AYEZ LA BONNE ATTITUDE FACE AUX ACOUPHÈNES

I. NE SUCCOMBEZ PAS À L’OISIVETÉ

  1. Pourquoi l’oisiveté est-elle dangereuse ?

Si vous cédez à la tentation de ne rien faire parce que vous souffrez de vos bourdonnements d’oreille, vous prenez le risque de leur laisser le champ libre et ils en profiteront pour essayer de devenir tout puissant.

Si, au contraire, vous parvenez à demeurer ou à redevenir actif malgré votre gêne, vous entretiendrez une distance salutaire entre les acouphènes et vous-même.

  1. Comment lutter ?

Que vous soyez ou non actif professionnellement, adoptez comme discipline personnelle la pratique d’activités intellectuelles, physiques, artistiques ou sociales, quitte à vous faire légèrement violence.

En plus de vous enrichir personnellement, ces occupations vous permettront d’être moins obsédé par votre mal, donc d’être moins sujet à la douleur tant mentale que physique. Car plus vous vous focaliserez sur votre état de souffrance plus il deviendra insupportable.

  1. Faites attention

Ne tombez pas pour autant dans l’excès inverse d’hyperactivité, cela vous ferait plus de mal que de bien. Si vous vous démenez trop, si vous ne vous laissez aucun repos, même avec le louable désir d’échapper à vos acouphènes, vous risquez de commettre l’erreur de tomber dans un état de stress.

Et, nous l’avons vu, le stress contribue à empirer l’impact des bourdonnements d’oreille sur vous. Soyez donc raisonnable et gardez à l’esprit que votre objectif principal est d’agir le plus intelligemment et efficacement possible afin de tenir les acouphènes à distance.

II. VOS ACOUPHÈNES N’ONT PAS LA PRIORITÉ

  1. Méfiez-vous de l’isolement

Soyez très attentif à ne pas vous condamner à l’isolement sous prétexte que votre audition perturbée rend la communication verbale plus compliquée. Il est certain qu’il peut vous sembler parfois difficile de discuter, d’être avec d’autres personnes, dans une ambiance peut-être fatigante et bruyante.

Vous avez éventuellement même de la difficulté à supporter votre environnement familial si vous êtes en permanence perturbé par des bourdonnements d’oreille. Vous souhaitez probablement la tranquillité, le calme, la solitude mais il vous faudra veiller à ne pas tomber dans un repli sur vous-même trop excessif.

  1. N’oubliez pas les autres

Ne vous coupez pas des contacts humains, ils vous permettront d’oublier un instant votre situation. Choisissez-les peut-être avec davantage de parcimonie et de prudence qu’auparavant. Ainsi vous ne prendrez pas le risque de vous surmener si vous les ressentez parfois comme des agressions.

Continuez à vivre avec les autres, au milieu des autres, même si parfois vous avez l’impression d’être incompris. En restant ouvert avec modération et jugement sur l’extérieur, vous vous laisserez la chance de rencontrer des personnes attentives à votre mal et, pourquoi pas, d’entrer en relation avec d’autres acouphéniques.

Le pourcentage de personnes souffrant de bourdonnement d’oreille est élevé, nous l’avons vu, et il pourrait être excellent pour vous d’en rencontrer afin de vous sentir compris et reconnu.

III. NE VIVEZ PAS EN OSMOSE AVEC VOS ACOUPHÈNES

  1. Quittez vos acouphènes

La tentation est parfois grande de se focaliser sur la douleur, les troubles de la santé, les problèmes personnels, et les bourdonnements d’oreille sont particulièrement propices à ce genre de réaction par le fait même qu’ils tendent à vous séparer du monde extérieur.

Mais n’oubliez pas que plus vous leur donnerez de place, plus ils en prendront. Pour éviter de ne penser qu’à eux, ne vérifiez pas sans cesse s’ils sont toujours là.

En présence d’une souffrance, quelle qu’elle soit, même avec le plus fort désir de s’en défaire, il est fréquent de tomber dans le travers qui consiste à continuellement faire le point sur sa présence, son acuité, son impact. Il n’y a rien de tel pour la rappeler à l’ordre et lui redonner toute sa virulence alors que, par bonheur elle vous avait peut-être momentanément un peu oublié.

  1. Ne regrettez pas vos acouphènes

Si vos bourdonnements d’oreille vous quittent, ne serait-ce que quelques instants, surtout gardez-vous bien de les rappeler à votre souvenir. Profitez au contraire du silence nouveau en vous et portez votre attention sur d’autres sujets.

Efforcez-vous de chasser le plus loin possible de vos pensées la crainte qu’ils ne se manifestent à nouveau trop rapidement. Plus vous prêterez d’attention à leur présence ou à leur absence, plus vous les laisserez vous habiter en vérifiant continuellement leur qualité et leur intensité ou leur fréquence, plus ils seront fidèles au rendez-vous.

IV. VOS ACOUPHÈNES NE SONT PAS DES STARS

  1. Épargnez vos proches

Veillez très attentivement à ne pas impliquer sans cesse votre entourage dans votre bataille avec vos bourdonnements d’oreille.

Évitez de tomber dans le travers d’en faire votre principal sujet de conversation, vous lasseriez assurément vos interlocuteurs et donneriez une fois de plus trop de place à vos troubles auditifs.

Il est normal que vous désiriez en parler, mais dans ce cas, choisissez d’en parlez bien, pour éveiller l’intérêt et non susciter l’ennui. Cela signifie que vous devrez vous attacher à rester sobre dans la description de vos douleurs et mettre davantage l’accent sur l’ensemble de ces symptômes.

  1. Le sujet est-il intéressant ?

Si vous êtes bien documenté, si vous ne parlez pas que de vous mais des acouphènes en général, avec leurs différentes facettes, causes, effets, diversités, traitements possibles, vous serez beaucoup plus intéressant et on vous écoutera avec plus d’attention.

Et puis parfois il vous faudra accepter de ne pas retenir l’attention de votre auditoire et ne pas le prendre personnellement. Vos acouphènes devront céder le pas à d’autres sujets et vous en profiterez pour les oublier momentanément, ce qui ne pourra que vous faire le plus grand bien.

V. NE PENSEZ PAS QUE VOTRE CAS EST INCURABLE

  1. Le doute est néfaste

Il est important pour vous d’essayer de ne pas vous persuader que vous ne guérirez jamais, sous prétexte que vous n’avez pas encore trouvé les bonnes solutions. Vous entretiendriez une dynamique d’échec qui écarterait de vous à coup sûr toute chance de bénéficier d’une évolution positive de vos acouphènes.

Même si vous doutez, même si vous ne croyez plus en la médecine, même si vous pensez être affligé à vie de ces maux, dites-vous bien que rien n’est perdu et accrochez-vous à la pensée que certains acouphènes guérissent spontanément sans que l’on puisse expliquer ce phénomène.

  1. Ayez la foi

Appliquez-vous à croire en votre guérison et si cela vous paraît improbable, continuez au moins à croire à une forte atténuation des bruits que vous entendez. Apprenez à être positif, vous ne pourrez qu’en ressentir les effets bénéfiques, tant au plan de votre santé, que pour tous les domaines de votre vie.

VI. SOYEZ POSITIF

  1. Utilisez votre mental

Être positif est une des clés de la guérison, de plus en plus de spécialistes de la santé s’entendent à le reconnaître. Le rôle du mental est capital dans toute entreprise de guérison, et vous avez certainement entendu parler de cas incroyables de rémissions de maladies réputées pourtant inguérissables.

Ces circonstances exceptionnelles sont dues en général à l’attitude fortement positive du malade, qui trouve des forces inconnues en lui-même pour combattre sa maladie. Mais il ne s’agit pas de faits divers. Chacun, et vous en particulier, à en lui les possibilités d’agir contre le dérèglement de son organisme pour l’aider efficacement à retrouver un meilleur fonctionnement. Si vous apprenez à cultiver l’optimisme en vous, vous accomplirez de grands pas vers votre guérison.

  1. Comment être positif

Vous venez de découvrir les attitudes négatives à éviter. Mais être positif ne se résume pas à ne pas être négatif. Il faut aller plus loin et trouver en vous-même les rouages qui vont vous faire croire sincèrement à votre guérison.

Il ne vous suffit pas de répéter machinalement comme un robot quelques affirmations chaque matin, vous devez être véritablement convaincu de la possibilité de guérir des acouphènes ou du moins, dans un premier temps de mieux les supporter.

Pour cela, tout est bon, suivant votre tempérament, votre éducation, vos convictions, vos goûts. Cherchez vous-mêmes, vous découvrirez peut-être que la méthode Coué, la prière, la visualisation, l’écriture, l’art thérapie ou tout simplement le sens de l’humour vous aideront à mieux profiter de la vie et à mettre en oeuvre une meilleure santé.

VII. QUELQUES IDÉES DE LIVRES POUR ÊTRE POSITIF

Tout le monde a entendu parler de la méthode Coué, et finalement, bien qu’elle ait été parfois raillée, personne n’ignore qu’elle a fait ses preuves. Depuis, de nombreux mouvements de santé et de psychologie ont mis en évidence le pouvoir indéniable de guérison d’un mental positif.

Les livres sur le développement personnel sont à la mode, profitez-en, car vous y trouverez sans doute des clés pour améliorer votre état de santé. Ils relèvent cependant souvent d’un état d’esprit ou d’une culture qui risquent de vous dérouter, de vous agacer, voire même de vous rebuter.

Essayez pourtant de les parcourir sans trop d’a priori, mais en cherchant les mots, les conseils qui vont avoir une résonance en vous.

Débarrassez-vous de vos tabous, de vos préjugés, et ne vous sentez pas ridicule si vous vous mettez à dire des affirmations positives sur votre état de santé chaque matin, en prenant votre douche ou en vous rendant à votre travail.

Nous ne pouvons que vous recommander d’aller dans les librairies et les bibliothèques, afin de consulter les nombreux ouvrages édités sur la pensée positive, pour vous documenter, vous familiariser et trouver les principes qui vont vous convenir, à vous et à vous seul.

Ne vous laissez pas entraîner dans des concepts trop compliqués, essayez surtout de trouver des conseils d’applications à mettre directement et facilement en oeuvre.

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