La Puissance cachée de la fixation d’objectifs. Etape 4

N’abandonnez jamais

Combien de fois un bébé essaie-t-il de faire ses premiers pas avant d’abandonner ?

Un bébé ne sait pas abandonner. Il ne connaît pas la différence entre le succès et l’échec. Il ne comprend pas ce que c’est que l’autodiscipline. Il ne connaît rien du courage. Il sait simplement ce qu’il veut et il ne s’arrêtera pas avant de l’avoir obtenu. Et si vous aviez la même vision de la vie ?

Obtenir ce que vous voulez se réduit à un seul mot : obstination. Aussi présentable votre vœu soit-il, aussi bon votre plan soit-il, aussi inlassable votre travail soit-il, votre ultime succès dépend de votre obstination. Etes-vous prêt à tenir la distance ? Alors vous allez réussir. Etes-vous prêt à rester là où les autres auraient renoncé ? Alors vous allez réussir. Etes-vous prêt à continuer jusqu’à obtenir ce que vous voulez, aussi longtemps cela prendra-t-il ? Alors vous allez réussir. Le succès appartient à ceux qui refusent de se contenter de peu. Persistez jusqu’à obtenir ce que vous voulez, et vous obtiendrez toujours ce que vous voudrez.

A coté de l’obstination, vos compétences, votre intelligence et vos talents sont négligeables. La personne la plus compétente mais qui abandonne se retrouvera toujours dépassée par une personne incompétente mais qui n’abandonne pas. La personne la plus intelligente mais qui abandonne se retrouvera toujours dépassée par une personne simple d’esprit mais qui n’abandonne pas. La personne la plus talentueuse mais qui abandonne se retrouvera toujours dépassée par une personne qui n’a pas de talent mais qui n’abandonne pas. La personne la plus douée au monde, si elle abandonne, se retrouvera toujours dépassée par quelqu’un, n’importe qui, qui n’abandonne pas.

La conviction

La raison la plus générale qui nous pousse à abandonnez est que nous ne croyons plus en ce que nous faisons. Soit nous pensons que nos efforts n’aboutiront pas sur une réussite, soit nous pensons que la réussite au bout ne vaut pas tous nos efforts. Quoi qu’il en soit, une fois la conviction perdue, nous perdons la volonté de continuer.

Et qui pourrait nous le reprocher ? Pourquoi devrions-nous entretenir un potager si nous ne croyons pas qu’il produira des légumes ? Pourquoi devrions-nous construire une maison si nous ne croyons pas qu’elle apportera le refuge ? Pourquoi devrions-nous faire des sacrifices personnels si nous ne croyons pas que nos efforts aboutiront sur un succès ? Sans conviction, il n’y a pas d’effort. Sans efforts, il n’y a pas de résultat.

La conviction est la base de l’obstination. Sans conviction, vous n’avez aucune raison d’accomplir une tâche. Mais avec la conviction, vous n’avez aucune raison d’abandonner.

A chaque fois que vous vous sentez tenté d’abandonner un vœu, posez-vous ces questions :

  1. Ai-je la foi que je vais réaliser ce vœu ?
  2. Ai-je la foi que ce vœu vaut mes efforts ?

Si l’une des réponses est non, alors vous devez travailler votre conviction avant de pouvoir travailler efficacement sur votre vœu. La conviction cause l’obstination. L’obstination cause le succès.

Les destructeurs de vœux

Maintenant, vous avez validé votre vœu, vous agissez comme il le faut, vous gérez votre progression et vous êtes près à persister dans vos efforts jusqu’à ce que vous ayez réalisé votre vœu.

Mais il existe des forces intérieures qui peuvent vous rendre une réalisation difficile ou même impossible. Elles sont appelées les destructeurs de vœux, car si elles ne sont pas gérées, elles le deviennent vraiment.

L’esprit humain ne fait pas de distinction entre l’image mentale de quelque chose que vous voulez et l’image mentale de quelque chose que vous cherchez à éviter. Plus l’image que vous vous faites de ce que vous voulez est claire, plus votre cerveau travaillera dur pour vous l’obtenir. Plus l’image que vous vous faites de ce que vous cherchez à éviter est claire, plus votre cerveau travaillera dur pour vous l’obtenir quand même. Quoi que vous vous représentiez constamment à l’intérieur, votre esprit s’efforcera de le reproduire à l’extérieur. A moins que vous vouliez voir vos peurs se réaliser, pensez à autre chose.

Quand vous avez peur, le film qui passe dans votre tête est une représentation déchirante de ce que vous craignez. Vous réagissez à ce film de la même façon avec laquelle vous réagissez à un bon film d’horreur : les mains moites, l’estomac serré, le cœur qui s’emballe. Changez le film et vous changerez votre réaction.

Par exemple, que feriez-vous si vous vous retrouviez à regarder une mauvaise émission à la télé ? Vous zapperiez, n’est-ce pas ? Vous pouvez faire la même chose quand vous vous retrouvez à regarder une mauvaise émission dans votre tête : zappez et regardez autre chose.

Quand vous avez peur de quelque chose, vous vous représentez ce qui pourrait aller de travers. Si vous voulez zapper, représentez-vous ce qui pourrait aller comme il faut. Au lieu d’imaginer la pire chose qui puisse arriver, imaginez la meilleure chose qui puisse arriver. Au lieu d’imaginer la souffrance, imaginez le profit. Au lieu d’imaginer ce que vous avez à perdre, imaginez ce que vous avez à gagner.

Quand vous changez le film que vous regardez dans votre tête, vous changez votre réaction émotionnelle. Vous transformez votre peur en excitation, votre crainte en anticipation, votre évitement en action. Vous pouvez accomplir tout cela simplement en changeant votre image mentale.

Se prendre pour une victime

Se prendre pour une victime est un autre destructeur de vœux. D’après le dictionnaire : une victime est une personne qui a été blessée par ou qui souffre d’un acte, d’une condition ou d’une situation.

Connaissez-vous quelqu’un qui ne répond pas à cette description ? Nous sommes tous les victimes de quelque chose : crime, pauvreté, discrimination, handicape, foyer brisé, mauvais patron, perte de cheveux… Mais la vraie victime est la personne qui se prend pour une victime.

La vie est comme une station de carburant en self service. Vous pouvez attendre dans votre voiture et klaxonner ou alors vous pouvez remplir votre réservoir vous-même. Personne ne klaxonne plus longtemps, ni plus fort, ni plus inutilement qu’une victime.

Il est facile de se prendre pour une victime. D’abord, parce que ça fait du bien. Cela vous permet de vous en tirer à bon compte. Quand vous n’êtes pas responsable de ce qui vous arrive, on ne peut pas s’attendre à ce que vous fassiez quelque chose pour arranger les choses. Quand les cartes sont truquées contre vous, vous n’avez pas d’autre choix que de vous coucher pour ne pas avoir à affronter la pression de jouer pour gagner. Et vous ne vous ennuyez pas. Vous pouvez occuper chaque moment libre avec des souvenirs doux-amers de vos malheurs. Et malheureusement, vous ne pourrez jamais exhausser un vœu.

Quand vous vous prenez pour une victime, vous passez de cause en effet. Rien ne peut tuer un vœu plus rapidement que cela. Quand vous en voulez au monde entier, vous perdez le pouvoir de le changer. Au nom de ce que vous ne pouvez pas arranger, vous sacrifiez ce que vous pouvez arranger.

Ce n’est pas ce qui vous arrive dans la vie qui importe, mais ce que vous choisissez d’en faire. Nous sommes tous les victimes de forces échappant à notre contrôle. Les gens qui obtiennent ce qu’ils veulent de la vie sont ceux qui se concentrent sur les forces qu’ils peuvent contrôler. Ils choisissent de vivre comme des causes plutôt que de vivre comme des effets.

Si vous voulez être une cause dans votre vie, ne pensez pas comme un effet. Au lieu de vous inquiéter à propos des cartes qui vous ont été distribuées, jouez-les. Au lieu de vous demander « Pourquoi moi ? » demandez-vous Que vais-je faire à ce sujet ? Au lieu de vous apitoyer sur votre sort, refusez de vous contenter de moins que ce que vous voulez.

Le monde ne vous doit que ce que vous êtes prêt à récolter. La meilleure façon de récolter est de réaliser vos vœux et atteindre vos buts.

Le mythe de l’autodiscipline

Le succès s’écoule de la passion et non pas de l’autodiscipline. Bien qu’elle soit importante, l’autodiscipline n’est pas le facteur clé pour atteindre vos buts et réaliser vos vœux. L’autodiscipline est la base du tempérament, et le tempérament est la base de tout succès durable. Les gros titres et les livres d’histoire sont pleins d’exemples de personnes tombées de disgrâce car elles manquaient de tempérament. Sans tempérament, le succès est dénué de sens.

Mais le tempérament n’est que la base de lancement, ce n’est pas la fusée. La fusée c’est la passion.

Les gens couronnés de succès font ce qu’ils ont à faire, que cela leur plaise ou non. C’est l’autodiscipline. Exceptionnellement, les gens couronnés de succès font ce qu’ils ont à faire parce qu’ils aiment ça. C’est cela la passion.

Si vous devez vous forcer pour réaliser votre vœu, c’est que vous travaillez sur le mauvais vœu. Regardez autour de vous. Les gens qui ont un succès incroyable ne font pas ce qu’ils détestent faire, ils font ce qu’ils aiment faire. Ou alors ils ont au moins appris à aimer ce qu’ils font.

Il est facile de tomber amoureux d’un effet (nous voulons tous être riches et célèbres et laisser notre trace dans ce monde), le truc est de tomber amoureux de la cause. Les gens les plus susceptibles de réussir sont ceux qui tombent amoureux des processus qui causeront leur réussite. Tombez amoureux de la cause, et l’effet suivra.

Quand vous êtes amoureux de la cause, vous suivez le chemin de moindre résistance. Vos actions viennent naturellement. Vous n’avez pas à vous discipliner, ni à vous forcer, ni même à vous motiver. Vous faites simplement ce que vous prenez plaisir à faire. Le faire devient une récompense en soi, et le résultat que vous désirez suivra de la même façon avec laquelle le dessert suit un bon repas.

La façon la plus facile pour remplacer l’autodiscipline par la passion est de changer ce que vous pensez de ce que vous faites. Au lieu de vous demander « comment vais-je me faire faire cela ? » demandez-vous Comment vais-je faire pour prendre plaisir à faire cela ? Le secret du plaisir est de le trouver là ou vous cherchiez et de le chercher partout. Cherchez-le dans les tâches qui vous feront réaliser votre vœu. Cherchez-le dans les défis que vous devez affronter et les problèmes que vous devez résoudre. Cherchez-le dans l’instant.

N’essayez pas de vous convaincre que vous ressentez du plaisir, imaginez-vous plutôt dedans. Changez votre film mental. Elargissez votre zone de confort. Au lieu de passer un film qui vous montre à quel point vous détestez ce que vous faites, passez un film qui vous montre à quel point vous aimez ça. Représentez-vous à quel point vous prenez du plaisir à faire ce qui vous mènera à atteindre votre but et vous prendrez vite plaisir à le faire

La patience

Cela peut être l’un des plus vieux clichés au monde, mais la patience est vraiment une vertu. Nos plus grandes réussites sont accomplies au fil du temps, avec beaucoup de dévouement et de persévérance. Aucune de ses qualités ne pourrait être possible sans la patience. « Les bonnes choses arrivent à point à ceux qui savent attendre« , dit le dicton. Le secret de l’attente est la patience.

La patience est la capacité à attendre un résultat au lieu d’insister pour l’avoir tout de suite. La patience est la capacité de subir le temps en attendant que les forces que vous ne pouvez pas contrôler s’alignent pour vous aider à accomplir ce que vous ne pouvez pas accomplir tout seul. Pour remédier à cette affliction appelée gratification instantanée, tout ce dont nous avons besoin est de développer notre patience. Mais comment ?

Nous devons d’abord réaliser que la patience n’est pas qu’une vertu, c’est une compétence. Par ailleurs, c’est une compétence qui peut s’apprendre, une compétence que n’importe qui peut maitriser. Et la patience est l’une des compétences les plus agréables de la vie, car elle vous permet de vous détendre, reprendre le contrôle sur vous-même pour restaurer un sentiment de bien-être et d’équilibre, même au milieu du chaos.

La patience vous élève au-dessus des tourments et de la confusion d’une vie fiévreuse et vous fait comprendre qu’il existe des forces qui agissent au-delà de ce que vous seul pouvez contrôler. Si vous êtes prêt à attendre ces forces (en d’autres termes, si vous êtes patient), elles peuvent agir en votre faveur, plutôt que contre vous.

Mais comment apprendre à être patient ? De la même façon dont vous avez appris toutes les autres compétences que vous possédez aujourd’hui : en pratiquant. Plus précisément, vous devez pratiquer l’attente.

La prochaine fois que vous devrez attendre quelque chose, voyez-le comme de la pratique. Pensez-y non pas comme une perte de temps mais comme une façon d’utiliser le temps à votre avantage. Pensez-y comme si on vous avait donné une chance de développer une compétence qui, une fois maitrisée, vous apportera une espèce de plaisir et de paix intérieure dont vous n’aurez autrement pu qu’en rêver.

Quand vous aurez adopté la patience comme source de force pour réaliser votre vœu, et l’attente comme moyen de développer cette force, alors les retards ne feront que vous encourager, les contretemps ne feront que vous renforcer, et le temps (peut-être pour la première fois de votre vie) sera enfin votre allié.

reussite_7J_nouveaux_objectifs_L