VITAMINE C. UN PEU D’HISTOIRE

L‘importance de la vitamine C est mésestimée de nos jours tout comme elle le fut en une certaine période de notre histoire. En effet, à partir du XVIème siècle, les marins qui partaient au large pendant de nombreux mois rencontraient un phénomène appelé « la barrière du scorbut ». La carence en vitamine C décimait les équipages et empêchait les flottes d’atteindre leurs objectifs. On finit par endiguer ce problème en embarquant à bord de la choucroute riche en vitamine C ou bien en pratiquant l’amaroli (c’est à dire de boire sa propre urine).

Plus proche de nous, on peut citer quelques chercheurs et médecins qui ont porté leur attention sur la vitamine C. Par exemple le chimiste de génie nommé Irwin Stone qui trouva le moyen de fabriquer de la vitamine C à partir du glucose. Celui-ci devint l’ami de Linus Pauling, double prix Nobel, qui l’expérimenta longuement et l’utilisa personnellement, sa vie durant.

Mais le plus grand expérimentateur fut sans doute le Dr Klenner qui a acquis une expérience de 40 années en milieu hospitalier sur des pathologies lourdes.

Jusqu’en 1950, on ne s’était pas aperçu à l’analyse que la vitamine C contenue dans les urines se présentait sous deux formes: L’acide ascorbique et l’acide déshydroascorbique. Aussi confondait-on les deux molécules. Or, il s’avère que la seconde est un déchet de l’organisme.

Des mesures de rapport moléculaire furent effectuées tous azimuts pour déboucher sur un stupéfiant constat: un individu en bonne santé présente un rapport acide ascorbique / acide déshydroascorbique de 14 alors qu’à l’inverse, ce rapport décroît proportionnellement avec une santé qui se dégrade (par exemple, un mourant présente un rapport de 0,3).

Ce rapport nommé INDEX VITAL a servi de critère de morbidité et a aiguillé les chercheurs tout au long de leurs études.