AUTOGESTION. DES PROGRAMMES RECONNUS MONDIALEMENT

Efficacité du programme d’autogestion des maladies chroniques

La recherche sur les programmes d’autogestion a commencé par une évaluation du programme d’autogestion pour l’arthrite. Ces études ont démontrées que les sujets expérimentaux ont dépassé les sujets témoins de manières significatives dans les connaissances, comportements recommandés et que leur douleur a diminuée. De plus, ces changements sont restés significatifs à 20 mois (Lorig, Lubeck et al, 1985). C’était également constaté que les formes éprouvées de renfort ne modifient pas ces effets (Lorig & Holman, 1989), et que les amateurs peuvent offrir le programme avec des résultats semblables à ceux réalisés par les professionnels de santé (Lorig, et al., 1986). Localement, l’efficacité de l’autogestion de l’arthrite a été documentée (McGowan et Green, 1995; Green, Gutman, McGowan & Wister, 1996). En outre, en 1992, le programme d’autogestion pour l’arthrite a été mis en œuvre et évalué dans les communautés des Premières nations en Colombie-Britannique.

Le programme d’autogestion des maladies chroniques a été testé initialement dans une étude contrôlée et randomisée menée par l’Université Stanford « Patient Education Research Centre » (Lorig, Sobel, Stewart, Brown, Bandura, Ritter, Gonzalez, Laurent, & Holman, 1999). Dans cette étude, l’efficacité a été mesurée en termes de changements sur les comportements, l’état de santé, et l’utilisation des services de santé. Les données ont été recueillies auprès de deux groupes à deux d’intervalles de six mois . Les données ont été recueillies par questionnaires envoyés à 952 patients (tous plus de 40 ans), dont 561 ont été assignés au hasard au groupe de traitement et 391 au groupe témoin (ceux qui n’ont pas reçu le programme). Il n’y avait aucune différence significative dans les données de base entre les groupes de traitement et de contrôle.

Les changements dans les comportements de santé sont survenus plus souvent dans le groupe traité que dans le groupe témoin (p <0,01) pour tous les trois indicateurs de changement des comportements: nombre de minutes d’exercice par semaine, la pratique accrut de la gestion des symptômes cognitifs, et une meilleure communication avec leurs médecins. Les sujets dans le groupe de traitement ont eu également des mesures plus positives pour l’autoévaluation sur leur état de santé, y compris moins de difficultés physiques, une meilleure gestion de leur maladie et leurs rôles de vie, moins de fatigue, et moins de détresse. De plus, il y a eu moins d’hospitalisations et moins de nuits à l’hôpital dans le groupe expérimental. Cependant, aucune différence significative dans les nombres de visites aux médecins n’a été identifiée. Par exemple, dans un suivi deux années après le programme d’étude (Lorig, Ritter, Stewart, Sobel, Brown, Bandura, Gonzalez, Laurent & Holman, 2001) les chercheurs ont constaté pour chacun des deux ans, par rapport aux valeurs initiales, les visites aux salles d’urgence et des consultations en cliniques externes et la détresse de santé ont été réduits (P <0,05), et l’auto-efficacité a amélioré (p <0,05). « 

Au Canada

Le CDSMP a été exécuté comme un projet pilote dans le Yukon en 1998 et depuis est devenu un programme permanent financé par le gouvernement. Une évaluation menée par McGowan (2000) à montrer que, quatre mois après avoir suivi le programme, les participants ont eu des améliorations statistiquement significatives sur 12 des 17 mesures de résultats.

Récemment, une analyse documentaire approfondie a révélée que la formation en autogestion est efficace pour aider les gens à gérer le diabète, l’asthme, l’hypertension, la dépression et l’insuffisance cardiaque (BC Office of Health Technology Assessment, 2002).

En 2000, le CDSMP a été mis en œuvre dans les régions de Vancouver et de Richmond et ensuite devenu un programme permanent. Les conclusions sur deux évaluations du programme (septembre 2001 et juin 2003) étaient semblables aux constatations du Yukon.

En décembre 2001, Santé Canada a financé un projet de 28 mois (McGowan, Lorig, & Van Walleghem) pour mettre en œuvre et d’évaluer les CDSMP pour les personnes diabétiques de type 2 en Colombie-Britannique. L’évaluation de ce projet est maintenant terminée et disponible ici.

Au printemps 2003, le ministère provincial de la Santé de la Colombie-Britannique a fourni des ressources à l’Université de Victoria – Centre sur le vieillissement, de mettre en œuvre et d’évaluer les CDSMP dans chaque région de santé.

21 jours pour retrouver la santé