avait pris le ton persuasif de la conclusion, j’étais essoufflé et tout en nage.

Les forces étaient sur le point de m’abandonner; en regardant les gradins de l’amphithéâtre, il me sembla que la gueule d’un monstre s’ouvrait peu à peu pour m’engloutir dès que j’aurais prononcé mes dernières paroles. »

  1. Claretie connaissait également l’émotion. Elle se manifestait chez lui un peu avant de paraître en public, et atteignait son plus haut degré pendant le court instant durant lequel le conférencier s’avançait pour gagner la table. A ce moment, les idées les plus absurdes, les plus illogiques, lui passaient par la tête. Il se demandait ce qu’il venait faire là, quelle était l’utilité de cette épreuve, s’il ne serait pas infiniment mieux chez lui, tranquillement installé dans son cabinet.

Chez certains conférenciers, l’émotion a pour effet de précipiter le débit à tel point qu’une conférence qui devait normalement durer une heure est terminée au bout d’une demi-heure, l’orateur faisant des coupes sombres dans certains passages, sans se préoccuper de la logique du développement.

D’autres vont jusqu’à supprimer complètement la conférence.

Assolant, revenant d’un voyage en Amérique, était un jour invité à faire une causerie, et il avait pris pour thème le titre de son livre « La Vie aux Etats-Unis ». La documentation ne lui manquait donc pas. Il s’installe derrière sa table et commence: « Messieurs, dit-il d’un air assuré, quand on veut partir pour l’Amérique.., quand on veut y aller.., on prend l’avion… » « On écoutait, quelque peu interloqué, rapporte Sarcey. Tout à coup nous le vîmes ramasser ses papiers, son livre, se lever en pied, descendre de la chaire… » « Et moi je prends la porte, nous dit-il.. »

4 Le trac sexuel

Le trac sexuel est au point de vue médical un des plus importants, car il est souvent cause d’impuissance. Je vois fréquemment des malades qui se plaignent d’impuissance. Il n’y en a pas deux sur dix chez lesquels on puisse déceler une cause organique: presque toujours il s’agit d’un émotif qui, par l’effet d’une mauvaise disposition physique ou morale, n’a pu se montrer à la hauteur des circonstances. Cet échec l’a vivement frappé, et tout aussitôt l’idée d’impuissance l’obsède, le hante; par la suite, chaque fois que les mêmes circonstances se reproduisent, il se pose le point d’interrogation: « Comment vais-je me comporter aujourd’hui ? » ou « Pourvu que… ».

Il est inquiet, angoissé, il ne peut s’empêcher de penser à l’échec possible. Plus il veut chasser l’idée, plus elle revient. La suggestion s’est implantée en lui et le torture.

Ceci me remet en mémoire une petite histoire qui me fut contée récemment.

Un juif polonais avait envoyé son fils à la capitale faire de longues et coûteuses études de physique et de chimie. Lorsque les études furent terminées, le Juif appela son fils et lui dit: « Tu m’as coûté très cher, mais tu dois savoir beaucoup de choses. Il faut que tu me fabriques de l’or… – Fabriquer de l’or ? dit le fils estomaqué… – Oui, continue le père, il faut absolument que tu le fasses. Tu as dû apprendre cela à l’Université ?…. – Bien, répartit le fils; alors, prends ce mortier et ce pilon, pulvérise, broie ces cristaux, pendant trois heures. Si pendant ces trois heures tu n’as pas pensé une seule fois aux crocodiles, tu trouveras de l’or dans le fond de ton mortier… ». Au bout d’une demi-heure, le Juif abandonnait son travail en disant : « C’est curieux, moi qui, en temps ordinaire, ne pense jamais aux crocodiles, je ne pense qu’à eux… ».

Le même phénomène se produit chez l’émotif qui a subi un échec sexuel. Il essaie, au moyen de sa volonté, d’écarter l’image obsédante; l’imagination est maîtresse. Le « je voudrais, mais je ne peux pas » de Coué, reste vrai.

Et ceci nous démontre que si l’on veut guérir un impuissant psychique, on devra rééduquer non sa volonté, qui ne peut rien, mais son imagination, qui peut tout. On accumulera dans cette imagination des idées de confiance qui finiront bien par neutraliser les mauvais souvenirs.

Le docteur Cololian, dans une étude sur le trac, cite un cas de trac sexuel qu’il qualifie de rare, mais qu’avec une expérience déjà vieille en la matière, je qualifierai plutôt de fréquent. Il s’agissait d’un jeune ménage. Les premiers jours, le mari, timide et émotif, n’a pu rendre les hommages merveilleux que la jeune épouse était en droit d’exiger. Deux ans se sont écoulés. Le mari se sentait petit garçon auprès de sa femme. Sa timidité, son trac persistaient.

Un jour, cependant, il eut l’occasion avec une partenaire de passage de constater qu’il n’était pas si petit garçon que ça. Il a divorcé et s’est marié avec sa partenaire d’occasion; il fut heureux et eut des enfants.

Le trac sexuel dépend souvent de peu de chose. Le traitement moral tiendra ici la première place ; dans certains cas, la psychanalyse sera utile pour retrouver l’origine inconsciente de la timidité ou du trac. Dans tous les cas, la suggestion est indispensable.

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5 Comment vous libérer du trac

1°- Selon le mode Coué:

Tous les matins, au réveil, et tous les soirs, aussitôt au lit, fermez les yeux, et sans chercher à fixer votre attention sur ce que vous dites, prononcez avec les lèvres, assez haut pour entendre vos propres paroles et en comptant sur une ficelle munie de vingt nœuds, les phrases suivantes: « Tous les jours à tous points de vue je vais de mieux en mieux ;j’ai confiance en moi; je suis sûr de moi; je suis toujours calme, quelles que soient les circonstances; je parle facilement en public, etc… »

Faites cette autosuggestion d’une façon aussi simple, aussi machinale que possible, par conséquent sans le moindre effort. En un mot, les formules doivent être répétées sur le ton employé pour réciter des litanies. De cette façon, l’on arrive à les faire pénétrer mécaniquement dans l’inconscient, et quand elles y ont pénétré elles agissent.

De plus chaque fois que, dans le courant de la journée, vous ressentirez une légère défaillance, affirmez-vous que vous n’y contribuerez pas consciemment et que vous allez le faire disparaître, puis, si possible, isolez-vous et étendez-vous, fermez les yeux et répétez les formules de suggestions appropriées: « Je suis calme », par exemple, si vous vous sentez agité et nerveux: « Ça se passe, ça se passe », si vous rougissez (au lieu de penser, comme vous aviez l’habitude de le faire, « je rougis, je me sens rougir »); « J’ai confiance en moi », si vous êtes pris d’un accès de timidité ou que vous vous sentez perdre pied, etc…

2°- Suggestion par la vue:

Ecrivez en grosses lettres des formules comme celles que vous lisez en lettres grasses à la fin de ce livre.

Vous mettez une de ces pancartes au pied de votre lit et vous fixez longuement le point noir chaque soir avant de vous endormir:

3° – Suggestion graphique:

Vous écrivez vos autosuggestions une vingtaine de fois, en prenant soin de bien former vos lettres. Et vous prononcez vos formules à haute voix en même temps que vous les fixez sur le papier. Cette suggestion, ainsi pratiquée, a l’avantage d’entrer dans le subconscient par trois chemins différents: l’œil, l’oreille et le muscle.

Nous avons très souvent reconnu, par exemple, l’efficacité d’une intervention amicale et souriante au moment où un événement nous bouleverse. Si un ami, d’un caractère posé et bienveillant, vient nous voir à ce moment-là et prononce quelques paroles sages, nous sentons aussitôt notre tourment décroître, notre inquiétude se calmer, notre trouble s’évanouir.

Nous serons donc à nous-mêmes cet ami raisonnable et bienveillant. Répétons-nous : Soyons raisonnable.

Ce commentaire peut s’appliquer à certaines formules des pages en lettres grasses. Pour les autres, il faut se reporter à la méthode cartésienne. Elle consiste, d’après le philosophe, en ces longues chaînes de raisons, toutes simples et faciles, dont les mathématiciens ont coutume de se servir pour parvenir à leurs plus difficiles démonstrations.

Le premier des préceptes de Descartes est de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie qu’on ne l’ait reconnue évidemment être telle, c’est-à-dire d’éviter soigneusement la précipitation et la prévention.

Le second est de diviser chacune des difficultés que l’on examine en autant de parcelles qu’il se peut et qu’il est requis pour les mieux résoudre.

Le troisième est de conduire par ordre ses pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusqu’à la connaissance des plus composés.

Un autre moyen de n’être pas rebuté par un travail qui vous paraît difficile est de l’imaginer comme à moitié réalisé déjà et ne présentant pas d’obstacles. D’ailleurs, on connaît la sage parole d’un moraliste: Les difficultés ne sont pas faites pour nous abattre, mais pour être abattues.

Le timide vaincra donc en se remémorant sans cesse tous ces préceptes que nous avons condensés en des phrases brèves et frappantes. Ces phrases, qui sont autant de suggestions, devront être placées sur les tables de travail ou épinglées au mur. Il sera facile au timide, lorsqu’il se prépare à sortir ou à entreprendre une corvée qui l’épouvante, ou à faire des démarches qui, d’avance, le paralysent, de se répéter à haute voix ces phrases stimulantes.

Pour l’artiste qui doit paraître en scène, pour le conférencier qui doit affronter un nombreux public, pour l’avocat, pour tous ceux qui ont à prendre la parole, nous donnons des formules qui ont fourni les meilleurs résultats à ceux qui les ont employées.

Certains objecteront qu’il faut avoir la volonté de se graver ces formules dans l’esprit, mais il sera facile de leur répondre que cette volonté qu’ils exercent en apprenant leurs rôles, en rédigeant leurs conférences ou leurs plaidoiries, il leur ai aisé de la mettre encore au service de leur réussite complète. D’ailleurs la volonté, nous l’avons dit, est moins ici en jeu que l’imagination et c’est pourquoi vous remarquerez, lecteurs, que dans nos formules le je veux accompagner toujours le je peux, mais en général il vaut mieux répéter: je suis fort que je peux et je veux être fort. Il vaut mieux dire en cas d’insomnies:  » je dors  » que  » je veux dormir « .

6 Comment vaincre la timidité

Il faut certes combattre la timidité chez l’adulte qui n’a pas eu la chance de trouver sur sa route, lorsqu’il était jeune, les parents ou les éducateurs qui auraient pu en empêcher l’éclosion.

Mais vous qui avez des enfants, vous devez, dès maintenant, suivre la ligne de conduite que je vais vous indiquer pour éviter chez eux l’apparition de ce handicap douloureux.

La timidité est rarement naturelle. Elle n’apparaît chez les enfants que lorsqu’une éducation maladroite les a rendus défiants de leur propre mérite.

L’enfant ne naît pas timide; il le devient par la faute de son entourage. Il faut donner à l’enfant dès son plus jeune âge le sentiment de ses responsabilités et l’aider à développer son estime de lui-même.

De plus en plus, notamment dans les écoles d’inspiration anglo-saxonnes, les enfants sont poussés à prendre des initiatives et des responsabilités. A l’école ils élisent un président de classe; l’un d’eux est charge du vestiaire, l’antre de la bibliothèque. En classe, au lieu de leur faire ânonner leurs leçons, on leur demande des exposés de questions qui ne soient pas seulement une récitation, mais un agencement original. Ils composent et jouent des pièces de théâtre qui sont la représentation de la vie ou de l’histoire, et rédigent des journaux où ils ont toute liberté d’exprimer leurs opinions.

L’enfant doit être habitué à l’idée de se diriger sans compter exclusivement sur une influence extérieure. La sollicitude exagérée produit des résultats fâcheux, mais, d’autre part, la sévérité a parfois les mêmes conséquences.

Un enfant qui tremble devant ses parents ou ses professeurs commence la vie dans des conditions d’infériorité évidentes; il devient inquiet et ombrageux; à force d’entendre blâmer ses actes, il finit par prendre défiance de lui-même; c’est un candidat à la timidité, ennemi de tout effort pour le mieux.

Il ne faut jamais décourager les enfants; il y a au contraire intérêt à souligner tous leurs efforts, à leur donner de bonnes suggestions. Il est bon que les parents se rendent compte du rôle de la suggestion dans l’éducation, rôle qui est, en général, complètement méconnu, pour le plus grand dommage des petits. Le cerveau de l’enfant est très malléable, très suggestible : tout ce qui sort de la bouche de ses parents et de ses maîtres est accepté comme  » parole d’Evangile « . Tous les enfants ne se développent pas avec la même rapidité, que ce soit au point de vue physique ou au point de vue intellectuel. Il est donc très maladroit de répéter à un enfant:  » Ah ça c’est malin ! (sous-entendu tu es stupide); tu ne fais jamais rien de bien; tu es toujours le dernier; tu es ridicule, etc… « . Plus vous répétez ces aménités et plus votre enfant se bute; vous êtes en grande partie responsable de ses insuccès; et voilà un enfant destiné à devenir un timide.

C’est une suggestion négative désastreuse, que vous lui donnez ainsi et on n’a jamais rien obtenu de cette façon. Au contraire, encouragez-le gentiment, parlez-lu doucement; montrez-lui qu’il peut faire beaucoup mieux, qu’il est plus intelligent que beaucoup de ses camarades. Qu’il n’entende que des paroles réconfortantes et vous ferez là un excellent travail de persuasion.

Vous profiterez de son sommeil pour lui faire de la suggestion. Lorsqu’il est endormi, approchez-vous de son lit et murmurez à son oreille les formules renfermant les idées que vous désirez voir se réaliser en lui, par exemple :  » Tu es calme, obéissant, travailleur, tu as plaisir à travailler, tu as de l’amour-propre, tu arriveras facilement à être dans les premiers de ta classe, tu as confiance en toi, etc. « 

Il sera parfois nécessaire que le médecin psychothérapeute donne les premières suggestions; mais le principal de la besogne sera fait par le père ou la mère, car c’est chaque jour que la suggestion doit être faite; il faudra là encore beaucoup de patience et de persévérance; quels parents reculeraient lorsqu’il s’agit de la santé et du bonheur de leurs petits ?

Il est bon que les grandes personnes discutent avec l’enfant, ne serait-ce que pour l’aider à formuler son jugement, et pour le familiariser avec l’idée de son importance relative.

Ces discussions auront encore l’avantage d’exercer l’enfant à exprimer clairement sa pensée, en des termes précis.

Il faudra éviter tout balbutiement, toute hésitation de parole qui provient généralement du manque de fixité dans les idées, mais toujours sans brusquerie, en lui affirmant qu’il peut parler avec plus d’aisance.

Si un mot semble difficile à prononcer à l’enfant, on le lui fera répéter lentement plusieurs fois dans le courant de la journée. Il prendra ainsi l’habitude de bien articuler. Il faut forcer les jeunes à discipliner leurs pensées avant de les exprimer.

 » Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement; et les mots pour le dire arrivent aisément… « 

Le succès dans les examens dépend souvent plus de la façon aisée dont le candidat a répondu que de sa science réelle. Combien de timides échouent parce que leur trouble les a fait passer pour des ignorants!

Nous devons aussi éviter la faute qui, trop souvent, engendre la timidité: d’exiger la perfection des jeunes enfants. Certains petits êtres consciencieux désespérant de ne jamais atteindre là où l’on voudrait les conduire, se désolent et doutent d’eux-mêmes.

Les parents apprendront à l’enfant le maniement de l’autosuggestion. Il comprendra très vite les bienfaits de cette méthode, qu’il continuera d’utiliser toute sa vie.

Quelles règles devez-vous suivre si vous désirez guérir votre timidité ?

Suivez les prescriptions d’une hygiène bien comprise: levez-vous tôt et autant que possible à la même heure chaque jour. Le timide est souvent nonchalant; vous avez, au moment du lever, l’occasion d’un effort de volonté : ne perdez pas cette occasion, votre volonté se fortifiera si vous prenez l’habitude de l’exercer.

Dès que vous serez sorti de votre lit, il fera pendant un quart l’heure des exercices de culture physique, qui seront suivis d’une vingtaine d’inspirations profondes; entre chaque inspiration, répétez à mi-voix :  » je me porte bien, je suis fort, je suis calme, je suis maître de mes nerfs, j’ai confiance en moi… , Ayez soin d’éviter tous les aliments qui augmentent votre émotivité: les épices, l’alcool, le café, le thé; l’alimentation sera surtout végétarienne. Il veillera sur son attitude, ses gestes et ses paroles. L’attitude a une grande importance : il existe en psychologie une loi, dite de répercussion, dont il faut tenir compte.

 » Les mouvements et attitudes du corps, produits artificiellement, dit Ribot, peuvent susciter dans quelques cas les émotions correspondantes: gardez quelque temps la posture de la tristesse, et vous la sentirez vous envahir. Mêlez-vous à une joyeuse société, réglez sur elle vos démarches extérieures, et vous éveillerez en vous une gaîté fugitive. Chez les hypnotisés, placez le bras dans l’attitude de la menace, le poing fermé, l’expression se complète spontanément dans les traits du visage, et le reste du corps; de même pour l’expression de l’amour, de la prière, du mépris. Ici le mouvement est la cause et l’émotion est l’effet. Les deux cas sont réductibles à une formule unique: il y a entre tel mouvement et telle émotion une association indissoluble : l’émotion suscite les mouvements et les mouvements suscitent l’émotion… « 

Nos pensées et nos émotions provoquent des réactions organiques, mais tout ce qui se passe dans notre corps, dans nos muscles, modifie plus ou moins notre façon de penser et de sentir.

Si vous êtes en colère et que vous vous livriez, à des manifestations extérieures brutales : gestes

désordonnés, paroles violentes, votre colère s’exaspère et vous conduit Dieu sait où, au crime parfois. On peut tuer dans un mouvement de colère…

Au contraire, si vous arrivez à juguler ces manifestations, il freiner vos gestes, à rester immobile, ne fût-ce que quelques secondes, à arrêter le flot de vos paroles, la colère tombe brusquement; vous avez retrouvé la maîtrise de votre esprit en vous composant une attitude.

Servez-vous de cette loi de répercussion pour vous délivrer de la timidité; que votre démarche soit assurée, n’avancez pas dans la vie, le dos voûté, la tête rentrée dans les épaules, comme si toutes les catastrophes devaient fondre sur vous.

J’en connais qui, par leur attitude craintive, paraissent attirer tous les coups du sort. Ne faites pas comme eux; redressez-vous.

Dans la conversation, ayez les yeux fixés sur ceux de votre interlocuteur, et non sur le bout de vos souliers : si vous laissez errer votre regard dans l’espace ou si vous l’accrochez sur les différents objets qui vous entourent, vous donnerez une impression de timidité, de gêne, et même parfois de fausseté, alors que vous êtes l’homme le plus droit qu’il soit possible d’imaginer. De plus, vous manquez d’autorité et vous risquez d’être battu dans toutes les discussions.

Veillez sur l’harmonie de vos gestes; qu’ils ne soient pas saccadés pour ne pas déterminer des pensées et des impulsions regrettables. Cultivez les gestes larges, précis, rapides cependant, qui aideront à la précision de votre pensée, et la rendront plus facile à exprimer.

Surveillez votre voix, que vous ferez autant qu’il est en votre pouvoir harmonieuse et chaude. Saisissez toutes les occasions qui se présentent à vous pour lutter contre votre défaut.

Au moins trois fois par jour entrez au hasard dans les boutiques qui se présentent à vous, discutez avec le vendeur de la qualité et du prix d’objets dont vous n’avez nul besoin, partez sur une phrase aimable, prometteuse d’un achat, le jour où vous aurez plus d’argent… Ce sera pour vous un excellent exercice. Que les vendeurs qui liront ces lignes ne m’en veuillent pas trop : ils ne perdront pas toujours leur temps; s’ils sont suffisamment persuasifs, adroits, s’ils savent trouver des arguments convaincants, s’ils arrivent à suggestionner leur client, ils remporteront la victoire.

L’acheteur débarrassé de sa timidité, osant enfin parier, dire ce qu’il désire, sera un bien meilleur client.

Raisonnez-vous; vous êtes trop égocentriste, tâchez de l’être moins, persuadez-vous que vous n’êtes pas le centre du monde, que tous les regards ne convergent pas sur vous, qu’on ne vous écoute pas avec tellement d’attention et qu’on n’attend pas de vous des merveilles; si vous vous persuadez que vous êtes le seul à penser tellement à ce que vous êtes, à ce que vous dites, à ce que vous faites, et vous vous serez beaucoup rapproché de la guérison.

Quand vous serez bien pénétrés de cette idée que les gens s’occupent plutôt d’eux-mêmes que de vous, qu’ils ne passent pas leur temps à commenter vos mots et vos gestes, vous pourrez faire votre entrée dans le salon devant cinquante personnes, cela ira très bien.

Le soir, avant de vous coucher, vous aurez soin de refaire les exercices du matin, mouvements, inspirations profondes et répétition des formules d’autosuggestion.

Une fois au lit, vous ferez votre examen de conscience et vous revivrez les victoires que vous avez remportées sur votre timidité; ainsi vous accroîtrez votre confiance; puis vous vous livrerez encore quelques minutes à l’autosuggestion, vous la ferez du bout des lèvres, sans chercher à fixer votre attention, mais en articulant et à voix suffisamment haute pour que vos oreilles l’entendent. Vous vous répéterez des formules de calme, de confiance en vous, formules positives autant que possible.

Toutes ces suggestions s’imposeront à votre esprit pendant votre sommeil, elles vous procureront des rêves agréables, pendant lesquels vous vous verrez tels que vous désirez être : forts, maîtres de vous, prêts à toutes les audaces, et ces rêves deviendront à leur tour des suggestions profitables qui aideront à votre transformation.

Si vous éprouvez quelque difficulté à vous autosuggestionner par la parole, enregistrez les suggestions et réécoutez-les ou bien essayez de la suggestion visuelle, comme je vous l’ai conseillé plus haut; écrivez vos formules sur un grand carton. Attachez ce carton au pied de votre lit, regardez-le quelques instants avant de vous endormir, pour qu’il soit gravé sur votre rétine; le subconscient sera approvisionné par l’œil au lieu de l’être par l’oreille; cette suggestion est puissante aussi: mais le mieux est d’associer la suggestion auditive et la suggestion visuelle, de répéter à mi-voix les paroles en les lisant sur le carton.

Que faut-il faire pour neutraliser le trac ? Certains auteurs, en particulier Charles Clerc, conférencier de grand talent, prétendent — ce qui me parait inexact– que le trac réside tout entier dans le manque de préparation. Le candidat serait pris « le trac parce qu’il n’aurait pas étudié suffisamment ses matières et s’en remettrait en partie à la chance. L’artiste n’aurait pas assez travaillé son rôle, et, pour cette raison, craindrait les infidélités de sa mémoire. Le conférencier aurait trop compté sur sa facilité d’improvisation…

Eh bien ! non, le trac ne réside pas uniquement dans le manque de préparation : nous connaissons tous des candidats consciencieux, des artistes qui, pendant de longs mois, ont composé leur rôle, des conférenciers bourrés de documents, qui, arrivés devant le jury ou le public, sont désarçonnés par le trac.

Néanmoins, nous devons reconnaître qu’une préparation insuffisante prédispose au trac. La base manque, le terrain est mouvant, on a plus de chances de s’enliser, c’est pourquoi celui qui veut échapper à cette hantise devra avant tout se bien préparer : première condition pour conserver l’équilibre mental.

Je viens de vous dire tout simplement, sans grands mots, ce que je pense de la timidité et du trac, et par quelles armes il faut lutter contre ces ennemis de notre tranquillité morale.

J’ai laissé de coté le traitement médical, peu efficace, et le traitement psychanalytique, que j’abandonne à de plus compétents que moi et qui sera utilisé surtout dans le trac sexuel. Pratiquez donc l’autosuggestion, c’est chose facile, à la portée de tous, et, n’étant plus timides, n’ayant plus le trac, pleins de confiance en vous, vous aurez cette désinvolture, cet optimisme qui forcent le succès, car la fortune, comme les femmes, réserve ses sourires aux audacieux.

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Créez votre Eden (1)

Eden : L’origine du terme « Eden », en hébreu, signifie « délice »

Changer, c’est se donner le droit de faire un nouveau choix

Nous faisons tous des choix à un certain moment de notre vie et puis ces choix se déroulent dans le temps. Nous grandissons, traversons des épreuves, mûrissons, devenons plus conscient…

Et il arrive que nous nous sentions à l’étroit dans nos choix d’hier. Cela engendre frustrations, stress, mal-être, maladies, dépression,…

J’ai une bonne nouvelle. Vous avez le droit de changer. Vous avez le droit de faire de nouveaux choix. Vous avez même le droit de bousculer un peu les habitudes de votre entourage. Vous avez le DROIT !

Si j’insiste si fort là-dessus, c’est parce que je sais combien il est difficile de s’offrir une nouvelle vie. Entre mes 20 et mes 30 ans, je me suis consacré à un choix d’adolescent. Je voulais être une pop star comme Patrick Bruel, Goldman, Cabrel…

Je pense avoir certaines dispositions qui m’ont permis de faire pas mal de choses dans ce domaine mais… Je n’ai jamais atteint mon objectif. Les années ont passé et j’ai grandi, j’ai mûri et j’ai même commencé à me dire que cette vie d’artiste ne m’excitait plus tellement. Je n’arrivais cependant pas à faire un nouveau choix.

Mon choix d’adolescent était en train de se vider de ma motivation. Il devenait creux. Et les résultats que j’obtenais dans ma carrière étaient loin de mes attentes. J’ai continué par habitude, par inertie… Et j’ai perdu du temps !!!

Ne faites pas comme moi. Ne perdez pas de temps ! Donnez-vous le droit de réajuster vos choix en fonction de qui vous êtes ICI et MAINTENANT.

Depuis que j’ai changé d’orientation, depuis que j’ai fait un nouveau choix, mon horizon s’est ouvert, je me sens à ma place, serein et en voie d’accomplissement.

C’est une telle joie au quotidien que je voulais vraiment partager cela avec vous.

L’immobilité c’est la mort

Tout est en perpétuel mouvement. Absolument toute chose danse. Des électrons aux planètes, tout est constamment en train de changer, d’évoluer. Pourquoi serait- ce différent dans nos vies ? Nos relations évoluent et changent. Nos envies, nos rêves changent eux aussi. Pourquoi ne pas accompagner cette danse ?

Le délice de la vie ne se trouve pas dans la satisfaction de nos besoins superficiels. L’Eden n’est pas une stratégie ou une technique. Votre Eden, c’est apprendre à danser votre vie.

Je vais durant ces quelques minutes vous accompagner sur un chemin de bonnes questions. Je vais vous faire part de mon expérience sur ce chemin. Et je vais enfin vous donner un maximum de clefs pour que vous puissiez ensuite danser votre vie et créer votre Eden.

Êtes-vous prêts ? Prêts à faire votre révolution, prêts à donner le pouvoir à ce qui vous tient au cœur, aux trippes, à l’âme ? Êtes-vous prêts à vous comporter en être humain ? Il est temps que chacun de nous laisse parler le Nelson Mandela, le Gandhi, le Dalai Lama, la sœur Emmanuelle,… qui est en nous.

Ils ne sont pas exceptionnels

Vous êtes exceptionnels

Vous allez découvrir comment créez votre Eden, comment le « virtualiser », comment le planifier, le tester, l’ajuster et ensuite vous n’aurez plus qu’à le réaliser.

Mais avant cela, je vais vous demander de répondre à quelques questions. Lisez-les de temps en temps, laissez-les entrer en vous lors d’une méditation, ou répétez-les à haute voix dans la voiture… Faites comme vous sentez. L’important est d’accorder votre attention sur elles et de les laisser entrer en vous. Se poser les bonnes questions est une chose essentielle. Et vous pourriez bien, à ce stade déjà, être étonné du résultat.

  • Si vous étiez milliardaire, que feriez-vous de votre temps ?
  • Si vous aviez 1000 ans devant vous, que réaliseriez-vous ?
  • Si vous pouviez changer une chose dans le monde d’un claquement de doigt, maintenant, quelle serait-elle ?

Maintenant, il vous suffit de laisser votre cerveau réfléchir. Les questions sont comme des graines qu’on plante en nous. Il suffit de les arroser (les réévoquer) de temps à autre et un jour quelque chose sortira du sol. Une réponse à vos questions.

Se poser les bonnes questions c’est embrasser les bonnes réponses

Pour créer votre Eden, vous allez d’abord apprendre à augmenter votre énergie, ensuite à formuler et à poser les bonnes questions afin de pouvoir virtualiser votre Eden personnel. Puis, nous verrons comment faire un plan, établir une stratégie, vous diviser vos grandes tâches en plus petites et finalement vous serez prêt pour votre phase test. Suite à laquelle, il vous suffira d’ajuster votre virtualisation pour ensuite vous lancer. Vous apprendrez aussi à impliquer votre entourage dans votre combat… Ni trop, ni trop peu.

ALLEZ… On y va !

Observons ce qui se passe dans un monde idéal. Dans un monde idéal, vous savez exactement qui vous êtes, êtes connecté à votre intuition à chaque instant. Vous voyez donc exactement et clairement où, quand et quoi faire pour vous sentir bien. Ce « bien » existe parce que votre corps, votre esprit, vos émotions et votre âme sont alignés… Votre verticalité est alors parfaite et l’énergie coule librement des « étoiles » jusqu’à vous. Vous êtes heureux et rempli d’énergie. Energie que vous êtes alors libre et désireux de faire circuler autour de vous.

Je vais maintenant vous révéler qu’est-ce que l’état d’Eden exactement. C’est …

Être parfaitement centré dans sa verticalité et étendu à l’infini dans son horizontalité. Rempli d’énergie et irradiant celle-ci tout autour de soi. Nous ne sommes pas dans un monde idéal et sommes actuellement plus ou moins près de cet état d’Eden.

La manière dont nous voyons l’argent

« Une fois que l’argent devient l’objectif, le rêve est laissé à l’abandon »

Considérer l’argent à sa juste valeur : un moyen et pas une fin en soi

Souvent, nous essayons d’obtenir de l’argent pour accomplir un objectif désiré, mais à mesure que le temps passe, l’argent devient l’objectif et le rêve est oublié.

Personne n’est destiné, ni même fait, pour posséder de vastes sommes d’argent, mais je crois que chacun mérite, et peut, être prospère. L’argent nous donne le pouvoir d’obtenir et de faire des choses dans notre monde tangible, mais si certains de nos besoins et de nos souhaits les plus profonds sont des choses que l’argent ne peut pas acheter, aucun somme ne vous permettra de vous sentir prospère.

En vérité, d’énormes sommes d’argent amènent souvent des problèmes imprévus, rendant la vie plus complexe, augmentant les responsabilités financières et demandant un plus haut niveau de direction financière. Une charge que vous pourriez ne pas vouloir. Saviez-vous qu’après deux ans, certains des gagnants de la loterie ont presque perdu tout l’argent qu’ils avaient et sont souvent perdus financièrement ? Le problème, avec toute aubaine de ce type, c’est qu’elle résout rarement… les problèmes.

Si vous n’avez pas résolu les croyances intimes négatives que vous aviez au sujet de l’argent ou de vous-même, il sera fréquent, lorsque vous recevrez une telle aubaine, que vous ne méritez pas cet argent. Et avec une telle croyance négative, le subconscient travaille à corriger l’état des affaires jusqu’à ce que vous possédiez la somme d’argent que vous pensez mériter…

Quelles sont vos opinions à propos de l’argent ? Comment vos parents se sentaient-ils à ce sujet et que vous ont-ils appris ? Il vaut le coup de prendre une minute pour réellement penser à ceci, et mettre ces questions par écrit si vous le préférez. C’est un fait : beaucoup de nos croyances négatives viennent de notre enfance et si vous avez reçu des messages tels que « l’argent est vraiment difficile à obtenir » ou « sang, sueur et larmes sont l’unique méthode pour devenir riche », ce sont des idées extrêmement négatives. Ce sont effectivement des affirmations négatives que vous essaierez d’accomplir, jusqu’à ce que vous les identifiiez et les laissiez partir pour leur substituer des affirmations positives.

Notre monde est débordant d’abondance et nous méritons tous notre part. Tout ce que nous avons à faire est de nous façonner pour l’accepter. De la même manière, la réalité est que, au niveau du subconscient, beaucoup d’entre nous ne pensent tout simplement pas mériter la prospérité qu’ils recherchent.

Ceci se manifeste fréquemment dans beaucoup de questions fondamentales, telles qu’une faible estime de soi, la peur, la culpabilité ou n’importe quelle autre croyance négative. Pour atteindre une réelle prospérité, il est nécessaire de découvrir et de chasser ces croyances négatives fondamentales.

Souvenez-vous que la réalité extérieure est le miroir de nos croyances intimes. La manière dont nous pensons le monde devient notre vérité. En modifiant votre pensée intime, vous êtes capable de changer votre réalité extérieure.

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Etes-vous mentalement puissant ?

Ceux qui possèdent une forte volonté ne sont pas difficiles à repérer. Toutefois, la véritable puissance mentale est plus difficile à trouver.

Avez-vous ce qu’il faut ?

Il existe beaucoup de traits pouvant illustrer les caractéristiques d’un individu fort mentalement. Si quelqu’un est obstiné, opiniâtre, abrupte, autoritaire ou exigeant, certains pourraient penser qu’il possède une grande force de caractère et confondre avec de la puissance. La puissance ne se voit habituellement pas dans les actes quotidiens mais plutôt dans la réponse que fournit un individu à un problème donné.

Peut-être connaissez-vous quelqu’un qui semble être un roc mentalement. Cet individu semble comprendre ce qu’il veut et savoir comment l’obtenir. Non seulement cela, mais il possède une réponse à toutes les questions, un point de vue sur tous les sujets et une pensée pour chaque circonstance. Ceci semble être la formule du succès, mais que se passe-t-il lorsque quelque chose échoue ? Ou si un plan, ou un projet, échoue encore et encore ? C’est ici que ceux qui sont puissant mentalement luttent et excellent. Il existe six traits principaux de la puissance mentale :

  • Assurance
  • Concentration
  • Motivation
  • Courage
  • Calme
  • Résilience

Assurance

Croire en soi peut augmenter votre puissance mentale, si vous l’utilisez correctement. Si vous croyez en votre capacité à réussir, vous vous développez vous-même en direction du succès et vous vous vivifiez s’il existe des obstacles.

Concentration

Lorsqu’un individu peut rester focalisé, il lui est possible de rester objectif même sous une forte pression. Le pouvoir de se concentrer sur une tâche imminente et de rester focalisé sur cette tâche est une compétence incroyablement cruciale que beaucoup ne semblent pas être en mesure d’obtenir.

Motivation

Vous êtes-vous déjà senti véritablement survolté par un objectif et, des semaines plus tard, avoir perdu toute excitation ? Naturellement. Tout le monde l’a ressenti. Trouver de la motivation est facile, conserver cette motivation est un défi. La motivation est étroitement liée à la concentration et la principale raison de la perte de la motivation vient d’un manque ou d’un changement de la concentration. Dans les situations où la montagne est haute, motivation, concentration et résilience devraient être vos meilleurs alliés.

Courage

Souvenez-vous qu’être courageux ne signifie pas être sans peur ; au contraire, c’est ressentir la peur, mais agir comme si vous ne la sentiez pas. Les actes de bravoure sont communément suivis par une montagne de peur, mais un individu courageux fera ce qu’il doit faire pour réaliser ce qui doit être réalisé.

Calme

Le dictionnaire possède de nombreux synonymes pour le calme, tels que contrôle de soi, imperturbabilité, sérénité et contrôle. Certains mentionnent également force d’âme, mais je l’associerais plus à la force et l’endurance qu’au calme.

Résilience

Peu importe combien vous êtes positif, concentré, motivé, courageux ou calme : si vous ne voyez pas votre objectif final, tout peut devenir inutile.

Être résilient consiste à maintenir la pression jusqu’à atteindre votre but, quelles que soient les épreuves et les embuches.

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L’alchimie de la joie

Il y a un réel pouvoir dans le sourire. Les sourires sont les seules forces virtuelles capables de mouvoir les choses pour les conduire où elles veulent ou ne veulent pas aller.

Un esprit optimiste est une sorte de prisme qui révèle les couleurs d’arc-en-ciel de choses invisibles au pessimiste.

Le prisme ne crée pas les couleurs ; elles sont dans la lumière qui nous éclaire ; il les sépare seulement, et les rend visibles à nos yeux.

Tout homme devrait avoir une lentille optimiste qui lui ferait distinguer l’invisible dans le visible, et lui révélerait toutes les beautés de son environnement.

Soyez toujours joyeux

C’est mal de s’en aller vers ses semblables avec un visage prouvant que la vie a été pour nous un désappointement, au lieu d’une ascension glorieuse.

Quelle triste chose que de voir des gens traverser la vie irradiant l’amertume, trouvant tout mauvais et ne sachant voir que la laideur ; des gens soucieux, impatients, cyniques et pessimistes ! Quelques personnes ont le don de ne voir que ce qui va mal, que ce qui est désagréable. Le pessimisme est un destructeur ; il ne produit jamais rien.

Nous avons besoin de plus de “faiseurs de joie”, de gens qui refusent de voir ce qui est laid, amer ou tortu ; de gens qui sachent voir la beauté de l’univers et la perfection de ce que Dieu a créé, et non le monde que le péché, la discorde et la maladie ont fait.

Nous avons besoin de gens qui voient l’homme et la femme comme Dieu les a créés – purs, sains, en bonne santé – et non la caricature maladive qu’ont faite le péché, la mauvaise manière de penser et de vivre,

Oh ! quelle richesse renferme une âme ensoleillée !

Soyez toujours joyeux, où que vous alliez, et quoi que vous fassiez. La joie est l’huile lubrifiante qui empêchera les frottements, et exclura les chagrins de la vie.

Quel privilège de posséder un visage souriant, capable de répandre la lumière partout où il va, de chasser les ténèbres et d’illuminer les cœurs tristes ; un visage qui a le pouvoir de faire naître la joie dans des cœurs désolés, par son regard radieux et encourageant !

La faculté de répandre le soleil autour de soi a plus de valeur que la beauté ou la fortune. Si vous voulez donner le maximum de ce dont vous êtes capable, gardez votre âme ensoleillée, pleine de beauté et de vérité, de pensées gaies et encourageantes. Chassez tout ce qui pourrait vous rendre malheureux, tout ce qui limiterait votre liberté, tout ce qui pourrait vous troubler et vous amoindrir.

La gaîté est une vraie faiseuse de miracles

J’ai entendu parler du petit impotent optimiste qu’on avait surnommé “le joyeux Joë”, à l’hôpital de la Brise de mer à Long Island. Pendant 4 ans, une grave maladie de l’épine dorsale le força à rester couché sur une planche. Cependant, il était le plus heureux de tous les enfants de l’hôpital, et en dépit de la position douloureuse dans laquelle il se trouvait, il irradiait plus de soleil que qui que ce soit d’autre dans cette maison de la souffrance.

Le critérium du caractère est cette faculté de rester gai, serein, plein d’espoir, même dans les circonstances les plus pénibles.

Il est facile d’être joyeux et optimiste quand tout va bien et qu’on jouit d’une robuste santé, mais il faut vraiment posséder des qualités héroïques pour l’être quand une mauvaise santé vous prive de force et crée des conditions d’existence défectueuses.

Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui soient gais, qui sachent rire et communiquer l’espoir et le courage. Nous avons assez des visages allongés et moroses, assez des manières réfrigérantes.

La gaîté est une vraie faiseuse de miracles. Elle donne de la force à tout l’être, double ses capacités, et fait considérer la vie sous un nouvel aspect. Aucun homme ne peut être complètement vaincu avant d’avoir perdu sa gaîté, son optimisme.

Les vrais bienfaiteurs des nations

Donnez-moi un homme qui, comme Emerson, croie qu’il y a un remède à chaque mal, une satisfaction pour chaque désir légitime de l’âme, un homme qui croie en ses semblables, quels qu’ils soient, et qui voie de la beauté et de la grâce, où les autres ne voient que de la laideur et de la décrépitude.

Donnez-moi un homme qui croie à l’existence d’un grand principe soutenant le monde et le faisant bénéficier de son pouvoir, d’un courant qui entraîne vers le ciel, un homme qui croie à une cause bienfaisante produisant des effets infiniment supérieurs à ce que nous aurions cru, un homme qui n’essaye pas de gouverner l’univers, mais qui se confie simplement dans ce grand principe.

Donnez-moi un homme qui croie au triomphe final de la vérité sur l’erreur, de l’harmonie sur la discorde, de l’amour sur la haine, de la pureté sur le vice, de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort. De tels hommes sont les vrais bienfaiteurs des nations.

L’homme qui a appris à s’entourer d’une atmosphère de paix et d’harmonie, quelque défectueux que soit son entourage, est parvenu au sommet le plus élevé de la culture personnelle.

Après tout, cette paix et cette sérénité doivent résulter de la certitude que seul est vrai ce qui est bien et bon, parce que Dieu l’a fait, et que tout le reste est faux parce que cela ne provient pas de Dieu.

Quand nous aurons compris que la discorde, la maladie et tout ce qui nous rend inquiets, nous trouble ou nous agite n’est que l’absence d’harmonie, que Dieu ne l’a point créé, et que par conséquent cela doit être faux, alors nous aurons appris le secret d’une vie vraiment harmonieuse et scientifique. Alors nous pourrons développer ce qu’il y a de meilleur en nous, en dépit du plus triste milieu ; nous connaîtrons le parfum et la beauté de la sérénité, même au sein de la discorde.

Pensez le bien ; chassez le mal ; remplissez si bien votre esprit de tout ce qui est bon, beau et vrai, que le mal n’y puise trouver place.

Semez l’espoir, la gaîté et la bonne humeur partout où vous passez

Quand nous aurons appris qu’il y a en nous assez de divin pour surmonter tous les manques d’harmonie, pour faire cesser toute dissonance qui nuirait à la grande symphonie divine, alors notre vie aura un but. Cette connaissance sera la baguette magique qui transformera le bouge en palais.

Le diacre Brown se faisait remarquer par la reconnaissance qu’il exprimait toujours dans les réunions de prières pour quelque bénédiction spéciale, lors même qu’il avait perdu tous les membres de sa famille, son foyer, ses propriétés, sa santé.

Ses amis s’étonnaient qu’il pût encore être reconnaissant. Il paraissait toujours aussi gai et aussi optimiste que jamais. “Eh bien, disait-il, si j’avais tout perdu en ce monde, je remercierais le Seigneur d’avoir encore 2 dents qui se rencontrent.”

Un monsieur, voyageant dans l’Ouest, se trouvait dans le même train qu’une vieille dame qui, par moments, sortait une bouteille de son sac et jetait par la portière quelque chose qui ressemblait à des grains de sel. Le monsieur, intrigué, lui demanda ce qu’elle faisait.

“Oh ! répondit-elle, je sème des graines de fleurs. Depuis plusieurs années, je me suis fait une règle de ne jamais voyager en chemin de fer, spécialement dans les endroits dénudés et déserts, sans jeter des graines de fleurs par la portière. Voyez-vous ces belles fleurs qui ornent le talus ? Eh bien, elles proviennent de graines que j’ai semées, le long de cette voie, il y a déjà plusieurs années.”

“Espoir, gaîté et bonne humeur ! écrit quelqu’un, semez-les partout où vous allez, comme des rosés sur votre sentier. Répandez-les à la place de l’animosité et des allusions désobligeantes. Échangez-les contre des insinuations, et substituez-les aux plaintes. Emportez-les pour les distribuer à vos compagnons de travail dans la journée, et rapportez-les, le soir, pour vos bien-aimés à la maison. Portez-les aux malades, et laissez-les avec les affligés. Partout et toujours, avec une ingéniosité toute chrétienne, servez-vous en pour réchauffer tous les lieux glacés du monde.”

Un visage qui respire la gaîté allège les cœurs

La gaîté, au sein de milieux sombres et tristes, est comme l’éclat du soleil dissipant la tristesse d’un jour sombre. L’influence d’un esprit gai ne peut être estimée. Il ne faut qu’une goutte d’huile pour arrêter les grincements d’une roue ; ainsi un tout petit rayon de soleil chasse l’ombre.

Le soleil a une influence bienfaisante et réconfortante ; il est favorable à la santé ; il réjouit toute la nature, et il réchauffe le cœur de l’homme. Ainsi un visage qui respire la gaîté allège les cœurs, donne de la force à d’autres vies, et communique le courage nécessaire pour vaincre les difficultés.

Quelqu’un l’a dit : “Un visage heureux est un présent qui peut être offert par les pauvres et les riches, les jeunes et les vieux. Il est le cadeau que chacun peut faire, et que tout le monde reçoit avec plaisir. Il est écrit dans une langue que chacun comprend, et porte un message que personne ne refuse.”

“Rien que voir son visage me fait du bien”, disait une servante irlandaise en parlant d’une visiteuse.

Combien nous aimons tous rencontrer des visages ensoleillés ! Nous ne sommes jamais trop occupés pour les voir. Il n’y a rien qui soit aussi bien accueilli que le soleil.

“Le cœur gai fait son propre ciel bleu.”

Souriez et refusez d’être triste

Nous savons tous comme le paysage lui-même paraît nous sourire lorsque nous sommes joyeux ; il semble que le soleil et les fleurs reflètent notre joie. Mais si nous sommes mélancoliques, si nous avons des idées noires, toute la nature prend la même teinte.

Quand nous perdons la faculté de sourire, notre esprit s’assombrit, il se laisse envahir par le doute et la crainte ; notre imagination devient morbide. Quand la joie s’en va, la mélancolie entre.

S’il y a une chose dont nous ayons besoin dans notre civilisation trop sérieuse, c’est d’hommes et de femmes qui sachent sourire. Il n’en coûte pas plus d’avoir un visage souriant que de garder une expression soucieuse, et quelle différence cela fait pour nous et pour les autres ! Chacun de ceux que nous rencontrons est aidé ou entravé par ce que nous irradions.

Le temps est passé où les personnes à visages allongés, trop sérieux, pourront dominer le monde. Une mélancolie solennelle était regardée autrefois comme un signe de spiritualité, mais maintenant on la considère comme la marque d’un esprit morbide. Elle n’a rien à faire avec la religion.

La vraie religion est pleine d’espoir, de soleil, d’optimisme et de gaîté. Elle est joyeuse, aimable et belle. La religion enseignée par le Christ n’a rien de lugubre, ni de déprimant. Le soleil, les lys des champs, les oiseaux de l’air, les collines, les vallées, les arbres, les montagnes, les ruisseaux – tout ce qui est beau – lui servaient de thèmes pour ses enseignements, qui ne renfermaient aucune théologie triste et froide. C’était un christianisme joyeux !

Refusez d’être triste. Réjouissez-vous ! Éloignez de vous les soucis, n’y pensez pas. Regardez aux bons côtés de la vie. Pensez avec gratitude à tout ce que vous possédez de bon, et soyez gai.

L’art d’oublier et d’enterrer tout ce qui nous a causé de la peine

Si vous avez un visage soucieux, vous montrez que l’espoir est mort en vous, que la vie a été un désappointement pour vous. Adoptez la devise du cadran solaire : “Je ne marque que les heures ensoleillées.”

Qu’y a-t-il de meilleur dans la vie que l’art d’oublier, d’enterrer tout ce qui nous a été désagréable, tout ce qui nous a causé de la peine ou a retardé nos progrès ? Celui qui pratique cet art est indépendant de son entourage immédiat. Il peut être heureux sans argent. Il est heureux, dans les mauvais moments comme dans les bons ; il conserve son égalité d’âme quand les autres ont des idées noires.

Il n’est pas difficile d’apprendre que le bien exclut le mal, que ce qui est élevé exclut ce qui est bas, que les nobles motifs, les grandes affections excluent les motifs vils, les affections mauvaises. Le bien lutte contre le mal et le vainc.

L’art de regarder le bon côté des choses et des gens

“Par-dessus tout, j’aime une gaîté conquérante, celle qui accomplit de grandes choses avec un sourire et une chanson, la gaîté du soldat qui tire le meilleur parti de tout, qui assaisonne sa maigre pitance d’une plaisanterie, qui rit de sa couche peu confortable, de l’inclémence de la saison, et siffle des airs de son pays natal tout en nettoyant son fusil.”

Quel privilège merveilleux que de pratiquer cette alchimie mentale qui rend même la pauvreté attrayante, qui voit le côté comique de la malchance !

J’ai voyagé une fois avec un jeune homme qui, par nature, pratiquait cette alchimie, et transformait en or les expériences les plus désagréables. Il trouvait de la jouissance dans les situations les plus ordinaires, et même les plus embarrassantes. Il avait le don de voir toujours le côté comique des choses, et faisait rire tout le monde.

Une fois, nous fûmes tellement ennuyés par les puces, dans un hôtel de Vienne, que nous ne pûmes dormir. Je vois encore mon jeune ami, assis par terre, et riant en me déclarant qu’il venait de capturer la plus grosse puce, celle qui tiendrait certainement le record parmi ses congénères.

On possède tout quand on a acquis l’art de regarder le bon côté des choses et des gens.

Le monde est un miroir qui nous renvoie notre propre image. Si nous lui sourions, il nous sourit ; si nous pleurons, il nous fait triste mine.

Traversez-vous la vie déprimé, misérable, ou savez-vous vous élever au-dessus de ces petits ennuis qui détruisent la paix de tant de gens ? Apprenez le bel art de jouir de chaque personne et de chaque chose ; comme l’abeille, extrayez le miel de toute fleur. Prenez l’habitude de retirer quelque chose de bon de toutes les expériences de la vie ; chacune d’elles renferme de quoi enrichir votre vie.

Sachez influencer les autres

Une personne employée dans un commerce raconte ainsi l’intéressante expérience qu’elle fit :

“Je partis un jour pour mon travail, bien décidée à essayer le pouvoir des pensées gaies (assez longtemps j’avais été triste et découragée). Je m’étais dit : J’ai souvent observé qu’un heureux état d’esprit a une merveilleuse influence sur mon état physique ; je veux l’essayer sur autrui, et voir si ma pensée juste pourra les influencer. Vous voyez que je suis curieuse.

“De plus en plus résolue à atteindre mon but, je me répétais, en marchant, que j’étais heureuse, que tout le monde me traitait bien, et je me sentais ainsi tout encouragée ; je me tins plus droite, mon pas devint plus léger, et j’eus la sensation de marcher sans toucher terre. Inconsciemment, je souriais. Je regardais les visages des femmes que je croisais, et j’y lus tant de tristesse, d’anxiété, et même de maussaderie, que mon cœur s’émut, et que je désirai leur communiquer un peu du soleil intérieur qui m’éclairait.

“Arrivée au bureau, je saluai la personne qui tenait les livres et lui fis une remarque aimable, en passant, ce que je n’aurais jamais fait dans d’autres circonstances, car je n’ai pas l’esprit d’à-propos ; cela créa tout de suite entre nous un courant agréable qui dura tout le jour ; elle avait été influencée par mon accueil.

“Le directeur du bureau était un homme très affairé et très préoccupé de ses affaires ; lorsqu’il me faisait quelque observation sur mon travail, j’en étais ordinairement très froissée (étant trop sensible par ma nature et par mon éducation) ; mais ce jour-là, j’avais décidé que rien ne viendrait me troubler, aussi lui répondis-je gaîment. Son front se dérida, et une aimable cordialité s’établit entre nous. Il en fut ainsi toute la journée ; je ne permis à aucun nuage de venir troubler la beauté de mon ciel.

“Dans la famille où je demeurais, il en fut de même, et là où j’avais jusqu’alors rencontré peu de sympathie, je vis naître une chaude amitié. Les gens feront la moitié du chemin pour vous rencontrer, si vous voulez bien faire l’autre.

“Ainsi, mes sœurs, si vous pensez que le monde ne vous traite pas bien, n’attendez pas un jour de plus pour vous dire : Je veux rester jeune en dépit de mes cheveux blancs. Même si tout ne va pas toujours comme je le voudrais, je veux vivre pour les autres, et faire briller le soleil sur le sentier de tous ceux que je rencontrerai. Vous trouverez le bonheur en semant des fleurs autour de vous ; vous ne manquerez jamais d’amis ou de compagnons, et par-dessus tout, la paix de Dieu remplira votre âme.”

Ayez l’habitude de faire du bien aux autres en chaque occasion

Quelques personnes ont le talent de faire vibrer les mauvaises cordes ; du meilleur instrument elles tirent des sons discordants. Toute leur musique est en ton mineur ; les ombres prédominent dans toutes leurs peintures. Il n’y a rien de gai, d’ensoleillé ou de beau autour d’elles. Leur apparence est morose ; pour elles, les temps sont toujours durs et la monnaie rare. Chez elles tout est mesquin ; rien ne vient élargir et enrichir leur vie.

Pour d’autres, c’est exactement le contraire. Ces personnes-là ne répandent aucune ombre ; elles irradient le soleil. Chaque bouton qu’elles touchent ouvre ses pétales, et répand son parfum et sa beauté. Elles ne vous approchent jamais sans vous égayer ; elles ne vous parlent jamais sans vous inspirer de bonnes pensées. Elles sèment des fleurs partout où elles vont. Elles pratiquent cette heureuse alchimie qui transforme la prose en poésie, la laideur en beauté, la discorde en harmonie. Elles voient ce qu’il y a de meilleur en chacun, et prononcent toujours des paroles plaisantes et encourageantes.

Aucune habitude ne vous procurera plus de satisfaction et ne vous enrichira davantage que celle de faire du bien aux autres, en chaque occasion. Si vous ne pouvez fournir une aide matérielle, si vous n’avez pas d’argent à donner, vous pouvez toujours aider par votre esprit enjoué, votre sympathie réconfortante, votre bonté et vos paroles encourageantes.

Il y a plus de cœurs qui soupirent après l’amour et la sympathie, que de cœurs qui soupirent après l’argent, et cela vous pouvez toujours le leur donner.

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Agir en leader de sa vie

Définition :

La langue française utilise un mot très précis pour définir ce que j’appelle « agir en leader » qui est congruence. Lorsque l’on dit d’une personne qu’elle est congruente, cela signifie qu’il y a accord ou alignement entre ce qu’elle est et ce qu’elle montre, verbalement et non verbalement, d’elle-même. Cela signifie que la congruence ne peut se résumer à l’adoption d’une attitude. C’est un état de fait qui se vit et s’expérimente « de l’intérieur ». Pour être pleinement congruent et agir en leader, vous devez avoir pris conscience de qui vous êtes, d’avoir identifié quels sont vos besoins, vos valeurs et de construire votre vie de manière à respecter qui vous êtes tout en respectant votre entourage. Globalement, cela correspond au travail que vous avez réalisé à travers les 5 clés précédentes. L’objectif de cette sixième clé étant d’apporter les finitions à l’ensemble du travail réalisé.

Le leader ne parle pas, il agit. C’est par l’entremise de vos actions et de votre attitude que vous développerez votre leadership et que vous renforcerez votre estime personnelle. En vous engageant à prendre le contrôle de votre vie, vous développerez les attitudes suivantes :

  • Congruence
  • Ecoute active
  • Développement d’une relation gagnant-gagnant

La notion de congruence a déjà fait l’objet d’une définition ci-dessus. A ce stade, j’aimerais simplement vous indiquer que le fait d’être congruent ne survient pas d’un coup de baguette magique. Seul le temps et votre volonté d’agir en accord avec vos valeurs et vos besoins pourront y contribuer. De plus, j’ajouterais qu’il n’est pas judicieux de vouloir précipiter le mouvement. En effet, le fait de vivre conformément à qui nous sommes nous oblige à « tomber » le masque et à montrer notre vrai visage. Bien que cela soit, à terme, positif, il est recommandé de laisser le temps au temps et de consolider patiemment le niveau de confiance en soi et d’estime personnelle pour progressivement devenir de plus en plus congruent. La progression s’effectue en parallèle.

L’écoute active permet de construire une relation de communication avec les autres, ce qui assure un échange authentique et une possibilité de développement mutuel. En adoptant l’écoute active, vous donnerez la possibilité à votre correspondant d’approfondir sa pensée et de vous exprimer pleinement ce qu’il ressent tant au niveau de ses besoins que de ses émotions. Comme nous avons déjà eu l’occasion de le constater par l’entremise d’une des clés précédentes, les émotions sont des indicateurs très importants qui nous font souvent peur. Que ce soit nos propres émotions ou celles exprimées par autrui, nous cherchons le plus souvent à les éviter. N’avez-vous jamais utilisé ces types de réponse lorsque la personne avec qui vous parlez partage une de ses émotions ?

  • Tu ne devrais pas être découragé par ce qui arrive.
  • Si tu n’es pas capable de dire quelque chose de positif, alors ne dit rien.
  • Ne t’inquiète pas, ça ira mieux demain.
  • Il n’y aucune raison d’avoir peur
  • Serre les dents
  • Mets ton orgueil dans ta poche
  • Calme-toi, s’il-te-plaît
  • etc.

Dans les relations de travail, cette aversion des sentiments est même parfois érigée en dogme. C’est comme si le monde du travail ne devait être qu’un univers de non-dit et de superficialité. Malheureusement, ces tendances et attitudes sont sources de problèmes psychologiques de plus en plus courants dans l’univers professionnel. Le sentiment joue généralement le rôle d’indicateur pertinent. La peur ou l’inquiétude ne survient pas par hasard mais sont la manifestation d’un problème de fond.

L’objectif de l’écoute active est de recevoir avec empathie et bienveillance l’émotion transmise et de permettre, par un questionnement et/ou une reformulation, à la personne de découvrir, par elle-même, les raisons de ce sentiment. Comme le souligne très bien Thomas D’Ansembourg, auteur de « Cessez d’être gentil, soyez vrai », « dans le chemin vers l’autre, je ne peux faire l’économie du chemin vers moi ». Pour ma part, je trouve que cette phrase résume bien la puissance de l’écoute active puisqu’elle s’applique autant dans la relation avec soi que dans la relation avec les autres. En prenant l’habitude de recevoir et d’écouter pleinement vos émotions et en vous questionnant de manière à découvrir les raisons de ces émotions, vous prendrez soin de vous-même.

Pour développer une écoute active, prenez garde aux comportements suivants :

  • Etre actif dans l’échange. Se concentrer sur ce que dit l’interlocuteur
  • Etablir un contact visuel avec la personne (se regarder)
  • Ecouter pleinement. Ne pas parler soi-même ou préparer la réponse à l’avance
  • Chercher à comprendre sans risque d’ambiguïté le message transmis.

Un des éléments essentiels de l’écoute active réside dans la recherche constante à comprendre complètement et totalement le discours de la personne. Pour ce faire, il faut lever tout risque d’ambiguïté et inciter la personne à aller au bout de sa pensée. Deux techniques sont généralement utilisées :

  1. Questionnement
  2. Reformulation

Le questionnement doit privilégier des questions ouvertes permettant à l’interlocuteur d’approfondir sa réflexion. Par opposition aux questions fermées qui limitent généralement le champ de réponses à deux alternatives possibles : oui ou non. Il est important que votre questionnement soit le plus neutre possible et que la question n’intègre pas, dans son contenu, des éléments incitatifs d’une réponse préférée ou attendue. Dans la section réservée aux exemples, vous retrouverez des exemples de questions. Certaines permettent réellement à la personne écoutée d’approfondir sa réflexion alors que d’autres ouvrent un champ nettement plus restreint.

La reformulation consiste à reprendre le coeur du message transmis par l’interlocuteur et à le lui répéter en utilisant nos propres mots et nos propres phrases. L’objectif de la reformulation est double :

  1. Vérifier que le message que nous avons compris correspond effectivement à celui formulé par notre interlocuteu

Il permet de dissiper les risques de malentendu.

  1. Inciter l’interlocuteur à poursuivre sa réflexion et à continuer son discours. En démontrant à l’autre, par la reformulation, que nous sommes pleinement à son écoute, celui-ci sera naturellement conditionné à poursuivre son discours.

Dans la section réservée aux exemples, vous retrouverez quelques exemples de reformulations. Certaines sont tout à fait adéquates alors que d’autres ne permettent pas d’atteindre l’objectif visé par cette technique d’écoute active.

En décidant de faire des sentiments vos amis et d’adopter l’écoute active comme base de communication avec votre entourage (personnel et professionnel), vous développerez des relations qui feront de vous un être apprécié et source d’inspiration.

Pour développer une relation gagnant-gagnant, il est nécessaire de connaître ses propres besoins et d’identifier sans ambiguïté les besoins de l’autre. La découverte des besoins de l’autre s’en trouvera grandement simplifiée en appliquant les techniques de l’écoute active présentées ci-dessus.

Une fois les besoins respectifs identifiés, le travail consiste à passer en revue les alternatives possibles de manière à ce que chacun y trouve son compte tout en acceptant certaines concessions. Sans en être toujours vraiment conscient, cette technique est fréquemment utilisée dans les relations de couples ou les relations parent/enfant.

Le processus de fonctionnement de cette méthode pourrait être résumé selon les étapes ci-dessous :

  1. Identifier et définir le problème
  2. Enumérer les solutions possibles
  3. Evaluer ces solutions
  4. Prendre une décision
  5. Appliquer la décision
  6. Evaluer les résultats par la suite

La sixième étape assure un apprentissage constant. Grâce à cette dernière évaluation, il deviendra possible d’établir des relations gagnant-gagnant toujours plus bénéfiques pour chacune des parties.

Exemples :

Exemples de questions :

  • Quelles sont les alternatives possibles ? (bonne question ouverte incitant à la réflexion)
  • En quoi est-ce que cet objectif est important ? (bonne question ouverte)
  • Comment fais-tu pour être aussi agressif ? (malgré la question ouverte, il y a un jugement)
  • Qui envisages-tu pour le poste ? Paul ou Pierre ? (question fictive de choix)

Pour les exemples de reformulation présentés ci-dessous, le collègue exprime toujours un point de vue personnel traduisant un sentiment spécifique. Deux exemples de reformulation, une bonne et une moins bonne, sont à chaque fois proposés.

  1. Le collègue : Ca suffit ! je ne veux plus entendre de reproches sur le travail que nous avons réalisé.
    1. Le leader : Allons, Paul, accepte cela comme un soutien à votre amélioration constante (le leader fait la morale).
  1. Le leader : J’ai le sentiment que tu te sens dans le rôle de l’accusé (écoute active).
  1. Le collègue : Je ne me sens pas prêt pour cette présentation
    1. Le leader : connaissant tes capacités, je t’en sais capable. Encourage-toi ! (tente d’encourager ou de ressurer).
  1. Le leader : Tu as peur d’être pris au dépourvu par une question non prévue (écoute active)

Les livres consacrés à la CNV (Communication Non Violente), dont voici les liens, contiennent de nombreux exemples d’écoute active.

  • Les mots sont des fenêtres, initiation à la communication non violente par Marshall Rosenberg
  • Cessez d’être gentil, soyez vrai par Thomas d’Ansembourg

Exercices :

Votre vie quotidienne constitue votre meilleure source d’exercices pour entraîner votre capacité à agir en leader. Utilisez les nombreux échanges que vous avez quotidiennement avec diverses personnes pour entraîner votre écoute active et votre congruence.

Expérimentez la puissance du sentiment que procure le fait de prendre en main sa vie et de chercher à établir des relations de qualité avec son entourage. Le plaisir qui en découlera sera la meilleure source de motivation pour vous inciter à progresser sans cesse.

L’Optimisme

Par optimisme, je n’entends pas seulement le principe philosophique suivant lequel tout est pour le mieux dans le monde, mais la pratique si avantageuse dans ses résul­tats, par laquelle nous nous efforçons de rechercher et ne prendre connaissance uniquement que du plus beau et meilleur côté des gens et des choses.

Quels sont les avantages de l’optimisme ?

la reussite est en moiCet optimisme procure à ceux qui le pratiquent le courage, la confiance, la bonne humeur en même temps que la sympathie, la cordialité et la considération des personnes avec lesquelles ils sont en rapport.

Voici pourquoi l’optimisme est avantageux, non seulement pour nous, mais pour ceux avec lesquels nous, vivons.

Quand nos pensées, notre attention, notre regard entrent en action, ils émettent un fluide chargé d’un principe vivifiant ; ce fluide a une action réflexe (en retour) sur nous-mêmes. Si c’est sur le côté le meilleur, le plus beau, le plus favorable des personnes, idées et sentiments qu’ils ont été dirigés, ça sera ce côté-là qui sera vivifié soit chez nous-mêmes, soit chez ceux que nous considérons. Nous enlevons, au contraire, de la vitalité aux côtés des gens et des choses qui nous paraissent laids et mauvais en leur retirant notre attention et en refusant de les voir.

Il y aurait un intérêt très grand à expérimenter ce principe dans l’éducation des enfants. Il rendrait, j’en suis certain, de bien meilleurs services que le système des punitions qui réussit bien rarement.

Ce que vous devez faire pour devenir optimiste

Le pessimisme marche toujours de pair avec l’égoïsme ; l’optimisme avec l’altruisme. Celui qui veut devenir opti­miste doit, en conséquence, parler le moins possible de lui-même et, dans ses conversations, il doit s’appliquer à ne traiter que de sujets, idées et opinions qu’il sache inté­resser son interlocuteur et lui plaire. Chez ce dernier, il cherchera à discerner les côtés avantageux de ses actes et paroles pour les faire ressortir. Il s’attirera ainsi sa sympathie et sa confiance.

On me dira peut-être, qu’en somme, ce que je recommande c’est de flatter les gens. Interprétez ainsi si vous voulez, mais remarquez bien en même temps que cela ne présente aucun inconvénient ni pour vous ni pour votre interlocuteur.

En ce qui vous concerne, vous vous entraînez à rechercher le bien en dehors de vous et à éviter le mal. En ce qui concerne votre interlocuteur en ne prêtant attention qu’à ses qualités, vous les mettez en lumière et les faites prospérer, tandis qu’en refusant toute attention à ses défauts vous leur retirez la vie dans la mesure de votre pouvoir.

Est-ce faisable de voir tout en beau ?

Est-il possible de s’habituer à ne distinguer que les beaux cotés des êtres et des choses. Je réponds très affirmativement et en cela je suis d’accord avec un auteur que j’aime à citer, M. Samuel Smiles, qui dit :

« La répétition d’un acte quelconque crée bientôt l’aptitude et l’amélioration, et l’habitude qui semble d’abord n’avoir pas plus de force qu’une toile d’araignée finit, une fois formée, par lier comme une chaîne de fer. Il n’est pas jusqu’au bonheur qui ne puisse devenir une affaire d’habitude.

« On peut, en effet, s’accoutumer à voir tout en beau, comme on peut s’accoutumer à voir tout en laid. Nous possédons à un très haut degré le pouvoir d’exercer notre volonté de manière à pouvoir diriger nos pensées sur des objets qui peuvent être pour nous une source de plaisir et de progrès, plutôt que sur leurs contraires.

« Il en résulte que, de cette façon, nous pouvons cultiver l’habitude des heureuses pensées, tout aussi bien que nous pourrions en cultiver une autre, et cultiver chez tous, hommes et femmes, un heureux naturel, un franc caractère, une aimable disposition d’esprit, est peut-être encore plus important que de se perfectionner dans quelque science et dans quelque accomplissement que ce soit. »

« Le travail le plus productif est celui qui est fait avec amour, celui qui sort de la tête et des mains d’homme au cœur joyeux. »

Formez un plan, ayez un but et travaillez pour l’atteindre

« Ne vous livrez pas aux spéculations, dit Waters. Formez un plan, ayez un but, puis travaillez à l’attein­dre. Apprenez tout ce qui le concerne et vous réussirez. Ce que j’entends par se livrer à la spéculation, c’est étudier beaucoup de choses sans but, dans l’idée qu’elles pourront être utiles un jour.

Cela ressemble à la con­duite d’une femme qui acheta, dans une vente aux enchères, une plaque de cuivre portant le nom de Thompson avec l’idée qu’elle pourrait servir un jour ! »

Un but défini est la caractéristique de tout art. Il n’est pas le plus grand, le peintre qui développe le plus grand nombre d’idées sur une seule toile et donne à toutes ses figures une importance égale. Le plus grand, c’est l’artiste qui, par la plus grande variété, exprime la plus grande unité, qui développe l’idée conductrice dans la figure centrale, et fait converger vers elle toutes les figures secondaires, ainsi que la lumière et les om­bres.

De même dans une vie bien équilibrée, quels que soient le développement ou la culture, il y a une vo­lonté centrale, à laquelle sont soumises toutes les facultés. Dès que notre monde fut sorti du chaos, une idée centrale convergeant vers un but bien déterminé, se fit jour. Chaque feuille, chaque fleur, chaque cristal, chaque atome tendit vers le summum de la création – l’homme.

Le succès contre le chaos

L’esprit a besoin d’un équilibre entre travail et loisirs. Vous devez connaitre le plaisir, le défi, la récompense, l’échec (pour évaluer le succès) et ainsi de suite. Malheureusement, nous alimentons nos esprits pauvrement. Au cours de ces dernières décennies, les « drogués » du travail abondent avec des gens qui ont plusieurs emplois pour survivre ou travaillent 60 à 80 heures par semaine de peur de perdre leur emploi s’ils ne le font pas.

Vous devez avoir une nouvelle perspective sur les besoins de l’esprit – il doit être exercé avec vigueur (au travail) et détente (activités de loisirs et de repos), comme tous muscle du corps. Trop de travail provoque dans votre esprit, du stress et de la fatigue quelle que soit la quantité de sommeil dont vous disposez. Avec trop de loisirs, votre esprit produit de la dépression et de l’apathie. Il est facile de comprendre pourquoi un déséquilibre est préjudiciable à la réalisation de votre succès.

L’équilibre permet à votre esprit de travailler avec un maximum de performances, y compris la Fenêtre de Johari « quadrant Personne ne connait« , la partie où vous accédez dans vos pensées au cours de la méditation. Une vie équilibrée vous permet de vous connecter facilement à l’univers, l’élément clé pour atteindre le succès.

La clé pour parvenir à un équilibre de vie est d’éliminer le chaos de votre vie. Le chaos n’absorbe pas seulement le temps physique dans votre vie, il absorbe le temps mental et la capacité. Le chaos est généralement l’élément qui provoque le stress. Il cause des nuits blanches et interfère avec la méditation. Avec le chaos, votre esprit se déplace à grande vitesse.

Éliminer le chaos de votre vie et atteindre l’équilibre, élimine le stress et la fatigue mentale, vous permettant de vous concentrer sur les choses importantes. Il vous donne la liberté de créer, un élément nécessaire au succès. Un autre grand avantage d’éliminer le chaos est qu’il libère du temps qui peut être utilisé dans d’autres taches, y compris des travaux pour votre réussite. Comment éliminer le chaos? En simplifiant votre vie. Le désordre provoque le chaos. Débarrassez-vous du désordre et vous simplifierez votre vie.

Éliminer le Chaos au Travail

Lorsque vous vous simplifiez la vie au travail, vous travaillez plus intelligemment, vous avez plus de temps pour faire ce qui est important en travaillant moins. Bien que les situations de travail ne soit pas toujours les mêmes, voici quelques idées à considérer pour simplifier la vie et réduire ou éliminer le chaos, le désordre et le stress:

  • Travailler moins d’heures et plus efficacement. Si vous travaillez toujours, vous n’avez pas de temps pour permettre à votre esprit de penser ou de créer votre succès.
  • Planifiez votre temps (ou simplement, prenez un moment en cas de besoin) afin de nettoyer votre tête pour que votre « créativité » soit fluide. Vous trouverez des idées et des solutions plus facilement et plus rapidement.
  • Utilisez le temps de manière plus efficace. Nettoyez votre bureau à la fin de chaque journée et rangez papiers et documents. Créer une liste des tâches. Pour la prochaine tache, vous serez prêt à commencer, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin et vous saurez par où commencer à travailler immédiatement. Tout ce dont vous devez faire, est de prendre votre café et démarrer.
  • Prenez des vacances et restez à la maison lorsque vous êtes malade. Vous ne travaillez pas efficacement quand vous êtes fatigué. Les vacances vous rajeunissent si elles sont bien organisées (ne prévoyez pas plus que le temps vous permettra ou ne travaillez pas tout le temps à la maison – faites quelque chose de distrayant et reposant).
  • Si vous le pouvez, envisagez des alternatives différentes de travail (par rapport à votre succès choisi): à temps plein, à temps partiel, le télétravail, ne pas travailler, du temps flexible ou travailler pour vous à la maison.
  • Que pensez-vous d’un autre emploi ou une autre organisation de travail pour vous aider dans votre succès.
  • Vous pouvez avoir besoin de vous simplifier la vie en trouvant un autre emploi avec un environnement adéquat.
  • Pour des réunions, posez-vous toujours la question « ai-je vraiment besoin d’aller à cette réunion? » Évitez les réunions qui ne servent qu’à vous faire perdre temps et de l’énergie.
  • Réduisez le nombre de repas et de réunions liées au travail. Ne sautez pas de repas et faites quelque chose de relaxant. Ne travaillez pas pendant vos repas et ne mangez pas sur votre bureau.
  • Si vous le pouvez, faites une pause le matin et une l’après-midi, même si ce n’est que pour boire un café. Prenez quelques minutes pour bavarder avec vos collègues de travail (sans exagérer).
  • Prenez des pauses occasionnelles pour respirer profondément, levez-vous et détendez-vous. Il est facile de travailler pendant plus de quatre heures sans s’en rendre compte. Si vous le pouvez, utiliser une alarme sur votre ordinateur pour vous indiquer périodiquement l’heure de la journée.
  • Éliminez les distractions au travail. Faites vos affaires personnelles à la maison, y compris les appels téléphoniques et les courriels. Réduisez la socialisation des collaborateurs. Si vous avez un ou une secrétaire, déléguez-lui la tache de s’occuper des visiteurs. Levez-vous quand quelqu’un entre dans votre bureau – faites assoir ceux avec qui vous faites affaire, pour les autres, restez debout,(après qu’ils vous aient rapidement dit ce qu’ils veulent) dites leur que vous êtes en retard et que vous préférez discuter plus tard, leur faisant comprendre qu’il est temps pour eux de partir.
  • Gérer les gens qui travaillent avec vous, supervisez en fixant des limites. Ne dites pas oui systématiquement. N’acceptez pas les demandes déraisonnables ou les problèmes des autres – laissez-les les résoudre ou donnez-leurs des solutions raisonnable. Si vous n’avez pas une réponse rapide pour quelqu’un qui vous demande quelque chose de déraisonnable, dites « Laissez-moi y réfléchir, je vous tiens au courant. »
  • Gérez votre charge de travail. Beaucoup de gens font plus que ce qu’on leur demande ou ils pensent que c’est ce qu’ils doivent faire ou ils veulent impressionner leurs supérieurs.

Quatre-vingt pour cent de la satisfaction de vos supérieurs est lié à seulement à 20 pour cent de vos performance de travail.

Cela signifie que vous devriez concentrer les 80% de votre temps dans ces 20%.

  • Ne faites pas de promesses que vous ne pouvez pas tenir, en particulier dans des temps impossibles.
  • Si vous êtes étouffé par le travail, arrêtez et quittez votre lieu de travail pendant quelques minutes. Marchez un peu, montez et descendez l’escalier ou allez prendre un café. Respirez profondément et détendez votre esprit. Si vous êtes frustré, riez (si vous le pouvez, bien sur) jusqu’à ce que votre corps se détende.
  • Ne procrastinez pas. Traitez chaque affaire en une seule fois, quand c’est possible. Vous aurez un meilleur flux de travaux et moins de frustration.
  • Prenez la voie la moins compliquée mais qui résout encore la situation.
  • Réduisez les papiers. Annulez les abonnements (y compris par internet et e-mail) qui ne sont pas absolument nécessaires (journaux, rapports, newsletter etc.) Si vous avez une secrétaire ou un assistant, entraînez-le (la) à voir votre courrier et à séparer les informations qui sont importantes.
    Réduisez le courrier indésirable dans votre entreprise, il vole votre temps et énergie. Faites envoyez votre courrier personnel à votre domicile et votre courrier professionnel à votre adresse de travail. Chaque fois que vous commandez quelque chose ou faites des dons de charité, demandez que vos informations ne sont pas vendus ni transmises à d’autres.
  • Éliminez la surcharge d’e-mails. Soyez sélectif lors de la diffusion de votre e-mail. Ne l’écrivez pas dans votre carte de visite professionnelle. Demandez à être retiré des listes d’adresses e-mail. Enregistrez un compte de messagerie Yahoo ou Hotmail à utiliser lorsque vous vous inscrivez à quelque chose sur Internet. Gardez seulement vos e-mails en rapport avec le travail. Demandez à vos collaborateurs de vous envoyez des e-mails court et seulement pour le travail. Désactivez l’alerte qui annonce chaque nouveau message. Vérifiez périodiquement votre courrier électronique et à des heures précises.
    Réduisez votre temps de téléphone. Ne distribuez pas votre numéro de téléphone portable au travail quand ça n’est pas nécessaire et ne l’imprimez pas sur votre carte de visite.

Si votre téléphone portable est personnel et pour le travail et que vous devez le donner à quelqu’un, même un client, essayez d’utilisez un beeper (sinon vous risquez d’être dérangé, même si vous n’êtes pas au travail). Si votre entreprise vous offre un téléphone portable à usage professionnel, il sera difficile d’éliminer ce temps perdu mais quand vous ne travaillez pas, éteignez le téléphone.

Élimination du Chaos à la Maison

Si vous passez en revue les points énumérés ci-dessus, beaucoup reflètent réellement la vie à la maison.

  • Réfléchissez-vous pour planifier votre temps? Comment ne pas essayer de tout faire en un jour?
  • Faites-vous toujours la course contre la montre? Chacun de vos enfants doit participer à cinq activités différentes chaque semaine? Pouvez-vous combiner plusieurs tâches? Vous faites vos courses seulement une fois par semaine ou toutes les deux semaines au lieu de tous les jours? Pouvez-vous éliminer ou réduire d’autres choses?
  • Si vous pouvez, laissez votre porte-documents au travail. Ne faites pas d’heures supplémentaires (notamment le week-end). Le travail ne doit pas entraver votre temps libre, en particulier si vous avez une famille. (Beaucoup de « drogués » du travail, le sont pour éviter ces relations ou ils pensent qu’ils doivent continuer à fournir « plus » pour la famille mais la famille préfère généralement que la personne soit plus à la maison.)
  • Et toutes les petites tâches, que pensez-vous de demander à votre voisin l’adolescent pour les faire? Ou les services d’un professionnel pour couper l’herbe par exemple?
  • Développer une vie de qualité à la maison. Amusez-vous avec la famille et les amis.
  • Cultivez de nouvelles amitiés et intérêts.
  • Le téléphone à la maison. Utilisez un répondeur automatique. Éliminer des appels, sachant qui vous appelle, vous savez si vous êtes intéressé ou pas à prendre l’appel. Vous n’êtes pas obligé de parler à chaque appel. Ne répondez pas si ça n’est pas intéressant. Ne prenez jamais les appels professionnels à la maison, sauf s’il s’agit d’une question de vie ou de mort. Occupez-vous du travail seulement pendant les heures de travail.
  • Éteignez votre téléphone portable, pendant les activités de loisirs. Non pas pour embêter les autres, mais pour votre flux de créativité et la relaxation de votre esprit.
  • Réduisez votre temps de télévision. Faites des activités qui vous donnent du plaisir. Passez du temps avec votre famille.

Exercice

Exercice n ° 19 – Réduction du Chaos

  • Faites plusieurs copies du tableau ci-dessous.
  • Utilisez un tableau différent pour le travail et la maison, faites les choses suivantes pour chacun d’entre eux.
  • Dans la première colonne, listez tous les événements ou situations qui occupent votre temps, surtout si elles demandent beaucoup d’énergie.
  • Dans la deuxième colonne, pour chaque évènement ou situation de la première colonne, ce que vous pouvez faire pour changer la situation. Comme les exemples dans ce chapitre, quelles alternatives avez-vous pour vous débarrasser du désordre et du chaos?
  • Dans la troisième colonne, faites un plan d’action et suivez-le.

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Le Langage du Corps dans la Vente

Des études en psychologie concluent que l’effet que vous avez sur les autres, dépend de ce que vous dites avec la bouche (7%), la manière dont vous le dites (38%), et avec votre langage du corps (55%). Cependant, la façon dont vous émettez le son transmet aussi un message, donc 93% de l’émotion est également transmise sans dire les mots réels.

C’est également vrai dans la vente. Dans le monde réel, nous vendons des objets matériels mais aussi des idées. Une façon dont nous pouvons vendre efficacement est d’utiliser simplement le vieil arsenal, mais très puissant langage du corps.

Lorsque vous vendez, vous pouvez utiliser des poses, des expressions faciales, des gestes, des manières, et votre apparence physique pour conclure des ventes avec succès. La plupart des clients ont tendance à acheter quand leurs sens sont déclenchés. La clé ici est de faire tout votre possible pour influer positivement sur leurs sens.

La plupart des gens croyaient en l’image positive transmise par Mère Térésa. Elle utilisait sa personnalité pour véhiculer une image constante de la sainteté et de la sincérité.

La communication non verbale suggère aussi que l’homme de peu de mots est un homme de crédibilité. Souvent, ce n’est pas ce que vous dites qui influence les autres, c’est ce que vous ne dites pas. Les signaux que vous transmettez en utilisant le langage du corps suggèrent la compréhension, la disposition, la morale et la compassion.

Dans la vente, à l’instant où vous rencontrer un client potentiel, il vous analyse  déjà en fonction de votre image que vous lui transmettez en quelques secondes seulement. Il s’agit là, d’un moment crucial dans la vente, sa première impression de vous va définitivement rester une étiquette permanente.

Conclure ou échouer une vente peut littéralement dépendre des signaux non verbaux que vous transmettez au premier contact. Pour les lecteurs de ce livre, comprendre les multiples facettes du langage du corps est un must, en particulier dans la vente. Les Américains, par exemple, sont un peu catalogués comme les meilleurs pour lire le langage du corps, parce qu’ils adoptent des milliers de signes non verbaux. Cette capacité fait d’eux, de redoutables négociateurs.

D’autre part, les femmes sont généralement considérées comme plus aptes au langage du corps que les hommes en raison de leurs instincts naturels. Maintenant, vous connaissez le secret de certaines femmes qui ont plus de succès que les hommes dans les affaires ou dans le domaine professionnel.

En général, le langage du corps est utilisé partout dans le monde. L’exemple le plus commun est l’inclinaison de la tête (qui signifie « oui »).

Mais ce n’est pas nécessairement le cas à chaque fois. Par exemple, une personne qui agite les jambes ferait supposer qu’elle est nerveuse, alors que cela peut être simplement un comportement naturel de cette personne. Les yeux d’une personne peuvent vous éviter parce qu’elle cache quelque chose, mais cela peut aussi signifier qu’elle est extrêmement timide.

Compte tenu de ces subtilités, il est important d’analyser ce que le message transmet vraiment. Vous pouvez le faire en examinant les autres gestes et mouvements. Cherchez les groupes de signes qui peuvent avoir le même sens que les expressions verbales, et tenez aussi compte des circonstances.

Ci-dessous, quelques gestes et mouvements pour vous aider à conclure vos ventes:

  1. Vous pouvez immédiatement analyser la personnalité de quelqu’un en étudiant son style de poignée de main. Dans une poignée de main, une personne sûre d’elle, tient fermement la main. D’autre part, une personne ayant peu ou pas de confiance, donne souvent une poignée de main molle. Une personne qui souhaite gagner votre confiance, généralement vous serre la main et couvre la poignée de main de son autre main, ou bien vous tient le coude. Adoptez une poignée de main qui est ferme, mais sans serrer. Transmettez la confiance et le professionnalisme, et non la domination.
  2. La posture est un autre aspect du langage du corps. Les épaules retombées et les yeux regardant le sol peut indiquer un manque d’intérêt. Vous tenir droit avec votre poids équilibré sur vos pieds vous donne un look plus assurée et décontractée. Maintenez toujours votre corps droit, que vous soyez debout ou assis.
  3. Faites correspondre votre posture droite avec une expression du visage authentique. Débarrassez-vous des lunettes de soleil. Le client peut penser que vous cachez quelque chose, comme il ne peut pas voir vos yeux. Quand il regarde droit dans les yeux, il peut voir si vous mentez, ainsi, jouez la transparence. Mais veillez à éviter d’avoir un regard perçant, votre client pourrait être intimidé.
  4. Lorsque vous effectuez des visites de vente et de présentations, assurez-vous d’utiliser des mouvements sincère et ouvert tout le temps. Ne croisez pas les bras, cela peut ruiner la confiance de vos clients potentiels. Les gestes extérieurs et ascendants de vos mains sont recommandés. Si vous vous balancez sur votre chaise et que vous placez vos mains à l’arrière de votre tête, cela peut ruiner la confiance de votre client car c’est un signe d’arrogance et un faux sentiment de confiance. En attendant, si vous placez vos mains sur votre taille, vous transmettrez la confiance positive.
  5. «Ne pointez pas. » Pointer vers un client équivaut à la mort de la vente. C’est comme si vous disiez au revoir à votre opportunité de vente. Pointer vers quelqu’un est un geste agressif qui peut être interprété comme une hostilité, alors ne faites jamais ce geste si vous voulez vraiment vendre.
  6. Dans la vente, voici des signes qui indiquent que vous êtes ouvert à des négociations et êtes disposé à des compromis. Déboutonner votre veste signifie que vous êtes prêt à parler et à écouter une contre offre. Enlever votre veste ou rouler vos manches est un très bon signe pour le client, car cela signifie que vous êtes prêt à décider ou à céder au prix final.

 En tant que vendeur, vous pouvez aussi utiliser le langage du corps comme   un outil pour reconnaître et neutraliser toute opposition potentielle du client. Les scénarios habituels sont les suivants:

  1. Si les bras du client sont croisés, cela signifie qu’il est désintéressé. Utilisez des contre-mesures, comme des mouvements positifs pour le faire décroiser les bras, et commencez votre approche de vente. Lorsque les bras et les jambes ne sont pas croisés et les mains sont ouvertes, c’est le meilleur scénario, parce le client potentiel est ouvert… et une vente est plus susceptible de se conclure.
  2. Un autre bon scénario de vente est lorsque le client imite vos gestes comme lorsque vous passez votre main sur vos cheveux pour les remettre en place et le client potentiel fait la même chose. Cela montre qu’il est très réceptif à vos idées et ouvert à acheter votre idée ou produit. Si tel est le cas, jetez votre déluge de fonctions et d’avantages, et concluez la vente! Ce le moment crucial pour conclure la vente.
  3. Si votre client potentiel couvre sa bouche, se touche le nez ou les yeux, il y a de fortes chances pour que la vente ne soit pas conclue. Quelque chose que vous avez dit ou fait a pu le décourager. Mais ne désespérez pas. Recommencez le processus de vente, mais cette fois, faites-le différemment. Rassurer le client en lui faisant comprendre ce qu’il obtient et encouragez-le à s’ouvrir et à partager des idées. Ouvrez vos paumes et laites-lui voir inconsciemment, que de temps en temps vous mettez votre main sur votre poitrine (ce qui signifie l’honnêteté). Ensuite, essayez de parvenir à cette atmosphère positive des ventes et de nouveau essayez de conclure.
  4. Soyez toujours attentif aux signes que le client transmet. Si par ses mouvements du corps, le client semble intéressé, venez-en au fait et concluez la vente. Le langage du corps du client peut changer de positif à suspicieux. Dans ce cas, décontractez-vous, reprenez vos esprits, lisez l’humeur de votre client, et essayer de le reconquérir. Soyez toujours franc et sincère. Lorsque le client croise les jambes et les bras, c’est un signe d’avertissement. Utilisez la technique du reflet (vue dans le chapitre précédent). Vous devez tout faire pour gagner la confiance du client, de sorte que vous puissiez conclure la transaction.
  5. Dans les cas difficiles, lorsque vous êtes incapable de conclure la vente, soyez toujours professionnel et diplomate. Remerciez le client de vous avoir écouté et serrez-lui la main avec sincérité. Une vente n’est pas forcément réalisée au premier coup et puis vous conclurez des ventes mais vous en échouerez aussi, on ne gagne pas à tous les coups. Fermer une entrevue sur une note positive laissera une bonne impression de vous. Qui sait, il pourrait être un client à un autre moment.

Dans le processus de vente, utilisez votre corps autant que vous le pouvez. Restez toujours enthousiaste. Si vous croyez vraiment en la qualité de votre produit ou service, vos clients potentiels seront positivement touchés par votre enthousiasme. Les gestes et les mouvements du corps peuvent vous aider à convaincre les plus difficiles des prospects.