L’ARTHROSE (première partie)

Les causes de l’arthrose

Comment expliquer la survenue de l’arthrose ?

Il y a des arthrosiques dans tous les pays et sous tous les climats. Le froid et le manque d’ensoleillement jouent cependant un rôle prépondérant.

Le froid est responsable de spasmes artériels et veineux, et il a été observé que l’arthrose était beaucoup plus fréquente chez les individus porteurs de varices, d’œdème des jambes et mal protégés du vent et des changements brutaux de climat.

Le soleil agit sur les articulations de toute autre façon. Votre peau est normalement recouverte d’une mince couche protectrice aqueuse et graisseuse, appelée “film hydro-lipidique”, qui provient de vos glandes sébacées et de vos glandes sudoripares.

Les rayons solaires transforment une partie de cette graisse en vitamine D, sans laquelle le calcium et le phosphore de votre alimentation ne peuvent être absorbés.

En absence de soleil, votre tissu osseux ne reçoit donc pas les éléments dont il a besoin pour se renouveler et se reconstituer. Petit à petit s’installe une déminéralisation qui entre pour une grande part dans le développement d’une arthrose.

Méfiez-vous de l’hygiène moderne

Les mesures d’hygiène moderne qui préconisent – par souci de propreté – un savonnage soigneux quotidien des enfants et des adultes, leur enlevant à chaque fois ce film hydro-lipidique de protection, contenant dans ses lipides de surface toute la provitamine D fabriquée par l’organisme, sont, à coup sûr, les grands responsables de l’arthrose chez les jeunes et chez les moins jeunes.

S’y ajoutent des erreurs alimentaires par carence en oligo-éléments. De façon générale, aucune transformation ne peut se réaliser dans votre organisme sans l’intervention d’enzymes qui ont la propriété d’accélérer le métabolisme et de permettre une reconstitution ou une cicatrisation de bonne qualité dans l’ensemble de vos tissus.

Ces enzymes ont besoin, pour être efficaces, d’oligo-éléments qui sont des activateurs physiologiques. Une insuffisance d’apport de potassium, de fer, de silicium, d’iode, de magnésium ou autre, ralentissent considérablement les échanges et bloquent aussi bien le renouvellement des cellules que l’élimination des déchets.

Comprendre les mécanismes de l’arthrose

Vous avez dit : articulation

Les articulations sont toutes différentes les unes des autres mais cependant, elles ont un certain nombre de points en commun.

Une articulation comporte en général deux extrémités osseuses qui vont, dans les conditions normales, glisser souplement l’une sur l’autre dans certaines directions et avec une certaine amplitude suivant leur localisation.

Chaque surface articulaire est recouverte d’une couche de cartilage dont l’élasticité et la résistance permettent d’amortir les pressions et les chocs que subissent les os.

Ce cartilage est une sorte de gel élastique et compact dans lequel baignent des cellules qui fabriquent des molécules très avides d’eau (les protéoglycanes).

Une capsule tapissée par une fine membrane, la membrane synoviale qui sécrète à petite dose un liquide visqueux, la synovie chargée de lubrifier l’espace intercarticulaire, enferme les extrémités osseuses.

La capsule est renforcée extérieurement par des bandelettes plus ou moins épaisses ou ligaments qui assurent l’emboîtement des surfaces articulaires. Enfin, l’ensemble est maintenu solidement par les muscles qui environnent l’articulation.

Comment s’installe le processus arthrosique ?

Au début, sous l’effet de certains enzymes dont l’action a été détournée, apparaît un œdème du cartilage qui se voit petit à petit digéré, puis des fissures, qui augmenteront de taille et pourront devenir de véritables ulcérations mettant l’os à nu.

Dans un deuxième temps, l’os s’érode puis réagit dans sa façon maladroite de cicatriser et de se réparer, par des excroissances osseuses ou ostéophytes qui se localisent presque toujours au pourtour de l’articulation.

L’observation au microscope met en évidence à chaque fois, des tentatives de régénération locale qui n’aboutissent pas, en absence d’un traitement correct.

Quelles sont les manifestations et les localisations les plus fréquentes de l’arthrose ?

Sachez interpréter vos douleurs

Le signe le plus courant de l’atteinte arthrosique est une douleur d’apparition progressive qui amène à consulter. Cette douleur que vous connaissez sans doute, n’apparaît qu’à l’effort, au moment de la marche, ou après une immobilisation prolongée en mauvaise position. C’est une douleur mécanique qui s’atténue lorsque vous êtes au repos.

Ses caractères sont différents suivant la localisation de votre arthrose.

  • Si vous avez une arthrose cervicale, vous aurez souvent des douleurs de la nuque pouvant irradier à l’épaule et au bras, jusqu’à la main, par crises intermittentes.
  • Si vous avez une arthrose dorsale, vous pourrez présenter des dorsalgies aiguës, et des névralgies intercostales pendant des semaines entières.
  • L’arthrose lombaire peut donner des lumbagos aigus spontanés ou à l’effort, ou des crises de sciatiques qui se caractérisent par une douleur postérieure qui descend dans la fesse puis dans la cuisse et la jambe et se termine au niveau des orteils. L’intensité de la douleur peut empêcher tout mouvement et même s’accompagner d’une paralysie de certains muscles de la jambe qui gêne considérablement la marche.
  • L’arthrose de la hanche est une affection redoutable qu’il faut dépister très tôt. Au début, la douleur ne survient qu’à la marche, n’apparaît qu’au bout d’une certaine distance. Elle existe aussi au lever le matin : c’est la douleur du “dérouillage”, très caractéristique de l’atteinte arthrosique.

Cette douleur qui siège à l’aine et à la pointe de la fesse peut descendre jusqu’au genou et s’accompagnera d’une boiterie, puis d’une raideur progressive des mouvements. Si vous la laissez évoluer, vous aurez du mal à vous chausser, à mettre des bas ou des collants, à vous accroupir ou à sortir d’une voiture.

Le premier signe qui amène à consulter dans l’arthrose du genou est la douleur à la descente d’un escalier, un agenouillement ou un accroupissement difficiles, une gêne en se relevant d’un siège.

L’évolution de la douleur est capricieuse et irrégulière, pour devenir permanente au fil des ans sans cependant jamais vous rendre impotent.

L’arthrose peut encore atteindre les épaules, les pieds ou les mains et associe à chaque fois douleurs d’abord puis, raideur et diminution de la force et de la mobilité.

(à suivre)

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.