DU NORMAL AU CHRONIQUE, EN PASSANT PAR LES PHOBIES

Cela dit, l’anxiété normale (d’autres parleront de craintes, de soucis ou d’inquiétudes) se voit liée à toute situation nouvelle, inhabituelle ou à un événement que vous attendez (et redoutez), et qui est limité dans le temps. Heureusement, elle disparaît dès que celui-ci s’est produit.

Mais votre anxiété peut devenir plus ou moins pathologique et se focaliser. Prenez l’exemple des phobies : il y a celle, normale (n’est-ce pas, Mesdames ?) comme la musophobie (la peur des souris) et l’arachnophobie (celle des araignées) ou la sidérodromophobie (la peur du chemin de fer dont souffrait Freud).

Plus “anormale” parce que trop récurrente, celle des “Toc” (Troubles Obsessionnels Compulsifs) où vous devenez alors l’esclave d’un rituel obsessionnel et incessant (se laver les mains, tout vérifier, etc.). Son caractère chronique peut s’exaspérer si vous êtes obnubilé(e) par trop d’objets ou soumis(e) à des situations handicapantes où vous ne pouvez plus vous maîtriser (impossibilité de prendre un ascenseur, d’entrer dans un magasin, etc.).

Mais il se peut aussi que vous vous leviez le matin avec un très fort sentiment de danger imminent et de déplaisant malaise. Ces impressions s’accompagnent généralement de manifestations pénibles telles que boule dans la gorge, palpitations, estomac noué, oppression au niveau du cœur, sueurs et mains moites qui perdurent souvent des jours, voire des mois.

Votre anxiété devient alors chronique et peut vous pousser à fuir ce qui vous angoisse ou à vous prostrer, vous interdisant ainsi toute activité.

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