COMMENT COMBATTRE LES PROBLÈMES DE LA PROSTATE PAR L’ALIMENTATION

L’une des tendances majeures de la recherche moderne est maintenant d’examiner à fond l’impact – positif ou négatif – de l’alimentation. Et comme il se doit, elle n’a pas manqué de le faire dans le cas des maladies de la prostate. Voici ce qui en ressort.

Pour combattre l’hypertrophie de la prostate

– Mangez souvent des aliments riches en zinc : huîtres, lentilles, haricots blancs secs, viande de cheval et de veau, farine de blé, palourdes, graines de soja entières, graines de tournesol, de sésame.

– Mangez de la graine de courge (ou de citrouille). En plus d’être riche en zinc, la graine de courge contient aussi du bêtasitostérol, une substance fort importante pour la prostate.

L’idéal serait d’en consommer sous forme concentrée, vendue sous le nom de Floradix®, un produit qui a déjà l’objet d’études fort concluantes. Vous pourriez aussi assaisonner vos salades avec de l’huile de citrouille.

– Le pollen d’abeilles est un autre produit dont la recherche a démontré l’efficacité dans le traitement de l’hypertrophie de la prostate. Il pourrait même vous éviter une opération normalement prévue.

Pour la prostatite chronique non bactérienne

Ici, le temps fait bien les choses, mais vous pouvez réduire la gêne.

– Évitez d’abord les irritants que sont le café, les mets épicés et l’alcool.

– Prenez aussi du pollen de seigle. Il est reconnu que ce supplément alimentaire peut réduire l’inflammation et l’irritation.

– Les suppléments de zinc sont également recommandés.

– Notez que les bains chauds et – thérapie fort agréable – une plus grande fréquence de l’éjaculation calment également la douleur. Chez certains cependant, un nombre d’éjaculations accru aura l’effet contraire.

Pour le cancer de la prostate

Vous éviterez :

– les “mauvaises” graisses (viande rouge, produits laitiers) ;

– les abus d’alcool.

Très important aussi : réduisez autant que possible votre excès de poids. L’obésité représente un facteur de risques.

En revanche, consommez à volonté les aliments suivants :

– aliments riches en acides gras essentiels (les “bonnes” graisses) : huile d’olive, de soja, de tournesol, de colza, etc.

– ail ;

– soja et haricots noirs ;

– aliments à base de tomates cuites : sauce tomate, pizza ;

– fraises.

Ces données proviennent notamment des recherches statistiques où l’on a étudié le rapport entre l’alimentation dominante et le cancer de la prostate. La prévalence du cancer de la prostate est moindre chez les Chinois et les Japonais habitant en Asie, mais elle s’élève aussitôt qu’ils s’installent en Occident et adoptent le mode d’alimentation dominant.

Au moins 2 plantes peuvent vous aider

Se pourrait-il que des plantes médicinales en viennent à remplacer des médicaments ? Vous vous en doutiez peut-être : oui, c’est possible !

Les baies de sabal (Serenoa repens)

Tout récemment, 2 études européennes ont démontré que les baies de sabal produisaient à peu près les mêmes résultats que le Proscar®, un médicament très classique.

En revanche, les baies de sabal ne provoquaient pas l’impuissance ni ne réduisaient l’éjaculat comme le Proscar® (Quarterly Review of Natural Medicine, 1997 : pp. 101-10).

Les baies de sabal proviennent du chou palmiste nain, une plante originaire de la côte Atlantique de l’Amérique du Nord. Les Indiens l’utilisaient déjà pour traiter les problèmes du tractus génito-urinaire.

Des études cliniques ont prouvé l’efficacité des extraits de baies de sabal. En effet :

  • ils réduisent la production de dihydrotestostérone (hormone mâle mise en cause ici) ;
  • ils diminuent la fréquence du besoin d’uriner ;
  • ils facilitent la miction ;
  • ils réduisent l’inflammation et la douleur liées à l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).

Vous pouvez faire tout à fait confiance à ce remède. Voici d’ailleurs ce qu’en dit le Dr Andrew Weil, un médecin américain, spécialiste des thérapeutiques naturelles :

“Ce remède protège la prostate des effets irritants de la testostérone et, en favorisant une réduction de la prostate, améliore la fonction urinaire. Il est non toxique et vous pouvez l’utiliser indéfiniment”.

Vous n’aurez aucune difficulté à trouver dans le commerce des extraits standardisés de baies de sabal. Demandez les marques CAPISTAN® ou PERMIXON®.

Vous n’aurez aucune peine à trouver ces extraits en pharmacie et ils vous seront remboursés par la sécurité sociale à 35%.

Dose recommandée : prenez 160 mg d’un extrait (85 à 90%), 2 fois par jour. Votre traitement doit durer au moins 3 mois. Sinon, vous pouvez en prendre à des fins préventives.

Le prunier africain (Pygeum africanum)

Changeons maintenant de continent. Les extraits tirés de l’écorce du prunier d’Afrique (un grand résineux africain) traitent fort bien les troubles urinaires causés par l’hypertrophie bénigne de la prostate. Ils réduisent l’inflammation et l’enflure.

Tout comme pour les baies de sabal, les chercheurs ont bien démontré l’efficacité des extraits de pygéum. C’est ainsi que lors d’une étude récente menée en Allemagne, en France et en Autriche, environ 70% des 263 sujets testés ont ressenti une nette amélioration u flot urinaire après 8 semaines d’utilisation.

L’action du pygéum est double :

  • d’une part, il réduit la taille de la prostate ;
  • d’autre part, il traite les problèmes d’érection et d’infertilité si ceux-ci ont été causés par un trouble prostatique.

Dans le commerce, vous trouverez des extraits standardisés d’écorce de prunier d’Afrique sous le nom de TADENAN®. Ces extraits de 50 g sont disponibles en pharmacie et vous seront remboursés par la sécurité sociale à 35%.

Le TADENAN® a quelques effets indésirables mais très mineurs en comparaison de ceux qu’occasionnent les médicaments de synthèse. Soit : constipation, diarrhée, nausées.

Dose recommandée : prenez du TADENAN® 2 fois par jour, matin et soir. Étant donné qu’il s’agit d’extraits de 50 mg, votre dose quotidienne sera donc de 100 mg au total. Le traitement durera de 6 à 8 semaines.

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