Peut-on se passer d’antidépresseurs?

Bonne question.

Les seuls antidépresseurs (ou peut-être neuroleptiques, je ne sais pas) que j’aie jamais pris sont ceux qu’on m’a fait avaler de force lors de mon séjour à l’hôpital psychiatrique. Ils n’ont joué strictement aucun rôle dans ma remontée de pente ultérieure. Je ne suis pas un cas à part : d’innombrables personnes ont trouvé ou retrouvé leur équilibre émotionnel sans l’aide de ces petits cachets.

D’ailleurs, si ces médicaments étaient aussi incontournables que leurs promoteurs le prétendent, comment expliquer que pendant des siècles, et même des millénaires, on se soit débrouillé sans eux ?

Notre nostalgie idéalise le passé, mais la réalité est que nos ancêtres n’avaient pas des existences plus idylliques que les nôtres. Comme nous ils avaient des malheurs, des tracas et des ennuis ; comme nous ils se faisaient du mouron. Pourtant ils se débarbouillaient de leur humeur morose sans ordonnance et sans cachets, que ceux-ci soient bleus, jaunes ou verts.

Vous pourriez m’objecter qu’ils s’en sortaient, oui, mais moins facilement, puisque, les pauvres, ils ne bénéficiaient pas des dernières avancées de la science médicale… Toutefois cette version des faits est contredite par l’évolution des mœurs : il y a plus de dépressions et de suicides de nos jours qu’à l’époque où les antidépresseurs n’avaient pas encore été inventés.

La réponse est donc oui.

Oui, on peut se dispenser d’antidépresseurs ; oui, on peut se libérer de l’angoisse et du vague à l’âme sans leur aide.

Au passage, j’attire votre attention sur ce que cette question présuppose. En se demandant « Peut-on se passer d’antidépresseurs ? » on admet implicitement que ces cachets sont utiles, on sous-entend qu’ils sont salvateurs.

Or… rien n’est moins sûr.

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