MÉNOPAUSE : D’AUTRES SOLUTIONS NATURELLES (1)

L’homéopathie de la ménopause

L’homéopathie est une autre approche qui laisse à penser que l’hormonothérapie de remplacement n’est pas indispensable aux femmes, en période de ménopause. Les résultats sont souvent très intéressants, surtout si vous consultez un homéopathe pour le choix de vos remèdes.

De par sa formation, l’homéopathe est mieux outillé pour déterminer votre sensibilité propre. Il peut ainsi vous proposer un traitement mieux ciblé.

Comme l’explique le Dr Jacques Boulet, un généraliste français qui pratique l’homéopathie, toutes les femmes ne réagissent pas de la même manière à la ménopause. Certaines seront déprimées, d’autres auront beaucoup de bouffées de chaleur, d’autres seront surtout affectées par la fatigue, etc.

Grâce à un interrogatoire et à un examen, votre homéopathe tente de prévoir la façon dont vous réagirez à votre ménopause afin de prévenir ces réactions. Le remède est donc différent selon le cas.

Voici néanmoins quelques suggestions de remèdes recommandés par le Dr Alain Horvilleur, auteur du Guide familial de l’homéopathie (Les éditions Quebecor, 1993) :

  • Pour l’agitation : LACHESIS 9 CH.
  • Pour les bouffées de chaleur :

– aggravées par la survenue des règles : ACTEA RACEMOSA 9 CH ;

– améliorées par le retour des règles : LACHESIS 9 CH.

  • Pour la dépression nerveuse : SEPIA 9 CH.
  • Pour les hémorragies : LACHESIS 9 CH.
  • Pour l’intolérance aux chemisiers fermés, aux colliers, aux écharpes autour du cou : LACHESIS 9 CH.
  • Pour la tristesse : SEPIA 9 CH.
  • Pour les migraines : SANGUINARIA 9 CH.

Prenez 3 granules 3 fois par jour d’un ou de plusieurs de ces médicaments, selon vos symptômes. Vous déposez les granules sous la langue et vous attendez qu’elles fondent.

Votre programme d’exercices

L’activité physique régulière vous offre plusieurs avantages, aussi bien sur le plan physique que sur le plan moral :

  • Il vous permet de mieux respirer.
  • Il favorise une meilleure circulation sanguine.
  • Il prévient et corrige les problèmes posturaux.
  • Il entretient la souplesse de vos articulations et de vos ligaments.
  • Il préserve la coordination des mouvements.
  • Il maintient une certaine masse musculaire.
  • Il vous aide à maintenir un poids-santé.
  • Et il vous dynamise.

Pour vous qui traversez la ménopause, ajoutons que la pratique régulière d’exercices cardio-vasculaires (marche, jogging et natation), à raison de séances de 20 à 30 minutes, 3 fois par semaine, atténue plusieurs symptômes.

Tel est notamment le cas des bouffées de chaleur, de la sécheresse vaginale, de l’insomnie, de l’anxiété, des infections urinaires, de l’ostéoporose et des maladies cardio-vasculaires.

Grâce à son action positive sur le corps, l’exercice s’avère donc un bon moyen d’entretenir votre autonomie, car une meilleure forme physique réduit considérablement le risque de chutes qui, vous le savez, sont souvent lourdes de conséquences.

Sur le plan psychologique, l’exercice assure la détente et le bien-être.

Les sports et activités de groupe vous fournissent aussi d’excellentes occasions de rencontrer d’autres personnes, plus soucieuses de leur bien-être que de leurs problèmes de santé.

Somme toute, la pratique régulière d’exercices vous garantit une meilleure qualité de vie.

Lentement mais sûrement !

Il importe cependant de bien doser vos efforts.

Si vous n’avez pas l’habitude de faire de l’exercice, commencez progressivement en tenant compte de vos capacités physiques.

En cas de ménopause précoce (début de la quarantaine), le squelette peut être plus fragile. Il faut alors éviter les activités où vous risquez de chuter (ski, équitation, sport collectif, etc.).

Gérez votre stress !

Vous connaissez sans doute dans votre entourage des femmes ménopausées qui prennent des tranquillisants parce que leur sommeil est fragile, incomplet et épuisant.

Malheureusement, rares sont les somnifères qui n’entraînent pas une dépendance physiologique et psychologique. De plus, ils entravent le processus naturel du rêve, ce puissant pacificateur de la psyché sans lequel vous ne pouvez fonctionner harmonieusement.

Des expériences de privation de sommeil ou de réveil provoqué ont prouvé que ce n’est pas tant l’absence de sommeil qui peut causer de graves déséquilibres psychiques, mais plutôt l’absence de rêves. Alors, pourquoi ne pas apprendre à gérer votre stress au lieu de vous assommer avec des barbituriques ?

Faites de la relaxation, de la méditation et apprenez à vous détendre sans l’aide des médicaments.

Pour lutter contre la nervosité et l’insomnie, vous pouvez également prendre de la Valériane (Valeriana officinais) ainsi que de la Cataire (Nepata cataria) qui sont d’excellents substituts au Valium®.

Utilisez ces plantes en teinture, en respectant la posologie indiquée sur les boîtes (tout dépend de la concentration).

Impliquez-vous !

Le repliement sur soi et le manque d’implication vont souvent de pair avec des états de morosité, de tristesse, voire de déprime.

D’après les sondages, les femmes qui souffrent le moins de ces divers syndromes ménopausiques – mais également des autres –, sont les paysannes, généralement très actives et les femmes indépendantes, celles qui gèrent leur propre entreprise.

Soyez active et utilisez cette expérience que vous avez accumulée au cours des ans pour faire quelque chose de positif. Si vous souhaitez vous retirer du marché du travail, rien ne vous empêche de vous impliquer dans des activités sociales, de développer un talent artistique, de cultiver un jardin ou… d’écrire un roman.

Tout comme Pierrette Fleutiaux, auteur du roman Nous sommes éternel et lauréate du prix Fémina de 1990, vous pourriez peut-être dire : “… quand je me suis mise à écrire le livre, je me suis tout à coup sentie merveilleusement bien. En forme. Mieux que jamais. En pleine possession de mes moyens. Mes plus belles années, sans doute. Il faut le dire. C’est rassurant pour celles qui ont peur de vieillir.”

7 jours ménopause