Le miracle de la nutrition

“Voici le pain, qui fortifie le cœur de lhomme, et cest pourquoi il est appelé le soutien de la vie.”
Matthew HENRY

Le cerveau et les muscles peuvent continuer à agir grâce à la nourriture fournie à l’estomac

Considérons comment la croûte de pain et la cruche d’eau, déposées dans la cellule de Bunyan, réapparurent un peu plus tard, sous la forme d’une des plus grandes allégories qui aient jamais été écrites !

Examinez comment cette croûte de pain est triturée par les dents, chassée dans l’estomac par les muscles buccaux, dissoute par les acides et les alca­lis, absorbée et lancée dans le torrent rouge mystérieux qu’est le sang, la vie de l’homme !

Nous ne pouvons découvrir le processus par lequel cette croûte de pain devient muscle pour agir ou cerveau pour penser. Nous ne pouvons voir la main mani­pulatrice qui fît mouvoir la navette tissant les desti­nées d’un Bunyan, ni définir la subtile alchimie qui, dans la prison transforma la croûte de pain en “Voyage du Pèlerin”.

Mais nous savons que si nous ne fournissons pas de la nourriture à l’estomac, quand il la réclame, le cerveau et les muscles ne peu­vent continuer à agir.

Nous savons aussi que si cette nourriture n’est pas bien choisie et bien assimilée, et que si la digestion n’est pas maintenue en bon état par l’exercice de l’intelligence et du corps, elle ne produira pas l’allégorie d’un Bunyan, ni l’énergie et les capacités d’un Roosevelt, ni les inventions d’un Marconi ou d’un Edison, ni les succès d’un grand homme d’affaires.

Comment le miracle de la nutrition se passe-t-il ?

On dit que l’âge des miracles est passé ! Cepen­dant, un miracle s’accomplit à chaque repas, aussi merveilleux que la résurrection d’un mort !

Vous mettez dans votre bouche un morceau de pain, un morceau de viande, un peu de légume, et, en quel­ques heures, ces aliments se transforment en homme. Ils commencent à penser, ils commencent à agir ; ils prennent toutes les caractéristiques de votre personnalité.

Ce qui était, quelques heures auparavant, de la nourriture, prend des décisions au Congrès, cultive le sol, ou se livre à toutes sortes d’occupations.

Une partie de votre capacité, de votre santé, de votre vigueur mentale, de votre bien-être futur, ré­side dans la nourriture que vous prenez. Assumerez-vous la responsabilité d’introduire dans votre estomac une nourriture qui ne vous fournira qu’un sang appauvri, un cerveau anémié et des facultés de qualité inférieure ?

L’homme est tel qu’est sa nourriture

Vous dites que peu importe ce que vous mangez, pourvu que cela apaise votre faim. Vous rendez-vous compte que les cellules de ce légume trop mûr, de ce fruit qui commence à se gâter, de cette viande trop avancée sont détériorées, qu’elles ont perdu leur force réparatrice et rafraîchissante ?

Vous rendez-vous compte qu’en les utilisant pour satisfaire votre appétit, vous travaillez à avoir un cerveau de seconde classe, des nerfs et du sang de seconde classe ? Et cependant, vous désirez être un homme de première classe, n’est-ce pas ? Or, l’homme est tel qu’est sa nourriture.

Notre faculté intellectuelle dépend de notre nourriture

Vous vous êtes, sans doute, plusieurs fois étonnés de votre difficulté à concentrer vos pensées, à main­tenir votre attention fixée sur les choses que vous faisiez. Mais vous ne vous êtes sans doute pas ren­du compte que la qualité de votre puissance céré­brale, de votre courage, de votre initiative, de vos capacités, résidait dans votre nourriture, et que la qualité du produit ne peut surpasser la qualité du matériel employé.

Intense, rapide, soutenue”, tel est la caractéris­tique d’une puissante mentalité. C’est moins une question de volonté que de vigueur et de vitalité.

Une santé robuste produit une forte intellectualité, qui est une puissance créatrice, tandis qu’à une santé faible correspond une vitalité affaiblie, et l’in­telligence devient négative.

L’homme influent se fait remarquer par son ha­bileté et sa rapidité de décision, tandis que l’homme indécis se fait du souci à la seule pensée qu’il doit prendre une décision. Il perd son temps à peser le pour et le contre, à rouvrir ses lettres pour voir s’il n’a rien omis d’important. L’homme décidé est celui qui réussit, et la décision est la fille d’une forte vi­talité, d’un cerveau bien nourri.

N’est-il pas étonnant que malgré cela, nous per­dions souvent, dans notre désir d’économiser, plus du dixième de notre influence, en nous privant de certains repas ou en achetant des marchandises de qualité inférieure ?

Pour économiser ainsi quelques centimes par jour, nous perdons des euros, grâce à une diminution de notre vitalité. De semblables économies sont criminelles.

Ne ruinez pas votre santé par de folles économies

Nous ne sommes pas sur cette terre simplement pour exister, mais pour accomplir le plus de bien possible, et nous ne devons rien nous refuser de ce qui peut augmenter notre efficacité.

Je connais bien des personnes aisées qui sont trop économes pour acheter des fruits, à moins qu’ils ne soient très bon marché, quoiqu’elles sachent que le fruit est nécessaire à la santé.

Non seulement il purifie le sang, mais il en augmente la quantité. Rien n’est meilleur pour le corps qu’un fruit bien mûr ; et à n’importe quel prix, nous devrions en manger chaque jour.

Beaucoup de gens ruinent leur santé sans le savoir, par de folles économies, en achetant de la viande de qualité inférieure, des légumes poussés trop hâtivement ou des fruits mal mûrs, ainsi que du thé ou du café de mauvaise qualité, etc.

Cependant chacun devrait prendre la résolution d’être bon pour lui-même, de ne pas nourrir son corps de produits inférieurs qui ruineront sa santé physique et mentale.

Le secret de la force et de la puissance

Le malheur est que la détérioration mentale qui suit la violation des lois physiques est si subtile qu’elle est presque imperceptible, et des gens habi­tués au succès sont parfois surpris d’être soudain arrêtés par une perte subite de leur énergie men­tale, de leur courage et de leur initiative.

L’originalité est le produit d’un esprit sain et d’un corps vigoureux. Il y aurait bien plus d’origi­nalité dans ce monde si les gens prenaient davan­tage soin de leur santé.

La concentration est le secret de tout progrès, mais vous ne pouvez concentrer vos facultés avec vigueur, si votre cerveau n’est pas suffisamment nourri.

Le Dr Talmage avait l’habitude de dire : “Nous demandons constamment à Dieu ce que nous pourrions facilement obtenir nous-mêmes en nous nour­rissant convenablement.”

La force et l’efficacité d’une multitude de gens pourraient être doublées, et même triplées, simplement par une alimentation scientifique.

Il est comparativement facile à un organisme robuste et bien nourri de faire du bon travail ; tan­dis qu’un organisme plus faible, même en y mettant toute sa force de volonté, ne pourra accomplir ce que le premier fait si aisément.

Les substances né­cessaires à la vie se trouvent dans les fruits, les cé­réales et les légumes parfaitement mûrs et intelli­gemment, scientifiquement mangés, digérés et assimilés. Voilà le secret de la force et de la puissance.

Le renouvellement de votre force dépend de la qualité et de la régularité de votre nourriture

Beaucoup de personnes ont l’idée qu’elles ne peu­vent rien changer au tempérament que leur ont légué leurs ancêtres. Elles ne comprennent pas que si elles restent trop longtemps sans manger, leur force commence à décliner, leur ambition à dimi­nuer, leur joie à s’évaporer. Toutes ces choses leur reviennent lorsqu’elles prennent de la nourriture.

Elles ne se rendent pas compte que de la qualité et de la régularité de leur nourriture dépend le renou­vellement de leur force. Notre force, notre efficacité dépendent avant tout de la pureté de notre sang.

Votre avenir est en quelque sorte dans votre sang

Si les cellules des cé­réales, des légumes et des fruits, sont atrophiées ou gâtées ; si elles n’ont pas été bien mûries ; si le sol dans lequel elles ont cru n’était pas de bonne qualité, ou si ces aliments n’ont pas été bien prépa­rés, de façon à ce qu’ils se digèrent facilement ; si le corps n’est pas en état de digérer, d’assimiler la nourriture et de la transformer en sang, alors nous avons un corps chétif, un cerveau faible, et tout ce que nous ferons sera de qualité inférieure.

Souvenez-vous que votre avenir est en quelque sorte dans votre sang. S’il est pauvre, impur, ané­mié, il est incapable de vous fournir la force dont vous avez besoin pour réussir.

Le temps viendra où les gouvernements veilleront à ce que la nourriture fournie au peuple soit de bonne qualité, afin que rien ne puisse affecter le bien-être et le développement de la race humaine.