CE QUE PEUT FAIRE LA VITAMINE C

Vitamine C et activité cérébrale

Savez-vous par exemple qu’une baisse de l’attention et des difficultés de concentration sont en rapport avec une baisse de production de la noradrénaline (neurotransmetteur fabriqué par les fibres nerveuses du système sympathique, par le système nerveux central et en moindre quantité par les glandes médullosurrénales)? Cette baisse est souvent en rapport avec un manque de vitamine C. Le contenu en vitamine C des glandes surrénales chute considérablement sous l’effet du stress.

Vitamine C et insomnie

La vitamine C a la réputation d’être excitante et serait coupable de provoquer des insomnies. Suite à une prise inhabituelle de vitamine C, il se peut que votre organisme se « réjouisse de cet apport » et vous le fasse savoir par une exubérance qui peut ne pas vous faciliter l’endormissement. N’oubliez pas que la vitamine C est euphorisante!

Par contre, si vous continuez la prise et augmentez les doses sur au moins 8 jours, vous constaterez une très nette amélioration de la qualité de vos nuits.

Pour les personnes qui souffrent d’insomnies depuis longtemps et qui utilisent des somnifères, il est même possible de les « sevrer » des somnifères en augmentant considérablement la prise de vitamine C vers le soir.

Vitamine C et diabète sucré

Curieusement on retrouve les mêmes critères pour le diabète que pour le scorbut: dépression immunitaire, hémorragie, fatigue, ruptures cellulaires, délais de cicatrisation, athéromes.

Il a été démontré que le diabète est systématiquement associé à un déficit en vitamine C.

La cécité diabétique est souvent récupérée en un mois avec des prises de 5 g de vitamine C naturelle par jour.

Il est à noter que les premiers signes avant-coureurs du diabète se manifestent dix ans avant par une sécheresse buccale permanente.

Vitamine C et dépression

Les états pré-scorbutiques sont beaucoup plus courants que l’on pourrait le croire à première vue. La dépression, par exemple, dont on connaît mal les causes, pourrait être attribuable, partiellement du moins, à une carence en vitamine C. Cette affection constitue l’un des premiers symptômes cliniques du scorbut.

En revanche, il est clair que si l’on supplémente rapidement en vitamine C une personne qui présente les symptômes d’un début de dépression, dans bien des cas, cette personne se rétablit très rapidement, sans être obligée de prendre (même temporairement) des antidépresseurs ou des anxiolytiques. Dans les cas de dépression, le dosage vitamine C peut atteindre les 10 à 15 grammes/jour, en 3 ou 4 prises.

Vitamine C et défenses naturelles

Bien entendu, la vitamine C est très importante pour renforcer les défenses naturelles de l’organisme. Les globules blancs (leucocytes) sont les gardiens de l’immunité et il faut savoir qu’ils contiennent beaucoup de vitamine C, près de

60 fois plus que le plasma sanguin.

Les réserves sont vite épuisées en cas de maladies, infections ou choc traumatique.

Différents travaux ont pu démontrer que des concentrations élevées en vitamine C permettaient une meilleure mobilisation des globules blancs et des neutrophiles, leur permettant ainsi de s’attaquer beaucoup plus facilement aux bactéries.

La vitamine C est également indispensable à la synthèse d’anticorps et elle possède donc un effet antiviral à fortes doses.

Elle doit donc être largement utilisée dans toutes les infections, qu’elles soient dues à des bactéries, des virus, des champignons, des levures ou des parasites.

Vitamine C et cancer

Le Symposium qui s’est tenu à l’Institut national de la Santé de Washington, les 11 et 12 sept. 1990, a bien montré que la vitamine C joue un rôle actif et important dans la prévention du cancer. A l’inverse, une teneur faible (hypovitaminose) double le risque statistique de cancer.

Par ailleurs, la vitamine C atténue les conséquences des effets secondaires de la chimiothérapie et de la radiothérapie, tout en participant, elle-même, à la destruction des cellules malignes et en empêchant leur multiplication.

NB: L’association Vitamine C et Bromelaine se révèle très souvent bénéfique.

Vitamine C et allergies

Les phénomènes allergiques sont en pleine expansion. Pourquoi?

Le contact avec des produits chimiques nouveaux n’explique pas tout, car les allergies se développent aussi avec des allergènes naturels (graminés, etc…) que l’homme connaît depuis toujours. Il faut donc chercher l’explication dans les taux de plus en plus bas de vitamine C chez les individus.

Nous l’avons vu, bon nombre d’individus se trouvent à des concentrations en vitamine C très proches de la carence.

Avant d’en arriver à des carences graves qui pourraient provoquer le fameux scorbut, le corps réagit par d’autres signaux. Les réactions allergiques font partie de ces signaux.

La vitamine C réduit les réactions allergiques en diminuant le taux d’histamine qui est sécrétée par le corps lors d’une réaction de type allergique. Elle devrait donc être systématiquement donnée dans les cas de rhume des foins, asthme, etc…

Vitamine C et interventions chirurgicales

Lors d’une intervention chirurgicale, le taux de vitamine C tissulaire s’effondre littéralement. Ceci est très certainement dû à l’action conjuguée des différentes drogues utilisées pendant l’anesthésie, ainsi que le stress, la douleur et les médicaments post-opératoires. Comme la vitamine C intervient dans le processus de cicatrisation, il semble important de supplémenter les futurs opérés, à raison de 3 à 5 g/jour de vitamine C.

Vitamine C et collagène

Sans vitamine C, notre corps est incapable de fabriquer du collagène. Le collagène est un ensemble de protéines qui forment le tissu conjonctif sur lequel se déposent les minéraux et en particulier le calcium; ce qui va former les os, les dents, les cartilages… Lorsque vous manquez de vitamine C votre corps fabrique moins de collagène et le collagène qu’il fabrique, manque de solidité.

Vitamine C et alcoolisme

Chez les gros consommateurs d’alcool, nous pouvons constater une vraie carence en vitamine C. Cette carence est liée au fait que l’alcoolisme augmente le besoin du corps en vitamine C (donc il utilise toutes ses réserves) et d’autres part, les possibilités d’absorption, d’utilisation et de stockage sont nettement diminuées à cause des altérations digestives et hépatiques des alcooliques.

Il est donc capital de supplémenter à haute dose les personnes qui consomment beaucoup d’alcool… et de maintenir ce traitement bien après le retour à la sobriété.

Vitamine C et tabac

Bien que pour le fumeur il n’y ait pas d’altération de la capacité d’absorption de la vitamine C, il n’en reste pas moins que le corps d’un fumeur consomme bien plus de vitamine C qu’un non fumeur.

Ses réserves s’épuisent donc très vites.

La supplémentation doit donc être d’au moins 4 g/jour ce qui permettra de compenser les pertes et de reconstituer les réserves. Il faut savoir que la vitamine C agit aussi dans la neutralisation du benzopyrène et des nitrosamines cancérigènes de la fumée de cigarette.

Vitamine C et détoxination

La vitamine C réduit la nocivité des métaux lourds comme le plomb, le nickel, le cadmium. (Voir également l’Aphanizomenon, une algue championne dans la détoxination des métaux lourds).

Elle agit très efficacement (surtout lorsqu’elle est en synergie avec la vitamine A et la vitamine E) contre les dégâts causés par les radicaux libres.

Vitamine C et douleurs

La vitamine C a également un pouvoir antalgique (qui atténue la douleur) lorsqu’elle est utilisée à haut dosage. Il est possible, dans ce contexte, de l’utiliser même pour des douleurs très vives (15 à 20 grammes/jour sur quelques jours). Les douleurs importantes provoquées par les cancers des os peuvent être améliorées par de grosses consommations de vitamine C.

Vitamine C et crises de goutte

Il a été constaté que la prise de vitamine C à raison de 8 g/jour pendant 8 jours seulement amène une réduction de 30 % de l’acide urique sanguin. Elle peut donc être utilisée efficacement et sans arrière pensée dans la prévention et le traitement de la goutte.

Vitamine C et arthrose

Pour un grand nombre de gens, l’arthrose et les douleurs que cette dernière entraîne sont liées au facteur de vieillesse. Eh bien c’est faux!

Le traitement de fond par la vitamine C va nous être très utile puisqu’elle est un élément fondamental de la synthèse du collagène (comme nous l’avons vu plus haut).

De plus elle est inhibitrice des prostaglandines et des métallo protéases, tout en étant l’un des meilleurs chasseurs de radicaux libres dont nous puissions disposer.

Dire que la vitamine C seule va régler le problème de l’arthrose serait erroné. En revanche, l’associer en complément avec de la vitamine E, du silicium organique et faire en sorte que l’équilibre acido-basique reste toujours le plus correct possible, va permettre, non seulement de stopper la progression de la dégradation occasionnée par l’arthrose, mais en plus, d’améliorer l’état de vos tissus et cartilages sur un traitement au long cours (résultats visibles aux radiographies – entre 15 et 30 % d’amélioration – après 2 ou 3 ans de traitement).

Vitamine C et constipation

Un « des effets indésirables » pouvant être attribué à la prise de vitamine C à forte dose (supérieure à 10 ou 15 g/jour) est sa capacité de déclencher des diarrhées. Ceci est particulièrement vrai dans les premiers jours d’un traitement avec de la vitamine C à forte dose mais cela se régule très vite ensuite.

Inutile de dire que, sans aller dans des dosages si importants, la prise régulière de 3 à 4 g/jour de vitamine C peut facilement aider les personnes constipées à réguler leurs selles. Celle-ci produit donc un effet laxatif, doux et constant.

Vitamine C et anémie

La vitamine B9 (acide folique) est présente dans le foie et les champignons, ainsi que dans les légumes verts. L’acide folique se transforme en acide folinique avec l’aide de l’acide ascorbique, donc de la vitamine C. Les carences en vitamine C entraînent par voie de conséquence une mauvaise utilisation de la vitamine B9 qui devient elle même responsable des anémies.

Vitamine C et coagulation du sang

La vitamine C est un des éléments indispensables à la coagulation du sang. Il sera donc utile d’en consommer dans tous les syndromes hémorragiques.

Par ailleurs, les scorbutiques présentent toujours une diminution importante des taux de coagulation.

Vitamine C et maladies veineuses

La vitamine C en association avec des bioflavonoïdes (hespéridine, rutine) est efficace et sans risque dans le traitement des varices, des ulcères variqueux et des hémorroïdes.

Vitamine C et hypertension

Une étude menée au Massachusetts portant sur 1370 hommes et femmes issus de différentes classes sociales a prouvé qu’il existe un lien direct entre l’apport en vitamine C par l’alimentation et le niveau de la tension artérielle.

Ainsi, plus le taux de vitamine C dans le sang est bas, plus la tension est élevée. Inversement, plus le taux de vitamine C est élevé, plus la tension artérielle se rapproche du niveau optimal.

Elle a également une influence bénéfique sur le profil de cholestérol dans le sang.

Enfin, elle joue un rôle dans la protection du système cardio-vasculaire.

NB: En cas de maladie cardio-vasculaire, la prise de vitamine C et de Lysine est très recommandée.

Vitamine C et cholestérol

La vitamine C intervient également dans la conversion du cholestérol en acides biliaires.

Il faut savoir que cette conversion est la principale voie utilisée par l’organisme pour se débarrasser du cholestérol en excès.

La vitamine C joue un rôle régulateur dans le métabolisme des lipides.Une administration au long cours à doses suffisantes (entre 3 et 5g/jour) contribue à réguler les problèmes d’hypercholestérolémie et de triglycérides du sang.

Vitamine C et calculs biliaires

D’après l’étude NHANES III portant sur 13000 sujets, il existe une relation directe entre le faible taux de vitamine C dans le sang et le risque de lithiase biliaire. Ce risque a spécifiquement été constaté chez la femme.

Il paraît donc tout à fait indiqué d’en consommer régulièrement pour prévenir la formation de calculs biliaires.

Vitamine C et enfants autistes

Il n’est pas nécessaire de comprendre la biochimie de la vitamine C pour savoir qu’elle est essentielle à la fonction cérébrale.

Les premiers signes d’une carence en vitamine C sont la confusion et la dépression. La vitamine C permet d’accroître la cognition, comme on a pu le constater chez des enfants normaux et trisomiques qui ont obtenu des résultats plus élevés dans des tests d’aptitude intellectuelle.

D’autres études ont montré une amélioration de l’ EEG et de l’attention.

Enfin, dans une série d’études remarquables, Hoffer et Osmond ont montré l’efficacité de la vitamine C pour traiter la schizophrénie.

Au cours d’un essai en double insu contrôlé par placebo, d’une durée de 30 semaines, on a administré des doses d’environ 7 g de vitamine C à 18 enfants autistes (âgés de 6 à 19 ans) qui vivaient à la maison. On a alors noté une amélioration importante, au plan statistique, des résultats.