AUTOCOACHING : LES QUESTIONS PUISSANTES

Si vous ne trouvez pas d’issue à vos problèmes, alors que vous estimez avoir fait le tour de la question, rien ne sert de continuer à chercher en gardant la même stratégie. Par contre, il est nécessaire de reconfigurer votre façon d’aborder votre problème ou votre ambition.   Cette approche se retrouve très concrètement dans l’écoute du coach et dans son art de poser des questions. Par conséquent, les questions que l’on considère comme des questions puissantes en coaching sont celles qui proposent de reconsidérer sa façon d’aborder son problème ou son ambition.

En autocoaching, il est utile de vous laisser un maximum d’espace de liberté afin que vous puissiez y déployer votre cadre de référence, votre potentiel de résolution de votre problème.

« Que ressentez-vous face à votre problème de Santé ? »

« Que voulez-vous faire dans cette situation ? »

« Quelles sont vos options ? »

« Quelle est pour vous l’étape suivante ? »

« Quels sont vos délais de mise en œuvre ? »

« Que ressentez-vous face à cette situation ? »

« Voulez-vous agir, ou préférez-vous attendre un peu ? »

« Vous préférez l’option A, l’option B, ou encore la C? »

« Vous allez réagir tout de suite, ou vous voulez laisser la situation mûrir un peu ? »

« Vous sentez-vous plutôt agacé ou plutôt stimulé par cette situation ? »

Attention: Si vous répondez « Je ne sais pas », cela indique que la question est prématurée et que vous manquez de préparation.

« Pourquoi ….. ? » 

Toutes les questions centrées sur la compréhension du problème, sur le passé, sur les difficultés insurmontables, ou sur ses mauvaises options passées peuvent être considérées comme pratiquement inutiles. Si elles partent du principe paradoxal que « pour réussir il faut comprendre pourquoi on a échoué », elles ne font que vous laissez au fond du contexte ou du cadre de référence qui justement le limite et duquel il faudrait justement vous aider à vous extraire.

« Comment …. ? »

Les questions centrées sur l’action ont le mérite de pousser le client à envisager des possibilités d’avenir, la création d’un futur particulier, voire différent. En général, ces questions commencent par « comment faire pour… ? ».

Plus précisément, les questions qui commencent par « Comment allez vous faire pour… ?» sont considérées les meilleures en autocoaching. Cette forme de question est ouverte mais elle peut être soit neutre, soit subtilement dirigée selon le travail d’autocoaching effectué préalablement.

En effet, « comment allez-vous faire pour… » présuppose que vous avez déjà décidé de passer à l’acte, et que vous pouvez maintenant réfléchir à votre stratégie, votre tactique ou votre comportement. Cette présupposition peut être déjà confirmée par un travail précédant la question, auquel cas la question est neutre.

 Pour exemple, considérons les deux questions suivantes :

« Est-ce que vous allez prendre en main votre Santé ? »

La question est analytique et neutre. « Est-ce que vous allez… » est une question qui vous propose de réfléchir à l’opportunité d’envisager une action, ou pas. Elle suscite un dialogue sur les avantages et les inconvénients d’agir, ce qui en soit privilégie la réflexion et repousse même passagèrement la décision d’agir. Cela peut être opportun, si vous n’êtes pas prêt à agir, ou inopportun si elle le conforte dans un report de l’action.

« Comment allez-vous prendre en main votre Santé ? »

« Comment faire pour profiter de la vie tout en étant malade ? »

Cette question est considérée comme active et quelquefois dirigée. La question qui commence par « Comment …? » dans l’exemple ci-dessus pose comme acquis qu’il y aura une explication. La question est centrée sur comment vous aller vous y prendre. Elle vous propose de travailler sur la préparation d’une mise en œuvre, en partant du principe que la décision d’action est déjà prise.   Si le client n’est pas prêt, il pourrait ressentir que le coach le presse dans une direction qu’il n’a pas encore choisi. En revanche, si le client est déjà prêt à passer à l’acte, alors cette question opportune lui propose d’avancer en passant à la définition d’une tactique ou d’une stratégie

Une subtilité intermédiaire consiste à utiliser le conditionnel:

« Comment pourriez vous faire pour prendre en main votre Santé ? »

Dans ce cas, vous envisagez l’option en l’abordant sous l’angle d’une action concrète, sans sous-entendre que la décision est prise.

En général dans le contexte d’une démarche d’autocoaching, les questions qui vous centrent rapidement sur l’élaboration et la mise en œuvre de vos solutions et l’élaboration active de votre avenir sont considérées comme beaucoup plus puissantes que des questions qui vous centrent sur l’analyse et la compréhension de votre situation présente ou passée.

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