QUE DEVEZ-VOUS ARRÊTER DE FAIRE AU PLUS VITE POUR SAUVER VOTRE CŒUR ET VOS ARTÈRES ?

Le tabagisme, facteur de risque majeur

Vous vous y attendiez, n’est-ce pas ?

Si vous êtes fumeur, sachez que votre sang, d’une viscosité anormale, se coagule plus facilement que celui des non-fumeurs, augmentant considérablement le risque de thrombose.

De plus, le tabac stimule la production d’adrénaline, d’où l’accélération nocive du rythme cardiaque, la vasoconstriction des vaisseaux, la vasodilatation des artères coronaires, l’élévation de la tension artérielle.

Ajoutons à cela les effets catastrophiques sur l’organisme de la nicotine, de l’oxyde de carbone, de la fumée, du papier à tabac… le message est clair !

L’excès de poids

Si vous êtes en surpoids et que de surcroît vous présentez un type morphologique androïde (c’est-à-dire que votre graisse est principalement localisée sur la partie supérieure du corps : poitrine, ventre, bras, nuque), votre cœur est plus ou moins enveloppé de graisse qui s’infiltre dans les artères coronaires et dans le myocarde, vous exposant donc aux troubles coronaires et à l’infarctus du myocarde, ainsi qu’aux hémorragies cérébrales.

L’alcool

S’il est consommé de façon modérée, l’alcool renforce votre cœur, à condition qu’il s’agisse de vin de bonne qualité – particulièrement de rouge de Bordeaux – à raison d’un verre par repas pour les hommes, d’un verre par jour pour les femmes.

En revanche, à une dose supérieure, l’alcool a sur votre cœur et vos artères un effet destructeur et augmente le risque d’artériosclérose, surtout si vous consommez aussi des apéritifs et digestifs.

Le jus de raisin est en revanche excellent.

La pilule contraceptive

Il y a un âge pour tout, surtout si vous avez été sous contraceptif oral pendant de longues périodes.

Aux alentours de 35 ans, il est sage d’abandonner ce mode de contraception pour une autre méthode, d’autant plus si vous présentez un ou plusieurs autres facteurs de risque aggravants comme la cigarette, l’obésité, le cholestérol, l’hypertension.

Mesdames, attention après la ménopause

Les femmes sont généralement moins prédisposées que les hommes aux maladies athéromateuses, mais cet avantage s’estompe avec la ménopause.

Les œstrogènes qui vous protégeaient jusqu’ici ont arrêté de jouer leur rôle bénéfique sur vos parois artérielles.

Consultez votre médecin qui vous prescrira peut-être une œstrogénothérapie préventive.

La sédentarité

L’absence d’exercices physiques favorise des dépôts graisseux sur les parois des artères. Il est vivement conseillé de pratiquer une activité sportive à raison de 2 à 3 fois par semaine – pendant environ 2 heures – pour faire régresser vos risques veineux et cardiaques.

Inutile cependant d’en faire plus, car au-delà de 3 séances hebdomadaires, vous vous exposeriez aux blessures, voire même au surentraînement.

Essayez de combiner sport d’endurance, séances d’assouplissement, renforcement musculaire, mais surtout, bougez.

D’autant plus si votre profession vous colle à un fauteuil de bureau ou au siège de votre véhicule.

Savez-vous que les exercices cardio-vasculaires – jogging, natation, vélo, ski de fond – complétés par l’entraînement de lever de poids, contribuent aussi à équilibrer les taux de cholestérol ?

Le stress

Les personnes très accaparées par une vie professionnelle trépidante sécrètent trop d’adrénaline – ce qui leur confère un peu le même profil que le fumeur –.

Si vous êtes dans ce cas, vous présentez un risque aggravé de maladie coronarienne.

Votre carrière est-elle plus importante que votre santé ? Tachez de décompresser en faisant des séances de relaxation, de stretching ou mieux, de yoga qui vous aideront à sécréter de l’acétylcholine, hormone antagoniste de la néfaste adrénaline.

De plus, essayez de mettre un frein à votre compétitivité, laquelle affecte votre pression artérielle.

Si vous n’êtes pas heureux dans votre travail ou n’avez pas la sécurité de l’emploi, il en est de même.

Ne cherchez pas la dispute à la maison, ne soyez pas agressif sur la route. Efforcez-vous d’être conciliant autant que faire se peut, afin de préserver votre cœur et vos artères.