HYPERTENSION : L’AIL

L’ail est un tel médicament miracle offert par la nature, qu’il mérite qu’on lui consacre un chapitre pour mieux le découvrir.

Pourquoi consommer de l’ail ?

Connu, cultivé et apprécié depuis l’Antiquité, l’ail est l’aliment par excellence pour votre hypertension.

Avant de refuser a priori sa consommation, si vous n’en supportez pas les conséquences sur l’haleine, découvrez ses vertus et son utilisation, ainsi que le moyen d’en faire un usage discret et néanmoins efficace.

Si l’ail remporte un tel succès depuis des siècles, c’est qu’en plus de ses qualités gustatives, il est à lui seul un véritable médicament, reconnu aujourd’hui officiellement par la science.

C’est un antiseptique puissant, un vermifuge efficace célèbre, un remède contre le rhume, un traditionnel désinfectant des plaies et un excellent préventif de l’artériosclérose.

Et surtout, pour vous qui souffrez d’hypertension, on lui accorde unanimement aujourd’hui une action hypotensive. Il améliore en effet, la vasodilatation des artérioles et la contractilité cardiaque. L’ail contient du polysulfure d’allyle qui permet l’assouplissement des vaisseaux, la stimulation de la vasodilatation et évite aux vaisseaux sanguins de se scléroser.

Consommez régulièrement de l’ail, vous lutterez contre la surcharge du travail du coeur provoquée par l’hypertension et vous réduirez celle-ci.

Comment consommer de l’ail

À la lecture d’ouvrages spécialisés, vous découvrirez que la meilleure méthode pour bénéficier au maximum des vertus de l’ail est d’en faire une cure.

– Cure : 1 ou 2 gousses chaque matin à jeun et 1 ou 2 au déjeuner, pendant un mois.

– Un autre recette un peu plus douce recommande de faire macérer le soir une gousse d’ail écrasée dans un verre d’eau que l’on boira le lendemain matin, à jeun.

– Vous pouvez le boire également en infusion ou en décoction.

Décoction : Prenez 30 g d’ail et faites bouillir pendant 1/2 heure avec 1/2 litre d’eau. Passez en pressant l’ail dans une passoire.

Buvez-en une tasse par jour.

– Mais la manière la plus facile à mettre en oeuvre consiste à introduire doucement l’ail dans votre alimentation ou à en augmenter progressivement sa consommation, si vous êtes déjà un habitué. Commencez par l’ail cuit, plus facile à digérer et au goût moins affirmé. Habituez-vous à ajouter systématiquement une, puis deux gousses d’ail dans vos soupes, légumes, viandes, légumes secs, etc. Puis, vous essaierez d’en ajouter finement coupé dans vos persillades, sur vos légumes cuits ou sur vos viandes autorisées. Enfin, vous testerez la soupe à l’ail, le pain grillé frotté à l’ail avec un léger filet d’huile d’olive et le fromage blanc en faisselle mélangé avec de l’ail, du persil et un peu de poivre. Un régal !

Voici une délicieuse recette, l’aïgo boulido :

1 litre 1/2 d’eau

1 cuillère à soupe d’huile d’olive

6 gousses d’ail écrasées

1 petite branche de thym

1 brin de romarin

1 feuille de laurier-sauce

Faites bouillir 10 minutes environ l’eau et l’huile d’olive. Retirez du feu, passez le liquide dans une soupière, et dégustez avec quelques tranches de pain grillé.

Comment éviter les inconvénients de l’ail

L’haleine

– Tout d’abord, n’oubliez pas de mâcher longuement et soigneusement l’ail, vous le digérerez plus facilement. Essayez de remplacer l’ail cru râpé ou en petits morceaux, par de l’ail écrasé au pilon ou au presse-ail, vous l’assimilerez sans doute plus aisément.

Les remèdes traditionnels : ils recommandent de croquer des grains de café, d’anis vert, de cumin ou de cardamome, de mâcher un morceau de pomme, un brin de persil, une fève crue, ou de sucer un clou de girofle. Vous avez le choix !

Actuellement : il existe en pharmacie des sprays à base de chlorophylle ou d’alcool de menthe. Vous trouverez aussi des micro-capsules contre la mauvaise haleine, à base d’huile de tournesol, spécifiquement élaborées pour combattre les effets des aliments non digérés. Demandez conseil à votre pharmacien.

La digestion

Pour les organismes sensibles, ou quand il est consommé en trop grande quantité, l’ail peut avoir des effets négatifs sur le système digestif : gaz, maux de tête, nausées. Dans ce cas, une infusion légère de mélisse, d’anis vert ou de fenouil sera salvatrice, à raison d’une tasse après les repas.

L’ail en gélules

Enfin, si vous n’appréciez ni la saveur de l’ail, ni ses effets secondaires mais que vous désirez bénéficier de ses vertus thérapeutiques incontestables, essayez de l’absorber en gélules. Les gélules phytothérapiques vendues en pharmacie contiennent une poudre facile à avaler et sans goût particulier. En général votre pharmacien vous recommandera d’absorber deux gélules d’ail matin et soir, avec un grand verre d’eau, au moment des repas.